Note : Ce sera la note la plus courte je pense, de tous mes chapitres. Bref, c'est juste pour remercier ceux qui ont laissé un commentaire je vous répondrai la prochaine fois, là c'est un peu tendu j'ai pas mal de chose à faire. Mais je vous répondrai comme je le fais d'habitude. Je remercie également ceux qui m'ont ajoutée dans leurs alertes et favoris.
Sur ce je vous laisse... bonne lecture
Cadixx
Amour Hybride IV
Liam et Harry n'étaient pas allés bien loin. Après quelques minutes de marche, ils avaient découvert une prairie avec un lac en son milieu. D'autres animaux étaient présents mais tous semblaient inoffensifs et plus prêts à partir à cause de la présence des centaures, que d'essayer d'attaquer pour rester un peu plus longtemps près du coin d'eau.
Le cerf-centaure ne cachait plus son boitillement, sa patte arrière le faisait vraiment souffrir. La poser ne serait ce qu'un instant était une torture. Sa chute suite au combat avec l'autre cerf l'avait bien amoché. Il s'était mal réceptionné et maintenant il en payait les frais. Si Firenze n'avait pas commencé à lui crier dessus il aurait pu dire qu'il était blessé, mais son orgueil avait pris le dessus en plus de la colère.
Il savait qu'il y avait bien des choses qu'il ne comprendrait sûrement jamais dans la culture centaure. Il y avait un ressentiment vis à vis des humains tellement encré chez eux, qu'ils ne remarquaient pas que d'une certaine façon ils se comportaient de le même manière. Oubliaient ils qu'ils étaient également à moitié humain ? Visiblement oui. Ou peut être leur particularité les rendait tellement unique, que même les considérer comme moitié de quelque chose n'était pas correcte. Ils étaient des centaures, pas la combinaison de deux espèces.
Le brun secoua sa tête pour se libérer de ses pensées. Il grimaça tout de suite après en se souvenant que son crâne aussi lui faisait mal. Soupirant, il se rapprocha du lac en clopinant et se posa pour se rafraîchir un peu. Liam fit de même à ses cotés . Le petit était resté silencieux tout le trajet durant, tenant juste fermement sa main.
« Dis moi Liam, que faisais tu tout seul dans la forêt ? N'étais tu pas censé rester près d'un adulte ? » demanda calmement Harry
Le poulain resta silencieux un moment, rougissant et regardant ses doigts avant de murmurer :
« Je voulais voir où allait la famille renard. »
« La famille renard ? »
Hochant vigoureusement de la tête, le petit s'anima un peu plus « Oui, il y avait une famille renard. Ils étaient tous blanc. Goliath notre professeur nous a dit que les renards blancs ça portaient bonheur, donc je voulais en attraper un. » fronçant des sourcils il poursuivit un peu boudeur « Mais ils étaient plus rapides que moi et ils n'arrêtaient de se cacher. Je voulais juste en prendre un, c'est tout !»
Le griffondor ne put s'empêcher de rire « Et c'est comme ça que tu as rencontré le démon ? Es tu sûr qu'elles portent bonheur ces bêtes? »
« Ben tu es arrivé, non? »
« Effectivement, mais je ne pense pas que ce soit grâce à elles, mais plutôt à tes cris. »
« Ou à ma bonne étoile. » suggéra le plus jeune
« Ou à ta bonne étoile » confirma le brun en souriant.
En somme, Liam était juste un poulain qui réagissait comme les humains quand il s'agissait de choses extraordinaires. Harry se ne souvenait plus le nombre de fois, où il s'était créé des aventures dans lesquelles il rencontrait des dragons à trois têtes et avait pour meilleur allié un animal tout aussi mythologique. Alors si comme le petit en face de lui, on lui avait dit que tel animal portait bonheur, il serait sûrement parti à sa recherche pour le garder auprès de lui. Et ainsi transformer ses rêves en réalité.
Sentant quelque chose glisser puis s'enrouler autour de lui, le cerf-centaure sursauta violemment, lui causant un élancement douloureux à la cuisse. Il regarda ce qui venait de se coller autour de sa taille et identifia cet intru comme étant une plante.
« C'est une fleur chenille ! » s'exclama joyeusement le petit centaure.
« Et que font les fleurs chenilles ? » interrogea le griffondor pas tout à fait rassuré.
