Note : Il est 4h du matin, ma conscience ne me laissait pas tranquille tant que je ne publiais pas. Je sais, beaucoup attendaient le chapitre le week end dernier mais j'étais juste claquée par cette semaine épuisante d'épreuves. Je ne voulais qu'une chose...dormir ou sortir m'aérer l'esprit. Ca m'aura appris au moins une chose, ne pas faire de publication, même proche de la fin pendant une période d'examen. Ca mange le peu d'énergie qui nous reste après des heures de travail.

Je pense reprendre le cours normal de mes autres fictions, solstice d'été surtout qui traîne. On ne nous dit pas comment on fait des papas a officiellement 18 chapitres en tout. Bref pour plus d'infos regardez tout simplement mon profil que je mets régulièrement à jour pour vous informez de l'avancement de mes histoires.

Je remercie tout ceux qui ont laissé un commentaire, qui m'ont mis dans leurs alertes et favoris. Je répondrai aux messages des personnes non enregistrées au chapitre suivant.

Sur ce je vous laisse...bonne lecture.

Cadixx

Amour Hybride VI

Harry était dans le jardin à s'occuper à couper du bois. Cette activité ne demandait pas une concentration particulière ce qui permit à son esprit de divaguer un peu. Trois jours s'étaient écoulés depuis que Firenze et lui s'étaient embrassés pour la première fois. Leur quotidien n'avait pas véritablement changé, du moins du point de vue du daguet. Ils avaient toujours tout les deux un emploi du temps plutôt complet ne leur laissant que le soir, quand Liam était absent, pour profiter l'un de l'autre.

Ça ne dérangerait pas le griffondor, au contraire ça lui permettait de se faire petit à petit à l'idée qu'entre lui et le centaure il y avait quelque chose. Ils ne montraient pas ouvertement aux autres leur affection, Liam leur jetait bien parfois des regards suspicieux, mais était vite distrait quand le brun lui montrait quelque chose ou abordait un autre sujet. Penser au plus jeune serra un peu le cœur du cerf-centaure. Il commençait à prendre de plus en plus conscience, que son temps au sein du clan était compté. Hagrid passait une fois par semaine, deux s'étaient déjà écoulées et on était au milieu de la troisième. Le demi géant ne devrait donc pas tarder à faire une apparition.

Le daguet ne voulait pas ou plutôt plus partir, ou peut être du moins pas si vite. Il voulait encore du temps. Quand on leur avait annoncé que le stage allait durer un mois, ça avait semblé pour tout le groupe être une période assez conséquente, voire peut être un peu trop long. Neville avait redouté que sa grand mère ne s'inquiète de trop de le savoir dans les profondeurs du lac. La mère de Ron avait plutôt craint que son fils ne laisse un souvenir indélébile d'un garçon à l'estomac sans fond, aux créatures qui l'accueilleraient.

Maintenant que la date butoir se rapprochait de plus en plus, Harry avait le sentiment de ne pas avoir pleinement profité de son séjour. Il y avait tellement de choses encore à connaître chez les centaures. De plus il s'était attaché à certains hybrides, voudraient ils garder contacte après son départ ? Le problème était que les centaures n'écrivaient pas. Leur mémoire leur suffisait, ils n'avaient pas besoin de graver par écrit sur de la pierre ou sur un parchemin, leur histoire ou leurs connaissances. Le brun avait demandé à Firenze si au contraire ils n'avaient pas peur qu'en transmettant à l'oral les informations, celles ci soient changées avec le temps. Le centaure lui avait fait justement remarqué, que pour les écrits c'était la même chose. La personne qui retranscrivait ce qui était dit, avait tout aussi le pouvoir d'y mettre sa propre interprétation, qui au fil du temps pourrait être vue comme une vérité générale. Ou encore la personne qui lisait un écrit se faisait également sa propre interprétation. Les choses restaient difficilement les même qu'à leurs origines.

Les discussions avec le centaure allaient également manquer au griffondor. Il aimait maintenant, lorsqu'ils échangeaient, être collé à lui. L'aîné avait toujours son bras autour de sa taille, ce n'était pas grand chose, mais ça lui donnait l'impression d'être désiré, vraiment. De savoir que tout comme lui, le centaure le voulait à ses côtés et qu'ils appréciaient leurs instants d'intimités. Le regard de Firenze restait tout de même le plus troublant pour le plus jeune. Il était pénétrant et intense à la fois. Il lui était difficile de maintenir le contacte sans rougir car un peu gêné par cette attention, ou sans dévier le regard. Ça ne le faisait pas moins ressentir sa chaleur sur sa personne. Dans ces moments là, le centaure avait toujours un petit sourire au coin, que le daguet manquait bien sûr.

« Je pense qu'on assez de bois pour la semaine, Harry » informa l'objet de sa réflexion, en s'approchant de lui.

Regardant la petite montagne de bois près de lui, le cerf-centaure ne put que constater qu'effectivement c'était plus que suffisant. Il s'était tellement plongé dans ses pensées, qu'il n'avait plus fait attention à ce qu'il faisait.

« C'est une activité assez mécanique, je me suis laissé distraire par mes pensées »

« A quoi pensais tu donc ? » demanda Firenze qui s'était arrêté à quelques pas de lui.

« Oh rien d'important » balaya t il négligemment de la main.

Le centaure se contenta de le regarder attentivement, pendant qu'il ramassait des morceaux de bois.

« Je compte te faire goûter un plat, tu m'en diras des nouvelles, je pense que même Liam sera content. » déclara le daguet en passant près de lui.

« Quand est ce que ce petit n'est pas heureux de manger tes plats ? » rétorqua t il moqueusement.

« Bien vu » rigola le brun

Le centaure l'arrêta cependant dans sa marche pour le rapprocher de lui. Inclinant son torse, il captura les lèvres du plus jeune. C'était un des moments préférés du griffondor. Quand Firenze l'embrassait il oubliait tout ce qu'il y avait autour de lui, il ne se concentrait que sur les sensations que ces lèvres expérimentées lui prodiguaient. Le centaure savait être doux, mais aussi un peu plus exigent, comme maintenant, sans que ça ne devienne brutal. C'était un baiser passionné où l'aîné aimait à montrer que c'était lui qui tenait les rênes, qu'il gérait tout, le plus jeune ne devait que prendre plaisir à ressentir. Mais ce dernier n'aimait pas à rester passif, il voulait montrer également, qu'il savait participer. Leurs lèvres s'entrouvrirent assez rapidement, pour passer à l'étape de duel lingual.

Harry capitula cependant bien vite en laissant échapper un long gémissement, quand Firenze caressa et taquina affectueusement sa langue de la sienne.

Le bruit du bois tombant à terre ne perturba nullement les deux hybrides, qui au contraire en profitèrent pour se rapprocher d'avantage l'un de l'autre. Une des mains du centaure se mêla aux cheveux du daguet, les agrippant possessivement, tandis que l'autre glissait doucement le long de son dos, laissant derrière son passage un frisson d'anticipation. Le cerf-centaure se contentait d'agripper fermement son vis à vis, comme par peur de ployer sous la vague de sensation qui parcourait son corps.

« Harry ! Harry ! J'ai terminé ! » hurla Liam depuis l'entrée de la cabane. Ne voyant personne à l'intérieur, il fit rapidement demi tour, pour se diriger vers le jardin.

