Maple War

Rating : M

Disclaimer : I still own nothing ...

A/N: C'est reparti pour un mal de doigt fantasmalgébrique !

Vous allez donc goûter au point de vue de Gilbert ! Il est bien moins monotone que Matthew, et il se pose moins de question aussi ...

Vous vous souvenez quand je vous ai dit que j'avais retrouvé ma clé USB ? Et ben je l'ai perdu à nouveau … Moi qui voulait poster un chapitre de Fan-Tastique …

Vous connaissez l'hymne national de votre pays ? Je connais celle du Canada, des USA, du Royaume Uni et de France, mais pas moyen de vous réciter la Brabançone … Mais je la connais en flamand ! Il y a tellement de versions différentes de l'hymne national belge en français, que mon cerveau s'embrouille …

Merci aux anonymes qui commentent mes histoires, je vous aime les gars :D

Bonne lecture~!

Chapitre 3 : Rivalité

Matthew était impressionné par la vitesse avec laquelle les nations se remettaient de leurs blessures, en trois jours, le visage de Pays-Bas était reconstitué, en deux semaines, les jambes de Cuba avaient repoussées, et en un mois, la colonne vertébrale de Liechtenstein s'était reformée et ses lésions internes s'étaient refermées.

Cependant, ce qu'il avait remarqué était leur manque de force. En écoutant leurs récits, Matthew avait compris qu'il y avait un temps où Amérique pouvait soulever des voitures à une main, où Angleterre était capable d'utiliser la magie, où Italie courait comme le vent. À les entendre, seul Prusse avait gardé la forme, et c'était dû au fait qu'il n'avait pas de terre à laquelle être attaché physiquement. lui-même ignorait pourquoi il était encore là, quelque chose dans le genre « trop génial pour mourir » auquel Matthew doutait.

Matthew avait fait connaissance avec toutes les nations sur le camp. Il avait quelques affinités avec certaines, comme Pays-Bas, Italie, Hongrie, Liechtenstein et Prusse, et des rapports un peu plus familiaux avec France, Amérique et Angleterre.

Ce dernier était une vrai maman poule avec Amérique, et parfois avec Matthew aussi. Il avait également des problèmes de mémoire, puisqu'il appelait rarement Matthew par son véritable prénom ... mais c'était sûrement lié à son âge très avancé, du moins c'était ce que France et Amérique disaient ...

Parfois, Matthew se mêlait aux civils, il adorait écouter leurs histoires sur l'avant Maple War. C'était eux qui avaient donné un nom à la guerre. Ils n'en savaient rien quant à son origine, mais certains racontaient que c'était parce que les canadiens en avaient marre d'être oubliés ou confondus avec les américains. C'était un bien faible argument pour une guerre, disaient d'autres, qui préféraient croire que le peuple était possédé par un esprit maléfique ou par une Fièvre du Diable. Les humains étaient bien plus matures que les nations, qui semblaient ne se comporter en adulte qu'en moment de crise ou sur le champ de bataille, et leur présence rappelait à Matthew que c'était le monde réel et pas une sorte d'hallucination. Les humains avaient peur de manquer de temps, très peu de nations avaient cette peur. Ils se pensaient immortels, et même en sachant que certains d'entre eux avaient disparus, ils étaient convaincus qu'ils les reverraient un jour, quand Maple War serait terminée et qu'ils auront vaincus Canada.

Aucune attaque n'avait prit lieu en l'espace de ce mois. Il avait cru comprendre que le climat méditerranéen n'avantageait pas les Kumas, nom des ours polaires, qui apparemment, existaient en toutes les tailles et formes. Le garçon n'avait rencontré que des Kumagéants, et ne voulait pas découvrir ce qu'était un Kumasoldat ou un Kumadent-de-sabre ...

Matthew ne se sentait jamais en sécurité sur le campement, alors il était toujours collé à une nation. Si bien que Gilbert le surnommait 'La Glue' ...

