« J'apprenais à mourir ».

Voici donc un nouveau chapitre, dernier chapitre avant le prologue. Et bien oui, voilà la fin de mon aventure avec Ariane et ses amis. Je me suis beaucoup amusée à écrire cette fiction et j'espère en réécrire une autre quand j'aurais posté le prologue de JAAM et pourquoi pas un bonus sur leurs vies d'adultes.

Bonne lecture à tous !

Disclaimer : Harry Potter revient à JKR

Chapitre 19 : Libérés de tout.

« Harry Potter est mort ! »

Cette phrase résonnait dans les cœurs de tous, l'incompréhension se lisait sur leurs visages. Harry ? Mort ? N'était-il pas celui qui devait tuer le Seigneur des Ténèbres ? Pourquoi Voldemort était-il en vie ? Pourquoi Harry était-il mort ? A qui appartenait se corps que portait Hagrid ? Malheureusement il s'agissait bien du corps de Harry, qui s'était sacrifié pour que Voldemort puisse être tué. Il avait dit à Ron et Hermione de tuer le serpent, Nagini était un Horcruxe, et Harry en était un autre, celui que Voldemort n'avait jamais voulu créé, c'est pour cette raison qu'il devait mourir.

Alors que Voldemort exultait sa joie, son euphorie, sa folie, et que sa victoire scellait le destin de milliers de personnes à travers le monde, un Gryffondor se refusait de s'avouer vaincu. Certes Harry était mort, mais ils étaient encore debout, ils ne devaient pas cesser le combat maintenant alors que Harry s'était battu pendant si longtemps. Il devait continuer de se battre en mémoire d'Harry, pour lui, pour lui montrer qu'il avait appris avec l'AD, pour lui montrer qu'il avait changé, qu'il n'avait plus cette peur qui le paralysait. Il était lucide, et ne voulait pas vivre dans un monde aussi sombre. Non, c'était décidé, Neville Longdubat se battrait pour sa survie et sa liberté.

« Harry n'est pas mort en vain. Souvenez-vous de tout ce qu'il nous a appris, que ce soit des sorts à l'AD ou la force de l'amitié jours après jours. Il nous a montré depuis sa première année ce que c'était d'être persévérant et courageux. Dès sa première année il a dû se battre contre Voldemort. C'est grâce à lui que je peux dire ce nom aujourd'hui. Et grâce à Hermone qui nous a répété inlassablement que la peur du nom ne faisait qu'agrandir la peur de la chose elle-même. Car oui, Voldemort est une chose, regardez-le, il est peut-être vivant, mais il n'a plus rien d'humain. Harry est mort, mais au moins il sera resté droit, humain. Tellement humain qu'il a sacrifié sa vie pour nous. Alors je ne laisserai pas sa quête incomplète. Ensemble nous viendrons à bout du mal, car nous avons une chose qu'ils n'ont pas : l'amitié ! Pour Harry ! »

Alors qu'il finissait sa tirade et brandissait l'épée de Gryffondor, Neville se jeta sur Nagini, car il avait entendu de Ron l'importance capitale qu'avait ce serpent. Il savait qu'il était trop faible pour vaincre Voldemort et que de toute façon si le serpent était encore en vie, cela ne servait à rien de tuer Voldemort.

A ce même moment, Drago décida qu'il était temps. Temps pour lui de montrer qui il était, et ce qu'il avait fait cette année. De rendre fière sa mère. Il devait se battre et dans le bon camp cette fois. Il allait enfin pouvoir être celui qu'il voulait, il allait s'enlever à la poigne de fer de son père et de l'emprise de terreur de Voldemort. Il serait libre. Il s'avança, baguette brandie vers le Seigneur de ténèbres, et à sa grande surprise il fut tout de suite suivi par Ariane.

« Tu n'es pas seul. » Furent ses seules paroles.

Pansy, Blaise, Ginny, Ron, Hermione… Tous les membres de l'AD se tenaient derrière lui et menaçaient le sorcier. Tout à coup, sans que personne n'ait lancé de sort, ils l'entendirent crier de douleur.