Pendant ce laps de temps le couple en profita pour se décoller. Le regard encore un peu vague et sa langue passant distraitement sur ses lèvres légèrement gonflées, le daguet pour ne pas voir l'air de rester planté là inutilement, se baissa à nouveau pour ramasser ses rondins de bois à terre.

« Harry ! » cria joyeusement le petit en courant à lui.

Le petit centaure percuta son aîné en entourant de ses petits bras sa taille, avant de lever la tête les étoiles pleins les yeux et le sourire large, simplement content de le retrouver.

« Hey Liam ! Encore une belle journée de passée à ce que je vois. » dit le daguet en caressant affectueusement la tête du plus jeune. Ce dernier se contenta de hocher la tête, avant de la coller à nouveau à la taille du cerf-centaure. Cela fit sourire doucement Harry, le petit hybride était très câlin, ça lui manquerait ces fins de journées remplies de cris heureux du poulain. Cette pensée lui fit fermer les yeux un moment, quand il sentit de se serrement un peu douloureux au cœur. En les ouvrant à nouveau, il rencontra celui indéchiffrable de Firenze. Les mots étaient inutiles, le centaure voyait bien le combat intérieur qui commençait à faire rage dans les yeux tristes de son daguet.

hphphhphphphphphpphphph

Suite aux propos tenus par Barintus concernant l'augmentation des démons dans la forêt, il avait été décidé qu'un groupe partirait chez les fées pour leur demander plus de talismans protecteurs. Le cerf-centaure avait voulu absolument y aller, quand Primus lui en avait parlé. C'était pour lui une aubaine pour pouvoir discuter un peu avec Ron de ce qui le tracassait, mais aussi de savoir ce que devenait réellement son amie, pas seulement à travers les quelques paroles rassurantes de Hagrid.

Il lui avait tout de même fallut demander l'autorisation à Bane et à Firenze pour s'y rendre. Si le premier se fit accommodant, le second était un peu plus récalcitrant en raison du parcours peu sûr. Le centaure avait cependant finalement cédé face au regard plein d'espoir du daguet. Le centaure blond s'était un peu moqué de lui, en disant qu'il se ramollissait, mais Firenze avait surtout accepté parce qu'il savait que Harry avait vraiment besoin de parler à son ami. Le jeune brun ne lui avait rien dit, mais il sentait que le cerf-centaure avait besoin d'être apaisé et écouté par une personne qui le connaissait bien.

Harry lui avait parlé de ses amis Ron et Hermione. Ce qu'ils avaient fait ces dernières années et comment par leur audace, leur parti pris dans certaines causes, ils étaient devenus le Trio d'or. Contrairement à beaucoup à Poudlar, Firenze comprenait mieux les motivations de la guerre que menait la jeune brune pour libérer les elfes de maison. Cela ne voulait pas dire pour autant qu'il était en total accord avec la jeune fille. Il était tout à fait pour que ces êtres magiques soient traités de façon plus respectueuse, c'était même pour lui une obligation. Il ne les voyait pas non plus comme des serviteurs, mais comme des créatures généreuses qui aimaient par dessus tout aider ou tout simplement se rendre utile.

La gourmandise des hommes avaient fait en sorte que le lien dénué de tout intérêt qui s'était établit entre les elfes et les sorciers, se transforme en contrat les emprisonnant à vie. Le centaure avait raconté au daguet, qu'auparavant les elfes pouvaient s'en aller quand ils le désiraient, ne pas faire quelque chose si ça ne leur plaisait pas et se défendre contre les sorciers. Il ne savait pas par contre à partir de quand tout ceci avait changé, quand ces petites créatures avaient commencé à favoriser un contrat à leur indépendance.

Aujourd'hui il serait difficile de leur donner envie de retourner en arrière. Firenze pensait qu'il serait plus avisé de leur demander pourquoi ils ne voulaient plus. La manière dont la jeune griffondor s'y prenait était tout aussi arrogante et insultante que ceux qui les avaient enchaîné. Elle imposait son idée et ne débattait pas, en quoi cela faisait d'elle une personne meilleure que leur bourreau ?

Le groupe pour aller chez les fées était composé de sept hybrides, Bane, Firenze, Primus, Lanz et Fey faisaient parti du convoi. Harry marcha entre ces deux camarades et leur raconta certaines histoires de Poudlard, eux faisaient de même en lui ressortant des anecdotes de leur enfance.

« Ne vois pas Fey comme ça Harry, avant c'était une vraie poule mouillée » plaisanta Primus.

« Comment ça ? »

« Ne l'écoute pas, il remet cette histoire à chaque fois sur le tapis. J'étais juste plus facilement impressionnable plus jeune, c'est tout, ça n'a rien à voir avec la couardise. Si je me souviens bien, tu n'étais pas très sûr de toi après et tu te regardais le miroir tous les matin pour te rassurer. » se défendit Fey.

« Il n'empêche que j'ai tout de même relevé le défi. »

« Quel défi ? » s'enquit le brun intrigué.

« Quelque chose de stupide, je t'assure Harry » rétorqua Fey.

« Laisse le tout de même entendre l'histoire, il nous donnera son avis ensuite, hein ? » fit Primus en regardant le daguet.

« Si ça a pour conséquence de vous chamailler encore plus, je ne dirai rien, mais je veux bien connaître cette histoire » concéda t il.

« Hum un peu peureux également sur les bords on dirait » dit le loup-centaure en plissant de façon comique les yeux.

« Il est prudent et fais plutôt preuve de sagesse » contredit Fey avant de reporter son attention sur le griffondor « En gros c'est sa définition de la lâcheté. Il ne peut pas atteindre ce degré de maturité donc il le dédaigne, typique. »

« Ne l'écoute pas ! Il pense qu'à chaque fois qu'il tire au cœur d'une cible son degré de sagesse augmente et comme depuis un temps il fait du sans faute, il a l'impression de nager de dedans. Je m'étonne encore qu'il ne se soit pas transformé en pégase. »

Avant que Fey ne puisse se défende à nouveau, Harry coupa :

« Et cette fameuse histoire ? »

« Elle est toute simple. » commença Primus « On était des louveteaux à ce moment là et on aimait se lancer des défis. Baltz et moi avions entendu une rumeur sur les étoiles, nous avions donc décidé de taquiner un peu Fey avec ça. On lui avait demandé de compter les étoiles, mais qu'il devait bien faire attention à toutes les compter car d'après la rumeur les étoiles qui n'avaient pas été compté dans le lot se vexaient et lançaient une sorte de sort irréversible, des verrues sur le visage. Fey ne voulut jamais les compter, il n'osa même pas les montrer du doigt car à chaque fois qu'il le faisait, Baltz commençait à compter pour lui. » rigola t il

« Ce qu'il ne te dit pas » continua Fey « c'est que je leur ai renvoyé le défi et que Baltz non plus n'était pas très motivé pour compter. Primus compta quelques unes et se rendit bien vite compte que c'était impossible de ne pas en oublier une au passage ou en compter une deux fois par mégarde. Alors tous les matins suivant ce jour, tu le voyais soit devant un miroir soit à se regarder à la surface de l'eau afin de s'assurer que son visage était toujours intacte. Un jour cependant un bouton naquit sur son nez et cet imbécile le confondit avec une verrue. Je ne te dis pas le scandale qu'il nous a fait. » finit il en secouant la tête

Le cerf-centaure ne put s'empêcher de rire, la relation qu'il y avait entre Fey et Primus lui faisait penser à celle de ses deux meilleurs amis. Ils se disputaient souvent, mais il pouvait voir qu'il y avait également un lien très fort qui les unissait. Il c'était souvent posé la question si Ron et Hermione finirait par franchir la barre de la simple amitié. Mais après réflexion et observation, il sut que non, ils s'entendaient bien trop comme un frère et une sœur pour que ça puisse aller au delà. Pour le rouquin, Harry et la brunette était un prolongement de sa famille ou une autre famille qui était spécialement à lui.