« Elles sont très gentilles, elles aiment qu'on leur tienne compagnie et qu'on les caresse. »
Agissant à le suite de son explication, Liam toucha délicatement une feuille de la plante, qui immédiatement vint s'enrouler autour du poignet du petit. Ce dernier rigola.
« Ça fait des chatouilles ! »
Harry imita son voisin et commença à caresser la plante autour de sa taille. Celle ci semblait un peu plus s'animer et désirer plus de câlins.
« Elle n'est pas carnivore au moins, n'est ce pas ? »
« Non » fit le poulain en secouant la tête « Elle ne devient méchante que si on lui fait également du mal. Dans ce cas soit elle t'étouffe soit la fleur que tu vois là bas jette un parfum toxique qui brûle ta peau. »
Suivant du regard l'endroit que pointait le petit, le cerf-centaure put voir une fleur multicolore près de la rive. Elle semblait si innocente et si fragile. Elle aurait été la parfaite meilleure amie de l'empoisonneuse dans Batman Pensa t il furtivement Ou la petite amie cachée de Neville.
« Vraiment charmante cette fleur dis moi. » exprima t il à haute voix
Quand Harry voulut se redresser, il eut encore plus de mal que la dernière fois, et des frissons lui parcouraient le corps. Ce n'était pas bon signe, il le savait. Il ne pourrait pas faire le chemin du retour s'en s'écrouler. Peut être qu'en se reposant un petit peu encore il reprendrait assez de force pour se remettre en route ? Regardant autour de lui, il vit qu'un arbre avait un gros troue au niveau des racines pouvant le cacher en parti ainsi que le petit Liam.
Le petit centaure avait la mine inquiète, le plus âgé était bien pâle et il vacillait sur ses pattes. L'une d'entre elles d'ailleurs touchait à peine le sol et du sang gouttait d'une blessure qui à première vue ne semblait pas grave.
« Harry ? » demanda anxieusement le poulain
« Ça va aller, j'ai juste besoin de me reposer. On va aller se mettre sous le tronc d'arbre là bas pour ne pas attirer l'attention. Après quelques minutes de repos on rentrera à la maison, d'accord ? »
Hochant simplement de la tête, Liam prit la main du brun et marcha à son rythme à ses côtés, jusqu'au lieu indiqué. Sur place, le griffondor vérifia qu'il n'y avait pas déjà des locataires ou autre qui pourrait être considéré comme dangereux. Il fit s'installer en premier le petit avant de se placer de sorte à bloquer l'entrée de son corps. Le poulain serait ainsi mieux protégé, même si c'était temporaire en cas d'affrontement.
Soupirant de soulagement d'être à nouveau allongé, Harry ferma les yeux un instant avant de les rouvrir.
« Veux tu que je te raconte des histoires sorcières ou moldues, pour ne pas qu'on s'ennuie ? »
« Oui ! » répondit joyeusement le plus jeune, les étoiles pleins les yeux.
Le plus âgé commença donc à conter différentes histoires qu'ils avaient lu ou entendu pendant son enfance et celles apprises au cour de sa scolarité à Poudlard. Plus le temps passait plus il savait qu'il n'avait aucune chance de se relever pour retourner au village. Il ne voulait pas alarmer Liam, mais tôt ou tard il se rendrait compte qu'ils devraient sûrement passer la nuit ici. Il était hors de question pour le brun de laisser le poulain repartir tout seul. Il ne serait sûrement pas aussi chanceux que la première fois, en cas de rencontre malheureuse.
Il y avait encore l'option du sauvetage par les autres centaures. Par contre là, Harry en était sûr, Firenze aurait sa tête. De toute façon il n'avait aucune force pour se lancer dans une nouvelle dispute, il pouvait avoir tous les tords du monde, il s'en moquait. Il voulait juste que Liam soit en sécurité .
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Firenze effectivement commençait à s'impatienter en ne voyant toujours pas sa charge revenir. Il savait qu'il n'était pas retourné à Pourdlard sinon il aurait déjà eu des nouvelles de la part de Hagrid. De plus, il n'était pas parti seul puisque Liam avait tenu à rester auprès de lui, ce qui signifiait que forcément ils reviendraient au village.
