Maple War
Rating : M
Warnings : violence, gore
Disclaimer : J'ai vraiment plus d'imagination ... Je ne possède que ma dignité, et c'est pas grand chose ...
A/N : C'est pas vraiment confortable, mais c'est vrai que je me débrouille pas mal en écrivant avec mon GSM ... Je fais moins de faute, mais ça me prends plus de temps pour un simple chapitre ...
J'espère que ce n'est pas trop ennuyant, j'essaie de donner des détails, la description n'a jamais été mon point fort ...
Chapitre 2 : Première Attaque
J'ai mal ...
Ma tête me tue ...
Je suis dans un lit ... Celui de ... Prusse ?
Oh ...
Oui ...
- J'espère que c'est une blague, aru !
Je me souviens ...
- Je rigolerais pas avec ça, bordel !
C'est sa voix ... Prusse ...
- Il n'y a que les idiots dans ton genre pour faire dormir quelqu'un avec une commotion !
Et là ...
Angleterre ...
Il a l'air d'avoir des problèmes de gestion de colère ...
- Si ça se trouve, aru, il est dans le coma !
Je ne connais pas cette voix ...
- Bon débarras !
C'est Prusse ? Non ...
C'est Gilbert !
Il faut ... Que j'ouvre les yeux ...
Allez Matt !
Mais c'est trop dur ...
Je suis trop faible ...
Le noir ...
Comme à chaque fois ...
Je ... Je dois trouver la lumière, ma lumière ...
Mais pour l'instant ... Je vais dormir un peu ...
Je ne les entends même plus ...
XxXxX
Matthew ouvrit les yeux doucement. Il était allongé sur le côté face à un mur de pierre beige clair. Il tendit la main vers la surface froide et l'effleura de ses doigts, comme pour s'assurer que ce n'était pas un rêve.
Il ferma les yeux un instant et vérifia que son mal de crâne soit passé avant de les ouvrir à nouveau.
Il sortit les bras de sous la fine couverture et s'assit sur le matelas qui n'était pas confortable du tout. Il regarda autour de lui et fut frappé par la pauvreté de l'endroit. Les murs étaient effrités et sales, tout comme le sol et les meubles en bois.
Comme dans la seule pièce où il avait précédemment mit les pieds, il n'y avait pas de fenêtre, et l'éclairage provenait de torches et bougies dispersées et placées à distances inégales à travers la chambre qui, Matthew s'en souvenait, appartenait à Prusse. Une paire de lunettes était posée sur la table de nuit. Il les mit et soupira.
Alors tout cela était bel et bien réel ? Il espérait encore se réveiller dans sa chambre, peu importait où c'était, ou au moins dans un endroit dans lequel il se sentirait en sécurité.
À sa gauche, une porte qu'il n'avait pas remarqué s'ouvrit en grinçant et une tête qu'il n'avait encore jamais vu lui sourit comme un enfant le matin de Noël. L'inconnu entra avec un plateau dans les mains.
Il était grand, bien battit et assez musclé. Il portait un uniforme couleur sable, un peu comme la pierre aux murs, et par dessus une veste d'aviateur en cuir marron. Ses cheveux étaient blonds et lui arrivaient aux oreilles. Il avait le front caché par des mèches qui tombaient de manière irrégulière sauf à un endroit où une de celle-ci montait au lieu de descendre. Il avait un visage enfantin malgré ses pommettes hautes et son nez droit, mais c'était certainement dut à ses grands yeux bleus dans lesquels brillaient des milliers d'étoiles, et qui étaient ornementés par une paire de lunettes sans monture et aux branches fines et argentées. Cependant, quelque chose clochait dans son physique ... L'homme était vraiment pale, et ça n'avait pas l'air naturel. Il avait également d'énormes cernes sous les yeux, ce qui lui donnait un air malade, voir cadavérique.
Maintenant, ça c'était de la description ! Matthew avait du passer un bon moment à observer la personne ... Et puisqu'il n'avait pas bougé, il imaginait que l'inconnu aussi l'observait avec attention.
- Wow, dit-il en avançant, on ne m'avait pas menti ! T'es son sosie ! C'est trop dingue !