Il avait toujours eu ce truc de vouloir avoir des choses ou des personnes spécialement pour lui. Il avait un côté possessif assez particulier, mais dans une famille où rien n'est vraiment à soi car devant toujours être partagé, ça pouvait peut être se comprendre. Avec ces deux amis, Ron avait l'impression d'exprimer sa véritable personnalité, de s'épanouir et de ne plus être dans l'ombre de ses frères. Ses amis l'avait choisi pour lui et c'était le plus important à ses yeux.

Le daguet aperçu bien vite un changement d'environnement. La végétation était un peu plus dense, mais les rayons du soleil arrivaient tout de même à filtrer. C'est quand Fey lui indiqua de lever les yeux au ciel, qu'il vit sur les hauteurs des arbres, plus ou moins cachées des petites maisons. Elles ressemblaient énormément à celles qu'on pouvait voir chez les humains. Il en vit même une qui était particulièrement coquette, avec tous ces petits bourgeons qui l'entouraient. Il y avait aussi des ponts qui reliaient les arbres aux autres.

Bientôt le groupe pu voir un nuage de fées se former au dessus d'eux, avant que l'une d'entre elles ne se détache pour se rapprocher.

« Bonjour centaures » accueillit aimablement la petite créature avant de se tourner vers le fils du chef « Bane mon ami, je suis contente de te revoir ».

« Moi de même, Lalabelle » répondit l'hybride avec le sourire, il leva sa main et tourna sa paume vers le ciel pour que la fée puisse s'y installer. Elle ne se fit pas prier et s'assit confortablement, tout en continuant à regarder les autres centaures qui accompagnait son ami.

« Je ne sais pas si tu te souviens de Firenze ? Il est déjà venu une ou deux fois vous rendre visite. A côté de lui se trouve Lanz, Allen, Primus, Fey et notre invité du monde sorcier Harry. »

« Oh ! Tu dois connaître notre invité aussi, alors ? » questionna t elle en volant vers le daguet

« Oui, c'est mon meilleur ami, est il présent ? »

« Oh oui bien sûr, bien sûr ! Ron ? » chantonna t elle sans détourner son regard du cerf-centaure.

Un instant plus tard, une autre fée se détacha du nuage pour venir voler auprès de la première.

« Harry ! » s'écria joyeusement le rouquin

« Hey, Ron ! Ça me fait tellement plaisir de te voir ! »

Ils éclatèrent vite de rire en se rendant compte qu'ils ne pouvaient pas se faire une accolade ou se taper juste l'épaule. Tout comme l'avait fait Bane, le griffondor présenta sa main pour que son ami puisse s'installer. Lalabelle quant à elle s'était éloignée pour parler de nouveau avec le centaure blond.

« Eh mec, si tu savais toutes les choses que j'ai à te raconter ! Je pense qu'il me faudrait au moins une semaine ! » commença Ron tout excité.

« J'en ai de pas mal à te raconter également. » informa également le brun « Après la présentation de à mes camarades pourrait on avoir un coin tranquille pour discuter un peu ? »

« Oui bien sûr » acquiesça t il en s'élevant de nouveau dans les airs.

Quand Harry eut fini les présentations et eu la permission de s'éloigner un peu du groupe pour discuter, le rouquin l'amena dans une petite clairière.

« On sera tranquille ici, les fées n'ont pas la vision d'un aigle mais leurs oreilles sont très sensibles et leur ouïe peut porter loin. Pas besoin d'élever la voix pour se faire entendre. Ma mère devrait faire un stage parmi elles, elle apprendrait beaucoup. »

« Ou peut être si tes frères avaient les oreilles sensibles, ils éviteraient de la mettre en colère. »

« Je me demande vraiment si parfois c'est la faute de mes frères, j'ai presque l'impression qu'elle s'entraîne a garder un certain décibel. » dit le rouquin en secouant la tête désabusé. « Mais dis moi, quelle est la raison de votre venue ici, aujourd'hui ? »

« Nous sommes venus demander d'avantage de talismans protecteurs, il semblerait que dans les jours à venir il y ait une augmentation de démons. En as tu déjà entendu parlé ? »

« Oui, je n'en ai vu aucun personnellement, mais j'en ai régulièrement entendu parlé. Que se soit ici avec les fées ou dans ma famille, quand ma mère nous racontait des histoires avant que nous nous endormions. »

« J'en ai vu un, il n'y a pas très longtemps. Il poursuivait un de nos poulains. »

« Il a pu s'en sortir ? » s'enquit Ron inquiet

« Oui, je suis intervenu et j'ai été aidé par les autres centaures. »

« Sacré Harry toujours à se mettre dans des situations pas possible ! » rigola t il

« Hum en parlant de situation pas possible, je pense en vivre une autre. » rétorqua le brun d'un voix un peu triste cette fois.

« Qu'y a il ? »

Sans plus attendre, le daguet commença à raconter, sans trop se perdre dans les détails, sa vie chez les centaures. Il se concentra particulièrement sur la relation qu'il entretenait avec Liam et Firenze.

« Si tu voyais comme il est attachant Ron. J'ai l'impression d'être devenu son univers et j'ai un poids au cœur à chaque fois que je pense que bientôt nous serons éloignés. Avec Firenze c'est pire. J'ai tellement envie de vivre cette histoire pleinement et ne pas penser à demain, mais j'ai l'impression que passer un certain cap rendra la séparation encore plus difficile. J'ai l'impression d'agir égoïstement. »

« Tu sais, mec, je ne sais pas trop quoi te dire » débuta le rouquin en regardant pensivement le sol « Je pense te comprendre parfaitement d'une certaine façon, car je vis plus ou moins la même chose ici. »

« Tu as rencontré quelqu'un ? »

« Uhum, enfin il a été établit qu'il ne fallait pas trop prendre les choses au sérieux non plus. Mais je sais que ça me fera un peu de peine de ne plus la voir ou plus régulièrement du moins. »

« Comment s'appelle l'heureuse élue ? » taquina Harry

« Blue, tu apprendras que chez les fées les filles ont toutes des prénoms avec un B et un L, certains sont même imprononçables pour moi. Enfin bref, si tu voyais Blue, toi aussi tu la trouverais magnifique. Elle sait préparer de ces gâteaux ! »

« Oh non Ron ! Tu ne vas pas me faire croire que c'est ce qui t'as le plus charmé chez elle ! Ses talents culinaires ! Sérieusement ? »

« Quoi ! Ça fait parti des qualités importantes que je cherche chez une femme ! Mais je te rassure, elle reste tout de même très jolie à regarder, c'est même ce qui m'a séduit en premier chez elle, promis. Le reste n'a fait que me conforter d'avantage dans mes impressions. »

« T'es pas croyable ! »

« En même temps, si tu savais la côte que j'ai auprès de ces nanas. La couleur rousse les rend complètement dingue, il a fallut que je fasse une sélection. Blue était parmi mes favorites, alors quand j'ai goûté sa cuisine j'ai compris qu'il n'y avait plus à hésiter. Les fées prennent plutôt bien le fait de ne pas être choisie. Il n'y a pas eu de larmes ou de vengeance mesquine. Les filles de Poudlard devraient venir faire un stage ici, en plus de ma mère, elles apprendraient vraiment des choses. »

