Note: Bon je viens d'avoir un petit soucis avec la publication, mais normalement tout est rentré dans l'ordre. Bref, nous vous voici avec le dernier chapitre avant l'épilogue. Je la posterai au plus tôt ce soir au plus tard demain. Si j'arrive à créer un forum pour répondre à ceux qui n'ont pas de compte ça me simplifiera les choses.
Pour ceux ou celles qui ont pleuré lors de la lecture du chapitre précédent, dîtes vous que vous n'étiez pas les seuls. Je suis également dans le club des grandes sensibles, donc je ne vous dis pas la tête que je faisais tout essayant de taper. J'ai dû m'arrêter plusieurs fois car j'inondais mon clavier.
Merci à ceux qui ont pris le temps de me laisser un commentaire, m'ont ajoutée dans leurs favoris ou dans leurs alertes.
Sur ce je vous laisse...bonne lecture.
Cadixx
Amour Hybride VII
En ouvrant péniblement les yeux, Harry su au moment où il vit le plafond blanc immaculé, qu'il était à l'infirmerie de Poudlard. Il n'y avait que cette salle, de tous les endroits qu'il connaissait, qui puisse être aussi nette de toutes fissures. Même les murs de Saint Mungo avaient des défauts. Poussant un soupir lasse, le griffondor tourna la tête sur le côté pour voir s'il y avait d'autre personne que lui dans la pièce. Il entendit Madame Pomfrey chantonner, mais mis à part elle et lui, il n'y avait pas âme qui vive. Il se rendit vite compte, que du fait qu'il ne soit plus hybride sa vue s'était à nouveau dégradée, l'empêchant au delà d'un certain champ de voir de façon précise. Sortant un de ses bras de la couverture, il le tendit vers la petite table de chevet pour récupérer sa paire de lunette, que quelqu'un avait bienveillamment laissé pour lui.
Le jeune garçon ne voulait pas se lever, étrangement il ne s'en sentait pas la force ou peut être était ce tout simplement un manque de volonté de sa part. Il ne lui avait pas fallut longtemps pour se rappeler ses derniers souvenirs, juste avant qu'il se sente mal et que Remus crie pour de l'aide. Le seul fait de penser au moment où il avait compris que les centaures étaient partis, lui fit fermer les yeux pour empêcher des larmes traîtresses de couler. Il ne voulait plus pleurer. Le plus dure fut de surtout pas se remémorer les larmes de Liam, ainsi que ses cris quand on l'avait éloigné. Une tentative peine perdue, car la douleur au niveau de son cœur se raviva tout de même. C'était une douleur qui lui était familière, il l'avait déjà sentie quand Sirius avait faillit mourir.
Encore un souvenir dont le griffondor ne voulait pas se rappeler, bien que trois années se soient écoulées les événements restaient toujours marquants. Soupirant à nouveau, il décida de s'asseoir sur son lit en se demandant, combien de temps était il resté inconscient. D'après la clarté du jour, il devait être le matin. Il lui manquait plus qu'une montre pour savoir l'heure exacte.
Ces petits objets de son quotidien de sorcier ne lui avaient pas tant manqué que ça pendant son stage. Il y a avait bien quelques exceptions, mais en général il s'était bien fait à la vie des centaures.
« Ah Monsieur Potter, vous êtes enfin réveillé. Je commençais sérieusement à m'inquiéter de ne toujours pas vous voir ouvrir les yeux. »dit Madame Pomfrey en se dirigeant vers lui.
« Comment vous sentez vous ? » demanda t elle tout de suite après.
« Bien dans l'ensemble. Depuis combien de temps suis je ici ?»
« Vous avez dormi trois jours entiers. »
« Trois jours ! »
« Vous avez perdu connaissance subitement, quelques instant après avoir retrouvé votre forme originelle. Vous nous avez fait une belle frayeur, vous savez ? Vos amis et votre famille ont régulièrement demandé de vos nouvelles. Monsieur Black et Lupin sont toujours présents dans l'établissement. Ils sont juste partis manger, ils ne devraient pas tarder à revenir.» continua t elle en agitant sa baguette autour de lui.
Harry regarda l'infirmière faire son travail autour de lui, l'air un peu pensif.
« Uhum...Effectivement vous semblez aller mieux » acquiesça t elle, avant d'arrêter subitement ses mouvements et de jeter un regard inquisiteur à son patient.
« Vous sentez vous vraiment bien partout monsieur Potter ? »
« Pourquoi ? Y aurait il un problème ? » s'enquit le jeune homme.
« Pas ce petit jeu là avec moi, mon garçon. Vous oubliez que je connais votre dossier médical. Et vous n'allez pas parfaitement bien. » sermonna l'infirmière « Est aussi douloureux que la dernière fois ? » demanda t elle d'une voix plus douce.
« Tout aussi douloureux, mais ça reste encore supportable. » avoua t il, après avoir laissé échapper un soupir.
« Savez vous comment apaiser la douleur ? La dernière fois que cela vous avez pris on ne vous a juste plus vu pendant deux semaines avant que vous ne reveniez à Poudlard et que tout soit rentré dans l'ordre. »
« Le médicomage qui me suivait ne m'a pas donné de potion particulière. Il a juste déclaré que c'était un soucis qui relevait aussi bien du physique que du psychisme, sauf que pour que les potions puissent agir sur cette douleur physique, il fallait que je résolve mon problème psychologique avant. »
« Je vois. Savez vous ce qui vous pose problème ? »
« Je pense oui, il me faut juste accepter certains faits. »
« Bien, dans ce cas je ne vais pas vous retenir plus longtemps ici. Mais si la douleur devient plus vivace vous revenez ici et nous verrons ce que nous pourrons faire. Je vous recommande également de vous ménager, ce qui signifie pas de quidditch ou de sortie en balai pendant un moment. Je préviendrai votre directrice de maison, pour être sûre qu'on garde un œil sur vous. Ce que vous avez ne doit pas être pris à la légère monsieur Potter. »
« Je suivrai vos recommandations. Mais puis je rester encore un moment à l'infirmerie s'il vous plaît ? »
L'infirmière le regarda avec étonnement, c'était bien la première fois que le brun lui demandait de rester plus longtemps que prévu, d'habitude ils se lançaient dans de grandes négociations pour que tout le monde soit satisfait. Elle finit tout de même par hocher de la tête.
« Pas plus de 24 heures jeune homme. » indiqua t elle en s'en allant.
« Merci »
Harry ne voulait pas encore être confronté à la réalité de son retour parmi les siens. Ils voulaient les voir bien sûr, mais il sentait qu'il avait encore besoin d'un petit peu de solitude. S'allongeant de nouveau, après avoir retirer ses lunettes, le griffondor passa les draps au dessus de sa tête, ferma les yeux et se força à sombrer de nouveau dans le sommeil pour oublier tout ce qui l'entourait.
Hpphhpphhphphphphphphphphp
Quand il se réveilla de nouveau, ce fut à cause de chuchotements près de lui. Il n'arrivait pas à bien discerner ce qui se disait, mais il pensait avoir reconnu au moins les propriétaires des voix, malgré son cerveau encore embué par le sommeil.
« Je suis réveillé vous pouvez parler normalement maintenant. » marmonna le griffondor dans son oreiller.
« Tu crois qu'il parle dans son sommeil Remus ? Car il a toujours les yeux fermés. »
« Non à mon avis il est bel et bien en train de se réveiller mais comme son père, il lui faut passer par plusieurs étapes ». ricana doucement le loup-garou.
« Je n'ai pas envie d'ouvrir les yeux tout de suite, mais je vous écoute. » continua de marmonner le jeune homme.
« Allez Harry réveille toi complètement, je comprends à peine ce que tu dis. Et puis tu as encore cette bave qui coule sur ton oreiller ça te donne tout sauf un air mignon, un vrai tue l'amour. » ronchonna le dernier mâle Black.
Se redressant brusquement le jeune homme regarda son oreiller attentivement pour voir si son parrain disait vérité, avant de retomber mollement.
« Arrête de dire que je bave alors que c'est faux. Je ne bave jamais. »
« Pourquoi vérifies tu à chaque fois alors ? » demanda malicieusement l'homme aux cheveux miel grisonnant.
« Pour être tout à fait sûr, Sirius m'a déjà versé de l'eau dessus pour me faire avaler son bobard. Je trouve ça dégouttant. Seamus à toujours une tâche suspect sur son oreiller et quand, lors d'une bataille d'oreiller, on à le malheur de plonger sur son lit ou de plonger par mégarde la tête la première sur son oreiller je ne vous dis pas l'odeur ! Moi, mes affaires sentent bons, voilà. » répondit il en tournant cette fois sa tête vers les deux hommes.
« Comment te sens tu loupiot ? » demanda Sirius après un temps de silence.
« Madame Pomfrey ne vous a rien dit ? » interrogea t il en levant un sourcil, tout en tendant la main vers la table de chevet.
« Si, elle nous a annoncé que tu avais de nouveau ce problème au niveau du cœur. » déclara t il le regard inquiet. « Donc en ce moment comment te sens tu ? »
« Fatigué, mais pour vraiment répondre à la question. Oui la douleur est toujours présente. Elle est cependant tolérable, du moins je la trouve plus tolérable que lorsque je m'étais réveillé tout à l'heure ou quand cela s'était produit la première fois pour ton cas Pady. »
« Tu veux qu'on prenne rendez vous pour toi avec le médicomage Rosenz ? Il avait semblé être bon pour toi la dernière fois. »
« Non pas la peine » dit en s'asseyant sur son lit les lunettes sur le nez. « Il me faut un peu de temps je pense. »
« Tu veux en parler un petit peu ? » demanda cette fois ci Rémus.