«Aaaaarg ! Nooooon ! Nagini ! »

« Je l'ai eue ! » Criait Neville de l'autre côté de la cour.

« Bien joué Neville. Maintenant, occupons-nous de cette raclure. » Drago avait une voix dangeureuse et le regard déterminé. Il voulait le tuer, il allait le tuer.

« Expelliarmus ! »

Tout le monde reporta son attention sur cette voix sortie de nulle part. Mais comment cela se pouvait-il ? Il ne pouvait pas être là ! Pas debout ! Pas vivant !

« Quoi ? Harry Potter ? Ne t'ai-je pas tué ? Narcissa ! Tu m'as trahi ! » Hurlait Voldemort de sa voix tranchante.

« Vite, Lucius ! Fuyons ! » Narcissa s'apprêtait à transplaner avec son mari lorsque celui-ci la retint.

« Regarde, Cissy. Regarde notre fils. N'est-il pas courageux ? N'est-il pas ce que j'aurais dû être pour lui ? Un modèle, quelqu'un de fiable, qui fait tout pour protéger sa famille. Je suis fier de lui, Cissy. J'en ai fini d'être effrayé. Je veux que mon fils soit heureux, et que les enfants de mon fils puissent être heureux. Nous avons toujours eut tort d'être soumis par peur. La peur n'est pas une excuse. Protégeons notre fils. »

C'est ainsi que Narcissa et Lucius Malefoy prirent parti pour l'Ordre du Phénix, en suivant les pas e leur fils unique, qui pour eux était symbole de changement et de liberté. Beaucoup de Mangemorts avaient vu leurs enfants ou les enfants de leurs amis se battre pour le camp de Potter. Ils avaient tous réfléchi et s'étaient sentis lâches. Car jamais ils ne s'étaient opposés à Lui. Alors que si ils avaient fait front tous ensemble, ils auraient pu le vaincre, ou au moins il ne serait pas devenu si puissant. Et aujourd'hui, c'étaient les enfants qui en payaient le prix, et eux se battaient vaillamment. Ils avaient honte d'être les adultes.

Devant tant de bravoure, certains mangemorts ne purent que prendre le parti de leurs enfants, pour les protéger, pour protéger leur futur et leurs libertés.

Le combat faisait rage, de plus en plus. Personne ne voulait céder du terrain. Mais il y avait une grande différence entre les deux camps. L'un se battait par crainte, l'autre par conviction. Il ne pouvait y avoir qu'une seule issue à ce match.

Alors que les combats s'étaient rassemblés dans les décombres du Hall, Bellatrix fit une erreur fatale : s'attaquer à Ginny. Cela lui couta la vie.

« Not my daughter, you bitch ! » (* « pas ma fille, pétasse ! ») Molly avait pris hargneusement la défense de sa fille unique. Elle avait déjà perdu un fils, elle n'allait pas perdre sa seule fille. Bellatrix en avait payé le prix fort. « De la part de Sirius. »

Pendant ce temps-là, Harry essayait désespérément de trouver une ouverture, une faille dans la défense de Voldemort. Mais la tâche n'était pas aisée : non seulement le Seigneur des Ténèbres était en possession de la baguette de sureau, mais en plus Harry l'attaquait avec des Expelliarmus. S'il voulait le tuer, il allait avoir du mal.

De son côté, Ariane se battait vaillamment contre deux mangemorts, qu'elle tenait en échec depuis 20 minutes. Elle avait a année en compagnie de ses camarades, et cette bataille n'était que l'apogée de leur aventure. Elle avait réussi l'impensable : réunir toutes les maisons de Poudlard autour d'un même but : la liberté. Avec Hermione, Ginny et Pansy, elle avait pensé à tout. Réussir à faire entrer les garçons de Serpentards dans l'AD, faire joindre des professeurs à leur cause, elle avait même réussi à créer une sorte d'entente entre Harry et Drago. Elle était heureuse de voir son amoureux s'entendre mieux avec plus de gens. Elle le voyait devenir quelqu'un de différent, quelqu'un de bien.