« Et tu n'as goûté que sa cuisine à ta fée ? » demanda le cerf-centaure en levant un sourcil

« Ce point là pourra peut être t'aider dans ce que tu veux faire avec ton centaure...ça me fait tout de même bizarre de t'imaginer avec un hybride. Mais le Firenze que tu m'as présenté est objectivement pas mal effectivement. Il n'aurait tout de même jamais réussi à éveiller chez moi le moindre intérêt, même en sachant faire la meilleure cuisine du monde...quoique ça peut se négocier.. »

« Ron ! »

« Oui oui, j'y arrive. Nous...j'ai effectivement goûté autre chose que sa cuisine. C'est bien parce que tu es un frère pour moi, que je te raconte ça mec... Elle est passée à la casserole, mais je dois te dire qu'elle est hyper douée avec sa langue. En premier ça été un peu effrayant, car les fées peuvent allonger leur langues. Elles le font généralement pour goûter le pollen ou le nectar quand celui ci se trouve au tout au fond d'une grande fleur. Alors imagine ce que peut faire une langue longue autour de... tu sais ? »

« Je vois oui » rigola son ami

« Les sensations sont justes dingues ! Mais je ne suis pas resté inactif non plus, hein ! J'ai la même qualité puisque je suis également une fée. Et son nectar n'a rien à voir à ceux des filles sorcières, rien du tout... c'est mille fois mieux. » dit il d'un ton rêveur « Nous avons couché ensemble plusieurs fois depuis, elle a une certaine endurance je dois l'admettre, mais tout comme toi je pense que je me refuse de penser à après. Nous en avons discuter un peu, elle et moi, elle sait que ce n'est pas fait pour durer mais elle m'a dit que certaine chose valait la peine qu'on souffre un peu après. En vivant la relation qu'on a, on sait qu'on ne le regrettera jamais plus tard. On y repensera avec nostalgie peut être, mais il n'y aura pas d'amertume car ça aura été vécu pleinement.

En se retenant on crée des fantasmes de ce qui aurait pu être. On peut même s'imaginer qu'en fait cette personne était peut être l'amour de notre vie. Alors que là, bien que je sache que Blue est une fée fabuleuse avec qui je pourrais vivre d'autres moments géniaux, elle n'est pas faîte pour moi. Et je pense qu'elle est arrivée également à la même conclusion. Donc pour le moment on profite du moment présent, on sait que demain sera sûrement douloureux, mais ce qu'on vit maintenant c'est bien. »

« Ron tu m'impressionnes, ce stage chez les fées semble t'avoir vraiment fait le plus grand bien. Tu risques de perturber Hermione si tu continus à parler en étant aussi réfléchi. » plaisanta t il sur la fin « Mais je pense avoir compris le message. Je pense que peut être avec Firenze je pourrai adopter cette philosophie, il me faudra en discuter d'avantage avec lui. Par contre c'est pour Liam que je m'inquiète le plus. Il est encore tout petit, j'aurai dû des le début mettre une distance, je suis le plus adulte des deux et par mon comportement je vais le faire souffrir. Il va même sûrement penser que je vais l'abandonner. Je connais ce sentiment Ron, il a fallut beaucoup de temps à Sirius pour me calmer à ce niveau là. » finit il tristement

Le brun ne regardait pas son ami en parlant, il avait les yeux rivés au sol, l'air de plus en plus malheureux. Il ne vit donc pas l'inquiétude qui grandissait dans le regard du rouquin. Ce dernier le connaissait bien, il savait que Harry avait une grande tendance à s'attacher aux personnes de façon pratiquement irrémédiable. Hermione tout comme Remus pensait que c'était une séquelle de son traitement chez les Dursley. Le brun avait besoin de se sentir aimé et d'aimer en retour, alors quand quelqu'un venait à lui avec de l'affection à revendre, il s'y agrippait forcément.

Certaines personnes mal intentionnées avaient voulu profiter de cette faiblesse, mais heureusement que celui qu'on surnommait le Survivant, était bien entouré. Cho une jeune serdaigle avait réussi à mettre le cœur du griffondor en miette une fois, elle l'avait amèrement regretté par la suite. D'une parce que les jumeaux Wesley et Ron firent de sa vie un enfer avec différentes farces de plus ou moins mauvais goûts, de deux parce que Hermione et Luna réussirent à la faire douter de ses capacités intellectuelles en cours, et de trois pour finalement être cocu du gars avec qui elle avait trompé Harry.

Le griffondor apprenait à être moins naïf avec l'aide de son entourage et cet entourage essayait d'être moins extrême dans ses réactions quand il s'agissait du bien être du petit brun.

« Tu devrais discuter d'avantage avec ce petit Liam, dont tu me parles. Lui faire comprendre que dans quelques jours vous ne pourrez plus vous voir aussi régulièrement. Je pense qu'au fond de lui il le sait déjà. Fais lui juste prendre conscience un peu plus chaque jour, pour que le jour de ton départ ça soit un peu moins douloureux pour lui. » conseilla calmement le rouquin

« Tu as raison, je redoute juste de voir son air triste, c'est pour ça que j'évite le sujet en général. Firenze a déjà pris les devant à ce niveau là, heureusement qu'il est là sinon je pense que la situation aurait été plus dramatique encore » rigola doucement le daguet.

« Je m'inquiéterai d'avantage d'une autre situation qui pourrait tourner au drame si tu ne fais pas bien attention. Dis lui d'aller mollo au début tout de même à ton Firenze. » voyant l'expression d'incompréhension qui se dessinait sur le visage de son ami, le rouquin explicita « On parle d'un étalon Harry, un étalon par Merlin ! Blaise j'en suis sûr passe pour un petit joueur à côté. En faite la comparaison n'est pas possible entre eux, mais entre Remus et ton centaure, qui gagnerait à ton avis ?»

Le daguet éclata de rire « Tu ne t'es toujours pas remis de ton expérience avec lui, hein ? Et s'il te plaît évite de me faire imaginer mon second parrain à poil, enfin nu.»

« J'ai encore du mal à regarder mon sexe dans la glace, il a réussi à éveiller chez moi un complexe, ce connard de serpentard ! »

Les derniers propos de son ami ne firent que d'avantage hurler de rire le cerf-centaure. Pour Ron c'était mission accompli Harry n'avait plus l'air triste et il comptait bien maintenir cette ambiance jusqu'à son départ.

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A leur retour au clan, Barintus informa le daguet que Hagrid était passé. Il avait tout de même laissé les lettres de ses amis et de ses parrains à la charge du chef, pour qu'il puisse les lui remettre. Il y avait également du parchemin, de l'encre et des plumes au cas où.

La nouvelle fit battre le cœur du cerf-centaure, il ne se sentait toujours pas prêt à quitter ses nouveaux amis, mais il se secoua et décida d'arrêter de jouer à l'autruche. Ron avait réagit de façon bien plus mature que lui. La rencontre et la bonne entente entre les créatures magiques et les sorciers entraînaient forcément la création de liens. C'était le but de ce stage, aller au delà des apparences et apprendre à apprécier vraiment l'autre tel qu'il était.

Harry trouva Liam dans le jardin de Taylor en train de fabriquer des bracelets en cuir. Il y en avait de différentes couleurs, mais le poulain semblait avoir une nette préférence pour le orange. En entendant les pas derrière son dos, le petit centaure se retourna pour voir qui venait. Son visage s'illumina quand il vit que c'était le daguet.