Matthew rougit et joignit ses indexes assez gêné.
- Et tu fais même son machin avec les doigts quand il est timide !
Le garçon rougit de plus belle et cacha ses mains sous la couette.
- J'imagine que tu ne sais pas qui je suis ... Tu peux m'appeler Amérique !
Le nom cliqua dans l'esprit de Matthew. Il essaya de parler, mais sa gorge était . Il toussa avant de reprendre.
- Tu ... Ahem ... Tu es le frère de Canada, c'est ça ?
- Oui ! Enfin ... Je sais pas si c'est une bonne chose ...
Matthew hocha la tête. Canada était le méchant de l'histoire s'il avait bien compris. Il fit couler son regard jusqu'au plateau qu'Amérique tenait entre ses mains quand il fut frapper par la délicieuse odeur d'une soupe au poulet.
Son ventre gargouilla, et il s'y agrippa honteusement. Amérique rit et lui tendit le plateau.
- Régale-toi, Canuckee ... Enfin ... Euh, c'est comme ça que j'appelais mon frangin ...
Matthew accepta la soupe avec joie et hocha la tête en reconnaissance. Il pouvait comprendre que c'était perturbant pour Amérique de devoir converser avec la copie conforme de son frère.
Il prit une cuillerée et se délecta du goût salé et merveilleusement épicé.
- Je savais que tu aimerais ! C'est France qui l'a faite, et s'il n'était pas occupé à faire la vaisselle, je suis sûr qu'il te la donnerait lui même.
Matthew hocha la tête tout en continuant de boire. Amérique lui expliqua que les nations (?) se relayaient toutes les heures pour voir si Matthew était levé, et pour le nourrir au moins deux fois par jour.
- Eh ?! S'exclama-t-il en reposant sa cuiller pour plus de sécurité. Je suis comme ça depuis combien de temps ?!
- Quatre jours ... C'était pas vraiment clever de faire dormir quelqu'un avec une commotion ... en même temps, Prusse est un crétin ...
Matthew se frotta les tempes ... Même sans souvenir, il savait pertinemment qu'il ne fallait en aucun cas laisser dormir quelqu'un avec une commotion avant qu'il ne soit stable ...
- Bon euh ... je suis sensé appeler England or China pour qu'ils t'expliquent la situation, mais quand je vois que Gilbert est devenu un vrai asshole après les avoir écouté, je vais le faire moi-même.
Amérique attendit que Matthew ait fini son repas avant de continuer.
- Pour commencer, on est dans des souterrains en Grèce, et on est bien en 2014, même si nos vêtements datent de WWII ... J'aime bien les porter parce que j'ai ... Enfin 'on' a gagné la guerre et j'aime bien me souvenir de l'époque où tout le monde me devait de l'argent ...
Matthew fronça les sourcils sans comprendre.
- Tu parles comme si tu y étais ... Dit-il.
- Oh, mais c'est le cas ! Je suis Amérique, le pays ! En entier, je suis Etats-Unis d'Amérique, mais je préfère Amérique parce que c'est plus court et-
- Et parce que tu aimes te faire passer pour un continent entier ! S'exclama une voix avec un accent anglais. You git! You were supposed to call us!
Angleterre, Prusse et un homme asiatique se tenaient à l'entrée de la chambre. L'anglais était visiblement énervé, Prusse levait un sourcil, et l'asiatique les fronçait alors qu'ils se concentrait sur le visage de Matthew.
Amérique soupira.
- C'est trop demandé un moment avec mon frère ?
- Ce n'est pas ton frère, aru ! Dit l'asiatique en faisant un pas.
Il avait un bébé panda dans les bras, portait une tenue militaire kaki foncée, et avait un air sévère, bien qu'une voix assez efféminée, comme s'il n'avait pas mué.
Amérique roula les yeux au ciel et croisa les bras.
- Pourquoi vous êtes venus ? Demanda-t-il, c'était mon tour de lui donner à manger !
Il avait l'air d'un enfant qui boudait pour avoir un bonbon. Angleterre soupira et s'avança vers Matthew. Prusse le suivit et s'assit sur le lit. Le garçon ne dit rien, après tout, c'était son lit, mais s'éloigna un peu du germanophone.