Regardant ses deux parrains, le jeune ne put s'empêcher de laisser un petit sourire se dessiner sur ses lèvres.
« Je ne vous ai même pas fait une véritable embrassade la dernière fois. » préféra t il dire en étendant ses bras vers eux.
Répondant également, par un sourire les deux maraudeurs virent à chaque côté du garçon pour lui serrer une épaule. C'était un des moments que les trois hommes chérissaient le plus. Ils savaient tous que c'était un acte qui précédait le moment des confidences. Là, Harry avait surtout besoin de chaleur humaine, d'être entouré de personnes qui l'aiment pour se sentir rassurer et d'une certaine façon avoir l'impression d'être à la maison. Serrant fort par la taille de ses deux parrains, il sentit l'émotion commencer à le submerger. Les deux aînés durent aussi le sentir car ils ne dirent aucun mot, lui laissant le temps de se recomposer. Ils se contentèrent de se coller un peu plus contre lui ou d'embrasser tendrement ses cheveux.
Sirius n'avait pas eu la chance d'avoir une mère ou une famille en général très affectueuse, et Rémus depuis qu'il avait été mordu avait du mal à s'ouvrir par peur du rejet. Alors quand Harry était entré de nouveau dans leurs vies réclamant de vouloir être aimé à profusion, sans restriction, c'était comme si on avait ouvert les vannes.
Le fils de James les acceptait avec leur trop plein à revendre. Sirius était le plus exubérant il venait plus facilement réclamer un câlin. Rémus, il fallait venir le chercher mais, quand on lui donnait le feu vert, après beaucoup de paroles rassurantes suites à diverses discussions antérieurs, il pouvait être comme son ami. Aujourd'hui, l'ancien professeur n'avait plus besoin qu'on vienne le chercher, du moins les deux hommes avec qui il vivait n'avaient plus besoin de le rassurer. Il initiait les gestes affectueux de façon naturelle et pas une fois il ne s'était fait rabroué, même quand ils étaient en colère. Ça signifiait beaucoup pour l'homme.
« Pendant mon stage découverte chez les centaures j'ai fais la connaissance de deux hybrides, Liam le petit que vous avez vu et Firenze... » commença Harry.
Pendant environ une heure, le jeune garçon leur raconta principalement l'interaction qu'il avait eu avec les deux centaures, comment il en était venu à ne plus passer une journée sans Liam ou une journée sans que Firenze lui rappelle les biens fait du tir à l'arc. Il fit rire ses parrains en leur racontant le moment où il avait fait pour la première fois la cuisine et comment celle ci avait été très appréciée par la communauté hybride. Le brun leur conta encore pleins d'anecdotes sur son séjour, sur ses découvertes, sur les côtés positifs et négatifs de la vie rudimentaire, mais aussi à partir de quel moment il avait commencé à sentir cette douleur au cœur se faire de plus en plus présente.
« Contrairement à la première fois où la douleur s'est manifestée qu'à l'annonce de l'état de Sirius, celle ci a commencé des que tu as réalisé qu'il ne te restait que peu de jour parmi eux. » déclara Rémus songeur « Je ne suis pas sûr qu'on puisse faire une comparaison, ce qui est dommage car ça nous aurait aidé pour éradiquer ton mal.»
« Je ne suis pas sûr également que ce soit tout à fait similaire, mais il y a tout de même quelques ressemblances. Déjà dans les symptômes avec la difficulté à respirer par exemple. » rétorqua l'autre homme.
« L'autre similitude c'est que je suis attaché à eux, comme je suis attaché à vous deux. Quand on m'a appris que tu étais entre la vie et la mort suite à une embuscade, j'ai vraiment cru que ce n'était qu'une question d'heures avant que l'on m'annonce ton décès au final. Je visualisais tout le cheminement de ce qui allait se passer ensuite, la fin d'une période de ma vie, la fin d'une famille que je pensais avoir enfin trouvé, puis ensuite tes funérailles, l'impossibilité pour Moony de devenir mon tuteur et mon retour chez les Dursley. » énonça doucement l'héritier Potter.
« Liam, si ça m'avait été possible, je l'aurais pris avec moi, car pour moi sa place c'est à mes côtés. Il a une place particulière.» continua t il en souriant, déplaçant une de ses mains pour la placer sur son cœur. « Firenze d'un autre côté me laisse plus perplexe. Nous avions discuté du après et il m'avait semblé avoir bien compris qu'il ne fallait pas que je m'investisse de trop...pourtant. Pourtant tout comme Liam, on ne peut pas rester indifférent face à lui. Il dégage tellement de chose, de la douceur, de la confiance en lui, de la force tranquille, un sentiment de sécurité... » jetant un coup d'œil à ses parrains il poursuivit « du sex appeal. »
Les deux hommes rigolèrent instantanément.
« Je pense qu'on peut oublier tout ce qu'il y a entre il dégage et du sex appeal Pady » dit Remus « Il nous énumère sa liste juste pour nous faire croire qu'il a remarqué autre chose, hormis l'essentiel, chez ce centaure.»
« Mais non ! Il a vraiment toutes ces qualités! » se défendit le petit brun, tout en rougissant un peu.
« Oh mais on te croit Corny ! On sait aussi par contre qu'une certaine qualité a dû particulièrement te plaire chez lui » dit son autre parrain avec un clin d'œil en entendu.
« Rooh vous êtes comme Ron, vous ne faites attention qu'à ça ! »
« Il nous est difficile d'occulter cette particularité chez ton ami hybride. Personnellement je n'ai jamais fais dans les créatures magiques, je dois dire Harry que tu as un tableau de chasse plus ouvert que le mien. » constata Sirius pensif.
« Parce que je suis quoi moi, hein ? Un illuminé qui pense que chaque pleine lune c'est Halloween, peut être ? » remarqua sarcastiquement le loup-garou.
« Cultivé et évolué comme tu es Moony, on ne peut plus parler de créature magique à ton stade, mais d'animal domestique magique. » répondit il avec tout le sérieux du monde.
« Qu'est ce que tu viens de dire ?! » siffla l'homme en plissant des yeux.
« Pady tu sais que Moony va te faire payer cher ces paroles malheureuses, ça ne m'étonnerai pas que le sofa devienne ton meilleur ami pendant un petit temps. » intervint le plus jeune.
« Mais il sait que j'aime le taquiner, ne t'inquiète pas. » rétorqua nonchalamment son parrain.
« Ouai, tu vas voir comment moi je vais rigoler en voyant ton empreinte sur le sofa tellement tu t'y seras incrusté. » informa le second.
« Nous parlions de Harry et de son problème au cœur » dévia t il « Je t'ai vu parfois grimacer quand tu parlais de tes amis, est ce qu'une simple pensée les concernant, tu ferais de l'effet ? »
« Il semblerait » acquiesça le jeune homme « Ça me fait juste réaliser de plus en plus que je ne risque de plus jamais les voir. Firenze m'a dit de laisser un temps s'écouler avant que je me manifeste de nouveau, mais moi j'ai tellement envie de maintenir les liens. C'est comme si quelque chose me rongeait de l'intérieur et formait un troue à chaque fois un peu plus grand. »
« Comme nous te l'avons dit la dernière fois, James avait pratiquement les mêmes symptômes que toi. Cette douleur ne s'est manifesté que lorsqu'il avait vraiment cru qu'entre Lily et lui il n'y aurait vraiment rien et lors de l'annonce du décès de tes grands parents. Dans le second cas il en était venu tout de même à cracher du sang. Il nous avait pourtant rassurer que ce n'était que temporaire, qu'il savait comment gérer ça. Et effectivement quelques jours plus tard il allait mieux. Il était encore très pâle mais il allait mieux tout de même. Ça revient toujours à ce poser cette même question, est ce quelque chose de familiale ou juste une coïncidence ? » dit l'ancien professeur.
« Je pencherai plus pour quelque chose de familiale. Je suis sûr que lorsque Harry aura atteint ses 17 ans et qu'il aura accès au compte de la famille Potter, il trouvera une explication. Il n'est pas rare que certaines particularités restent dans une famille, surtout si elle est très ancienne. Nous avons bien des caractéristiques physiques qui en témoignent, les Black avec leur yeux gris et ayant majoritairement les cheveux noirs. Narcissa faisant figure d'exception. Les Malfoy pour leur blondeur et leurs yeux gris également. Les Potter pour leur cheveux en bataille et le fait d'avoir toujours une vue mauvaise ou encore les Londubat en étant trapus et ayant les yeux bleus. »
« Ça nous fait patienter encore trois mois. »
« Je pense pouvoir tenir jusque là. Il me faut juste accepter la situation je crois. Madame Pomfrey a tout de façon l'intention de garder un œil sur moi, au cas où je ferai un autre malaise. Je n'ai pas le droit de monter sur un balai jusqu'à nouvel ordre. »
« Oui elle nous l'a dit et je pense que c'est en effet plus prudent. Bon assez parlé de ça, ça ne nous avance à rien de toute façon. Je suppose qu'il va te falloir bientôt rejoindre tes amis. Tu as de la chance on est samedi, ça t'évite de reprendre les cours tout de suite. » dit Remus en se redressant.
« Vous rentrez déjà ? »
« On peut rester encore jusqu'à demain matin si tu veux, mais après il nous faudra rentrer oui. » déclara Sirius.
« Ça me va. Je redoute juste l'avalanche de questions qui m'attend des que j'aurai mis le pieds dehors. » rigola le garçon.