« Harry ! Regarde ce que je fais » dit il en présentant son travail

« Tu fais du beau travail Liam, peux tu me montrer comment tu fais ? Comme ça je pourrai également en faire. »

« Uhum... alors tu prends ça et ça... et tu fais comme ça et... » expliqua le plus jeune.

Les deux hybrides passèrent ainsi l'après midi ensemble, à la grande joie du poulain. Il aimait avoir le daguet pour lui tout seul et lui montrer ce qu'il savait faire. Quant à l'aîner il voulait profiter du petit centaure, mais aussi commencer à un introduire le fait que son départ se rapprochait, comme le lui avait conseillé Ron. Il lui parlait de ses amis à Poudlard, de ses parrains et de sa chouette. Le petit hybride était attentif et était curieux d'en savoir toujours un peu plus.

Firenze et Taylor les avaient rejoint sur ces entre faits, le groupe avait dîné ensemble et Liam n'avait pas arrêté de babiller sur tout ce qu'il avait fait avec Harry. Tous les détails y passaient.

Au moment où il fut le temps au poulain d'aller se coucher, le griffondor l'accompagna et lui raconta deux histoires avant que le sommeil ne le gagne et qu'il ne s'endorme dans les bras de son aîné. Le cerf-centaure avait alors délicatement posé sa charge sur le tas de mousse, rapproché son cerf en bois près de lui et quitté la pièce silencieusement.

Le retour dans la cabane du centaure se fit dans un silence tranquille, Firenze ayant son habituel bras autour du plus jeune et ce dernier se collait le plus possible à lui pour s'enrouler dans sa chaleur.

« As tu pu bien discuter avec ton ami aujourd'hui ? »

« Oui, cette discussion m'a fait le plus grand bien, merci. Ron m'a beaucoup épaté dans ses propos, d'habitude c'est Hermione qui à le rôle de la confidente qui résout tous les problèmes. Je pense que maintenant il peut également prétendre au poste. » plaisanta le brun

Ils entrèrent dans la cabane et le daguet proposa de faire du thé, ce que le centaure accepta. Quand il posa les tasses fumantes sur la table, il se posa directement à côté du plus âgé.

« Mon ami m'a fait également prendre conscience de certaines choses dont j'aimerai te parler. »

« Je t'écoute. »

« Il doit me rester environ une semaine dans le clan et j'aimerai que les jours à venir soient mis principalement à profit en ta compagnie et celle de Liam. J'aimerai bien aussi passer du temps avec Baltz, Fey et Primus, mais la majorité de mon temps si possible j'aimerai qu'il soit avec vous deux. J'ai déjà commencé à expliquer à Liam de façon indirecte pour le moment, que mon départ était proche. Je ne veux pas par contre que mon éloignement soit vu comme un adieu. »

« Nous ne communiquons pas avec les humains en général, tu le sais Harry » commenta Firenze.

« Je sais mais je ne peux pas faire parti des exceptions ? A travers Hagrid je pourrai maintenir le contact avec lui, non ? Lui envoyer des petites choses ? »

« Je ne sais pas si c'est une bonne idée... »

« Quoi ? Je suis venu ici et puis après c'est fini ? On fait comme si rien n'avait eu lieu ? » commença à s'indigner le griffondor

« Je n'ai pas dis ça. » rétorqua calmement le centaure

« C'est ce que tu laisses entendre, je propose des solutions et toi tu dis non à tout. Tu n'aimerais pas que je t'envoie des petits cadeaux ou que je passe te voir pour discuter un peu ? »

« Harry. » soupira t il « Tu ne vois que ton côté des choses. Tu voudrais maintenir le contact pour avoir moins mal à ton cœur, mais peut être que ta méthode n'est pas valable pour nous. Tu ne t'es pas posé la question de savoir si le fait qu'on te voit de façon épisodique puisse faire plus de mal que de bien ? Il arrivera que parfois tu ne puisses pas venir nous voir pour des raisons sûrement valables. Mais pour Liam à qui tu as donné la premier place, il ne comprendra pas forcément tes autres obligations. Il a besoin d'un point stable pour se développer sainement et Taylor est là pour ça. Je ne dis pas qu'il ne faut plus que tu viennes nous voir, mais que ce soit de façon très occasionnelle. Une fois toutes les cent lunes par exemple. »

« N'aura t il pas le sentiment que je l'abandonne en ne donnant plus de nouvelle comme ça du jour au lendemain ? Je sais ce que c'est Firenze, c'est un sentiment horrible. Et toi ? Personnellement, tu ne voudrais pas qu'on garde contact ? » demanda t il dans une sorte de supplique, en cherchant à capter le regard de l'autre.

« Sans penser aux conséquences oui j'aimerai que nous continuions à échanger régulièrement si possible, mais je sais par expérience que ce n'est pas tenable et que c'est surtout douloureux. Ne crois pas que je dise tout ça juste pour être buté. Quant à Liam on lui expliquera le temps qu'il faudra pour qu'il comprenne que tu ne l'as pas abandonné, que vous venez de deux mondes différents et qu'il te fallait tôt ou tard rentrer chez toi. Il aura sûrement beaucoup de peine au début mais Taylor ainsi que les autres de la communauté seront là pour le soutenir et faire en sorte qu'il aille mieux, ne t'inquiète pas. »

Le griffondor se contenta de hocher doucement de la tête en regardant sa tasse dont le thé devait être probablement tiède, maintenant.

« Je ne pense pas que ça ruine le fait que je veuille profiter du temps avec vous, non ? »

« Non, je serai content de passer le plus de temps avec toi » confirma Firenze en caressant son dos pour l'apaiser.

Après un moment de silence où les deux hybrides continuèrent à boire leur thé, un petit sourire se dessina sur les lèvres du daguet avant qu'il ne se tourne vers son interlocuteur.

« J'aimerai alors qu'on commence à profiter du temps maintenant. » déclara t il avant de s'incliner vers le centaure et de rencontrer ses lèvres.

« Harry ? » questionna t il entre deux baisers avant de l'arrêter et de le regarder droit dans les yeux, afin de lire ce que le plus jeune était en train de suggérer.

« Firenze ? » murmura t il en retour

Le centaure leva un sourcil à cette rhétorique, avant de se redresser et de tendre la main au cerf-centaure pour qu'il la prenne. Sans dire un mot, ils se dirigèrent vers la chambre à coucher.

La fenêtre de la chambre était ouverte, laissant ainsi passer les rayons de la demi lune et éclairant plus ou moins la pièce. Cela ne fit que rendre le regard du centaure plus intense et brillant dans cette semi obscurité. Il tenait toujours la main du plus jeune qui se tenait tranquillement debout en face de lui. D'une pression de la main, il força le daguet à se rapprocher de lui jusqu'à ce que leur torse se rencontre. Prenant en coupe,entre ses grandes mains, le visage du griffondor il se baissa doucement, pour atteindre ses lèvres.

Le début ne fut qu'échange de petits baisers, où les deux hybrides cherchaient parfois à capturer la lèvre inférieure de l'autre entre ses dents pour la suçoter. Les mains qui se trouvaient au niveau du visage, glissèrent lentement le long du cou, puis des épaules, avant de former un arc pour rejoindre la poitrine et descendre le long du ventre, pour finir par encercler la taille et la tenir possessivement.