- On s'est un peu douté d'un truc quand tu n'es pas revenu ... répondit Prusse.
Amérique croisa les bras et s'assit en indien sur le sol, la lèvre inférieure sortie, alors qu'il sortait un hamburger de sa poche. Matthew n'osa même pas demandé.
- Bien, aru. Il est temps de t'expliquer. Je suis Chine au fait, le plus sage parmi nous.
- Le plus sénile, ouais ... fit Amérique la bouche pleine.
Angleterre le frappa derrière la tête en grognant en anglais. Matthew fut surpris de comprendre aussi bien qu'en français. Était-il bilingue ?
- Tu connais déjà Prusse et Angleterre ... Je crois, aru ?
Matthew réalisa que Chine testait s'il avait des souvenirs de ce qu'il s'était passé quatre jours plus tôt. Il hocha la tête pour lui indiquer qu'il pouvait continuer.
- Pour faire simple, aru, nous sommes les personnifications des nations. Nous naissons avec nos terres sans trop savoir comment et mourrons quand nos gens disparaissent, aru. Enfin pas vraiment ... Prusse est toujours là, aru ...
- C'est plutôt confus ... Dit Matthew en inclinant la tête sur le côté.
Prusse porta un mouchoir à son nez pour l'empécher de saigner en murmurant quelque chose ressemblant fortement à "trow meugnon~".
Amérique le fusilla du regard et Angleterre, une fois encore, soupira d'exsaspération. Il reprit la discussion entre ses mains.
- To make it simple, il y a une guerre sur nos têtes. Ça fait six ans que Canada essaie de contrôler les nations ou de les détruire. Il a déjà eu Russie ainsi qu'une bonne partie de l'Europe de l'Est. La terre d'America est inhabitable, Mexique a été rayé de la carte, Japon est porté disparu ...
Angleterre continua de citer des noms et Matthew écarquilla les yeux devant tant de nations détruites ou portées disparues. Belgique, Luxembourg, Équateur, Suisse ... Introuvables.
- Je n'comprends pas, dit-il, Canada n'est pas une nation hostile ...
Il n'avait pas l'impression que le Canada était brutal. Il se souvenait que c'était un pays connu pour son amabilité et son hospitalité. Il ne pensait pas que le pays avait des ressources militaires suffisantes pour pouvoir déclarer la guerre au monde ... Il expliqua sa pensée aux autres.
- Ce n'est pas une guerre comme les autres, aru, dit Chine. Pour commencer, Canada a décimé la terre d'Amérique avec des dizaines de bombes atomiques, sans penser une seule fois aux civils.
Matthew écarquilla les yeux devant tant d'horreur. Il regarda ensuite le frère du tyran qui fixait le sol d'un air abattu. Il comprenait maintenant pourquoi il avait l'air si malade, Amérique était en train de mourir. Ce dernier leva son regard vers le garçon qui prenait pitié de lui.
- Mon peuple a en partie survécu grâce à Russie qui m'a aidé à héberger les survivants et ceux qui avaient prit la menace de Canada au sérieux. Jamais je n'ai vu autant de souffrance dans les yeux d'un humain ...
- Mais, interrompit Matthew, s'il y a eu des bombes atomiques, alors Canada aussi aurait du être touché ...
Matthew savait que les radiations auraient dû atteindre le pays voisin.
- C'est ici que le bas blesse, continua Angleterre. Canada utilise, comment dire ... de la magie ... c'est pour cela que son armée est si puissante.
Matthew se mordit la lèvre inférieure. Il se foutait de qui là ? Il n'était pas naïf à se point là ! Il fixa le visage de chaque nations, attendant une réaction. Rien ne vint. Matthew préféra éluder le sujet.
- Pourquoi a-t-il déclaré la guerre ?
Toutes les nations se tournèrent vers Prusse. Pour la première fois depuis leur rencontre, l'albinos le regarda sévèrement. Il lui parla comme un moins que rien, et Matthew eut l'impression de faire face à Gilbert.