Le retour de la chasse avait été silencieux, alors que d'habitude les centaures débattaient sur ce qu'ils avaient amélioré dans leurs techniques ou le fait que peut être il faille changer de gibier pour laisser telle espèce se reproduire ou encore ils en profitaient pour faire des plaisanteries. Mais là, le silence avait été roi. Bane, tout le chemin avait jeté des regards en coin à son ami, qui avait la mine sombre et les lèvres serrées. Il se doutait bien que Firenze repassait dans sa tête la scène entre lui et le sorcier, qu'il analysait les propos échangés, cherchait à savoir qui avait vraiment eu tord ou raison.
Son ami avait toujours été ainsi. Il n'était pas impulsif de nature, bien au contraire. Il préférait prendre son temps pour bien comprendre les choses, être sûr qu'il n'avait pas laissé échapper une information qui pouvait être capitale. Voir sous un autre angle ce qu'un problème pouvait donner. C'était grâce à ces qualités qu'il avait réussi à grimper les échelons de la hiérarchie centaure. Il était un bon stratège en plus d'être un guerrier doué. Mais il était rigide dans certains domaines, rancunier et avait des tendances un peu trop autoritaire.
Bane savait que Firenze avait l'ambition de renforcer et d'améliorer la situation des centaures. Peut être même que ses rêves se mélangeaient à la nostalgie d'une gloire ancienne, depuis disparue. Toujours est il qu'il cherchait à ce que sa communauté vive bien, le mieux possible sans rien devoir à personne. L'idéal serait de tout avoir sur place. C'était presque le cas, sauf que certaines plantes ou ingrédients se trouvaient hors de leur territoire. Il fallait l'accord au préalable des créatures vivants sur les lieux. Ça n'avait jamais été un soucis, mais au fil du temps en raison du décroissement du nombre de centaure, ces derniers étaient devenus plus réservés. Ils faisaient moins d'efforts pour aller vers l'autre.
Le fils du chef, pensait que l'amertume était devenu un handicape pour son espèce et le sorcier avait également remarqué ce défaut. Ça pouvait devenir dangereux, car si un jour un ennemi avait en tête de les exterminer, il ne lui faudrait pas beaucoup de temps pour saper le moral des hybrides et ainsi atteindre son but.
« Firenze ce n'est pas en faisant les cents pas que tu les verras arriver plus vite » déclara Bane, quand il s'était décidé à rejoindre son ami à l'orée du village. « Je vais demander à deux autres centaures de venir avec nous et on va aller les chercher, la nuit est en train de tomber ça peut être dangereux. »
Le centaure à la robe noire arrêta ses va et vient pour hocher de la tête et braquer de nouveau son regard sur l'entrée du village, cette fois les mains sur les hanches.
Il n'est pas encore calmé. Ah! Soupira le blond intérieurement On devra supporter encore cette humeur tout le chemin. Je ne te remercie pas Harry.
Le groupe de quatre centaures parti à la recherche des deux retardataires, avec Firenze en tête. Bien que sa mine soit sombre, il était tout de même inquiet. Le rythme de la marche devint très vite soutenu quand la tête de fil accéléra le pas. Personne cependant ne fit de commentaire. Ils s'arrêtaient régulièrement pour regarder au sol toutes traces qui pouvaient leur indiquer quel chemin prendre. Ce qui était maintenant certain, c'est que les deux jeunes centaures n'avaient jamais prit le chemin du retour au village. Ils se dirigèrent donc vers l'endroit où Harry et Liam avaient été vu pour la dernière fois, espérant qu'ils ne leur soient rien arrivés.
Quand le groupe arriva près du lac, la nuit était tombée et ils avaient dû allumer les torches pour s'éclairer et peut être ainsi indiquer plus facilement leur présence aux plus jeunes.
« Harry ! Liam! » cria Firenze
Attendant un moment, ils ne perçurent rien, jusqu'à ce qu'une voix aiguë s'élève.
« On est là ! »
« Par ici » indiqua un centaure du groupe
Galopant à l'endroit vers l'endroit indiqué, ils trouvèrent en premier un corps de cerf bloquant une entrée, puis sortir avec hésitation de l'autre côté du flanc du corps la tête du poulain.
« Liam tu vas bien ? » demanda Bane
« Oui, mais Harry il ne se réveille plus et il est tout chaud » commença à sangloter le petit
« Shhh shhh calme toi, viens par ici on va voir ce qu'il a, ne t'inquiète pas. »
Il ne fut pas évident de faire passer le poulain par dessus du corps, le cerf-centaure avait vraiment fait en sorte que son protégé ne soit pas si évident que ça à attraper.