A partir de ce moment là, les baisers se firent plus urgents, plus vifs. Firenze conquit la bouche de son amant en le faisant capituler en ouvrant la bouche. La reddition fut totale, Harry entoura le cou de son aîné et laissa échapper un gémissement de pur plaisir. Il en voulait plus, il voulait sentir plus encore la présence du centaure sur lui. Comme si le centaure avait compris les exigences muettes du daguet, il éloigna sa bouche de la sienne pour partir découvrir d'autres territoires. Le cou fut la première partie attaqué, il mordilla, suçota, lécha juste pour la satisfaction d'entendre les sons que poussait son partenaire.

Celui ci bascula sa tête en arrière pour laisser d'avantage d'espaces, de champ de manœuvre à son amant, pendant qu'il agrippait ses cheveux, les trouvant doux au touché. Le centaure continua son voyage de découverte du corps du griffondor et parsemant sur son chemin des petits baisers, indiquant ainsi le chemin qu'il prenait vers la poitrine. Quand sa bouche rentra en contact avec un des tétons, il le lapa aussitôt, comme pour connaître son goût. Il fit en sorte que juste la pointe de sa langue flirt avec lui, pendant qu'une de ses mains échauffait l'autre téton en passant sa paume dessus.

« Firenze ! » haletait Harry, les yeux mi clos

Le centaure revint capturer sa bouche, pour la goûter à nouveau de façon plus vorace encore. Avant de s'écarter brusquement pour reprendre ses investigations avec l'autre téton. Il refusa cependant de laisser toujours un sans protection. Alors pendant qu'il faisait connaissance de l'un avec sa bouche, il pinça légèrement entre son pouce et son index l'autre, en augmentant petit à petit la pression sans que ça ne deviennent trop douloureux.

Cette fois ci, le cerf-centaure laissa échapper un cri. Il commençait à s'agiter, il voulait également participer, connaître le corps de l'hybride qui le chamboulait.

Il ne pouvait, dans la position dans laquelle ils étaient, que toucher son dos et son visage. Il voulut reculer, mais la main sur sa taille se raffermit et des dents mordillèrent son téton en signe de dissuasion.

Ce ne fut que lorsque Firenze se redressa, après avoir pratiquement fait l'amour à son ventre que le plus jeune put s'attaquer à son corps.

Il était volubile, il voulait être partout sur le corps de son vis à vis. Il voulait lui faire plaisir, l'entendre gémir comme lui. Il était aussi très excité et voulait mettre son partenaire dans le même état que lui.

Il découvrit le torse du centaure, halé et qui sentait bon la forêt. Il prodigua les mêmes attentions qu'il lui avait été donné. Il savait que généralement ce qu'on faisait offrait à quelqu'un dans un lit, était ce qu'on voulait inconsciemment qu'on nous fasse en retour. Sa théorie se révéla juste, puisque bientôt la respiration du centaure se fit précipitée, ses mains ne cessaient de faire des aller et venus dans son dos, témoignant ainsi de la tension qui augmentait chez lui.

« Harry » dit il d'une voix rauque en prenant de nouveau son visage en coupe et en posant son front contre le sien, la respiration toujours difficile. « Tu sais ce qui va se passer ensuite, n'est ce pas ? Es tu sûr de vouloir continuer ? »

« Oui, sûr et certain Firenze » dit il avec détermination, mais le regard tendre.

« Bien » répondit l'autre avant de l'embrasser « Je veux que tu poses tes mains à plat sur le mur en face » indiqua t il après.

Le cœur battant, le daguet fit ce qu'on lui demanda sans discuter. Quand il fut en place, il regarda par dessus son épaule. Le centaure lui faisait dos et semblait faire des exercices de respiration pour se calmer un peu. Il caressa doucement ensuite le corps animal du plus jeune, ses flancs, les cuisses arrières. Puis sa main glissa en dessous pour attraper quelque chose. Harry hoqueta au touché.

« Chuu, je vérifiais juste que tu étais bien excité. Je ne suis pas déçu. » sourit il en continuant à toucher, à même faire des va et vient sur le sexe du daguet.

Le griffondor préféra regarder le mur en face de lui pour ne pas que le centaure voit à quel point il rougissait, mais il ne put retenir cependant des halètements et ni son corps de se tendre sous les caresses pour en recevoir plus. Il se demandait comment il arrivait encore à tenir sur ses pattes, alors que les sensations se faisaient de plus en plus forte.

« Je vais te monter Harry, te sens tu prêt ? » chuchota une voix près de son oreille. Il sursauta, il n'avait pas entendu le centaure se rapprocher.

« Oui » murmura t il. Mais avant de le laisser repartir il l'embrassa langoureusement, puis sourit avant de replacer ses mains contre le mur en bois.

Après quelques instant où rien ne se passa, le griffondor senti brusquement un poids sur son corps. Ce n'était pas insoutenable, il sentait certes fortement sa présence sur son dos mais le poids semblait s'équilibrer sur toute la parti de son corps pour ne pas qu'il flanche.

Des bras forts virent encercler sa taille, un souffle caresser sa nuque puis un :

« HAN ! » retentit

Au même instant il sentit quelque chose s'introduire en lui, lui coupant le souffle sur le coup. Il y eu de nouveau un silence perturbé par deux respirations fortes, puis après avoir laissé un moment pour s'adapter, Firenze repartit en arrière pour revenir violemment. La suite ne se fit sous la même cadence. Le centaure mordit l'épaule de son partenaire comme pour le maintenir en plus de ses bras, tandis que Harry rejetait sa tête se mordant les lèvres avant de capituler et de laisser ses gémissements et ses cries emplir la pièce.

« Ne t'arrête surtout pas Firenze, ne t'arrête surtout pas.» ne cessait il de répéter

Ce dernier sourit dans son cou et amplifia autant qu'il put ses coups de buttoir. Harry laissa une main quitter le mur pour venir caresser la tête de son amant et manifester d'avantage son plaisir.

Après quelques minutes où il pouvait être vu un corps qui ondulait sur un autre, les deux hybrides se figèrent pour laisser échapper à l'unisson un râle.

« Est ce que ça va ? » s'enquit le centaure quand ils se séparèrent pour s'allonger.

« Uhum, je vais très bien... merveilleusement bien.» répondit le daguet les yeux fermés mais le sourire aux lèvres. Il ouvrit cependant les yeux pour rassurer véritablement son partenaire. Avant de reculer un peu, et poser finalement sa tête sur le flanc de Firenze. Il n'arrivait toujours pas à dormir à la verticale et ne se donnait même plus la peine d'essayer.

hphphphphphphhppphphphph

Les journées suivantes se déroulèrent dans une ambiance joyeuse. Comme prévu Harry profita un maximum de la présence des deux hybrides chers à son cœur. Il avait expliqué à Liam de la façon la plus douce possible, qu'il allait bientôt partir, mais même la plus jolie des manières n'atténuait pas la douleur ressentit. Les larmes coulèrent aussi bien chez le poulain que chez le cerf-centaure. Ce dernier sentit le poids qu'il avait au cœur s'alourdir un peu plus, rendant sa respiration plus laborieuse. Taylor qui avait été présent, s'en était inquiété mais le jeune daguet l'avait rassuré que ça passerai vite.

Les moments avec Firenze n'étaient pas aussi nombreux que le griffondor avait voulu mais le soir, quitte à veiller un peu plus, ils s'occupaient l'un de l'autre. L'acte charnel fut répété pratiquement chaque nuit, le plus jeune était aussi demandeur que l'aîné. Quand Liam était présent par contre, ils attendaient que le petit dorme bien pour aller dans la forêt, s'aimer.