- T'as pas besoin de le savoir.
Sur ce, il se leva et quitta la pièce. Ce fut au tour d'Amérique de soupirer.
- Il refuse de nous le dire ... Il doit en être responsable ...
Alors que Prusse partait, Gilbert entra les mains dans les poches et la tête haute. Son attitude criait à l'arogance qu'il était bien meilleur qu'elle. Matthew fronça du nez à son arrivée. Il ne supportait pas ce type.
- Wonderful, fit Angleterre, j'allais justement en venir à toi, Gilbert.
- C'est Herr Awesomeness pour toi.
Angleterre se contenta de rouler les yeux au plafond alors que Matthew fronçait du nez devant l'attitude hautaine de l'albinos. L'anglais se tourna vers le garçon dans le lit du prussien avant de continuer.
- Comme je disais ... Gilbert et toi portiez le même uniforme scolaire, vous deviez sûrement fréquenter le même bâtiment, si pas les mêmes classes.
- J'ai aucun souvenir ! dit Gilbert de manière agressive.
- Je sais, répondit Angleterre, et Matthew non plus.
- Je ne sais même pas mon âge, confirma l'interréssé.
Chine, qui jusque là se contentait d'observer décida de se joindre à la conversation.
- Vous devez avoir entre 16 et 18 ans, aru, puisque vous êtes au lycée.
- Kese, fit Gilbert, du moment que je suis en âge de boire et de niquer ...
Amérique se leva d'un coup et le menaça du poing.
- On est en guerre, dumbass, essaie de penser à autre chose ! Je sais que tu n'es là que depuis un mois, mais des milliards de gens sont morts ! Et Canada ne s'en est pas encore prit à l'Afrique où les nations sont les plus vulnérables !
- Pas mon problème ... Répondit Gilbert en haussant des épaules.
Amérique se mit à grincer des dents de rage avant de se calmer d'un coup pour tousser. Matthew écarquilla les yeux quand il vit les mains de la nation se couvrirent de sang. Angleterre et Chine se précipitèrent à ses côtés alors que Gilbert se moquait de lui en disant qu'il était un faible. Angleterre le fit se taire immédiatement.
- Shut the bleeding up! Il a vécu des choses que tu ne peux même pas imaginer ! C'est déjà un miracle qu'il soit en vie ! Tu l'aurais connu avant, tu ne dirais pas ça !
Matthew frissonna devant la rage du pays. Gilbert semblait sans ficher royalement. Il haussa des épaules et quitta la chambre en disant qu'ils "ne méritaient pas d'être en sa géniale présence". Les nations ne réagirent pas et Matthew en fut perplexe.
- Pourquoi vous le laissez agir comme ça ? Demanda-t-il.
Chine lui répondit en s'essuyant les mains avec un essuie mouillé qui se trouvait sur la table de nuit.
- On répond aux imbéciles par le silence, aru. Et puis, c'est une question d'habitude ... Il est exactement comme Prusse ...
Ce n'était pas la première fois que Matthew entendait cela, et pourtant, il avait du mal à le croire. Prusse avait plus l'air d'un gamin séducteur, alors que Gilbert était un enfant pourri gâté et égocentrique avec un penchant pour l'alcool et la débauche.
- Tu vas finir par tomber sous son charme ... Fit une nouvelle voix. Fais-moi confiance.
Matthew vit arrivé un homme au cheveux blonds mi-longs et légèrement ondulés. Il avait des yeux couleur saphir, un peu plus clair que ceux d'Amérique, et un duvet sous le menton. Il sentait le parfum de rose à des kilomètres à la ronde. Il ne portait pas une tenue de guerre, mais une chemise bleue marine et un pantalon rouge. Il s'approcha de lui en souriant de manière séductive, et prit sa main pour la porter à ses lèvres.
- Enchanté Mathieu, je m'appelle France.
Alors que Matthew allait poliment lui répondre, et même le remercier pour le délicieux bien que frugal repas, Angleterre frappa France avec le torchon mouillé qu'il avait arraché des mains de Chine. France se tourna vers lui en souriant.
