« J'apprenais à mourir… »

Bonjour chers lecteurs ! Je suis affreusement désolée de ce gros retard mais j'étais en vacances, sans ordi, sans réseau, donc un peu compliqué de poster un quelconque chapitre… Mais maintenant j'aimerai réussir à faire avancer un peu l'histoire, alors voilà, enfin !, le nouveau chapitre ! Pour me faire pardonner, il est plus long que les précédents! Enjoy! :)

Disclaimer : L'univers Harry Potter ainsi que les personnages (sauf la famille de Trèfle Pic ) sont l'œuvre de JKR.


Chapitre 17 : Révolution à la française.

Beaucoup de choses avaient changé. Le temps avait passé, et les alliances s'étaient formées. Les Serpentards avaient appris à vivre au rythme de l'AD et avaient entrepris de gagner la confiance des autres membres. Ils assistaient à toutes les réunions de l'AD, suivant les cours de Harry même si ils maîtrisaient la majorité des sorts qu'il enseignait à ses camarades, allant même parfois jusqu'à leur apprendre des stratégies de combat. Il faut dire que les Gryffondors étaient connus pour foncer dans le tas, et ce n'était pas qu'un préjugé : seule Hermione réfléchissait un temps soit peu.

Mais les plus grands chamboulements venaient des professeurs. Dumbledore avait été blessé à la main par un mauvais sort qui s'était répandu dans tout son corps, et avait fini par avoir raison de lui. Poudlard avait été la terre accueillante du retour de l'un de ses enfants, lorsqu'Albus Percival Wulfric Brian Dumbledore avait été enterré dans un coin reclus de son parc. A la suite de cet épisode douloureux pour tous, le professeur MacGonagall avait annoncé de manière officieuse son soutien à l'AD, juste avant l'arrivée d'Ombrage comme « remplaçante temporaire de Dumbledore, engagée par le Ministère ». Elle avait, en deux jours, fait afficher une quantité de lois tellement énorme qu'un mur entier ne suffisait plus à contenir les tableaux d'information. Elle était devenue LEUR tyran à eux.

Mais aujourd'hui était un tournant décisif. Après mûre réflexion, Hermione et Ariane avaient décidé qu'il fallait mettre plus de personnes puissantes de leur côté. Alors sans en parler à personne elles étaient allé voir les professeurs un à un pour prêcher leur bonne action.

Hermione était plutôt stressée, car son amie avait volontairement « mis Hermione de corvée Rogue ». C'est-à-dire que, après que Hermione ait commencé à ressentir une certaine attirance pour son professeur, Ariane avait décidé de les rapprocher le plus possible, et cela passait par aller lui demander de se joindre à leur cause. Problème : Hermione savait qu'il était un mangemort. Elle était certes attirée par lui, mais elle n'était pas folle pour autant. Demander à un mangemort de l'aide pour tuer Voldemort ! Qui avait eut cette idée de merde ? Ah oui, c'était elle. Elle respira lentement mais profondément et toqua à la porte de la salle de son professeur, qui ne tarda pas à se montrer, d'une humeur très… Habituelle –dirons nous pour rester polis-.

« Miss Granger. 10 points en moins pour Gryffondor pour m'avoir dérangé dans la préparation d'une potion très importante. »

« Désolée professeur, » dit Hermione « mais j'aurais besoin de m'entretenir avec vous d'une affaire privée. C'est assez urgent et important. »

« Plus que ma potion ? » Il leva un sourcil dubitatif.

« Je le crains, professeur. »

Surpris par l'urgence de son élève, il la laissa entrer et alla s'asseoir à son bureau dans un bruissement de capes.

« Allez-y Miss Granger, je vous écoute. »

« Avez-vous connaissance de l'AD ? »

« L'AD ? La « fameuse » armée de Dumbledore pas créée par Dumbledore ? » Il parlait avec un certain dans la voix, comme si Hermione semblait le prendre pour un imbécile.

« Celle-là même. »

« Et bien que ce passe-t-il avec cette armée ? Vous n'êtes pas assez puissante pour la diriger ? » Il semblait fier de sa réplique cynique mais Hermione savait qu'il ne faisait que cacher un malaise qui était récemment apparu entre eux.