« Oui tes camarades ont été bien entouré ces derniers jours. » confirma le loup-garou « Mais si cela ne fait qu'empirer ta douleur, tu arrêtes immédiatement, compris ? »
« Oui ne t'inquiète pas. »
Les trois hommes discutèrent encore un moment tranquillement avant que le plus jeune ne se décide à sortir de son lit pour se changer et retrouver ses amis. Il serra de nouveau contre lui ses deux parrains avant de se diriger à pas lent vers la tour Griffondor, ne voyant pas les regards inquiets des deux adultes posés sur lui.
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Plusieurs jours s'étaient écoulés, il n'avait pas été trop difficile de reprendre les anciennes habitudes. Harry était heureux de se retrouver entouré à nouveau par ses amis. Hermione ne cessait de materner les deux garçons. Il était facile de voir que la jeune fille avait été assez perturbé par leur absence. Depuis leur première année, il n'y avait pas eu un mois sans qu'ils ne se voient. Pendant les vacances ils arrivaient toujours à s'organiser et si l'un d'entre eux partait dans un autre pays, généralement au bout de deux semaines les deux autres apparaissaient aussi.
Bien sûr la jeune sorcière avait d'autres personnes avec qui discuter, mais Ron et Harry étaient ses premiers réels amis. Ils avaient su voir au delà des apparences dès son arrivée à Poudlard, du moins le brun en premier, avant que son ami ne suive. Tous les trois avaient vécu, toujours ensemble, des moments formidables au cours des années. Et là pour la première fois, il y avait eu une sorte d'exclusion que la jeune fille avait eu du mal à gérer.
Les deux garçons depuis leur retour avaient réussi à la rassurer sur la force de leur amitié et sur le fait qu'ils formaient toujours le Trio d'or, mais ça ne diminuait en rien le fait qu'elle soit pratiquement collée à eux ces derniers jours.
« Qu'avez vous cet après midi ? »
« Tu le sais déjà Mimi, tu nous as posé la question ce matin même. Nous avons cours avec Hagrid. » répondit Ron après avoir avaler une bouchée de son plat. Son séjour chez les fées semblait avoir eu quelques effets positifs sur son maintient à table, à la grande joie de la sorcière.
« Je m'en assurai juste. »
« Et toi qu'as tu comme cours ? » interrogea Harry.
« Runes anciennes. Depuis votre projet, les cours sont tous devenus beaucoup plus...vivants. Les professeurs ne cessent de nous parler de projets à venir. Le professeur Snape a réussi à mettre en place un voyage de deux semaines au Canada pour que les élèves puissent participer à des conférences. C'est pas croyable ! Toutes les matières auxquelles j'ai renoncé cette année font comme par hasard des projets géniaux ! » s'écria t elle frustrée.
« Si le professeur Mcgonagall et Flitwick arrivent aussi à mettre leurs projets à bien, tu pourras y participer l'année prochaine tu sais. »
« Non justement, ils ne font de projets que pour les sixième année, l'année prochaine est l'année de notre diplôme on ne peut pas nous laisser nous disperser ainsi. Non, il me faut juste accepter... qu'un complot a été monté à mon encontre, je ne vois que cette raison de valable pour avoir autant la poisse. »
« Mimi ! Mais où est ce que tu vas chercher ça ?» rigola le rouquin en secouant la tête.
« Nulle part je ne constate que les faits. »
Finissant sa tarte, le brun du trio se leva avant de contourner la table et faire un bisous sur le front de son amie.
« Arrête de dire des bêtises ça ne te rassemble pas. Dépêche toi de te lever sinon tu vas être en retard à ton cours. Ron laisse tomber ce morceau de pain il ne te remplira pas plus le ventre, et grouille toi sinon nous aussi on va être en retard. Neville ça vaut pour toi également. »
« Parfois j'ai vraiment l'impression que toi et Harry vous avez inter-changé vos personnalités. » marmonna Ron en faisant également une bise sur le front de la brunette et se mettre ensuite à courir afin de rattraper son ami.
« A tout à l'heure Hermione » dit au passage l'héritier Londubat, en prenant tout de même un dernier morceau de tarte pour le chemin. « Une tuerie cette pâtisserie. »
Levant un sourcil la sorcière se demanda si elle avait été la seul a subir une changement de personnalité.
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Comme à l'accoutumé les cours du professeur Hagrid se faisait à l'extérieur. S'attendant à trouver des êtres particuliers à étudier, les élèves furent surpris de voir que le directeur de l'école se tenait près de demi géant.
« La créature magique du jour est le professeur Dumbledore ? » demanda moqueusement Ron.
« Non » rigola le vieil homme « Je pense qu'il y a assez de livres relatant ma vie sans que je vienne en plus vous ennuyer en radotant des choses que vous savez sûrement déjà. » se tournant vers celui qui était aussi le gardien de l'école, l'homme poursuivit « Votre professeur m'a bien aimablement autorisé à participer à votre cours. Je suis juste curieux de vous entendre relater vos expériences plutôt que de les lire. »
Transfigurant neuf sièges confortables, le directeur s'installa dans le sien avant d'autoriser les autres à prendre place.
« Aujourd'hui, il n'y aura pas de créatures à étudier. » annonça tout souriant Hagrid « Je trouvais plus intéressant au contraire que pour notre première séance depuis votre expérience, vous échangiez vos impressions sur ce que vous avez vécu. Je me doute bien que certains d'entre vous ont déjà parlé un bon nombre de fois de leur stage, mais je pense qu'il serait encore plus intéressant d 'en discuter avec vos camarades ayant eu une expérience similaire et s'étant spécialisés en prenant justement ma matière. » Faisant une courte pause il reprit « Qui veut commencer ? »
Se regardant les uns et les autres pour savoir qui voulait prendre la parole en premier, Neville leva finalement la main.
« On t'écoute Neville. Les autres ne vous gênez pas pour lui poser des questions. Vous n'êtes pas ici pour faire des monologues.»
« Hum, bien comme vous savez, je suis allé vivre chez les elfes du lac. Ils ont un nom spécifique qui est pour moi imprononçable, car ça demande de tourner la langue d'une étrange manière et de faire sortir des sons dont je n'ai pas l'habitude. »
Le commentaire fit rire les autres élèves.
« Il y a plusieurs catégories d'elfes aquatiques, les selkies par exemple sont considérés comme être des elfes dans leur monde et ils ont été bien surpris qu'on catégorise chez les sorciers les êtres et les créatures magiques. Pour eux on est soit tous des créatures ou soit tous des êtres magiques, la seul différenciation qu'ils font, c'est avec les moldus. »
« J'ai eu droit au même discours » acquiesça Luna
« Idem » dirent les autres élèves.
« Les gobelins m'ont dit la même chose, mais étant donné que les sorciers exclus tout ceux qui ne leur ressemblent pas, ils ont fait de même. Ainsi pour les gobelins tout les vivants du monde magique sont des êtres magique, sauf les humains magiques ou non qui eux, sont des créatures. » spécifia Adrian
« Les veelas se considèrent comme supérieurs aux sorciers, mais par leur comportement je trouve qu'ils nous ressemblent plus qu'ils ne l'imaginent. » dit Ernie.
« J'ai eu ce même sentiment auprès des centaures. Je pense que du fait que dans l'apparence il y ait une certaine similitude au physique de l'Homme, chez tout les êtres chez qui on est allé, une part de la mentalité s'y est également intégré. Ça peut être aussi dû aux différents conflits qu'ils ont eu avec les humains, les poussant à agir comme eux pour se faire respecter. » avança Harry
« Ça pourrait très bien être aussi nous qui avons adopté certains de leurs comportements. Les vampires se disent être l'une des plus vieilles créatures magiques du monde. Ils étaient là avant les humains et avaient selon eux déjà établit une organisation hiérarchique, ainsi que des codes sociaux. » argumenta Hanna.
« Les elfes aquatiques disent être les plus anciens tout simplement. Si on regarde d'un point de vie scientifique, la vie à commencé sous l'eau, ça valide plutôt bien leur revendication. » rétorqua Neville
« Combien d'espèce elfique il y a sous l'eau du Lac de Poudlard ? » demanda le directeur.
« Hum, il me semble qu'il y en a plus d'une quarantaine. » répondit le sorcier après un moment de réflexion. « En as tu vu plus Luna ? » demanda t il en se tournant vers sa voisine.
« Je ne saurai le dire, je ne suis pas restée constamment au niveau du lac. Les selkies aiment voyager vers différents points d'eau, c'est la raison pour laquelle j'ai raté deux rendez vous avec le professeur Hagrid. Dans les profondeurs du Lac il y a une sorte de portail qui nous fait passer d'ici à la mer ou à l'océan. C'est le chef du groupe qui décide de la destination. »
« Voyageais tu sous forme de phoque ou tu pouvais comme Neville nager sous forme humaine ? » questionna Ron.