- Ne t'inquiète pas Rosbif, tu auras aussi ta part de moi, honhonhon~!
- La ferme, frog ! Comme si je voulais de toi !
- Bien dit, Iggy ! Fit Amérique qui semblait avoir reprit du poil de la bête.
- Ne m'appelle pas comme ça ! Et lâche-moi, bloody yank, t'es plus un enfant !
Matthew avait l'impression étrange d'assister à une réunion de famille. Une famille dérangée, certes, mais c'était tout de même mignon. Il rit légèrement et l'attention de redirigea vers lui avant qu'Amérique ne soupir.
- Pendant deux secondes, j'ai cru que Canuckee était là ...
Ce fut au tour de France de soupirer. Il plaça une mèche de cheveux derrière son oreille avant de prendre la parole.
- Ça te dit de voir la lumière du soleil, Mathieu ? Ce n'est pas très sain de rester sous terre pendant quatre jours ...
XxXxX
Amérique devant se reposer un peu et Chine ayant du travail, ce fut Angleterre qui fit faire la visite du campement à Matthew, au grand regret de France qui voulait absolument le faire.
C'était un véritable campement. Il y avait des tentes de diverses tailles et couleurs un peu partout. Matthew aperçut plusieurs tentes 2 secondes de Ketchua, lui confirmant bien qu'il était dans la bonne époque.
Il se posait des milliers de questions. Est-ce que les avancées technologiques étaient aussi retardées de six ans ? Et pour la musique ? Les chanteurs étaient-ils morts avant que leur tubes ne sortent ?
Et outre ces questions, il y avait les interrogations un peu plus personnelles ... Pourquoi n'avait-il aucun souvenir de lui-même ? Il se souvenait de l'Histoire, des gagnants de l'Eurovision de cette année, du goût des éclairs au café, mais pas moyen de savoir s'il les aimait ...
Dès qu'il pensait à lui, c'était le trou noir ... Un peu comme un rêve, il savait qu'il avait vécu, mais pas moyen de savoir quoi ...
- Les nations sont mélangées aux humains, expliqua Angleterre. Certains sont au courant de ce que nous sommes, et d'autres pensent que nous ne sommes que des hauts gradés. Les femmes et les enfants sont dans les souterrains, et les hommes se préparent pour la guerre. Bien sûr, les femmes sont acceptées dans nos rangs, mais elles préfèrent les missions de sauvetage aux champs de bataille. Je peux les comprendre.
Matthew regarda autour de lui. Ils avaient quitté le campement et atteignaient un champs où des hommes et quelques femmes s'entrainaient à l'épée. Le garçon écarquilla les yeux. N'avaient-ils pas d'armes à feu ? Angleterre répondit à sa question silencieuse.
- Avec le peu de survivants humains que nous avons, les usines d'armes tournent au ralentit. Je ne sais pas si tu le sais, mais pour une guerre, il faut que l'industrie du pays soit entièrement convertie pour celle-ci. Les armes telles que les épées et les arcs sont les moins coûteux à produire, que ce soit au niveau main d'oeuvre ou au niveau matière première. De plus, s'entrainer aux armes à feu gaspille les munitions.
Le garçon hocha la tête. Il aperçut Prusse qui semblait s'amuser comme un gosse en frappant avec deux épées contre un arbre.
Le duo avança encore et arriva en lisière d'une forêt, près d'un bâtiment où des hommes s'entraînaient à la carabine.
- Ils utilisent des armes de fête foraine, expliqua Angleterre. Comme je te l'ai dit, on ne peut pas se permettre de perdre des munitions. Seuls les tireurs expérimentés reçoivent des armes.
Matthew observa les tireurs un à un. Ses yeux se posèrent sur une fille blonde qui n'avait pas l'air d'avoir plus de quinze ans. Elle portait une tenue militaire kaki et un ruban violet dans les cheveux. Ses yeux était d'un vert si clair qu'on aurait cru y voir la Méditerranée. Elle tira dans sa cible avec une précision d'aigle. Elle demanda aux autres de tirer trois coups puis de s'avancer s'ils avaient toucher la cible.
