Et voici l'avant dernier chapitre de cette histoire. Merci encore pour tous vos messages, et surtout merci de continuer à lire. ^^
Toujours rien à moi blablabla. Enjoy !
Métro
POV Dean
Lundi
Je me suis réveillé de bonne humeur ce matin. C'est assez rare pour le souligner, surtout un lundi. J'entame cette semaine sous de bons hospices. Il fait beau dehors, les couloirs ont été nettoyés, le métro est annoncé à l'heure. Et j'ai pris ma décision ce week-end quand Benny, Sam, Gab et moi discutions autour d'un verre en attendant qu'une piste de bowling se libère. Je vais aborder mon inconnu. Je penche sur jeudi. Pour le cas où je me ramasserais un vent, je n'aurais que le vendredi à me morfondre avant me noyer dans l'alcool le week-end suivant. Si je l'accroche – et je pries tous les dieux possible pour que ça arrive – je lui proposerais un rendez-vous pour le vendredi soir ou le samedi. Ça ne me fera pas trop long à attendre. Les garçons me soutiennent à fond, surtout Gabriel, désespéré de faire un jour craquer Sammy. Je me suis engagé à l'aider dans cette tâche si ma mission était un succès. Il m'a promis d'allumer des cierges et de prier chaque jour pour ça.
La semaine ne peut donc qu'être bonne selon lui.
Mon métro arrive, je monte rapidement à bord, je devance la personne qui voulait prendre mon strapontin coté couloir. Tu rêves mon pote. Je m'y adosse et fais à nouveau fasse à mon ange qui pour une fois ne lit pas et ne textote pas. Une bonne journée je vous dis.
Il a l'air absent, il fixe la porte à côté de lui. Il en détourne son regard pour poser sur moi ses deux orbes bleus. On se salut de la tête, on se sourit. Tout se passe merveilleusement bien.
On passe une première station à se jeter de longs regards. J'ai vraiment l'impression qu'il se passe quelque chose entre nous. Gab a dû tenir sa promesse.
Deuxième station. On alterne entre se regarder et jeter de brefs coups d'œil autour de nous.
Le métro freine brusquement. Et là…. Gabriel je te bénis !
Une personne bascule vers mon inconnu, un grand gobelet StarBuck à la main. Gobelet qui s'écrase contre son trench-coat. De là où je suis j'entends la personne s'excuser milles fois en essayant d'éponger la grande tache sombre. Mais sa voix à lui ne me parvient toujours pas.
Un message du conducteur nous informe que l'on va rester quelques secondes arrêté entre deux stations. Pas de souci mec.
En temps normal j'aurais fulminé de voir une personne toucher à nouveau mon bel inconnu, mais aujourd'hui les cieux sont avec moi.
Pour éviter que la tâche ne se propage encore plus et ne touche ses autres vêtements mon inconnu enlève son trench-coat, lentement – il a peu de place pour le faire –, sensuellement – c'est mon interprétation –. Je n'en perds pas une miette. Son manteau glisse de ses épaules pour dévoiler un costume sombre. Il fait moins large, mais mieux proportionné. Son manteau l'élargissait et le tassait. Mais en dessous se cachait une belle carrure, de belles épaules soulignées pas sa veste de costume à la coupe ajustée. En écartant ses bras pour enlever son trench-coat, son torse se dévoile un peu plus sous la chemise impeccablement blanche et sa cravate d'un bleu sombre. Je crois apercevoir les lignes de ses pectoraux.
J'en aurais les jambes qui flageolent.
Ce que je vois est encore mieux que ce que j'imaginais. Et dieux seul sait le nombre de fois où j'ai imaginé de genre de scène, avec en général un peu plus d'effeuillage mais je le vois mal faire la même chose dans ce métro.
Pendant qu'il discute avec la personne qui lui a renversé le café dessus, je mémorise chaque partie de ce corps nouvellement dévoilé. J'aimerais pourvoir filmer la scène. Je le reluque de haut en bas, tout du moins jusqu'à ce que je peux voir, avec les autres personnes présentes et les places entre nous je n'arrive pas jusqu'à sa ceinture.
Et cela vaut peut-être mieux pour ma santé mentale.
Je suis tellement absorbé par son corps que je ne remarque pas tout de suite qu'il a fini de parler et qu'il me regarde à nouveau. Je suis pris en flagrant délit. Je dois détourner son attention.
Je fais un signe de tête en fixant son trench-coat qu'il a à la main. Il me regarde dans un premier temps surpris par mon changement d'attitude, jette un coup d'œil à son manteau avant de hausser les épaules et de me sourire. Je comprends un « ce n'est rien ». J'acquisse de la tête et je regarde ailleurs.
Et hop situation embarrassante désamorcée, enfin je crois.
Je le regarde du coin de l'œil, je le vois plier contentieusement son trench-coat, songeur.
J'entends le métro ralentir, je vérifie les stations. Zut je dois descendre. Avec tout ça je n'avais même pas remarqué qu'on s'était arrêté une nouvelle fois.
Pas le temps de lui dire au revoir, je sors comme un voleur de la rame.
A suivre