« Je pouvais respirer sous l'eau sans problème sous forme humaine, mes mains et mes pieds étaient palmés mais pour nager de façon plus fluide il était préférable de se transformer. Un selkie normalement peut respirer aussi hors de l'eau, mais je pense que je n'ai pas dû assez bien me concentrer lors de l'absorption de la potion, ce qui a fait que je ne pouvais respirer à l'air libre que sous forme de phoque. »
« Jusqu'où as tu voyagé ? » demanda Hanna
« Je suis allée jusqu'en Antarctique » s'exprima joyeusement la sorcière blonde « C'était tout simplement magnifique de voir cette étendue blanche à perte de vue. Le plus amusant fut surtout de ne pas voir le soleil se coucher, ça perturbe assez les premiers jours. On ne s'est pas trop mélangé avec les vrais phoques, mais pour l'anecdote une femelle voulait absolument m'adopter. Elle me poursuivait partout sur la banquise et même dans l'eau. Le plus dure était d'être témoin de la fin d'une vie par le biais d'une orque qui cherchait à se nourrir. Voir ces petites créatures essayer d'échapper à un destin funeste me déchirait le cœur. »
« Les selkies ne pouvaient ils pas intervenir ? »
« Non, d'une part parce que les selkies mangent essentiellement des algues et des petits poissons donc ça aurait été du gâchis car non consommé, d'autre part tuer une orque n'empêcherait pas que d'autres phoques se fassent manger par un autre prédateur, ce ne serait juste qu'un prolongement temporaire. Et puis l'orque ne faisait rien de mal, si ce n'est que chercher à se nourrir ? Ce n'est pas évident pour nous humains de ne pas réagir, mais la communauté selkie respecte le chaîne alimentaire et les lois de la nature. Ils auraient attaqué que si l'un d'entre eux avait été en danger, une réaction que toute espèce a quand elle cherche à protéger les siens. »
« En parlant de protection, je peux vous dire que la banque Gringott en matière de haute sécurité n'est rien comparé à celle de la reine gobeline. » enchaîna Adrian.
« Je me suis toujours demandé s'il y avait des femelles chez les gobelins » intervint Ernie
« Il y en a bien, mais une seule, la reine. Si je devais faire une analogie entre les gobelins et une autre espèce, je choisirai les fourmis. La différence est que la reine ne passe pas ses journées à pondre. Elle a bien un autre rôle, plus politique, en plus de celui de perpétuer l'espèce. »
« Elle n'a pas besoin de mâle pour être fécondé ? » demanda Harry
« Si, tous les mâles gobelins ont la possibilité de s'accoupler avec elle. »
« Erk, elle couche avec ses propres enfants ?! » s'écria Hanna
« Ils ne la voient pas vraiment comme leur mère mais comme leur reine, ce n'est pas elle qui les élève et puis c'est comme ça que ça fonctionne de toute manière chez eux. Ils n'ont pas le même soucis que nous avec la consanguinité, je pense que leur magie leur permet d'éviter ce problème. Le plus important chez eux est le bien être de leur reine et bien entendu le profit. Il y a plusieurs communautés gobelines dans le monde, donc plusieurs reines et c'est là que leur rôle politique à de l'importance, bien que se soit intimement lié à leur faculté de procréer. La communauté la plus importante se trouve aux États Unis, les autres reines si elles sont amenées à la rencontrer doivent lui faire la révérence et présenter leur respect. C'est cette reine qui en cas de conflit entre deux colonies - ils parlent plus en de terme de colonies que de communautés - statuera pour savoir qui aura le dernier mot. »
« A quel niveau du classement la reine gobeline d'Angleterre se situe t elle ? » questionna Neville
« C'est un sujet plutôt sensible, sensible surtout pour leur orgueil. La reine, elle s'appelle d'ailleurs Azahaara, est placée au niveau mondial à la douzième position. Un gobelin à bien voulu me le dire, mais il était tout de même assez récalcitrant, c'est parce que je lui étais sympathique qu'il a bien voulu me transmettre l'information. Je ne vous l'ai dit qu'à vous j'espère que vous saurez également être discret à ce sujet. »
« Ne vous inquiétez pas monsieur Cambert rien de ce qui pourrait être épineux ne sortira de ce cercle. » rassura Dumbledore « Après il ne tient qu'à vous si vous en parlez à d'autres de vos camarades de savoir s'ils sont digne de confiance pour ne pas vous mettre dans l'embarras par la suite. »
Tous hochèrent de la tête en signe d'assentiment.
« La douzième place reste un niveau convenable, combien y a t-il de colonies gobelines en tout ? » s'exprima Ernie
« Environs une cinquantaine. D'un point de vue humain ça nous semble respectable mais pour les gobelins l'important est d'être le numéro un. En étant le numéro un, la colonie peut asseoir sa politique sur celles des autres. »
« Et si les autres colonies forment une coalition ? Ne peut il pas y avoir renversement ? » envisagea Ron
« Je ne pense pas que ce soit aussi simple que ça, les colonies sont assez indépendantes. Elles ne se réunissent pas régulièrement pour savoir comment ça va chez chacune d'entre elles. S'il y a un soucis la colonie concernée le fera savoir. Les gobelins sont sanguinaires mais pas entre eux il semblerait. »
« Je ne pourrais pas dire de même chez les vampires » commenta Hanna
« Tu as été témoin de nombreuses scènes sanglantes ? » s'enquit Luna
« J'ai été témoin d'une scène particulièrement atroce, mais sinon j'ai été assez bien préservé de ce type de manifestation. Les vampires bien qu'anciens et organisés ont encore du mal à se discipliner. Du moins certains d'entre eux. Il y a une hiérarchie assez strictes. Les plus vieux vampires dominent. Ils sont au nombres de cinq, un pour chaque continent. C'est assez pratique et surtout ça évite des guerres inutiles. Mais il m'a été tout de même rapporté qu'avant ils étaient sept. On ne sait pas trop ce qui est arrivé aux deux autres, s'ils sont morts ou encore vivants. » déclara la jeune fille pensivement, avant de continuer.
« Donc nous avons le plus vieux vampire qui règne sur son continent, viennent après lui les seigneurs, comme à l'époque féodale. Je ne sais pas le nombre de seigneurs qu'il y a en Europe, ni sur les autres continents, mais je ne pense pas qu'ils soient très nombreux. Je vivais chez l'un d'entre eux. Leur territoire est appelé un coven et le seigneur des lieux a toute autorité sur ce dit territoire. Bien évidement ça attise la convoitise chez d'autres vampires en quête de puissance et c'est là qu'on peut être témoin de scène plus ou moins sanglantes. »
« Est ce plus d'en l'ordre d'une bataille pour ce dont tu as été témoin ou cela ressemblait il plus à un duel ? » demanda Adrian
« Les vampires ne sont pas des bêtes sauvages non plus, on ne voit pas tous les quatre matins un groupe venir attaquer. Non, c'est plus sous la forme d'un duel. Généralement celui qui veut conquérir le coven pense avoir assez d'expérience, de pouvoir financier et matériel pour pouvoir le revendiquer. Il est bien arrivé par le passé que la revendication se fasse sous forme de combat collectif, mais de nos jours parce que tout comme nous les vampires ne veulent pas se faire remarquer des humains, les combats se font plus discrètement. Le seigneur de mon coven, Léon Radgar fut celui qui gagna le duel, mais il devait être de mauvaise humeur car il s'amusa à torturer le malheureux jusqu'à ce que mort s'en suive. »
« Ne pouvais tu pas être dispensé d'assister à ce genre d'activité ? » questionna Harry
« Non, car en cas de perte de mon seigneur, je devais immédiatement partir avec l'un des gardes qui assurait ma sécurité. Je savais qu'il y avait peu de chance que je m'en aille, car après tout ce n'est pas n'importe quel vampire qui peut prétendre au titre de seigneur, la plupart d'entre eux ont plus de six cents ans. De plus le fait d'en battre un ne confère pas automatiquement le titre, il faut avoir l'aval du roi vampire. C'est pour ça que les combats sont publics pour qu'il y ait le moins possible de tricheries et que le gain du territoire paraisse juste. »
« Est il vrai que le sang à plusieurs saveurs ? » interrogea Neville
« Oui je peux l'affirmer. On m'a fait surtout boire du sang animal. J'avoue que j'étais tellement excité à l'idée d'être parmi des vampires que j'en ai oublié leur régime alimentaire. Ou du moins j'ai oublié qu'il s'appliquerait à moi également. La première expérience ne fut pas la meilleure, j'ai vraiment eu beaucoup de mal, il m'a bien fallut une semaine pour que je me sente plus à l'aise. En parler ainsi alors que je suis redevenue sorcière me dégoutte un peu. Mais je peux te dire que j'avais une préférence pour le sang de cochon, je le trouvais plus sucré. »
« Et du sang humain ? »
« Hum hum, aussi mais juste une fois par curiosité. Il est vrai que c'est un sang riche. Du moins celui qu'on a bien voulu me faire goutter, car ce n'est pas toujours le cas à ce qui paraît. Certains peuvent tomber sur du sang amer ou fade. » répondit le jeune fille un peu gênée.
« Eh ben les amis, vous apprendrez que les veelas utilisent le sang pour leurs produits de beauté. Que se soit aussi bien pour les femmes que pour les hommes. » enchaîna Ernie.
« Les elfes aquatiques aussi en utilisent, mais vraiment à très très petites doses. » avança Neville.