Hermione se battait corps et âme. Elle n'avait pas peur de la mort. Plus maintenant que Severus était parti. Soit elle vengeait, soit elle mourrait. Elle ne pensait pas avoir de tels sentiments, si forts, pour son professeur, mais l'éloignement pendant la chasse aux horcruxes et ses actes de bravoure pendant la guerre avaient renforcé ce qu'elle ressentait. Elle était d'ailleurs persuadée qu'elle se cachait ses sentiments depuis toujours. Elle savait qu'elle aimait les hommes intelligents, et personnes ne lui avait semblé avoir plus de savoir que lui. Elle aimait ça, mais aussi le fait qu'il ne ressemble pas à ces personne transies d'amour, à tel point qu'elles en deviennent stupides. Elle aimait sa froideur en fait. Qu'il ne montre pas souvent ses émotions, et qu'il ait un tout autre visage lorsqu'il était à l'AD. Elle aimait connaître un peu plus de lui chaque jour. Mais il n'y aurait pas un jour de plus avec lui. Jamais plus elle ne le reverrait. La douleur l'étreignait alors qu'elle assénait le coup fatal à un Mangemort.

Neville fonctionnait en duo avec Luna. A force de travailler ensemble ils étaient devenus un très bon duo, le plus redoutable de Poudlard. Il montrait plus de ferveur qu'il n'en avait jamais fait preuve, et elle montrait une capacité guerrière qu'on ne lui connaissait pas. Cette équipe étrange était efficace et faisait trembler certains de leurs adversaires. Neville était plus motivé que jamais, en partie parce qu'il était avec Luna. Elle était magnifique avec cette détermination ayant remplacée son habituel regard rêveur. Chaque jour elle lui montrait une nouvelle facette de sa personnalité complexe. Il était fou amoureux d'elle et rien ne changerait ses sentiments.

Les sœurs Patil n'avaient qu'une motivation : venger Lavande. Elles auraient elles-mêmes la peau de Greyback, elles se l'étaient jurées. Le professeur Trelawney leur avait annoncé la mort, mais elles étaient prêtes. S'il le fallait, elles mourraient pour Lavande, pour leur défunte amie.

Cho semblait être plus déterminée que jamais, alors même qu'elle était aussi la plus effrayée. Aujourd'hui elle avait l'opportunité de venger Cédric. Son Cédric. Qui était mort si jeune, de la main de Queudver. Cet abruti était déjà mort, bien évidemment, mais celui qui avait donné l'ordre était lui encore en vie. Elle devait honorer la mémoire de Cédric et tuer Voldemort.

Pendant qu'il combattait, Harry revoyait tous les morts. Sa mère, son père, ses camarades, son parrain, Rémus, Tonks, Fred… Il voyait tous ses camarades se battre avec ferveur. Il comprenait leurs peines, leurs envies, leurs motivations. Tous ici avaient perdu quelqu'un de par la faute de cet être abject. La Mal incarné. Tuer et sourire en même temps. Tout un art. Un art sombre. Plus encore que les autres il devait mettre fin à ça. Car c'est avec lui que tout avait commencé. Voldemort ne se serait certainement pas intéressé à Poudlard si Harry n'y avait pas été. Une fois qu'il aurait eu Dumbledore, il aurait laissé Rogue et les Carrow, mais n'y serait jamais venu en personne. Lavande ne serait pas morte, Teddy ne serait pas orphelin, Gorges n'aurait pas perdu sa moitié. Maintenant il n'avait plus le choix : il devait vaincre. Alors, dans un éclat rouge et or, le miracle se fit. Le Mal ne peut vaincre longtemps, car la terreur n'engendre que la révolte. Ainsi, la baguette de sureau plia sous la volonté de la baguette d'Harry et ce fut la fin de Voldemort.

*Deux jours plus tard.*

La guerre était finie, tout aurait pu être calme, mais ils étaient là, tous ensembles et ils riaient. Ils avaient tous perdu des êtres chers, mais eux ils étaient vivants. Ils s'étaient battus, et étaient ressortis vainqueurs. Ils parlaient de tout, de rien, évitant soigneusement de parler des personnes perdues. Demain elles seraient enterrées.