« Cette armée s'est renforcée en comptant de nouveaux membres dans ses rangs. Des Serpentards si vous voulez savoir. » Hermione avait l'impression de jouer au poker. Elle n'était pas sûre de pouvoir révéler cette information au Directeur de la maison Serpentard, mais c'était un tout ou rien. « Et à partir de là, nous nous sommes dit qu'il fallait que d'autres personnes nous rejoignent. Un groupe d'adolescents ne fait peur à personne n'est-ce pas ? Alors nous avons reçu le soutien du Professeur MacGonagall. C'était cela qu'il nous fallait. Des sorciers puissants et reconnus comme tel par tous. Qui de mieux que les professeurs de Poudlard ? » Alors qu'elle semblait partie dans un monologue interminable, Rogue coupa Hermione dans son élan.

« Vous voulez que je me joigne à l'Armée de Dumbledore ? »

« Oui professeur. »

« Vous voulez que je me joigne à un groupe de puérils adolescents plein d'hormones, bêtes à manger du foin, se lançant dans une guerre sans être préparés ? Miss Granger ! Pour qui me prenez-vous ? » Il semblait vraiment outré par les propos d'Hermione.

« Nous sommes préparés professeur. Nous nous entraînons durement de manière régulière. Mais si vous pouviez nous accorder votre aide, vous qui convoitez tant le poste de professeur de Défense Contre les Forces du Mal, alors vous nous seriez une aide précieuse, qui pourrait même s'avérer être déterminante. » Une détermination nouvelle brillait et se reflétait dans les yeux ocres de la jeune Gryffondor.

« Vous dites que vous vous entraînez, mais comment pouvez-vous ? Vous n'avez pas d'endroit pour le faire, ni matériel, ni professeur ! »

« Il se trouve que nous avons tout cela. Mais si vous préférez, je peux tout simplement vous le montrer. Soyez ce soir au troisième étage à 21 heures précise. Je vous y attendrai pour vous présenter officiellement l'AD. »

*POV Severus Rogue*

Que me veut donc cette sorcière ? Et c'est qu'elle m'aurait presque donné un ordre ! Pourquoi ne lui ai-je pas enlevé encore 10 points ? Mais cette détermination typiquement Gryffondorienne lui va très bien. Mais reprenons-nous. Je m'égare. Que font donc mes élèves au troisième étage si tard dans la nuit ? Rien que pour ça je leur retirerai tous des points. Sauf à mes petits serpentards. Haaa comme Rusard se plairait à crier « STUDENTS OUT OF BED ! » de partout. Ca serait drôle. J'en rirais presque. Mais pour le moment je dois donner mes cours à ces ingrats d'élèves sans cervelles.

Après sa journée de cours, Severus Rogue pris nonchalamment le chemin de la Grande Salle pour aller manger. Seulement il ne put manger à sa convenance car plusieurs groupes d'élèves, donc celui de Miss Granger, le fixaient de manière assez peu courtoise. Sûrement avait-elle parlé à ses camarades de l'AD de la venue imminente de leur professeur à leurs « leçons ». Après ce qui avait été plus une séance gênante de voyeurisme à son égard qu'un bon repas, Rogue entrepris de se rendre à son rendez-vous –pas galant- avec Miss Granger au troisième étage.

Arrivé à destination il suivit en silence la Gryffondor qui faisait, sans qu'il n'y comprenne rien, des allés-retours devant un grand pan de mur vide. Soudain elle s'arrêta devant le-dit mur, et une immense porte apparut. Alors Hermione entra et le professeur la suivit.

« Allez Neville ! Tu peux le faire ! » criait un Poufsouffle.

« Allez Neville ! Stupéfix-moi ce roux ! » Hurlait, paradoxalement, un des jumeaux Weasley.

« Courage Ronald, tu vas te faire stupéfixer. » Cet éclair de génie venait d'un loup garou.

« Lupin ? Qu'est-ce que Lupin fait ici ? En fait il y a plein de gens qui ne devraient pas être à Poudlard et qui pourtant sont là. J'exige une explication. » Rogue dans toute sa splendeur.

« Stupéfix ! »

« Ouaiiiiis ! Bravo Neville ! »

« Tu vois Londubas, ce n'était pas la mort ! »

« Monsieur Malefoy ? » Rogue semblait choqué. Il savait par Hermione que des Serpentards se trouvaient là, mais jamais il n'aurait imaginé y voir Drago.

« Rogue. On savait tous que tu allais venir, alors on se préparait à te voir faire la tronche. » Rogue ouvrit de grands yeux. Comment osait-il lui parler ? Il était son filleul mais quand même !