« C'est avec des boyaux de poissons en plus des coquillages que les selkies conçoivent leurs bijoux et c'est plutôt réussi. » informa Luna
« Les veela ne sont pas allés jusque là, par contre pour le sang je trouvais qu'ils n'allaient pas de main morte. » reprit Ernie
« Sang animal ? » s'enquit Hanna
« Je le suspecte fortement, après il est vrai que je ne me suis pas trop intéressé à ce domaine. J'avais juste surpris un veela complètement tartiné de sang mélangé à autre chose sur le visage, qu'il exposait à l'air libre. C'est assez étrange à voir et ça m'a permis de relativisé sur leur beauté. En fait, ils savent que toutes les autres espèces les considèrent comme les plus belles merveilles, alors qu'entre eux ils se trouvent parfaitement banals. Cependant la réputation ayant pris eu le dessus sur leur raison, ils présentent maintenant leur beauté comme une carte de visite. Ils s'en sont enorgueillis et depuis ils sont intéressés pour ne pas dire obsédés par les produits de beauté. »
« En as tu plus appris que ce que racontaient les bouquins ? Est il vrai par exemple que les veelas ne peuvent avoir plus d'un enfant ? » s'enquit Ron
« C'est une information fausse, les veelas peuvent avoir plusieurs enfants mais la grossesse est délicate. On ne sait pas trop la raison, mais quand une femme veela tombe enceinte elle ne bouge plus de chez elle. »
« Les centaures également ont la gestation délicate, plusieurs raisons en sont la cause mais ils essayent de faire du mieux qu'ils peuvent. » déclara Harry
« Ron m'a dit que les centaures étaient hermaphrodites, est ce vrai ? » interrogea Neville
« C'est vrai. »
« Il leur ait arrivé pas mal d'ennuis à cause de cette particularité. » annonça Luna « Certains sorciers voulaient savoir ce qui leur permettaient de pouvoir concevoir, eux des êtres de sexe masculin ou du moins ressortant toutes les caractéristiques d'un mâle. Ils capturèrent et tuèrent pas mal d'entre eux. Leur projet était de permettre à des couples de même sexe de se reproduire, c'était aussi une façon d'échapper à certains mariages. L'homosexualité est toléré mais il faut un héritier avant tout, et cela n'arrive pas quand le couple est formé par deux hommes ou deux femmes. Le projet fut un échec, je ne me souviens pas des raisons, mais il semblerait qu'il était impossible d'extraire l'élément qui aurait permis ce soit disant miracle.. Je ne sais pas si on doit s'en réjouir ou en être désolé quand on sait ce que ça à coûter aux hybrides. »
« Firenze m'avait dit que les centaures avaient été décimé en parti à cause des humains, mais je ne me doutais pas que c'était allé aussi loin dans la barbarie. » dit le griffondor d'une petite voix.
« Ça remonte à très longtemps. Je le sais parce qu'il y a un très vieux livre chez nous qui en parle. C'est surtout le journal d'un chercheur repenti je dirai. »
« Il me semble avoir lu un livre assez similaire mais il portait sur les elfes en général. On ne peut que comprendre la défiance que les autres êtres magiques ont à notre égard. Des discussions que j'ai eu avec certains d'eux, je peux affirmer que contrairement à nous, ils n'ont rien oublié. Mais ils savent qu'entretenir des sentiments négatifs ne les fera pas aller mieux. Les elfes aquatiques n'ont peut être pas été aussi persécuté que les autres, mais ils compatissent énormément pour les pertes qu'ont subis leur cousins. » dit le jeune Londubat.
« Les fées ont réagi de façon plus radicale, elles ont tout simplement cessé d'exister pendant un siècle sur la plus grande partie du continent européen. Il paraît que ça a foutu pas mal le désordre dans le monde magique, principalement en Angleterre où eut lieu les premières disparitions. C'est en voyant les conséquences chez les pays voisins, que ceux ayant encore la chance d'en avoir les ont mis sous protection. Après quelques décennies une partie d'entre elles sont venues finalement s'installer dans les pays désertés par leurs consœurs. » déclara Ron
« Certains disent que c'est à partir de cette période que pas mal de choses se sont calmées et que plusieurs traités ont été élaboré pour maintenir une relation de paix entre les créatures magiques et les sorciers. » indiqua Adrian
« Je pense surtout que c'est lorsque les moldus ont commencé à nous persécuter qu'on a compris, qu'est ce que c'était que d'être la proie. L'être qu'on veut disséquer pour voir les différences et les similitudes. » argumenta Hanna
« Je suis d'accord avec toi. » acquiesça Harry
Les autres étudiants pensèrent de même. Le directeur de Poudlard était resté silencieux pendant une grosse partie de l'échange. Le projet avait été un véritable succès, aussi bien les élèves que leurs hôtes avaient rendu des avis positifs. Au regard de ce qui se disait devant lui, les jeunes sorciers avaient dorénavant un autre regard sur ce qui les entourait. Ce n'était qu'une goutte d'eau dans un océan, mais si chaque année des élèves tout aussi ouvert d'esprit et innocents qu'eux vivaient une expérience similaire, peut être que les différences que certains hommes politiques voulaient maintenir, s'écrouleraient.
Albus Dumbledore était un homme optimiste dans l'âme, mais il avait bien conscience que tout projet à long terme faisait germer des difficultés. Il était dans la nature de l'homme de vouloir tout s'accaparer quand quelque chose lui plaisait. Il fallait souvent qu'une menace sérieuse à son confort personnel se manifeste pour qu'il comprenne que ce qu'il avait fait, était mal.
Le vieil homme avait aussi conscience que les créatures chez qui les élèves étaient allés, n'avaient pas dévoilé tous leurs secrets, voire même un seul. Tout ce qui avait été dit pouvait être retrouvé dans un livre en cherchant bien. Une menace imminente à leur vie tranquille n'était donc pas d'actualité.
Le professeur Rubeus Hagrid était quant à lui aux anges. C'était comme ça qu'il envisageait ses cours. Il voulait des élèves qui soient aussi émerveillés que lui parce que le monde magique offrait, la diversité qu'il y avait. Il savait que dorénavant il pourrait discuter avec l'un d'entre eux sans qu'ils appuient leur propos uniquement sur des livres proposés en début d'année. Les élèves n'étaient pas des experts mais leur expérience valait bien mieux que certains écrits de soi disant hauts chercheurs. Il était sûr que pour les prochains cours, ses étudiants auraient un regard neuf sur ce qu'il leur présenterait.
Le demi géant nota cependant sans y consacrer une réelle importance que certains de ces élèves semblaient tout de même plus affectés que d'autres. Le cas de Harry était le plus criant, suite à la scène dont il avait été témoin quand il avait fallut le séparer des centaures. Aujourd'hui encore le garçon était trop pâle et de temps en temps sa main droite venait frotter l'endroit où se trouvait son cœur ou encore son regard se portait régulièrement vers l'orée de la forêt.
L'autre élève qui semblait également affecté, était Luna. C'était aussi assez subtile, mais l'éclat de ses yeux s'était terni et elle triturait quelque chose entre ses mains qu'elle cachait dès qu'elle sentait qu'on posait un regard insistant sur elle.
Le gardien de Poudlard espérait vivement que l'état de ses deux étudiants s'améliorerait, ça le peinait de les voir quelque peu éteint.
hphphphphphphphphp
Au fil des semaines la santé de l'héritier Potter ne sembla pas tellement se fortifier. Le garçon était toujours trop pâle et il manifestait de façon plus régulière des problèmes respiratoires, ce qui faisait qu'il passait une bonne partie de son temps à l'infirmerie. Ses amis lui apportaient les devoirs et lui tenaient compagnie quand ils le pouvaient, mais sur leur visage se reflétait leurs inquiétudes.
Sirius et Remus avaient été mis au courant de son état et avaient décidé de prendre rendez vous avec le médicomage Rosenz. L'homme avait prescrit une ventoline pour le griffondor et lui avait rappelé que son soucis était avant tout psychologique, qu'il fallait absolument qu'il fasse un travail sur lui même pour éviter que les symptômes ne s'aggravent.
Hermione s'était déjà mis en devoir de trouver quelque chose qui pourrait aider son ami, avec étonnamment un Ron aussi motivé qu'elle à regarder dans les bouquins. Le professeur Dumbledore était également passé voir le jeune sorcier et était ressorti en caressant sa barbe, le sourire au coin et les yeux pétillants.
Quand le demi géant était venu pour lui rendre une petite visite, Harry n'avait pas pu s'empêcher de demander.
« Hagrid, avez vous eu des nouvelles des centaures depuis mon retour à l'école ? »
Le concerné regarda attentivement son élève, il semblait mener un combat intérieur sur ce qu'il était juste ou non de divulguer.
« J'ai rencontré Bane il n'y a pas très longtemps dans la forêt. » finit il par dire, les yeux plein de compassion.
« Comment allait il ? » s'enquit le garçon d'une petite voix.
« Il allait bien, il revenait d'une chasse...Je..Je lui ai demandé des nouvelles des autres centaures. »
« Et ? »
« Barintus s'est foulé la patte lors d'un jeu, mais il va mieux maintenant, il boitille juste un peu. Il y avait avec Bane un certain Primus ? »
« Oui je le connais » s'enthousiasma le jeune brun
« Ah bien, ben il semblerait qu'il sache un peu mieux viser maintenant. Je n'ai pas trop compris ce qu'il voulait me dire à ce sujet. Taylor était également présent. Il semblait s'ennuyer à mourir, je l'ai toujours soupçonné de ne pas aimer cette activité. »
Harry rigola « Je veux bien te croire, il est plus un artisan qu'un chasseur. Je me demande bien ce qui a pu l'obliger à y participer... »
« Hagrid ? » s'inquiéta t il
« Pourquoi faut il toujours que ça tombe sur moi !» marmonna dans sa barbe le professeur.
« Il s'est passé quelque chose ? »
« Je n'aurai pas dû parler surtout dans l'état où tu te trouves. »
« Tu as déjà trop dit, dis moi ce qu'il y a s'il te plaît. S'il te plaît » supplia son élève.
« Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée. Je pourrai t'en dire plus quand tu iras un peu mieux, hein ? » proposa le demi géant.