Matthew et Gilbert se faisaient la guerre. L'albinos s'amusait souvent à voler les vêtements du blondinet pendant qu'il se lavait, ou encore à lui prendre ses chaussures au petit matin ... (Et c'était déjà difficile d'avoir des vêtements) Il volait tellement souvent que Matthew l'appelait 'La Pie' ou encore 'Cervelle d'Oiseau', et quand il agissait comme une petite reine, Matthew l'appelait 'Gilbitch'.

Et qu'en disait les nations ? Et bien ils en riaient. Matthew pouvait comprendre, ils avaient des soucis plus grave sur le dos que les enfantillages de Gilbert. De plus, ça devait être drôle de voir un Matthew tout nu traverser le campement pour rejoindre sa chambre, qui d'ailleurs se trouvait en face de celle de Prusse qui veillait et était toujours là pour le voir dans son habit de naissance ... Matthew se demandait même si les albinos n'étaient pas de mèche ...

La réaction la plus étrange aux action puériles de Gilbert, avait cependant été celle d'Hongrie ce matin. Gilbert tenait Matthew en une douloureuse clé de bras pour l'emmener à Prusse qui voulait le voir. Matthew avait les larmes aux yeux et Hongrie avait crié- non, elle avait couiné qu'ils étaient adorables. Elle avait même ajouté quelque chose au sujet d'un certain 'PruCan', mais Matthew n'avait pas tout compris.

Actuellement, Matthew et Gilbert étaient en leçon privée et apprenaient à manier l'épée. Prusse était leur tuteur, et il était impitoyable. Il les faisait combattre l'un contre l'autre, et Gilbert trichait ouvertement.

- Mattie, soit plus flexible au niveau des genoux ... Gil, tu n'as pas assez d'équilibre dans cette position ...

Matthew se demandait si Gilbert allait mûrir pour devenir comme Prusse. Il commençait à voir les similitudes entre les albinos. Ils aimaient tous les deux la bière, ils flirtaient comme des pieds et ne parlons même pas de leur sens du rythme ... Ils aimaient parler d'eux, Prusse plus que Gilbert puisqu'il avait vécu plus de choses.

- Mattie ! Concentre-toi !

Gilbert lui porta un coup aux jambes que Matthew bloqua de la pointe de son épée de bois. Il n'avait pas le droit de taper sous la ceinture, mais Prusse ne le lui fit pas remarquer. Le blondinet se demandait pourquoi ...

Il se demandait souvent pourquoi ... Pourquoi ne se souvenait-il de rien ? Pourquoi ressemblait-il tellement à Canada ? Pourquoi était-il là ? Est-ce que sa venue dans cet univers avait un but ? Si oui, alors pourquoi n'avait-il aucun signe de sa mission ?

Un violent coup dans le bras le ramena à la réalité. Il lâcha son arme, et Gilbert vint se placer habilement contre lui, une main dans le bas du dos, et l'autre tenant sa propre lame de bois qui caressait la pomme d'Adam de Matthew.

Il lui sourit en coin et se lécha la lèvre supérieure.

- Alors la Glue ? Encore perdu ? Kesesese~!

Matthew se détacha de lui et se frotta le bras. Il allait encore avoir un bleu ... Depuis son arrivée, Gilbert était à l'origine de tous ses maux ..

- Tu n'es pas concentré Mattie ! Le réprimanda Prusse.

- Désolé ...

- C'est sûrement le soleil ... Continua la nation. Viens te mettre à l'ombre près de moi pendant que Gil va se mettre de la crème solaire.

- Hein ? fit Gilbert en faisant une mine jusque par terre. J'en ai mis avant de commencer le duel !

- Écoute ton génialissime maître d'armes !

Gilbert grogna en retournant dans sa chambre qu'il partageait avec Hongrie (pour rester dans le droit chemin).

Matthew était bien heureux de ne pas être albinos ... En tant que nation, Prusse n'avait pas de problème, même sans mélanine, sa peau était protégée. Par contre, cela posait problème à Gilbert ...