Le centaure lui permit un soir de le monter, pour qu'il sache ce que ça faisait quand le rôle était inversé. Ça avait été agréable, mais le cerf-centaure préférait être tout de même être celui qui recevait. Il aimait sentir la chaleur de son amant sur lui, autour de lui et en lui.

Barintus voulu qu'une fête soit célébrée en l'honneur du brun. C'était pour le remercier d'être venu, de leur avoir fait passer d'agréables moments en sa compagnie, de les avoir accepté pour ce qu'ils étaient et de leur avoir fait voir un autre aspect des humains. Firenze pensait surtout que c'était un bon prétexte pour que Harry leur fasse de nouveau goûter sa cuisine. Ses doutes furent plus ou moins confirmés, quand Bane proposa d'une façon qu'il pensait hasardeuse, qu'il serait bien si le daguet puisse leur faire connaître un autre plat avant son départ. Histoire qu'il garde vraiment en mémoire que les humains n'avaient pas tous les défauts qu'on leur donnait.

Bien sûr le griffondor n'avait pas pu refuser, bien trop content de faire plaisir à tout le monde. Il fut cependant grandement aidé pour la préparation. Primus, Fey et Baltz lui firent passer des moments mémorables dans la découpe de légume ou pire encore dans la distinction d'un légume d'un autre.

Liam resta également dans ses pattes, commentant tout ce qu'il faisait et cherchant son approbation à chaque fois qu'il finissait d'éplucher ou qu'il prenait une initiative.

Le soir de la fête, Harry dansa toute la nuit avec de nombreux centaures mais surtout avec le poulain pendant la première partie de la soirée et puis avec Firenze quand celui ci arrivait à se placer entre deux propositions à danser. Le rire du cerf-centaure ne cessa de s'élever dans les airs cette nuit là, attirant des regards amusés sur sa personne. Sa bonne humeur semblait contagieuse et Barintus se dit dans son fort antérieur, que peut être le vide se ferait plus ressentir que prévu après le départ de l'humain.

Le jour J arriva et des le matin le griffondor ne se sentit pas bien, il avait un nœud à l'estomac et le cœur encore plus lourd que d'habitude. Liam avait dormi avec lui pour la dernière nuit et étonnamment il avait réussi à dormir à la verticale tout en serrant contre lui le poulain. Firenze l'avait quant à lui entouré de son bras, sa taille. Le daguet avait été content de sentir leur deux corps près de lui, il avait pu ainsi ressentir toute leur chaleur affectueuse.

Au moment du petit déjeuner, il n'y avait pas eu de grande discussion, juste quelques mots échangés. Les silences du petits centaures marquaient que d'avantage l'événement à venir de la journée. La plus part des hybrides étaient venus hier lui dire au revoir, car pas tous pouvaient être présent le jour J, du fait de leurs activités. Ainsi le cerf-centaure ne verrait pas aujourd'hui ses amis loup-centaures. Mais chacun lui avait offert un petit présent hier en signe de souvenir, la veille.

Barintus, Bane, Firenze, Taylor et Liam seraient par contre présents. Hagrid devait venir normalement en début d'après midi le chercher, mais les centaures avaient décidé de l'accompagner jusqu'à la limite du parc de Poudlard et de la forêt interdite.

Le demi géant était à l'heure, il avait sur son épaule Ron et d'autres fées avec lui.

« Harry ! Comment vas tu ? »

« Bien Hagrid, heureux de te voir » dit il avec un sourire en demi teinte « Hey Ron ! Ça va ? »

« On fait aller » répondit il en haussant les épaules. Lui non plus ne semblait pas guilleret.

« Je te présente Liam, le centaure dont je t'avais parlé. Liam voici mon meilleur ami Ron. »

« Il est tout petit pour un sorcier et il ressemble à une fée. » observa le poulain dubitatif

« C'est parce qu'il a été transformé comme moi, mais sinon il est grand »

Le rouquin se posa sur l'épaule du petit :

« C'est vrai qu'il est mignon, j'aime bien sa tête. » sourit il « Je te présente pour ma part Blue, celle que tu vois avec les cheveux couleur or. » continua t il en voletant vers la fée.

« Enchanté, Ron m'a parlé de vous. En bien je vous rassure. »

« Ron m'a également beaucoup parlé de son ami Harry Potter, enchantée égalment. » sourit elle.

« Bon, il nous faut y aller, les autres ne devraient pas tarder à arriver également. » indiqua Hagrid.

Le groupe se mit en marche, le demi géant en tête de fil avec Barintus, Bane et quelques fées, suivit de Firenze, Harry et Liam qui lui tenait la main, puis finissant avec Taylor, Ron et Blue.

Le château fut bientôt visible et les battement du cœur des deux griffondors ne se faisaient que plus fort. Sur place était déjà présent pas mal de monde dont certains professeurs, comme Mcgonagall, Snape et Flitwick. A côté d'eux se trouvaient le directeur Dumbledore et l'infirmière Madame Pomfrey qui semblaient en grande discussion. Ernie, Hanna et Adrian étaient également là accompagnés des créatures magiques chez qu'ils avaient été. Il manquait encore à l'appel que Neville et Luna.

Mais la plus grande surprise pour le brun tout comme pour le rouquin, fut de voir un peu en retrait leur amie Hermione avec Sirius et Remus, ainsi qu'une partie de la famille Wesley, le père de Luna et la grand mère de Neville. D'autres personnes qu'ils ne connaissaient pas étaient également là mais elles devaient sûrement être des proches des autres élèves.

« Ah vous voilà, » s'écria Dumbledore les yeux pétillants « Approchez, approchez mes enfants, ainsi que vos accompagnateurs. Comment allez vous ? »

« Bien professeur. » répondirent à l'unisson les deux élèves.

« Tant mieux, tant mieux. » dit il en hochant de la tête « Monsieur Londubat et Mademoiselle Lovegood sont déjà présents mais ne peuvent pas rester longtemps à la surface pour des raisons que vous savez évidentes. » informa le vieil homme.

Sur ces mots deux têtes familières émergèrent, ainsi que d'autres avant de disparaître de nouveau sous l'eau.

« Vos familles et amis sont également venus vous voir, histoire de se rassurer que vous alliez bien. Vous pouvez aller leur parler quelques instants, le temps que je m'entretienne un peu avec vos autres amis, après nous procéderont aux transformations. » continua t il.

Sa main tenant toujours celle du poulain, Harry se dirigea vers le groupe en retrait qui le regardait arriver avec un grand sourire. Il ne put s'empêcher de le leur rendre.

« Ça alors ! Si Cornedrue pouvait voir ça ! » s'exclama Sirius, les yeux émerveillés et un peu humide aussi.

« Tu as raison, je pense qu'il aurait été fier de le voir ainsi » confirma Remus, avant de s'avancer et de serrer dans ses bras autant que possible le cerf-centaure.

« Hum j'ai plus l'habitude quand tu es plus petit que moi, Harry. » plaisanta t il

« Eh moi ça me fait bizarre de vous voir d'en haut. » rétorqua t il en riant, avant de serrer son autre parrain.

« Harry, tu ne peux pas savoir à quel point vous m'avez manqué toi et Ron. Le temps m'a parue horriblement long. La prochaine fois c'est sûr je pars avec vous!» déclara Hermione le ton déterminé, mais les yeux un peu brillants.