« Non, je ne pourrai pas attendre. Au pire ce qui risque d'arriver c'est que j'aille moi même dans cette fichue forêt pour savoir ce qui s'y passe. Et j'irai Hagrid tu le sais, je trouverai un moyen même si tu préviens le professeur Dumbledore. »
Le plus grand jeta un regard réprobateur à l'étudiant, mais il savait au fond de lui qu'il y avait effectivement de forte chance que le garçon y arrive.
« Liam est un peu souffrant, mais il n'a rien de grave. » se hâta t il d'ajouter « Il...Tu lui manques et ça le mine un peu. Firenze est auprès de lui. D'après Bane on ne peut plus les voir l'un sans l'autre maintenant...Mais ils vont bien Harry. Il faut juste un peu de temps, comme pour toi. Il ne faut pas que ça te mine, hein ? »
L'adolescent ne put répondre à l'adulte qu'à travers un sourire triste et des yeux qui commençaient à s'humidifier. Soupirant, le demi géant prit finalement son élève dans ses bras. Le garçon donnait encore plus l'impression d'être un enfant dans les bras de l'homme, mais pour le moment il se moquait de son image. Tout ce qu'il ressentait était une immense peine qu'il n'arrivait plus à contenir.
Quand Madame Pomfrey entra dans la salle, elle trouva le griffondor emmitouflé dans les bras de son professeur en train de pleurer à chaudes larmes. Son protecteur du moment ne semblait pas en meilleur état à l'expression de son visage. La bonne femme secoua doucement la tête de lassitude avant de tourner les talons et de s'en aller.
hphphphphpphphhphpphph
Les portes de Poudlard étaient fermées depuis maintenant deux semaines pour les vacances d'été. Les examens de fin d'année s'étaient passés tant bien que mal pour les deux garçons du Trio d'or qui avaient dû fournir d'avantage d'efforts en raison de leur absence et merveilleusement pour la jeune sorcière. Le second cas n'avait surpris personne au grand étonnement de la concernée.
Harry pendant cette période était allé régulièrement voir le demi géant pour parfois juste passer du temps avec lui, à l'aider dans ses tâches ou pour savoir s'il avait eu des nouvelles des hybrides. Il ne voulait pas harceler le demi géant, mais c'était parfois plus fort que lui. Le gardien de l'école n'en prenait pas ombrage, il comprenait tout en essayant de changer les idées à son élève. Il avait dû prendre également sous son aile la jeune serdaigle qui passait le plus clair de son temps devant le Lac dans l'espoir d'apercevoir un de ses amis.
Mais tout comme les hybrides, les selkies semblaient avoir adopter le même raisonnement, pas de contacte pendant un certain temps.
Les deux élèves s'étaient soutenus dans leur peine et avait parlé plus en profondeur de leur séjour parmi les créatures magiques. Harry su ainsi que ce que la jeune blonde gardait précieusement sur elle et que parfois on surprenait à caresser, n'était autre qu'un bout de sa propre fourrure de phoque.
« Les selkies quand ils sont sous formes humaines gardent toujours leur fourrure près d'eux ou la cache dans un endroit qu'ils estiment sûr. La perdre équivaudrait à ne plus pouvoir se transformer de nouveau en phoque et c'est pire que la mort pour eux. Ne pouvant pas me balader dans les couloirs de l'établissement avec une peau sur les épaules et aussi par crainte qu'on ne me l'abîme, j'ai coupé un petit morceau et caché la plus grosse partie. J'avais éprouvé un immense soulagement en constatant que la peau n'avait disparu quand j'étais redevenue totalement humaine. »
« Tout comme toi je n'ai pas la possibilité de me promener avec mon arc au sein de l'école, mais le soir un peu comme un rituel j'aime le caresser avant de m'endormir. Je suis pas sûr que se soit très sain ce que je fais, mais il ne me rappel que de bon souvenir et ça m'apaise. »
Pour les vacances Luna partait avec son père en voyage dans différents pays d'Asie, ils ne pourraient donc pas se voir, mais ils s'étaient promis de s'écrire. Sirius et Remus avaient pris les mêmes dispositions pour l'été. Les deux hommes pensaient que leur filleul irait mieux s'il s'éloignait un maximum de l'école, voire de l'Angleterre elle même. Le lord Black avait réussi à convaincre les gobelins à l'aide de l'attestation du médicomage Ronsenz concernant l'état de santé de l'héritier, pour que celui ci puisse accéder avant l'heure au coffre familial, afin de trouver une éventuelle solution à son problème.
Cette non conformité aux règles avait été bien entendu taxé, mais le paiement n'avait pas été vain, car le jeune Potter avait trouvé rapidement un journal un peu particulier. Plusieurs Potter avaient écrit dedans, retraçant leurs histoires sentimentales, familiales ou professionnelles. Il suffisait pour Harry de lire le nom d'un de ses ancêtres inscrit sur la première page du journal à voix haute, pour qu'apparaisse à la suite des pages le contenu des écrits du concerné.
James Potter faisait parti de ceux qui avaient marqué quelque chose. Ce n'était pas aussi abondant que chez certains, mais au moins il allait directement à l'essentiel. Il avait commencé à utiliser l'artefact après la mort de ses parents. Il y avait retranscrit toute sa peine et le vide que ça avait crée en lui avant celui ci ne soit comblé par d'autres êtres qu'étaient sa futur femme Lily et son fils Harry. A partir de la naissance de son héritier, James avait commencé écrire en s'adressant à son fils. Il y parlait les derniers raids de Voldemort, comment l'Ordre du Phoenix ripostait, mais aussi les moments joyeux qu'il partageait avec ses meilleurs amis et sa famille.
Sirius était un peu plus cité que les autres, mais cela n'avait rien d'étonnant les deux hommes se considéraient comme des frères. Le jeune griffondor avait lu les passages à haute voix, parce qu'il savait que ses parrains, bien qu'ils aient fait leur deuil ne disaient jamais non quand ils pouvaient avoir un bout de souvenir de leur ami défunt. Ils leur étaient impossible de toucher le journal ni de le lire, des sortilèges y avaient été posé pour qu'il ne soit accessible qu'à un membre de la famille.
La dernière fois que le leader des maraudeurs s'exprima fut la veille où lui et sa famille durent partir se cacher en raison de la prophétie. Il avait écrit qu'il espérait de tout son cœur que si lui ne survivait pas à la guerre qu'au moins son fils soit heureux et qu'il ne vive pas dans un monde de haine. Une lettre était restée à la dernière page et Remus avait tout de suite reconnu l'écriture de Lily. Tout comme son époux elle espérait que son fils soit heureux, elle espérait survivre à cette guerre pour passer un maximum de temps avec lui et lui faire pleins de petits frères et de petites sœurs. Son rêve avait toujours été de former une grande famille.
« Ça doit être un truc de rouquin, ils doivent se sentir menacer d'extinction. » commenta Sirius.
Le loup-garou et Harry avaient sourit à cette remarque, avant que ce dernier ne continu la lecture et la finisse.
« On n'a pas appris plus de chose sur ce que j'avais ou pourquoi ça se produisait. » attesta le jeune homme.
« Si James mentionne une fois ces sensations de vide, avant que toi et ta mère ne veniez dans sa vie. Il faudrait peut être que tu regardes au moment où chacun de tes ancêtres se marient ou que l'un de leur proche décède ce qu'ils leur arrivent. S'ils parlent d'une douleur particulière. » rétorqua l'ancien professeur.
Regardant rapidement ce que disait ses ancêtres quand ils mentionnaient leur mariage ou un décès, l'héritier put vite constater qu'effectivement s'était arrivé à plusieurs membres de sa famille, mais pas à tous forcément. Un avait émis une hypothèse. Il pensait que cette sensation de se sentir en parti incomplet et ce de façon douloureuse pouvait peut être lié à la devise de la famille Potter.
« La devise Potter ? » s'interrogea le brun « Vous la connaissez ? » demanda t il en se tournant vers ses parrains.
« J'ai un doute, regarde tout de même au niveau des armoiries la devise devrait être inscrite » suggéra Sirius en lui pointant un coffret.
Le brun sourit doucement en voyant dessiné deux cerfs se faisant face sur les pattes arrières, séparer par un P majuscule dont le trait verticale prenait la forme d'une épée. Sur la demi boucle de la lettre il pouvait être lu « toujours unis ».