- Tu m'as l'air à l'ouest, dit Prusse à Matthew alors qu'il arrivait à ses côtés.

- D-désolé ... Encore une fois ...

- T'excuses pas, la Glue ...

- Eh ?!

Prusse se mit à rire et s'assit dans la pelouse, invitant Matthew à en faire de même.

- Te tracasses pas ... Tu peux te coller à moi si tu veux ... Toute la nuit ... Kesesese~!

Le garçon rougit et regarda ailleurs. Il frotta mécaniquement son bras comme pour enlever la douleur.

- Pourquoi tu laisses Gilbert tricher ? Demanda Matthew en fixant ses pieds.

L'albinos lui sourit et répondit :

- Sur un champ de bataille, tous les coups son permis. Crois-en mon expérience, petit. Tu n'apprendra rien en suivant les règles.

Matthew fronça les sourcils. Lui, il préférait les suivre les règles. Cela permettait d'avoir quelque chose auquel se raccrocher en cas de conflit. Il ne savait pas grand chose de lui même, mais pourtant, il arrivait à se former une personnalité avec ce qu'il vivait ici. Il s'était découvert timide, bienveillant et amical, avec une attirance pour la paix et, étrangement, les hommes (Matthew n'osait pas encore en parler, mais il semblerait que tous les hommes nations qu'il avait rencontré étaient homosexuels).

Prusse regarda la peau marquée de son bras comme si c'était une sucrerie. Matthew commençait à regretter d'avoir mit un T-shirt rouge, il se sentait comme un drap secoué devant un taureau. Prusse tendit délicatement les bras vers Matthew et le ramena à son torse dans une étreinte pleine de douceur qui surpris le garçon.

Il s'allongea emmenant Matthew avec lui. Le blondinet était blotti contre le corps de Prusse, n'osant pas bouger alors que l'albinos lui caressait les cheveux d'une main et le dos d'une autre.

C'était assez relaxant, bien qu'étrange ... Prusse respirait doucement.

- Mattie ?

Sa voix tremblait un peu.

- O-oui ?

Et lui, il bégayait ...

- Tu crois que tu pourrais chanter Ô Canada ?

Matthew n'était pas sûr qu'il était convenable de chanter l'hymne national du pays contre lequel on faisait la guerre ... Mais Prusse avait l'air si calme comparé à d'habitude où l'on avait l'impression qu'il avait consommé trop de sucre (et de cocaïne).

Alors il se mit à chanter

Ô Canada,

Terre de nos aïeux,

Ton front est ceint

De fleurons glorieux

En y réfléchissant, ce n'était pas normal qu'il connaisse un hymne national par cœur ... À moins qu'il soit lui même canadien ... On lui avait déjà dit qu'il avait un léger accent, mais ici, tout le monde en avait un ...

Car ton bras sait porter l'épée,

Il sait porter la croix.

Ton histoire est une épopée

Des plus brillants exploits

C'était tout de même une magnifique chanson ... Prusse semblait être d'accord. Matthew pouvait l'entendre fredonner pendant qu'il chantait.

Et ta valeur

De foi trempée

Protégera nos foyer et nos droits

Protégera nos foyer et nos droits

Prusse le serra plus fort alors qu'il terminait de chanter. Il lui embrassa le haut du crâne et Matthew rougit.

- Merci Birdie ...

- Je ne suis pas-

- Je sais, dit-il, mais ça fait du bien de faire semblant ...

Matthew ne savait pas si Prusse comptait rester l'après-midi comme ça ... Alors il décida d'attendre le retour de Gilbert.

Il n'est jamais revenu.

XxXxX

Gilbert claqua la porte de 'sa' chambre en y entrant. Hors de question qu'il y retourne ! Prusse avait beau être beau comme un dieu, il était aussi un beau connard !

Depuis que Matthew était arrivé, il était le centre d'attention du campement ! Le pire, c'était qu'il ne faisait rien de productif, à part la cuisine ...