« Ici tu n'es pas professeur, alors tu es juste mon parrain. Désolé pour toi. Ici c'est le repère de l'AD. La Salle sur Demande. Elle nous fournit tout le matériel que tu vois là, pour nos entrainements. Potter nous apprends quelques sorts qu'il maîtrise plutôt pas mal. Tu savais qu'il pouvait produire un splendide patronus ? Il paraît que c'est le même que son père. »

« Oui, je l'ai déjà vu alors que je venais le chercher lui et le chien couché au fond de la salle. »

Tous se retournèrent pour fixer Patmol.

« Ouf ! »

« Sirius Black. Franchement, plus con tu meurs. »

Tous furent choqués par le langage de leur professeur.

« Bah quoi ? On m'a dit qu'ici j'étais pas un professeur. J'ai le droit d'être un peu OOC* non ? »

(*OOC : Out Of Character. Pour faire simple les traits de caractères présentés de correspondent pas avec ceux du personnage de JKR).

Patmol ayant été reconnu reprit donc forme humaine. A moitié nu.

« Par Merlin habille-toi ! » Rogue leva les yeux au ciel, comme éternellement fatigué de devoir se répéter.

« Tu ne sauras jamais apprécier la beauté de mon corps. » Sirius avait bombé le torse devant le regard inquisiteur des jeunes filles présentes dans la salle.

« Non, mais tu as Lunard pour ça il me semble. » La réponse était cinglante mais on pouvait voir une lueur amusée dans l'œil de Rogue. Le-dit Lunard rougit violemment sous les rires de tous.

Ils se détendirent et reprirent leur entrainement sous le regard de Rogue et les instructions de chacun. Durant cette séance, Neville réussit plusieurs stupéfix et maîtrisa parfaitement le Windgardium Leviosa, à tel point qu'il pouvait maintenant faire voler Sirius comme il le souhaitait. Plusieurs élèves réussirent de magnifiques patronus, et Severus apprécia particulièrement la loutre parfaite d'Hermione et ressenti une certaine fierté pour sa maison quand un magnifique Serpent apparu comme étant celui de Drago. Il remarqua que Ariane bataillait un peu avec ce sortilège, pourtant il avait entendu dire qu'elle avait déjà produit un patronus.

« J'ai produit un patronus une fois, c'était juste avant que je déménage. J'ai appris quelques jours avant mon départ que ma meilleure amie avait perdu sa mère des suites d'une maladie. Sa mère était moldue et avait un lymphome. C'est un cancer du sang. Elle ne pouvait pas s'en sortir vivante à ce stade de la maladie. Mais elles vivaient loin, et hors-zone de transplanage. Je ne savais pas comment la joindre et une lettre aurait été vraiment inconvenante et impersonnelle. Je me sentais vraiment mal pour elle, j'étais triste. Elle était la seule personne à laquelle je m'étais autorisée de m'attacher. Parce qu'elle était la seule Sang-Mêlée de l'école. Les autres étaient soit nés-moldus soit Sangs Purs. Elle était mise à l'écart. Je suis allée la voir et j'ai découvert un cœur immense et qu'on se ressemblait beaucoup. Elle était comme moi, à vivre comme une princesse. Elle était ma Princesse de Sang Mêlé. Elle était gentille avec tout le monde malgré qu'ils l'aient laissée à l'écart. Elle ne leur en voulait pas. Elle comprenait. Pour une fille aussi formidable, je ne pouvais pas juste lui envoyé un hibou, il fallait quelque chose de plus personnel. Alors j'ai repensé à tous les bons moments passés ensemble. J'y ai pensé à en pleurer. Alors que je pleurais, mes larmes sont devenues vapeur, et un Aigle est apparu. Je lui ai confié mes secrets, ce qui me faisait pleurer. Sans comprendre je l'ai vu partir, puis revenir. Et là il m'a parlé. Avec sa voix. Elle ne m'en voulait pas de ne pas venir, elle ne m'en voulait pas de partir. Elle était heureuse que penser à elle et son malheur me mette dans cet état, elle savait que je pensais à elle et que je l'aimais. Depuis, je n'ai jamais réussi à produire un patronus. »

Elle avait fait cette déclaration d'une traite, le regard dans le vide, perdu dans ses souvenirs. Alors qu'un sourire triste se dessinait sur son visage, Hermione arriva et lui parla sur un ton doux, comme une mère consolerait son enfant.