Le cauchemar avait pris fin, mais une nouvelle épreuve commençait : le deuil. Gorges n'arrivait pas à assimiler la mort de son frère, il n'était pas seul, il ne pouvait pas, il avait un jumeau, ils étaient Gred et Forge ! Mais seul le silence lui répondait lorsqu'il appelait Fred, sa moitié, son frère. Parvati évitait toutes les blondes du regard, elles lui rappelaient trop Lavande. Cho pleurait silencieusement, elle pouvait enfin faire son deuil, Cédric avait été vengé. Chacun vivait cela à sa façon, mais Hermione était sûrement celle qui avait le plus besoin d'aide. Elle avait perdu son amant, son amour, et elle riait. Elle agissait comme si de rien n'était mais elle était brisée. Enfin elle connaissait l'amour, mais déjà on le lui enlevait. Tous croyait qu'elle allait bien, tous sauf Ginny. Elle était sa meilleure amie depuis toujours, et elle connaissait l'amour d'Hermione pour leur défunt professeur. Hermione ne pouvait pas aller bien. Elle en avait parlé avec Harry, et il lui avait confié qu'il avait vu quelque chose destiné à Hermione dans les souvenirs que Rogue lui avait donnés. Il avait été assomé par Ginny, qui lui avait hurlé de se « magner le cul » et lui avait lancé un très distingue « mais t'attends quoi espèce de bâtard ? Qu'elle saute de la tour d'astronomie ? ».

Nous retrouvons donc un certain bâtard en train de parler à sa meilleure amie.

« Hermione, je vois bien que tu essaie de cacher ta peine mais il faut que tu extériorise pour aller mieux. » il essayait de prendre des pincettes pour ne pas blesser son amie.

« De quoi tu parles ? Je vais très bien Harry. Tout est fini ! Regarde, il fait un temps merveilleux et la guerre n'est plus ! »

« C'est encore pire que ce que je pensais… Tu es en plein déni. Hermione, je vais te le dire clairement et ça va te faire mal, mais tu dois l'admettre. Le professeur Rogue, Severus, est mort. L'homme que tu aimes a été assassiné. »

« Mais Harry, qu'est-ce que tu racontes, je n'étais pas amoureuse de mon professeur ! » Elle semblait réellement outrée, et pourtant de larmes pointaient aux coins de ses yeux.

« Bon, il faut que je te montre quelque chose. Suis-mi dans le bureau de Dumbledore, il faut qu'on regarde des souvenirs dans la pensine. »

Harry tira son amie jusqu'au bureau directorial, où il la força à regarder les souvenirs de Rogue. Elle en sorti quelques minutes plus tard et parti en courant en direction du dortoir qu'occupait son ancien professeur. Elle donna le mot de passe qu'elle avait entendu dans le souvenir et alla chercher quelque chose sous lit (quelle cachette originale). Ce quelque chose était une boîte fermée à clé. Cette clé, elle la trouva le tiroir du bureau (vraiment très inventif). Elle ouvrit la boîte et y trouva un tas de lettres écrites de la main de Severus. Toutes lui étaient adressées. Elle les lu, pendant longtemps et elle pleura tout ce qu'elle avait.

Vingt ans plus tard, tous se rendaient à une réunion commémorative de la guerre. Ils avaient tous fondé une famille et se cotoyaient souvent. Harry avait rapidement épousé Ginny, avait qui il avait eu trois enfants. Drago avait épousé Ariane, et ils avaient eu un fils unique, mais Ariane faisait pression sur Drago pour que Scorpius ait un frère ou une sœur. Neville et Luna avaient naturellement fini ensemble. Et Ron avait épousé Hermione, une fois son deuil terminé. Elle avait pleuré Severus pendant des années, et il avait été là pour la consoler. Il la voyait chaque année partir voir la tombe de Severus avec une boîte. Elle ne lui avait jamais dit ce qu'elle contenait mais il n'était pas dupe. Harry lui avait parlé des lettres, et il comprenait la valeur qu'elles avaient aux yeux d'Hermione. Pour cela il savait que dès qu'elle les regardait, il savait qu'il fallait la consoler sans lui montrer qu'il savait. Il était toujours là pour elle, et elle lui en sera jamais reconnaissante.