Firenze au parole de Liam avait senti son sang se glacer. Quand le petit centaure fut dehors il se précipita sur Harry pour savoir ce qu'il en était. Effectivement, le corps était brûlant, la respiration était rapide et à la lumière des torches la peau du garçon paraissait translucide. Tâtonnant pour trouver une blessure, il constata bien vite le brun devait s'être couché dessus pour voiler autant que possible l'odeur du sang. Le daguet avait appliqué une des leçons de survie enseigné aux jeunes centaures. Cette constatation serra le cœur du plus âgé.
« Alors qu'a t il ? » demanda un centaure du groupe
« Il est posé sur sa blessure, il va falloir le sortir de là et le retourner. Aide moi Lanz »
Ils tirèrent le plus délicatement possible le daguet hors du lieu, puis le retournèrent.
« La blessure n'est pas grosse mais profonde, quelque chose s'est enfoncé dans sa cuisse. Il n'a pas tout sorti car je vois encore quelque chose de coincé à l'intérieur. » analysa le dit Lanz.
« On ne va pas le soigner ici. On lui prodiguera les soins au village, il n'est pas aviser de rester trop longtemps dans les parages avec un blessé. » déclara Bane qui tenait la main du poulain, tout en regardant autour de lui.
Porter un centaure était tout sauf chose aisée, du moins quand on avait à faire à un adulte. Il fallait généralement être minimum trois pour soutenir tout le corps. Le centaure blond prit la tête du convoie, une torche à la main et les sens aux aguets. Liam regardait souvent derrière lui, pour voir si le groupe suivait bien et si son protecteur sortait de l'inconscience.
Jusqu'aux portes du village, Harry n'ouvrit jamais les yeux, ce ne fut que lorsqu'on l'allongea de nouveau à terre dans la cabane du soigneur du clan, qu'il commença à délirer.
« Que dit il ? » demanda Firenze à Theorem, l'ours-centaure instructeur des jeunes hybrides.
« Il est en train de réciter différents ingrédients pour une potion il me semble » se concentrant sur la plaie il reprit « Il s'est enfoncé une épine du diable dans la cuisse, c'est pour ça qu'il a une montée de fièvre et qu'il est en train de délirer. Ces épines sont généralement mortelles, mais sa bonne étoile lui a sourit car il est tombé sur pouce toute jeune, donc pratiquement inoffensive. Il va falloir le tenir, la suite ne va pas lui plaire. » informa t il.
Dehors, les autres centaures purent entendre un hurlement d'agonie, ce qui fit pleurer le petit centaure qui était resté auprès du fils du chef. Barintus lui même était venu au nouvelle et demanda par la suite à Firenze quand celui ci fut sorti de la cabane, s'il n'était pas plus sage de prévenir le demi géant de l'événement.
« Nous pouvons le soigner Barintus, il a juste besoin de repos. Il n'est pas nécessaire de l'alarmer inutilement. Nous pourrons le tenir au courant quand Harry ira mieux. Lui dire maintenant soulèvera automatiquement la question du comment cela est arrivé. Et aussi bon que Hagrid soit il, il ne comprendrait pas comment nous...j'ai pu laisser partir son élève blessé alors qu'il venait tout juste de sauver un des nôtres. Je ne veux pas que mon erreur entache le clan plus que je ne l'ai fait déjà. »
« Bien, mais s'il repasse avant que le petit soit sur pied je ne n'adoucirai pas les angles pour soi disant garder une belle image du clan. Il est sous notre responsabilité, à nous tous d'assumer les tords. Tu n'étais pas le seul sur les lieux, et il ne me semble pas avoir entendu un des chasseurs dire qu'il a tenté de le retenir. » Son regard se fit tout d'un coup plus dur
« Par contre tes paroles m'ont été rapporté. Je suis d'accord qu'il faille éviter des pertes, mais le dire de sorte que la mort d'un poulain ne représente rien, je ne le tolérais pas ! Imagine ce que Liam a pu ressentir, il a déjà perdu ses parents, veux tu lui faire croire maintenant qu'il n'est qu'un être sans importance pour le clan ? Il te faudra aller t'excuser auprès de lui et le réconforter jusqu'à ce qu'il se sente de nouveau comme faisant parti de l'un des nôtres. »
« Oui, Barintus »
« Il désire rester auprès de Harry ce soir, laisse le faire. Je pense que pour l'instant il se sent plus à l'aise auprès de lui qu'aucun d'entre nous. »
Effectivement à peine la cuisse du cerf-centaure fut elle bandée et que Theorem ait signalé que tout allait pour le mieux, le poulain se précipita dans la cabane et se posa sagement auprès du patient. Il passa doucement la main sur l'abdomen, qui se soulevait maintenant plus doucement sous les inspirations et expirations du brun. Il finit par poser sa tête dessus pour s'endormir tout aussi rapidement, la journée avait été longue et riche en événements.