Il n'avait rien à faire sur un camp militaire ! Même Liechtenstein savait mieux se battre que lui, bordel !

Le mieux à faire aujourd'hui, c'était de le laisser avec Prusse et de faire une sieste. Mais avant ça, il allait fouiller dans les affaires d'Hongrie après quelques sous-vêtements ...

XxXxX

Réveillé par un coup de poêle à frire, la soirée commençait déjà très mal. Gilbert se tenait la joue en regardant paresseusement vers Hongrie qui avait toujours son arme levée.

- Je t'ai déjà dis de ne pas toucher à mes affaires ! ragea-t-elle.

Gilbert roula des yeux et retourna sous la couette.

- Re-réveille-moi quand le souper sera servi ...

- Souper ?! Il est huit heure du matin Monsieur-je-n'entends-jamais-la-cloche !

Il ne s'attendait pas à avoir autant dormi …

- Je l'entends très bien, et d'ailleurs elle me casse les oreilles, alors ça m'arrangerait si tu pouvais fermer ta gueule ! répondit Gilbert en se levant brusquement.

- C'est la dernière fois que je te réveille !

Gilbert grogna et remit son pantalon. Il regarda le lit d'Hongrie qui était toujours couvert de petites culottes, strings, soutiens-gorges et autres attirails de filles. Cela voulait dire qu'elle n'était pas allé dans son lit cette nuit ...

- Pourquoi t'as pas dormi ici ? demanda-t-il.

- Autriche, Allemagne, Romano et Espagne sont revenus de mission hier soir ... expliqua-t-elle.

Gilbert leva un sourcil. Il entendait souvent parler de ces gens, mais ne savait pas à quoi ils ressemblaient.

- Et ?

Elle rougit.

- J'ai dormi avec Autriche ...

- J'y crois pas ... fit Gilbert déconfit.

- De quoi ? Du fait que j'ai une vie sexuelle active ?

- Non, du fait que même après t'être fais niqué tu restes une charogne ...

Il eut droit a un nouveau coup de poêle à frire.

- Au moins moi, je baise !

Et elle quitta la chambre en se trémoussant légèrement, obligeant Gilbert à penser qu'elle avait un super cul, et que cet Autriche avait bien de la chance ... Peut-être que Gilbert allait pouvoir également l'emmerder ...

En sortant de la chambre, Gilbert remarqua quelque chose d'anormal.

Le sol.

Il brillait comme s'il était éclairé par le soleil, or, il était dans des souterrains, où le soleil ne brillait jamais ...

Il regarda le sentier scintillant se prolonger jusqu'au bout du couloir et s'arrêter en face d'une chambre qu'il savait vide.

En y réfléchissant, il avait déjà vu Italie y dormir, et Prusse se plaindre parce qu'il devait laisser les affaires de 'Westen' tranquille.

C'était peut-être la chambre de ce 'Westen' ... Puisqu'Italie y allait, c'était soit celle de son frère, soit celle d'Allemagne. Mais avec un surnom allemand comme 'Westen', ce devait être Allemagne ...

Gilbert souriait à lui même pour son super sens de la déduction. Il n'était pas si con au final ...

Hésitant entre aller au réfectoire ou suivre la lumière, Gilbert se gratta la nuque nerveusement. Aller au réfectoire lui procurerait de la nourriture, ce qui était génial vu que ça aidait à vivre et tout le bordel, mais en opposition, suivre la lumière était un peu comme une aventure ! Et il ne se passait jamais rien ici ! (Sauf peut-être le fait de s'entrainer pour la guerre, de se battre contre des ours polaires ou encore d'apprendre à manier l'épée ... La routine quoi ... Gilbert n'avait pas tendance à réaliser ce qu'il se passait en dehors de sa personne).

Il décida d'emprunter le chemin lumineux et avança en cette direction d'un pas furtif (autant y aller en mode ninja, c'était bien plus drôle). Une fois arrivé devant la porte, la lumière s'éteignit. Gilbert fronça des sourcils au sol puis posa son oreille contre la porte. Il y avait des gens à l'intérieur et Gilbert reconnu les voix de Prusse, France et d'une autre personne qu'il ne connaissait pas.

