Chapitre 5 direct ! Eh oui j'suis comme ça. Des bisous plumés !

Métro

POV Dean

Vendredi

Résidu des grèves d'hier le trafic est encore perturbé. J'attends le métro depuis 10 bonnes minutes. J'ai décidé d'appeler Benny pour m'occuper, pour planifier le week-end.

Il me propose de voir avec Sam, mon frère, s'il serait dispo pour se faire un bowling ou un karting. Ça me bote bien.

- Ouais ça me va Benny. J'appellerais Sam dans la matinée. Et si Gab veut venir ?
- Il peut, plus on est de fous plus on rit.
-
Pour ça on peut lui faire confiance.
-Il tourne toujours autour de ton frère ?
-
J'appelle ça du harcèlement personnellement, Gab est vraiment décidé à le faire craquer.
- Je ne sais pas comment il fait pour lui résister. Depuis le temps ils devraient être ensemble. Ou Sam devrait être en hôpital psy pour s'en remettre.

Le métro s'arrête, les portes s'ouvrent, je bouscule deux trois personnes pour monter en évitant de faire tomber mon téléphone.

- Sam est solide comme un roc…

Je m'adosse au strapontin intérieur.

- …mais je sais qu'au fond de lui il est intéressé. C'est pour ça que je pense qu'il serait bien qu'on…

Je relève la tête.

- ….

Il est là, à sa place habituelle, le nez dans son livre.

- Dean ?

Le métro repart.

- Dean ?

Je cligne des yeux pour sortir de ma transe.

- J'te rappelle.

Il n'a même pas le temps de répondre que je coupe la conversation.

Il est là, à quelques mètres de moi. J'hésite à me pincer pour savoir si je rêve ou non.
Mon ange.
Un frisson me parcoure l'échine, mon estomac danse la salsa.

Le métro freine brusquement. Je bascule en avant mais j'évite la chute en avançant un pied. D'autres personnes n'ont pas eu ce réflexe. Je les entends râler après le conducteur. Et moi, je le bénis. Cet arrêt brutal à sorti mon inconnu de sa lecture. Il a relevé la tête et nos regards s'accrochent à nouveau.
Dieu comme ça m'avait manqué.
Il m'offre comme à son habitude un sourire radieux, que je lui rends.

Le métro repart dans un soubresaut qui fait tanguer quelques personnes. Je vois l'une d'elle poser la main sur son torse.
Je vais buter cette personne.
Un seconde, deux secondes, trois secondes… Eh oh blondasse, enlève ta main de là maintenant !
Je la vois s'écarter de lui, il la regarde intrigué et gêné. J'espère qu'elle s'excuse de l'avoir toucher. Il lui sourit tendrement, j'ai envie de m'arracher les cheveux et hurler. Ma respiration est saccadée, les poings et la mâchoire serrés. L'incident fini, tout le monde de retour à sa place, il me regarde à nouveau. Je dois avoir une tête de tueur à cet instant précis. Mais cela ne l'empêche pas de me sourire à nouveau, et ça me calme instantanément.
J'ai tellement envie de l'aborder, de lui proposer un rendez-vous pour prendre un café, un verre ou n'importe quoi d'autre.
Mais on s'arrête à une station, encore plus de personnes se mettent entre lui et moi. Est-ce un signe ? Même en le voulant je ne pourrais pas arriver à lui avec tout ce monde. Pas sans déclencher un immense pugila.

Alors non, ça ne sera pas pour aujourd'hui. Mais je compte sur une quelconque puissance supérieure à laquelle je ne crois jamais d'habitude, que nous serons amenés, lui et moi, à nous trouver un jour. De préférence dans pas longtemps. Il ne reste que deux semaines avant que la pièce de ma voiture n'arrive. Deux petites semaines.

A suivre