Il avait fallut tout de même trois jours pour que le daguet sorte de la cabane de l'ours-centaure sans trop vaciller sur ses pattes. Durant ces trois jours, Liam ne l'avait pratiquement pas quitté, il avait tenu à lui tenir compagnie pour ne pas qu'il s'ennuie disait il. Il lui avait raconté des histoires, des histoires qu'il connaissait déjà puisque les ayant conté lui même au petit quand ils étaient dans la prairie. Mais ce n'était pas grave, car le poulain semblait vraiment tenir à son rôle de conteur.
« Harry comment te sens tu aujourd'hui ? » demanda Firenze en entrant dans la pièce.
« Je vais bien merci, Theorem dit que je pourrais partir et même marcher un peu si quelqu'un reste auprès de moi pour éviter une éventuelle chute. »
« Je vais t'aider alors ! » s'était immédiatement proposé le petit centaure.
« C'est très gentil à toi » sourit le griffondor
« Nous serons alors deux à te soutenir » déclara le plus âgé.
Firenze et Harry n'avaient pas reparlé de ce qui s'était passé. Le brun parce qu'il n'en voyait pas l'utilité et que pour lui c'était justement du passé. Le centaure parce qu'il voulait être seul en tête à tête avec lui. Il s'était déjà excusé auprès de Liam et lui avait expliquer ce qu'il avait réellement voulu dire dans ses propos. Si le poulain l'avait pardonné, il refusait toujours pourtant de repartir dans sa cabane, chez le centaure qui s'occupe habituellement de lui. Pas du fait que le petit centaure n'aimait pas son gardien habituel, mais parce qu'il avait une très nette préférence pour le cerf-centaure.
C'était donc ainsi, Firenze lui tenant la taille et Liam une main que le griffondor avait fait ses premiers pas depuis l'incident. Sur le trajet de la cabane du centaure, beaucoup les arrêtèrent pour souhaiter au daguet un bon rétablissement et le féliciter pour son courage face au démon.
« Ils vont sûrement prendre cette excuse pour faire la fête, tu vas voir. » plaisanta le centaure
« S'ils peuvent attendre à ce que j'aille beaucoup mieux, j'aimerais bien être de la partie. Cette fois ci j'essaierai de danser toute la nuit. » plaisanta à son tour Harry.
« Moi aussi je danserai » informa le poulain.
Arrivé devant chez Firenze, le centaure s'adressa au petit
« Liam il est temps que tu reprennes tes activités journalières, tu as assez paressé comme ça. »
« Mais Harry est encore faible ! »
« On avait dit jusqu'à ce qu'il marche tu resterais auprès de lui, ce jour est arrivé »
« Mais... » fit boudeur le poulain, cherchant un autre argument
« On se retrouvera ce soir Liam » dit le daguet en se baissant vers lui pour le serrer dans ses bras. « Tu me raconteras ce que tu as fais, d'accord ? »
Toujours un peu boudeur, il hocha tout de même de la tête. Un bisou sur sa tempe lui rendit le sourire et c'est plus guilleret qu'il s'éloigna se retournant fréquemment pour faire des signes de au revoir.
« Il s'attache » constata Firenze quelque peu inquiet.
« Je m'attache à lui aussi » répondit doucement le plus jeune, le regard toujours dirigé vers le chemin qu'avait prit le poulain.