« Tu as été heureuse de produire ce patronus n'est-ce pas ? Le souvenir que tu as utilisé pour le créé à perdu de sa force avec le temps, et parce que tu as de nouveaux amis maintenant. Cela ne veut pas dire que tu as oublié ton ancienne amie, seulement que tu as plus d'attaches, que tu es moins seule. Mais ce qui est fort dans ce souvenir que tu viens de nous raconter, c'est ce moment où elle t'a répondu par le biais de ton patronus. N'étais-tu pas heureuse à en pleurer en entendant sa voix ? »

« Si, bien sûre que si. Je me souviens avoir ri et pleuré en même temps alors que je demandais au patronus de répéter le message en boucle pendant au moins deux heures ! » Elle rit et essuya une larme au coin de son œil.

« Tu as eu une enfance plutôt calme, protégée par tes parents et la société. Ce souvenir est peut-être bien le plus fort que tu aies. Tu devrais le garder en mémoire quand tu prononceras le sort. ».

Alors qu'Hermione prenait les choses en main avec l'apprentissage d'Ariane, Rogue remarqua toute la pédagogie dont Hermione avait fait preuve et avec quelle maturité elle avait analysé le souvenir de son amie. Lui-même était parvenu à la même conclusion, mais l'aurait dit tout autrement. Il avait mieux valut pour tous que ce soit Hermione qui s'en soit chargée. En regardant autour de lui, il remarqua qu'il se passait le même phénomène dans toute la salle. Un merveilleux système d'entre aide s'était mis en place, et une bonne humeur ambiante berçait les réussites des uns et des autres.

« Rassemblez-vous ici s'il-vous-plait. C'est la fin de la séance, mais nous devons parler. » Harry Potter était monté sur une estrade, accompagné de Ronald Weasley et Hermione Granger. « Quand Dumbledore est mort, il nous a laissé une mission à tous les trois. Pour le bien de tous, nous devons partir. Alors quand viendront les prochaines vacances, nous ne reviendrons pas pour notre dernière année. Je ne peux pas vous révéler ce qu'est cette mission. Elle est extrêmement dangereuse et je ne suis déjà pas tout à fait à l'aise avec l'idée que 'Mione et Ron viennent. Vous serrez plus utiles si vous rester ici, à vous entrainer, à devenir des combattants, des stratèges, et d'importants alliés. Vous aurez le soutien des professeurs. Mais je vous préviens. L'ordre du phénix m'a dit qu'il y avait un vent de révolte au Ministère. Il est possible que de grands changements arrivent pendant notre absence. Et surtout, s'il-vous-plait, mené la vie dure à Ombrage. »

Après ce discours, Rogue, pas du tout rassuré quant aux intentions de ses élèves, pris Hermione à part dans une salle de classe vide.

« Miss Granger, qu'est-ce que vous et monsieur Potter allez encore faire comme bêtise ? » Il s'était dangereusement rapproché d'elle.

« Rien du tout professeur. » Elle avait toujours été mauvaise pour mentir.

« C'est dangereux mais vous ne faites rien ? Miss Granger ne me prenez pas pour un imbécile ! » L'irritation dans sa voix était plus que palpable, et força Hermione à déglutir très peu gracieusement.

« Voulez-vous un peu d'aide pour me dire la vérité miss ? Un petit verre de Véritasérum peut-être ? » Il s'était encore rapproché d'elle, plissant les yeux pour paraître plus menaçant.

« Des Horcruxes. » Elle avait sortit ça d'un coup sans explications, et se rendit compte qu'il pouvait mal interpréter ce qui était dit. « Nous partons à la chasse aux horcruxes de Voldemort. Nous voulons les détruire ainsi il ne reviendra pas à la vie quand Harry le tuera. »

« Mais il se rendra compte de ce qu'il se passe Miss Granger ! Par Merlin, êtes vous devenue folle ? »

« Je comprends votre point de vue professeur, mais la guerre va bientôt éclater. Il faut que nous soyons prêts à faire face, et cela passe par la destruction des horcruxes. »

Une fois de plus il dut faire face à ce regard déterminé, mais cette fois il ne out s'en réjouir.

« Hermione, savez-vous ce que vous êtes en train de faire ? Je vais vous le dire, moi ! Une MISSION SUICIDE ! Une putain de mission suicide ! »

Les yeux d'Hermione s'agrandirent de surprise. Elle ne savait pas ce qui la surprenait le plus cependant : son prénom, le langage vulgaire ou bien le ton énervé de son professeur.