Il les regarda tirer et seuls quatre hommes parmi le groupe firent un pas en avant. La fille demanda froidement aux autres de s'en aller pour laisser place au groupe suivant.
- Si vous avez touché la cible, dit-elle, une arme vous sera attribuée.
Elle s'avança ensuite vers le duo et s'arrêta en face d'eux.
- Tu viens pour l'entrainement ? Demanda-t-elle à Matthew.
Il secoua vivement la tête. Ce genre d'activité n'était pas pour lui ... Angleterre lui dit :
- Matthew, je te présente Liechtenstein.
...
...
C'était où ça ?
- Enchanté, dit Matthew en lui tendant la main.
Liechtenstein la lui serra gentiment et lui présenta un sourire timide contrastant avec l'attitude guerrière qu'elle venait de montrer face aux tireurs. Un autre groupe d'hommes arriva et elle retourna vaquer à ses occupations.
- Son frère a disparu l'année passée, dit Angleterre. Suisse et Liechtenstein étaient neutres, mais Canada a attaqué quand même. Suisse s'est sacrifié pour la sauver, et comme pour le remercier, elle a adopté le même comportement que lui. C'était une fille si douce avant cette bloody war ...
- PUTAIN DE SHEIβE ! hurla une voix derrière eux.
Ils se retournèrent pour voir Prusse et Gilbert courir en leur direction.
- On est attaqué ! Cria Prusse.
- Shit !
Angleterre courut dans le bâtiment et en sorti une alarme manuelle de la première guerre. Il fit tourner la manivelle et la sirène retentit.
- Mattie, Gil ! Cria Prusse au dessus du son et les faisant se tourner dans sa direction. C'est votre première attaque. Attrapez une arme et défendez vous comme vous l'pouvez.
- Oh putain, ouais ... Fit Gilbert. Ça fait un mois que je m'entraine pour ça !
Matthew vit qu'ils avaient la même lumière sanguinaire dans les yeux. Ils étaient de vrais guerriers, et lui il faisait tâche au milieu du décor.
- Litchi ! Cria Prusse à Liechtenstein, les voilà !
Matthew se mit a paniquer, il n'avait pas d'entrainement, pas de protection, et n'était certainement pas capable d'affronter une armée de canadiens en colère ...
- Ils sont combien ? Demanda Liechtenstein.
- Indéterminé ... Répondit Prusse. Mattie, prend ça.
Il lui tendit une épée légère à double tranchant. Matthew la prit en tremblant et Gilbert lui roula les yeux.
- T'es vraiment qu'un bébé ... Tu ne vaux rien ...
Matthew le fusilla du regard, malgré le fait qu'il avait sans doute raison.
Dans la forêt un arbre craqua et une bête rugit.
- Les voilà ...
Matthew fronça des sourcils. Il connaissait ce rugissement mais ...
- Litchi ! T'es trop près !
Ils étaient en Grèce ...
- Armes !
Et pourtant ce rugissement ...
- Angleterre, va prévenir les souterrains !
C'était celui ...
- Matthew ! Qu'est-ce que tu fous ? Bouge !
D'un ours polaire ?
D'un coup, les arbres furent abattus, et des ours polaires aussi gros que des camions apparurent en hurlant.
Matthew resta bouche bée. Sur certains ours, il y avait une demi douzaine d'hommes armés, alors que d'autres animaux chargeaient à travers la plaine.
Les hommes se mirent à tirer de tous les côtés, et quelques canadiens tombèrent de leur monture. Le terrain se remplissait de corps, de sang et de cris. À côté de Matthew, un homme prit une balle de fusil aussi grosse qu'une bale de golf en pleine tête, aspergeant la chemise de Matthew de sa cervelle. Il réalisa qu'à trente centimètres près, cela aurait pu être lui. Alors il écouta ce que son bon sens lui ordonnait.
Il s'enfuit.
Il courut à travers la plaine pour se réfugier dans le bâtiment. Il était remplit de poudre à canon et d'arme à feu. Matthew se réfugia sous une table et se mit en position foetale.
Il se mit à pleurer.
Gilbert avait raison.
Il ne valait rien.