« Je me disais bien qu'il y avait un toujours quelque part. Ça reste tout de même plus sympa que celle de ma famille qui est toujours purs » commenta son parrain. « Je vois en parti ce que veut dire ton ancêtre. Chez les Black il n'est pas possible de s'unir avec un moldu, même moi si je le voulais je ne le pourrais pas pour la simple raison que ça pourrait soit me faire perdre mes pouvoirs magiques soit me faire atrocement souffrir. Andromeda a eu une chance immense en épousant un né moldu. En premier la famille crut qu'elle allait mourir pour cette affront à la devise, mais il sembla que celle ci considérait comme pur tout être ayant de la magie en lui. Il aurait fallut dire je pense Toujours magique. »
« Et en ce qui concerne la devise de ma famille, comment faut il l'interpréter ? »
« De mes souvenirs, les Potter ont toujours été une famille très soudée. Ton grand père avait deux petits frères qui malheureusement n'eurent pas de descendance et disparurent de façon assez tragique. La famille était vraiment quelque chose qui était important à leur yeux et je sais que James aurait voulu te transmettre ses valeurs. Mais il n'aurait pas eu grand chose à faire, tu as déjà tout ça en toi. De part ton statut d'orphelin tu as pu et tu peux encore créer ta propre famille, au delà de la barrière du sang. Rappelle toi, ta douleur au cœur s'est manifestée quand tu as cru me perdre. Quand James a perdu ses parents il a eu une douleur similaire. On peut en déduire que lorsqu'il y a une cassure ou un risque de cassure dans l'union, il y a une sorte de réaction lié à la devise. »
« Pourtant pas tous semblent avoir vécu cette douleur d'après le journal. » avança le plus jeune
« Ils ont très bien pu ne pas l'écrire où alors ils allaient bientôt être déshérités. Normalement quand on est banni d'une famille les pouvoirs de la devise de s'applique plus. »
« Mais Andro... »
« N'a été banni qu'après son mariage. Plutôt la mort que la honte, comme on dit chez les Black, et si la magie peut faire le sale boulot à notre place c'est encore mieux. Le fait qu'elle soit une femme et qu'elle ne fasse partie que de la branche secondaire a fortement aidé à son maintient en vie, après que tout le monde eut compris que la devise ne lui ferait aucun mal. Elle aurait fait parti de la branche principale des Black, elle serait à l'heure actuelle morte devise ou pas devise. »
« Donc la douleur que je ressens est dû au fait que je considère Liam et/ou Firenze comme faisant partie de ma famille et que je suis en train de transgresser la devise familiale ? »
« C'est juste une hypothèse. »
« Une hypothèse qui se tient. » intervint Remus toujours pensif.
« Mais ils ne sont pas en danger de mort. » dit Harry où l'incompréhension se lisait clairement sur son visage.
« Non mais le manque de communication, l'interdiction de les approcher peut être vue au niveau symbolique comme la mise à mort de votre lien. La preuve James pouvaient vivre loin de ses parents. Tu peux vivre loin de nous. On peut ne pas s'écrire pendant une durée plus ou moins longue sans que pour autant tu ais mal, parce que tu sais au fond de toi que s'il y a un problème nous serons tous accessible les uns vis à vis des autres. Ce qui n'est pas le cas avec tes amis centaures. »
« Je ne vais pas forcer leur volonté pour mon bien être personnel !»
« Non je ne pense pas que tu ais à le faire. » déclara Sirius « Ils ne sont pas ta famille de sang, juste de cœur. Il faut que ce soit toi qui accepte la séparation, que tu les laisses partir continuer leur vie sans toi, pour que ça ne t'affecte plus. »
Le griffondor prit une grande inspiration pour calmer l'émotion qui commencer à la submerger. Il comprenait un peu mieux maintenant, mais il n'arrivait pas à accepter. Liam avait été affecté par sa faute et il ne pensait qu'à une seule chose courir pour le retrouver et le serrer dans ses bras. Mais ce serait encore plus cruel de venir le voir pour repartir aussitôt. Firenze lui avait bien dit que c'était un procédé qui n'arrangerait que lui dans l'histoire, alors que les êtres qui lui étaient chers souffriraient d'avantage.
C'était la raison pour laquelle il n'avait pas cédé à son besoin de les voir et de les sentir près de lui, il comprenait mais il n'acceptait pas.
Le sorcier se demandait s'il aurait la force d'attendre plusieurs mois encore avant de pouvoir enfin les rencontrer de nouveau. Il avait tellement besoin d'eux. Les avoir près de lui plus tôt signifiait les avoir près de lui définitivement, le yo-yo émotionnel étant exclus, mais ça engendrait un autre sacrifice. Un sacrifice qu'il n'acceptait pas non plus.
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Harry fêta son anniversaire pour la première fois ailleurs qu'au Terrier ou qu'au 12 square Grimmauld et en même temps que celui de Neville. Sirius avait voulu leur faire une surprise en organisant la fête sur une île en plein milieu du Pacifique. L'héritier Potter semblait allé mieux, il avait une sorte de résignation dans son regard mais son sourire se faisait déjà beaucoup plus sincère.
Tous les amis avaient été invité et tous avaient crié présent lors du départ pour les tropiques. Son parrain avait eu l'idée de l'île pour leur donner vraiment la possibilité de s'éclater comme ils voulaient. Les jumeaux Wesley étaient déjà en train de monter des pièges farce et attrape dans toute l'île, celle ci n'était pas bien grande. Molly Wesley voulut bien entendu tout régenter et empêcher toute sorte de débauche, mais elle fut totalement ignorée par toutes les personnes présentes, y compris par ses enfants. Ce qui l'amena à bouder dans son coin toute seule, avant que son mari après un moment vienne la rejoindre par solidarité. Augusta Londubat préféra rester dans un coin bien tranquille pour lire tranquillement.
Des tentes avaient été monté, ainsi que des stands de nourriture. Il ne manquait plus que les manèges pour que les deux rois de la fête aient l'impression d'être dans une fête foraine. Quand la nuit commença à tomber, les adulte bâtirent des barrières pour empêcher les jeunes de plonger dans l'eau. Il était servit du whisky pur feu ainsi que d'autres boissons alcoolisés, la prudence et la sécurité étaient donc appréciées.
A minuit précise juste après avoir fini de chanter joyeux anniversaire à Neville, ce fut au tour de Harry. Le groupe essaya de chanter dans plusieurs langues mais l'alcool n'aidant pas vraiment, ce fut un fiasco. Les deux garçons furent énormément gâtés par leurs proches et amis. Ils reçurent toute sorte de chose, allant des bonbons à des cadeaux un peu plus coûteux. Mais tous les présents furent ouverts avec un grand plaisir. Ce fut l'occasion de faire des blagues, de se remémorer des événements et de se remettre à danser sous une musique assourdissante.
« Harry ! » appela Remus quand l'adolescent prenait la direction de sa tente pour aller dormir.
« Oui Moony ? »
« Sirius et moi ne t'avons pas encore donné ton véritable cadeau. » dit le loup-garou en faisant signe à son ami de donner le présent.
Son parrain lui présenta une boîte où était incrustés les armoiries des Potter, fronçant légèrement des sourcils le jeune homme l'ouvrit tout de même, après avoir jeté un regard suspicieux aux deux maraudeurs qui lui faisaient un large sourire.
A l'intérieur se trouvait une fiole. Une fiole que sont corps reconnu avant son esprit , puisque son cœur se mit à battre fortement et que ses yeux s'écarquillèrent quand il réalisa pleinement.
« Qu.. »
« Tu as le cœur de ton père et la raison de ta mère. James avait repéré Lily dès le premier instant où il l'avait rencontré et son obsession pour elle n'avait fait qu'augmenter au cours des années. Il était maladroit, orgueilleux, arrogant, bref tout ce que ta mère ne supportait pas mais lui persévérait. Plus tard Lily nous a avoué qu'elle avait également eu depuis longtemps des sentiments pour ton père. Mais son attitude vis à vis de Severus empêchait que toute idylle puisse commencer. Elle attendait qu'il mûrisse. Nous sommes bien conscients que ce que tu as vécu chez les centaures a marqué un tournant chez toi. On sait également que parce que tu aimes profondément ces deux hybrides tu te forceras à accepter la situation pour qu'eux ils aillent mieux. Et parce que tu nous aimes profondément et que nous sommes ta première famille tu refuseras de nous quitter. » déclara son parrain.
Se rapprochant de son filleul et lui essuyant les larmes qui commençaient à couler sur ses joues, il poursuivit .
« Nous aussi on refuse d'accepter d'être séparés de toi. Donc il a fallut trouver une sorte de juste milieu et pour ça il a fallut que Hagrid nous mette en contacte avec le chef centaure. J'ai trouvé ce gars très sympathique, Moony aussi d'ailleurs. Nous avons beaucoup discuté au point où il parut évident qu'il fallait aussi l'accord de Dumbledore. Je tiens à ce que tu passes ton diplôme à la fin de l'année prochaine, mais il nous fallait savoir s'il t'étais possible de ne te présenter que pour les examens finaux. Bref tu comprendras qu'à chaque fois qu'on discutait avec quelqu'un il fallait qu'un autre soit au courant, une vraie spirale. Mais le plus important est que nous ayons eu les informations qui nous importaient et cette fiole. »
« Et tu n'en as pas seulement une » intervint de nouveau l'ancien professeur « Tu as au moins une vingtaine de fioles similaires à celle ci. Quand je me suis proposé pour concocter la potion, Severus est monté sur ses grands chevaux en hurlant qu'il y avait trop de risques qu'on pense que ce soit lui qui l'ait faite et que la mienne serait forcément ratée donc ça rejaillirait sur sa réputation. Et par mesure de précaution et pour tuer chez moi toute envie d'en faire une en plus au cas où, il en fait une vingtaine avec l'antidote. Il ne voulait vraiment pas me laisser une chance d'en faire une, incroyable. »
« Ce qui est du certaine manière très pratique car tu pourras venir nous voir quand tu en auras envie et ce sous forme humaine. Barintus nous a aussi donné la possibilité de pouvoir venir te voir également quand ça nous chante, mais il ne nous faudra pas pertuber le clan. Nous devrons faire un serment magique pour ne jamais fournir aucune informations sur le clan hors celles te concernant, à tout autre être magique. » enchaîna le lord Black
Ne sachant pas quoi dire hormis « Merci » Harry serra autant qu'il put les deux pères de sa vie.
Le griffondor ne voulut cependant pas annoncer tout de suite la nouvelle à ses amis. Il avait dit à ses parrains qu'avant qu'il ne se transforme de nouveau, il voulait régler certaines petites choses avant.