- Je dis simplement que tu dois faire attention, fit la voix inconnu.

C'était un voix vraiment grave, et immédiatement, Gilbert s'imagina face à un géant.

- Et qui es-tu pour me donner des conseils, bruder ? demanda Prusse.

Ah, 'bruder' ! C'était donc Allemagne !

- Allemagne a raison tu sais, fit France, imagine que tu ailles trop loin avec Mathieu, au point de coucher avec lui ...

- Il n'est qu'un humain, Prusse. Il mourrait.

- Putain de merde ! À vous entendre, c'est comme si j'avais pas de self control ! Vous avez vu à quel point je suis génial ?! Je suis pas con au point de tuer Mattie alors que ...

Gilbert sourit. Il avait remarqué les regards plein d'envie que Prusse lançait à la Glue. Il s'en servait constamment pour faire chier Matthew, qui lui répondait toujours qu'il n'avait pas de temps à perdre avec ce genre d'enfantillage. Mais Gilbert savait que cela cachait quelque chose ... Puceau ! C'était la seule possibilité ! Qui pourrait se refuser à un corps pareil ? Prusse était aussi canon que Gilbert !

- Alors que quoi ? demanda Allemagne.

- C'est bon, j'me casse, dit Prusse. Je savais que c'était une idée de merde de vous parler !

- Alors que tu l'aimes, c'est ça ?

La question de France laissa un blanc dans la chambre. Gilbert entendit Allemagne soupirer avant de briser le silence.

- Il n'est pas Canada, bruder.

- SI PUTAIN ! TU NE SAIS MÊME PAS À QUEL POINT IL EST CANADA ! s'emporta Prusse. Il rit Canada, il parle Canada, il respire Canada ! Il est une version humaine de Canada ! Si Gilbert n'était pas là pour me prouver le contraire, je pourrais croire qu'il est la réincarnation de Canada !

Encore un silence durant lequel Gilbert avale sa salive. Prusse aimait Matthew, huh ? Il allait pouvoir emmerder la Glue avec ça ...

- Et c'est exactement pour ça que tu dois l'éviter. répondit calmement Allemagne. Je te connais, bruder, tu finiras par le blessé.

- Et qu'est-ce qui te fais croire que je ne veux pas d'une relation platonique, hein ?

- Oh, je t'en prie Prusse ! s'exclama France, tu le déshabilles du regard dès qu'il est dans la même pièce que toi ! T'es peut-être génial, mais tu as toujours eu du mal à ne pas répondre à tes pulsions ! Tu vas finir par tuer ce gamin !

Prusse grogna et Gilbert entendit le son d'un poing frappant quelqu'un. Un corps tomba sur le sol.

- Tu vois ce que je veux dire, Prusse ? demanda France audiblement en souffrance. Tu es incapable de contrôler ta rage.

La porte s'ouvrit d'un coup et Gilbert manqua de se casser la gueule au sol, mais puisqu'il était génial, il regagna rapidement sa posture. Il jeta un coup d'œil dans la pièce où un grand blond aux yeux bleus aidait un France au nez ensanglanté à se relever. Prusse fixait rageusement en direction de Gilbert qui avait une expression étonnée sur le visage.

- Dégage de mon chemin, fils de pute ! hissa Prusse en poussant l'adolescent qui cette fois se retrouva projeté contre le mur et le derrière au sol.

Il s'éloigna en jurant et en tapant du pied. Gilbert n'attendit pas une seconde pour se lever et partir à son tour, sans même se soucier du fait qu'il avait écouté une conversation privée et s'était fait prendre. Les autres n'étaient pas digne que sa génialissime et grandissime personne ne s'excuse.

XxXxX

- Hey mon mignon!