Son coeur palpitait, il respirait beaucoup trop fort et il pleurait à chaudes larmes. Il n'avait aucune dignité.
Soudain quelque chose tomba à côté de lui. Il hésita un instant avant d'ouvrir les yeux. A ses pieds, et à côté d'un tonneau de poudre, se tenait une flèche enflammée.
Il eut le bon sens de se lever et de l'éteindre avec son pied. Il regarda par la fenêtre, et vit que les canadiens visaient le bâtiment avec des arbalètes et des arcs.
Matthew sortit immédiatement, se maudissant pour sa lâcheté. Alors qu'il comptait se réfugier dans les bois, il tomba nez à nez avec un ours polaire qui n'était pas monté. Et pour en ajouter une couche, Matthew avait oublier son arme sous la table. Le bâtiment explosa derrière lui, la chaleur du feu se répandant jusque là où il se trouvait.
L'ours leva la patte pour frapper, et Matthew sauta sur le côté pour l'éviter. Il remercia le ciel pour ce réflexe venu de nulle part et couru à travers bois.
- Matthew !
Il se retourna les yeux brûlants et vit Prus- non, c'était Gilbert en top blanc couvert de sang et de morceaux bordeaux d'origine inconnue.
- Qu'est-ce que tu fous ?!
Gilbert dû voir la panique dans le regard de Matthew car il roula des yeux et attaqua l'ours d'un coup d'épée.
- Où est ton arme ? cria-t-il entre deux assauts.
Matthew pointa le bâtiment en flammes d'un doigt timide et tremblant. Gilbert jura en allemand et sauta sur le dos de l'animal. Il décapita l'ours d'un coup sec.
Le corps retomba lourdement sur le sol et la tête roula jusqu'aux pieds de Matthew qui la regarda à la fois répugné et horrifié.
- Tu te crois dans une plaine de jeu ?! lui hurla Gilbert. C'est la guerre putain, pas un repas de famille.
Il avait raison ... C'était la guerre ...
Mais il ne voulait pas la faire ...
C'était trop effrayant ...
- Ve~! Matteo ! Gilberto !
Un nouveau visage couru vers eux, c'était un petit homme brun en tenue bleue. Il avait un drapeau blanc en main à la place d'une arme.
- Prusse m'envoit te chercher ! Ve, il a dit que comme je me faisais jamais prendre et que j'étais inutile, je pouvais venir vous chercher pour vous mettre en sécurité ! Je suis Italie du Nord, au fait !
Gilbert grogna.
- Pas besoin de ça, dit-il, je sais me débrouiller. Lui en revanche ...
Il se tourna vers Matthew puis écarquilla les yeux.
- Je rêve, putain ! T'as pleuré ?!
Matthew frotta vivement ses yeux comme si cela allait y changer quelque chose et regarda honteusement le sol.
- Ve, ce n'est pas grave Matteo ! Moi aussi je pleure tout le temps ! Et Allemagne me remonte le moral ! Mais là il est en mission depuis trois mois et il me manque beaucoup ...
Alors qu'il disait cela, ses yeux se remplissaient de larmes. Il faisait de la peine à Matthew et Gilbert soupira.
- T'as de la chance d'être mignon Italie ...
- Ve~?
Gilbert secoua la tête et dit qu'il comptait rester et se battre. Italie hocha vivement la sienne et attrapa Matthew par la main.
Alors qu'ils couraient en lisière du bois, Matthew pu entendre la voix de Prusse s'élever au dessus du champ de massacre.
- Litchi ! Attention !
Matthew n'aurait jamais du se retourner. Il vit la patte d'un ours se lancer sur Liechtenstein qui se trouvait à moins de cinq mètres d'Italie et lui. Son corps se brisa en deux sous l'impact et un jet de sang lui sorti par la bouche. Elle fut projeté en l'air et retomba sur le sol comme un fagot.
- LITCHI !
Prusse se jeta sur l'ours et l'éventra. Le contenu de l'animal se répandit sur le sol et sur l'albinos qui se ne se nettoya pas, préférant porter secours à Liechtenstein.