Quand la nouvelle fut finalement annoncée, les réactions furent diverses mais ce fut majoritairement un choc pour tout le monde. Hermione s'écroula en larmes, Ron lui fit un petit sourire triste mais ne manifesta pas de désaccord. Sa mère par contre fut totalement contre et ne comprenait pas son choix. Les jumeaux furent muets pendant de longues minutes ce qui était un exploit en soi, avant qu'ils n'éclatent de rire. Neville fut également grandement surpris puis sourit à la nouvelle. Luna fut sa plus grande supportrice en plus de ses parrains. Elle expliqua son adhésion en annonçant qu'elle comptait faire de même.
Pour la mère Wesley ce fut de trop, elle menaça de faire une pétition contre un autre projet de ce genre si au final les étudiants confondaient découverte et adhésion, voire adoption.
Le 15 août dans le parc de Poudlard, Harry se transforma . Le professeur Dumbledore, Mcgonagall et Rebeus, ainsi que Sirius, Remus, Ron et Hermione étaient présents. La sorcière avait toujours du mal à accepter la décision, mais elle ne voulait pas faire de peine à son ami en l'affichant. Il avait déjà entendu assez de remarques comme ça. Et puis ce n'était qu'un au revoir, elle le reverrai au cours de l'année scolaire, tout comme pendant les vacances. Ça lui faisait juste étrange de savoir qu'il ne serait plus aussi présent qu'avant. La séparation fit encore verser quelques larmes, mais tous savaient qu'ils se reverraient bientôt.
Harry avait le regard de nouveau clair ce qui indiquait clairement à ses parrains qu'ils avaient pris la bonne décision, à l'orée du parc le cerf-centaure se retourna encore une fois en faisant de grands gestes de la main avant de se fondre dans la forêt avec le demi géant.
« J'espère Ron que pour Noël tu ne prévois pas de nous annoncer une nouvelle similaire » dit Hermione en scrutant au millimètre près l'expression du rouquin, après que leur ami soit parti avec le demi géant.
« Non Mimi, ma vie de sorcier me convient parfaitement ne t'inquiète pas. »
« Bien, parce que je te l'interdis. Ton cerveau pourrait très bien enfler que je m'en ficherais, tu t'interdis de me dire un jour que tu veux repartir vivre chez les fées ou autres créatures magiques. » déclara t elle avec des sanglots dans la gorge.
« La la la. » consola son ami en la serrant dans ses bras « Je resterai auprès de toi. Tu verras je te rassurais tous les matins s'il le faut et si en plus tu me laisses regarder quelques uns de tes devoirs ça me moti.. aieee ma tête ! »
« Tu n'as pas honte de profiter d'un de mes instants de faiblesse pour demander mes futurs devoirs ?! » s'indigna la sorcière avant de tourner les talons.
« Mec, tu me manques déjà. » marmonna le rouquin en prenant le même chemin que son amie.
Durant le chemin, le jeune hybride parla sans s'arrêter. Son cœur battait très fort et il avait l'impression que ses mains devenaient moites. Il fut même assaillis de nouveau par les doutes.
« Hagrid, es tu sûr que je n'ai pas attendu trop longtemps ? Peut être que Liam et Firenze ont tourné la page et qu'en me revoyant ils seront juste surpris mais sans plus, non, tu crois pas ? »
« Je ne suis pas un spécialiste des réactions émotionnels des centaures. Je me fis juste à ce que Barintus m'a dit et il a dit que ta présence était encore très désirée et c'est un être sage Barintus tout comme Dumbledore. Ne t'inquiète pas Harry tout se passera bien. »
« Oui, oui tout se passera bien. Il faut que je sois positif. J'ai tellement hâte de les voir. » s'enthousiasma le daguet.
Ce dernier sut vite qu'il était maintenant sur le territoire des hybrides quand il vit sortir derrière un arbre un de ses confrères. Celui ci parut le reconnaître bien que surpris car il lui fit un sourire et un signe de la main.
Quand le duo atteignit la place centrale, ils furent accueillis par le chef lui même et son fils.
« Bon retour parmi nous daguet » salua Barintus
« Merci » répondit il, bien que son regard voyageait sur les visages qui les entouraient.
« Ils ne sont pas ici, ils sont aux vignes, tu les trouveras là bas. Je pense que tu te souviens du chemin.» dit il en rigolant en voyant son manège.
N'attendant pas une minute de plus, oubliant même de dire au revoir à son professeur le cerf-centaure se dirigea vers le lieu désigné.
Bientôt il vit le gros tonneau et entendit des voix à l'intérieur, prenant une inspiration il se présenta à l'entrée. Il repéra vite Liam qui était assez en retrait par rapport aux autres et ne parlait à personne. Cette image serra le cœur de Harry qui s'avança doucement vers lui. Les autres hybrides présents se turent petit à petit quand ils le reconnurent. Lorsqu'il se trouva à trois pas du poulain, il s'exprima.
« Liam ? »
Redressant la tête à l'appel de son nom, le petit centaure se figea sur place quand il vit qui était devant lui.
« Harry ? » murmura t il avant que ne commence à couler des petites larmes. « Harry ! » hurla t il en se dirigeant vers lui.
Ce dernier s'allongea pour le recevoir les bras grands ouverts.
« Oui mon petit Liam c'est moi. » répondit il en lui faisant pleins de bisous sur la figure avant de le serrer à nouveau fort de sans bras.
« Harry, tu..tu.. es revenu » hoqueta le petit.
« Oui je suis revenu et pas de façon temporaire, pour toujours si tu le veux. »
« Pour toujours.. » murmura t il ses yeux s'agrandissant de nouveau. Mais l'émotion était trop forte et le poulain éclata cette fois en gros sanglots.
Ne voulant pas gêner les autres dans leur travail et permettre à Liam d'avoir une certaine intimité, le daguet réussi tant bien que mal à porter le poulain hors du tonneau. Avant de se poser à nouveau et de consoler le petit qui s'accrochait à lui comme si sa vie en dépendait.
Les pleures durent alerter les centaures car le cerf-centaure fut bientôt entouré d'hybrides étonnés de le voir là, avant d'entendre une voix familière :
« Que ce passe t il ? Quelle est la raison de cet attroupement ? »
Faisant son chemin à travers la foule, le centaure s'arrêta stupéfait quand il fut face à la scène qui causait du désordre.
« Bonjour Firenze » dit timidement le daguet
« Harry ? »
« Uhum » répondit il en souriant
« Qu'est ce... »
« Je suis revenu pour m'installer ici... définitivement si ça ne te dérange pas. »
Le centaure fut sur le point de répondre quand il se rappela qu'ils avaient des spectateurs.
« Vous n'avez pas du travail à faire ?! » demanda t il sévèrement en se positionnant cette fois face à la foule.
Bien que frustrés de ne pas pouvoir entendre ce qui se dirait par la suite entre les deux hybrides, les autres centaures retournèrent tranquillement à leur travail, non sans que certains ne disent tout de même au passage :
« Bon retour parmi nous Harry. »
« Content de te revoir, il faudra fêter ça ! »
« Toutes les préparations sont fades face aux tiennes, content de revoir parmi nous, nous allons pouvoir enfin manger correctement. »
Quand le public fut dispersé, Firenze se tourna de nouveau pour regarda attentivement le cerf-centaure. Il câlinait le petit Liam, lui faisait de bisous et prononçait des paroles réconfortantes. Cette image était sensiblement la même que celle qui avait fait bien plus de mal que de bien au poulain. Mais si le daguet disait vrai cette scène ne devrait normalement plus jamais se reproduire.
« Tu es réellement revenu donc ? »
« Oui. »
« Pourquoi ? »
« Pour vous deux. Vous me manquiez terriblement et je ne supportais pas d'être loin de vous, mais en même temps je ne pouvais pas quitter mes parrains, ma première famille avec le risque de ne jamais les revoir. Ça n'aurait fait qu'inter changer le problème. »
« Qu'est ce qui t'a fait changer d'avis ? » questionna le plus vieux tout en se posant face lui, bien qu'assez proche pour qu'ils puissent se toucher.
« Mes parrains ont résolu le problème en allant eux même voir Barintus et lui demander s'il pouvait y avoir un compromis. Je vais vivre avec vous maintenant, mais Sirius tient à ce que je finisse ma scolarité, que j'ai au moins mon diplôme. Ce qui fait qu'en fin d'année scolaire je me transformerai en humain juste pour passer les examens. Seuls mes parrains auront libre accès ici pour venir me voir, mais devront tout de même se faire discrets et ils ont prêté serment pour ne divulguer aucune information vous concernant. Je pourrai pour ma part me transformer quand je le désirerai après t'avoir avertit toi, Bane ou Barintus. Je pense que ça arrivera quand il me faudra aller à une fête d'anniversaire ou de Noël ou encore un mariage. »
« Moi aussi je me transformerai comme ça je partirai avec toi. » déclara le poulain
« Ça, ça reste à voir et puis pourquoi te transformer tu pourrais très venir comme tu es. » rigola le daguet
« Mais je serai le seul à être différent ! »
« Alors on ira tout les deux comme on est maintenant. »
« Ne lui donne pas d'idée » avertit Firenze
« Tu m'as manqué »
Pour toute réponse le centaure colla son front à celui de son vis à vis tout en agrippant doucement son visage entre ses mains.
« Tu m'as manqué aussi. »
Et avant que Harry ne puisse dire autre chose, l'hybride préféra sceller ses lèvres par un baiser.
Je voulais raconter un peu ce que les autres élèves avaient vécu, j'espère que vous aurez aimé. Je dis vous à très très bientôt