« Rentrons, tu vas pouvoir te reposer encore un peu et nous allons pouvoir discuter tranquillement. »
Aidant de nouveau le cerf-centaure à marcher en lui prenant la taille, le duo entra silencieusement dans la cabane. Le centaure installa le brun près de la cheminé et lui proposa un thé. Quand ils furent l'un en face de l'autre avec leur boisson fumante près d'eux, le propriétaire des lieux s'exprima :
« Je tenais tout d'abord à m'excu... »
« Non » coupa calmement son interlocuteur « Non, pas de ça entre nous. J'ai entendu les autres quand ils pensaient que je dormais, rapporter que tu t'étais fait remonter les bretelles par le chef du clan. Cette histoire c'est du passé maintenant, je sais que derrière toutes tes paroles il y a une raison valable, qui me sera sûrement toujours difficile à comprendre, mais tu ne m'as pas crié dessus juste pour m'humilier. »
« Je vois, mais je m'excuse quand même. J'ai un rôle important au sein de cette communauté et il y a des choses qui ne peuvent être tolérées de ma part. Je te remercie tout de même d'être aussi compréhensif. Ce qui m'amène à l'autre raison de cette discussion. Tu as justement fait remarquer notre petitesse d'ouverture d'esprit concernant les sorciers ou les humains en général. J'ai moi même constaté tes nombreux efforts à essayer de nous comprendre et à t'intégrer parmi nous, sans qu'en retour personne ne te pose des questions sur que tu faisais avant, quels sont tes loisirs, comment toi tu vois la vie sorcière. En résumé ta vie tout simplement. » Jouant un peu avec sa tasse entre ses mains Firenze reprit
« Je suis très curieux de ce que tu pourrais me dire ou dire aux autres sur ta vie. Liam doit être celui qui doit le mieux te connaître, alors que vous vous connaissez depuis moins longtemps, que toi et moi par exemple. Je l'ai entendu te raconter des histoires et je sais que ce n'est pas de nous qu'il a entendu ça. Alors, si tu veux me raconter une anecdote, j'en ferai de même. » finit il en regardant Harry droit dans les yeux.
Ce dernier fut troublé par l'intensité du regard et orienta vite ses yeux sur autre chose que le corps du centaure devant lui. Raclant un peu sa gorge il dit :
« Là comme ça, il ne me vient rien en tête... peut être que commencer par le début serait …. un bon début ? »
Le plus âgé l'incita à continuer en faisant un demi sourire.
« Ahem... bien. Je suis Harry Potter fils de James et Lily Potter née Evans. Je suis orphelin depuis que j'ai un an environ et ma survie à fait de moi quelqu'un de connu dans le monde sorcier. En fait, il faudrait peut être mieux que je dise que je suis le fils de héros. Je pense que même les centaures ont entendu parler d'un mage noir nommé Voldemort qui sévissait dans notre monde et qui risquait de mettre en péril le secret de notre existence ainsi que celles de tous les êtres magiques. »
Firenze acquiesça.
« Il y avait une prophétie prédisant qu'une enfant né à la fin du mois de juillet amènerait le chute du mage. Il était spécifié que ses parents devaient avoir défié par trois fois déjà ce dit sorcier et que ce dernier marquerait l'enfant élu comme son égal. Tous pensèrent y compris le plus grand adversaire de Voldemort, Dumbledore, que cette prophétie s'adressait soit à Neville soit à moi. Sauf que la prophétie qui avait été entendu n'était que le rappel d'une plus ancienne prophétie qui avait été déjà énoncé années plus tôt. Elle était passée inaperçue, bien qu'étrangement elle ait été enregistré. Sybille une descendante de la prophétesse Cassandre avait remit cette prophétie à l'ordre du jour pour annoncer la fin proche du mage, et comme pour beaucoup de prophéties il y eu une erreur d'interprétation .
Mon père était en fait l'enfant élu dont il était question. Ses parents avaient déjà défié par trois fois le mage, bien que peut être il n'était pas reconnu encore comme le mage noir le plus puissant à l'époque. Il avait marqué mon père lors d'un combat et mon père est né le 29 juillet. Le jour de Halloween 1981, mes parents furent trahis par un de leurs amis,mais ils combattirent tout de même vaillamment le seigneur des Ténèbres ainsi que ses sbires. Ils furent aidés par mon parrain qui arriva quelques instant plus tard. On me raconta que le duel entre mon père et Voldemort fut épique, mais le résultat fut aussi bien un soulagement qu'une tragédie. Ils moururent tout les deux. Ma mère se sacrifia quand une mangemort voulu s'en prendre à moi et Sirius mon parrain fut sévèrement blessé. Ses blessures étaient tellement graves qu'il resta dans le coma pendant plusieurs années.