« Oh Hermi ! » fit le brun en serrant dans ses bras son amie.

Du coin de l'œil, l'hybride vit que Ron était en train parler aux membres de sa famille et de leur présenter par la même occasion son amie fée.

« Sirius, Remus, Hermione je voudrais vous présenter quelqu'un qui m'est très cher, Liam. Liam voici ma famille, celle dont je t'ai parlé. »

« Hello Liam ! » salua la brune « Il a une tête adorable Harry, et regarde moi ces joues ! Elles sont à croquer. »

« Si tu continues comme ça tu vas lui faire peur. » rigola t il.

Le poulain était intimidé et cacha sa tête près de la cuisse de son aîné. Quand il était en face de personne ou créature qu'il ne connaissait pas il restait la plupart du temps silencieux. Le daguet le savait, le petit centaure ne lui avait pas tout de suite parlé quand ils s'étaient rencontrés la première fois, il avait juste initié un contacte physique.

« Tu veux bien leur dire bonjour pour moi Liam ? Ils ne sont pas méchants. » dit le brun en lui caressant les cheveux.

« Bonjour » murmura t il avant de se coller d'avantage au cerf-centaure.

« Il est vraiment mignon » s'attendrit d'avantage la griffondor.

« Comment vas tu Harry ? As tu un ressenti positif de ton expérience ? » demanda Sirius joyeusement

« Uhum oui un avis très positif » répondit il avec un petit sourire triste avant de baisser les yeux de nouveau sur le petit centaure.

La réponse courte surprit un peu le groupe, de même que son expression, mais seul la sorcière et le loup garou firent vite le lien entre les deux hybrides et comprirent.

« Oh Harry ! » compatit Rémus.

« Quoi ? » demanda Sirius.

« On t'expliquera plus tard. »

« Mes enfants je pense que maintenant nous pouvons procéder aux transformations. » annonça le directeur.

Les paroles du vieil homme raidirent automatiquement les élèves et certains de leurs accompagnateurs. Liam se mordait les lèvres mais déjà quelques larmes silencieuses commencèrent à couler. Taylor lui avait demandé d'être fort pour ne pas faire de la peine à Harry, mais c'était difficile.

Lui tenant toujours la main, le daguet se redirigea vers les autres centaures. Son regard s'était ancré dans celui de Firenze qui ne détacha pas également son regard du sien. Si le plus âgé arrivait à voiler ses émotions ce n'était pas le cas de l'arrivant dont les yeux exprimaient tous les sentiments qui faisaient rage en lui. Arrivé à son niveau, le griffondor posa sa tête contre sa poitrine et ferma un instant les yeux. Il avait besoin d'un petit moment pour se reprendre, pour ne pas craquer. En se redressant, il avait un sourire visiblement factice sur le visage.

« Tu veux bien garder Liam le temps de la transformation ? »

« Bien sûr. »

« Harry, je ne veux pas que tu te transformes moi ! » supplia le poulain « Je veux que tu restes avec moi. »

« Moi aussi j'ai envie de rester auprès de toi, mais malheureusement je ne le peux pas. »

« Mais pourquoi ? » demanda t il avec une petite voix

« Parce que premièrement je ne suis pas né centaure et deuxièmement parce que je peux pas tout laisser tomber comme ça. Ma famille sera triste si je les quitte aussi brusquement. »

« Mais moi aussi je suis triste.»

« Je sais, crois moi je le sais, c'est pour ça que me fait aussi mal qu'à toi d'être séparé. Tu es vraiment très important pour moi Liam, mais nous venons de deux mondes différents. Il n'est pas dit que nous ne nous reverrons jamais, hein ? On se reverra, moi j'ai envie de te revoir. »

« Moi aussi Harry. » dit il en pleurant d'avantage.

« Oh Liam je suis tellement désolé de te causer autant de peine. » déclara le brun en s'allongeant pour être à la hauteur du petit et le serrer fort dans ses bras.

Pendant de longues minutes encore le daguet essaya de consoler le poulain en lui disant des paroles réconfortantes au creux de son oreille, tout en lui faisant des bisous sur la tempe et en le serrant d'avantage contre lui.

« Harry ? » appela doucement le directeur.

« Oui, j'arrive juste un instant s'il vous plaît. »

En se redressant le daguet n'était pas en meilleur état que le petit, celui ci s'était un peu calmé, mais dès qu'il avait commencé à s'éloigner les pleures avaient repris. Taylor était intervenu pour le porter tant bien que mal avec l'aide de Bane, mais les cris de détresse raisonnaient dans le parc.

« J'ai mal Firenze, oh Merlin que j'ai mal ! » dit il en plaçant sa main droit sur son cœur, avant de regarder le centaure.

Ce dernier vint pour le serrer dans ses bras et lui rappeler les paroles qu'il avait dites au petit. Quand il sentit que le cerf-centaure se contrôlait d'avantage, il le laissa s'éloigner et rejoindre les autres.

Les autres élèves avaient la mine tout aussi triste, mais il était claire pour tous que Harry avait vécu quelque chose de beaucoup plus fort parmi les hybrides.

Le professeur Snape vint à eux en leur présentant à chacun une fiole. On dû rétrécir celle de Ron pour qu'il puisse boire le contenu sans problème.

Pour Neville et Luna le procédé inverse était un peu plus délicat, il fallait éviter qu'au cours de la transformation ils se noient. Il avait été donc proposé à ce que les elfes et les selkie maintiennent leur tête hors de l'eau une minute après l'absorption.

Tout comme la première fois, ce fut particulièrement douloureux. A peine la fiole vide les élèves se contorsionnèrent avant de s'écouler au sol, retenant difficilement leurs cris.

Quand le processus fut terminé, ils étaient encore tous haletant et le professeur Mcgonagall s'était hâtée de leur transfigurer à tout à chacun une robe pour couvrir leur nudité, du moins pour certains.

Quand Harry put tenir sur ses jambes, bien qu'un peu tremblantes, et se retourna pour voir les centaures, il trouva la place où ils se tenaient auparavant vide. Il avait beau fouiller du regard l'orée de la forêt, il ne vit aucune ombre ou forme rappelant celles des hybrides.

« Firenze ? » appela t il doucement. Avant de se diriger d'un pas incertain vers un éventuel chemin qu'ils auraient pu emprunter.

Il fut cependant arrêté par les bras de Remus qui le tint fermement contre lui.

« Moony il ne m'a pas dit au revoir, ils ne m'ont pas dit au revoir. » paniqua le garçon le regard toujours rivé sur les arbres.

« Ils ne voulaient pas te faire plus de peine, Harry. » parla t il calmement.

" Firenze est parti sans me dire au revoir.." répéta le brun la voix brisée par les larmes qui montaient.

" Chuuu ça va aller Harry, tu sais bien qu'il n'a pas fait ça pour te faire plus de mal, hein ?"

Mais le griffondor ne sembla pas l'entendre, bientôt sa respiration se fit difficile ce qui alarma le loup-garou.

« J'ai mal Moony. » dit il entre deux inspirations hachées « J'ai mal.. »

« Harry ? Harry ? Harry respire doucement, Madame Pomfrey venez vite, Harry fait un malaise ! » hurla son parrain.


Euh...ben non rien en faite..^^

Ah si ! Il y a encore un chapitre...avant l'épilogue. Ou alors l'épilogue sera incorporée dedans...elle est courte. Je débats encore avec moi même à ce niveau là.

Et non ce n'est pas une deathfic, j'aurai marqué tragédie sinon.