Matthew ne se rendit compte qu'il s'était arrêté que quand Prusse lui demanda de la conduire auprès de Chine. La nation plaça la jeune fille inconsciente sur le dos de Matthew et lui demanda de suivre Italie.
- Ils n'en ont plus pour longtemps, dit l'albinos, tous les monteurs sont morts et il ne reste qu'une dizaine de Kumagéants.
Matthew hocha la tête et se dépêcha d'effectuer sa mission. Kumagéant, eh ? Il supposa que c'était le nom des ours polaires géants. Il suivit Italie, cette fois sans se laisser distraire.
Il n'oublira jamais l'expression de souffrance et de douleur intense inscrit sur le visage de Liechtenstein.
XxXxX
Les dégâts furent terribles. Du moins, c'était ce que Matthew pensait. Selon Angleterre, 17 morts et 56 blessés étaient d'excellents chiffres pour une attaque surprise, surtout avec un nombre aussi important d'enemis. Cependant, la réserve de poudre numéro 3 avait explosé, annihilant une bonne partie des munitions et blessant gravement Pays-Bas. Suède, un grand homme blond aux yeux bleus et à la voix grave, avait déclaré que l'attaque était prévue et que les canadiens n'étaient pas tombés sur le campement par hasard comme c'était déjà arrivé. Il avait fait parler un captif qui s'était suicidé juste après.
- J' p'nse qu'quelqu'un d' chez nous a d'nné notr' position.
La phrase laissa un blanc à la table des nations à laquelle Matthew et Gilbert avaient été conviés.
Les pays se regardèrent un à un. Personne n'osait parler.
- Si on ne peux même plus se faire confiance dans cette pièce ... fit une nation femelle aux longs cheveux ondulés bruns et aux yeux verts.
- Je parie que c'est Finlande ... dit une voix.
- Ou alors Liechtenstein, elle a changé depuis la disparition de son frère ...
- C'est vrai ça elle passe tout son temps avec Prusse ...
- C'est sûrement Prusse, lui et Canada était très proche, non ?
- ÇA SUFFIT ! hurla Angleterre. Je mets fin à cette réunion !
Les nations soupirèrent et se levèrent pour quitter la salle souterraine. Il faisait nuit noire dehors, et Matthew n'avait qu'une envie, prendre un bain.
- Mattie ...
Le garçon leva les yeux sur Prusse qui se tenait sur le pas de la porte.
- Désolé de t'avoir entraîné là dedans ... J'aurais du me douter que ça n'te plairait pas ...
- C-Ce n'est pas g-grave, Prusse ...
Gilbert, qui était toujours dans la salle se mit à rire.
- Kesesese~! Il est si faible !
- C'est vrai, dit Prusse, mais il a un instinct génialissime !
- Pas aussi génialissime que le mien !
Matthew soupira. Gilbert était agaçant ... Prusse était bien plus attentionné.
- Au fait Mattie, ça te dirait de prendre un bain ? Il y a des sources chaudes pas trop loin ...
Et il semblait toujours savoir ce qu'il pensait ...
- On serait que tous les deux ... nus ... Kesesese~!
Ou peut-être pas ...
A/N : 3 jours ... C'est le temps qu'il m'a fallut pour écrire ce chapitre ! Mes mains sont en feu à cause du frottement du plastique contre ma peau !
Bon, sinon, ce n'était pas sensé être aussi long ... Mais j'avais des choses à dire !
Vous trouvez pas que Litchi c'est un super surnom ? Je voyais bien Prusse trouver ça ...
Avant qu'on me dise que Matthew se comporte comme une chochotte, il faut savoir qu'il n'est QUE Matthew un ado sans souvenir au milieu d'un champ de bataille ... Mettez-vous à sa place ...
Amérique n'est pas en grande forme ... Je suis limitée avec le point de vue de Matt, parce qu'il ne sait pas tout ... Mais du coup, vous non plus, et ça laisse du suspens ! :D
Le prochain chapitre sera un filler, avec de l'action à la fin !
Je parle de trop moi ...
Dites-moi ce que vous avez pensé de ce chapitre, eh ? Je viens déjà de modifier une side-story pour inclure un peu de DenNor :)