En voyant le regard d'Hermione, il comprit ses erreurs, se redressa, fit demi-tour dans son habituel mouvement de cape et la congédia froidement.

« Si vous voulez mourir, qu'il en soit ainsi. »

A Poudlard l'ambiance avait changé avec la rentrée. Au loin, la guerre se profilait, les élèves avaient peur. Ceux qui avaient fait partie de l'AD essayaient de rassurer les autres et avaient repris le flambeau de Harry en leur apprenant les sorts qu'il leur avait lui-même enseignés. Ils fuyaient les horreurs tout en se préparant à combattre. C'était leur propre paradoxe. Vivants mais morts. Apeurés mais déterminés. Faibles mais refusant de ne pas combattre pour survivre. Ils étaient jeunes et déjà ils avaient tant vécu. Certains d'entre eux se voyaient déjà morts, d'autres s'accrochaient désespérément à la vie. Ceux de l'AD en faisaient partie. Ils s'entrainaient inlassablement, avec le sourire. On entendait des rires dans la Salle sur Demande. C'était le seul endroit de Poudlard où régnait un semblant de bonheur.

Tout semblait surréaliste dans cet endroit sombre, seulement éclairé par les sorts que pratiquaient les élèves, inlassablement, inexorablement. Neville qui pendant longtemps avait été perçu comme le maillon faible de l'AD en était maintenant le leader. Il était déterminé, motivé, plein d'entrain, et voulait plus que tout alléger le fardeau que portait Harry. Il le connaissait depuis sa première année à Poudlard et ils avaient partagé le même dortoir jusqu'à cette année où il n'était pas revenu. Parce qu'il n'était pas revenu, Neville s'était senti naître un sentiment de responsabilité, comme si il devait empêcher les plus jeunes de haïr la magie à cause de comme l'utilisaient les mangemorts présents à Poudlard. Et Luna l'aidait dans cette tâche, elle le comprenait. Elle trouvait la magie sublime, et elle-même pratiquait une magnifique magie, pure, revitalisante, naïve, à la fois très développée et enfantine.

Il y avait une autre élève, fougueuse, rayonnante, plus concernée que les autres par cette guerre : Ginnevra Weasley. Toute sa famille faisait partie de l'ordre du phénix, son frère le plus jeune ainsi que son ami étaient partis elle-ne-savait-où avec sa meilleure amie à la recherche d'elle-ne-savait-quoi de très dangereux. Mais à eux trois ils étaient l'espoir de toute cette école, et même du monde sorcier, alors Ginny avait du les laisser partir. Elle avait remarqué au fil de ses conversations avec Ariane et Pansy, que quelqu'un d'autre n'était vraiment pas content de ce départ vers un lieu dangereux : Severus Rogue. Pour parler franchement, il avait tiré la gueule depuis que le trio était parti. Personne ne savait pourquoi. Mais Ariane avait sa petite idée, et espérait juste qu'il n'était pas un crétin borné.

Au fil des jours le décor changeait, les gens aussi. Ron et Harry n'avaient de cesse de se quereller. Ils courraient droit vers le mur. Mais des disputes, ils en avaient eues d'autres, et ce n'étaient certainement pas les dernières. Alors ils cherchaient inlassablement les horcruxes et un moyen de les détruire.

Ce jour-là, ils étaient allés trop loin. Le trio n'était plus. Ron s'en était allé. Hermione avait crié, pleuré, et enfin elle avait ignoré Harry pendant plusieurs jours.

Une biche lui apparut alors qu'il montait la garde. Sur une intuition, Harry la suivit. Elle le guida jusqu'à un point d'eau gelé, où se trouvait l'épée de Gryffondor, seule armée pouvant détruire un horcruxe. Il se noya presque en allant chercher l'épée mais fut sauvé par Ron, qui avait lui-même été guidé par un déluminator, cadeau de Dumbledore.

« Il est revenu ! Harry Potter est à Poudlard ! » Les cris résonnaient dans la salle sur demande, qui ressemblait maintenant plus à un camp de réfugiés qu'à une salle d'entrainement.

« S'il vous plait j'ai besoin de votre aide ».

« Haaaaarrryyyyy Pppppotteeeerr » La voix de Voldemort résonna comme un coup de tonnerre dans tout le château, se répercutant sur chaque mur, et dans le murmure des tableaux.

« On est finis ! » Disaient certains, alors que quelqu'un déclara froidement :

« Ca y est, la guerre commence ».