Je fus considéré comme un survivant vu mon âge et au chaos qu'il y avait eu autour de moi. Pendant mes dix premières années je vécu chez la sœur de ma mère une moldu qui arborait la magie et à mes 11 ans quand enfin Sirius se réveilla je parti vivre avec lui. »
« Nous avons effectivement entendu parlé de ce Voldemort, il avait envoyé un de ses messagers pour que nous passions un accord avec lui. Cela n'avait jamais abouti car nous étions pas intéressés par les guerres intestines des sorciers. Tu sembles avoir vécu pas mal de chose pour un humain. »
« Neville, un ami, a vécu presque la même chose que moi à quelques détails prés. Il nous est souvent mis sur nos épaules la gloire et le courage de nos parents défunts. Ce n'est pas toujours évident à supporter surtout que nous ne les avons jamais vraiment connus. »
« Je vois. J'ai eu la chance de connaître un de mes pères, mais avec du recul il aurait tout aussi bien fallut que je ne le connaisse pas, vue comment nos rapports se sont détériorés par la suite. »
« Comment ça ? Si ce n'est pas indiscret. »
« Le père que je n'ai pas connu est celui qui était le porteur. Il n'a jamais été vraiment pour avoir un poulain, il avait d'autres ambitions. Mais la nature à fait qu'un soir la graine prit mais pas dans le bon ventre. Du fait de notre petit nombre, il n'est pas imaginable qu'on puisse interrompre une grossesse, donc il arriva bon grès malgré à tenir jusqu'à terme. Quelques minutes après la délivrance il s'éloigna de moi et parti faire ses activités. Il était connu qu'il ne voulait pas avoir de descendance, donc pour respecter sa volonté on ne me dit jamais qui c'était. Il est peut être là parmi nous, je n'en sais rien. Mon autre père s'occupa donc de moi. A la différence de l'autre il était favorable à ma venue et très heureux que je sois plein de vigueur. » dit il en souriant, des images de son enfance traversant son esprit.
« C'est quelqu'un qu'il ne faut pas trop bousculer. Il n'est pas très actif, je dirai même facilement fainéant ou paresseux. Tout mon opposé. Si j'ai hérité de son physique, mon tempérament vient sûrement de mon autre père. En grandissant nos relations devinrent de plus en plus tendues jusqu'au jour où on ne se parla plus du tout. »
« Est il encore en vie ? » demanda doucement le griffondor
« Oui, il vit à l'autre bout du village. On se croise de temps en temps, mais les liens sont rompus. »
« Tu penses que c'est irrévocable ? N'as tu pas envi d'aller te réconcilier avec lui ? »
« Je ne suis pas prêt à faire le premier pas. Il y a un lourd passif, de vieilles rancœurs. Nous avons encore besoin de temps je pense. »
Hochant doucement de la tête, Harry prit une gorgée de thé avant de poser une question qui le turlupinait depuis un moment.
« Firenze, comment un centaure devient porteur ? »
Ce dernier sourit de toutes ses dents, rendant son visage encore plus charmant aux yeux du cerf-centaure. Ça lui adoucissait les traits et dévoilait une autre facette de lui.
« Je me demandais quand est ce que tu me poserais la question. Je dirai même que je me le demandais depuis que nous avons abordé l'inexistence des femmes centaures. »
Le plus jeune lui répondit par un sourire au coin.
« Les centaures sont par nature hermaphrodites »
C'eut le don de faire grimper les sourcils au niveau des cheveux du brun.
« Nous avons un sexe de mâle et un utérus. Si la potion que tu as prise est bien faite, actuellement tu as également un utérus. » informa t il
« Quoi ! »
« Je me demande bien ce qu'on vous apprend à notre sujet, aucun de vos livres n'abordent notre spécificité ? » demanda le centaure, ne prêtant pas attention aux réactions de son vis à vis.
« Il y avait bien un livre abordant le sujet mais j'étais plus intéressé par le développement de mon animagus. Donc j'ai plus focalisé sur ce qui me semblait le plus important le côté économique et historique de votre société. Hagrid d'ailleurs me déconseillait même de lire un de ces livres, car il pensait que ça allait faire naître chez moi de fausses affirmations. Rien de mieux que de tout découvrir par soi même et ensuite comparer son expérience à ce qui a été écrit. Il avait raison. »
« Sûrement... Les centaures sont donc des êtres hermaphrodites, nous avons un temps de gestation de onze pleines lunes et la mise bas se fait comme par voie naturelle. Si ça semble facile dit comme ça, il nous est tout de même très difficile d'avoir des petits. Il faut parfois attendre des centaines de lunes avant qu'un poulain ne naisse. »
Après un moment de silence, Harry surtout concentré à détailler le centaure, il ne put s'empêcher de dire :
« J'ai tout de même du mal à t'imaginer porteur, sans vouloir te vexer. Tu dégages une telle aura de virilité, de ' ici c'est moi le mâle ' , que te voir engrosser ça me ferai étrange, je pense. »
« Personnellement ça ne me dérangerai pas, mais je pense aussi que ça me ferait étrange les premiers temps. Beaucoup de centaures ont du mal à s'imaginer engrossé comme tu dis. Est ce l'une des raisons pour lesquelles il y a peu de naissances ou de l'échec des naissances ? Je ne saurais dire. »
« Mais si toi tu es prêt à porter, tu devrais avoir des prétendants tous les jours devant ta porte, non ? »
« Ce n'est pas une information que l'on crie, Harry, c'est personnel. Et j'ai dit que ça ne me dérangerai pas certes, mais si je pouvais ne pas être le porteur ça me réjouirait tout autant sinon plus. »
« Moui en somme tu es comme les autres, tu n'accepterais qu'en cas de force majeur » plaisanta le plus jeune
Firenze préféra boire son thé au lieu de répondre.
La discussion bifurqua sur d'autres sujets, comme la nourriture. Le griffondor promis à son guide de lui préparer quelque chose de sa spécialité en plat chaud, ainsi qu'un dessert, qu'il savait que Liam adorerait.
Le petit d'ailleurs débarqua en trombe dans la cabane à peine son activité terminée.
« Harry ! Harry ! J'ai terminé ! » cria t il à son arrivée. Il se jeta dans les bras du daguet qui le serra fort contre lui, en rigolant.
« C'est bien, Liam, as tu bien travaillé ? »
« Oui ! » s'asseyant près de lui, il commença à détailler tout ce qu'il avait fait dans les vignes.
Les deux autres centaures l'écoutèrent attentivement, l'interrompant parfois dans ses formulations de phrases ou pour lui rappeler de respirer. Bien qu'à l'écoute du plus jeune, plusieurs fois le regard de Harry rencontra celui de Firenze dirigé sur sa personne. A la fin ce dernier ne s'embarrassa même plus de faire semblant et laissa ses yeux posés sur le cerf-centaure, s'amusant intérieurement de le voir rougir ou mordre ses lèvres.
« Oh ! Barintus a dit que ce soir on devra tous se réunir pour regarder les étoiles » informa le poulain en plein milieu d'un de ses récits.
« Ah ? » fit Harry
« Nous nous réunissions juste après la pleine lune pour pouvoir lire les étoiles. Barintus est le plus doué dans la lecture des signes et dans les interprétations. Nous ne pouvons pas dire que nous lisons l'avenir avec précision car même les astres ne restent pas statiques, mais nous pouvons prédire dans les grandes lignes si un événement funeste ou pas est sur le point d'arriver tout comme un événement heureux. La venue de Gallen était prédit, tout comme la venue de ton mage, mais ça restait flou concernant la situation des centaures. » expliqua le centaure.
« Je serai content d'écouter ce que Barintus aura à nous dévoiler ce soir, alors. » répondit il joyeusement.
Le soir venu, le daguet fut de nouveau escorté par ses valeureux chevaliers servants. Liam lui tenant fermement la main et Firenze lui enserrant la taille de son bras, un peu plus que la fois dernière. Mais le brun se garda bien de faire la moindre remarque, il en profita l'air de rien, pour se coller un peu plus contre lui.
La place du village était noire de monde, Barintus se trouvait au milieu en hauteur sur une estrade, le visage déjà levé vers les étoiles.
Du fait du statut du centaure qui les accompagnait, Harry et Liam purent avoir des places de choix, et se trouvèrent à quelques mètres à peine du chef.
« Centaures !» s'éleva la voix de l'interprète des étoiles « Un de nos grands rêves va se réaliser dans plusieurs lunes. Notre clan sera renforcé, si l'ami du phœnix y est disposé. »
Et voilà un autre chapitre ! Je sais il est tard mais révision d'abord et relecture après. J'espère que ce chapitre vous aura plu et qu'il vous aura fait passer un bon moment de lecture. ^^