Matthew tourna légèrement la tête pour voir Gilbert s'assoir à côté de lui et lui sourire en coin. Tout dans son regard criait qu'il allait une nouvelle fois se moquer de lui. Matthew plissa les yeux en sa direction et bu une gorgée de son café. Il n'était pas très bon, mais il avait déjà de la chance d'en avoir dans sa tasse. Gilbert et lui était chanceux d'être invité dans le réfectoire des nations, car ils auraient très bien pu être envoyés dans l'un des nombreux réfectoires humains. Matthew aimait l'ambiance familiale qu'il y avait à table, et cela manquait chez les humains qui souvent se disputaient pour des futilités (non pas que les nations ne le faisaient pas, elles n'étaient pas rancunières).

Pour l'instant, il n'y avait presque personne. Hongrie et Liechtenstein discutaient avec une nation à lunette que le garçon n'avait encore jamais vu, alors que Pologne et Lituanie se disputaient futilement dans un coin.

- Je ne savais pas que tu étais de ce bord, Gilbert. Répondit froidement Matthew.

Gilbert laissa échapper un rire.

- Oh, je parle au nom de Prusse …

Matthew roula des yeux et soupira devant tant de bêtises.

- Tu es agaçant, tu le sais ça, Gilbitch ?

- Tu n'avais pas remarqué ?! Fit Gilbert faussement choqué.

- Laisse-moi déjeuner en paix.

- Kesesese~! J'ai surpris une conversation entre Prusse, son frère et France, et on dirait bien qu'il veut te baiser …

Matthew rougit et regarda ailleurs. Même s'il avait remarqué les regards de Prusse, il était loin d'approuver. Il était évident qu'il ne se comportait gentiment autour de Matthew uniquement parce qu'il lui rappelait Canada.

- Quoi, Cervelle d'Oiseau ? Tu es jaloux ? Demanda Matthew pour énerver Gilbert.

- Bien sûr, répondit-il. Tu as un cul tellement sodomisable, ce serait une honte de cracher la dessus … Enfin, ça dépend avec quel organe cracher … Kesesese~!

Matthew le regarda dégoûté, mais décida de ne pas répondre. Il termina sa tasse en vitesse, se brûlant la gorge au passage et se leva.

- Fais gaffe, la Glue, il parait qu'un humain meurt après avoir couché avec une nation …

Hongrie les regarda soudainement intéressée avant de se remettre à discuter avec l'homme à lunette. Matthew disparut dans sa chambre et claqua la porte.

Il s'assit sur le matelas au sol qui lui servait de lit et prit sa tête entre ses mains. Il ne supportait pas Gilbert. Ce n'était même plus drôle de lui répondre … Il le mettait à bout de nerfs rien qu'en ouvrant la bouche. Matthew n'avait même plus envie de le voir … Et dire qu'il était possible qu'ils se connaissaient dans leur vie oubliée … Il était impossible qu'ils soient amis, que ce soit maintenant où précédemment.

Il s'allongea sur le matelas et entendit quelque chose faire du bruit quand son dos toucha la couverture. Intrigué, il se releva et se retourna pour voir une feuille de papier pliée en deux. Il la ramassa et la déplia.

Mattie, vient me voir dans la cour

dès que tu as fini de déjeuner, je t'y attendrais toute la matinée.

Signé : La génialité, aussi appelée Prusse.

XxXxX

La cour était l'endroit où se trouvaient l'église, à côté de la grotte où Matthew et Gilbert (il ne l'avait appris que plus tard) avaient été trouvés sans souvenir. Prusse était assis sur les marches du petit édifice religieux, le dos contre la porte en bois. Il le regardait approché en silence, ce qui était étonnant venant de la nation. Une fois à son niveau, Matthew prit place à côté de lui.

- Salut, dit-il.

- Il faut qu'on parle Mattie.

Matthew avala sa salive. Prusse avait l'air énervé.

- D-De quoi ?

- Je crois que … il ne faut plus que tu viennes près de moi …

Matthew le regarda perplexe.

- À t'entendre, on croirait presque que tu romps avec moi …

Prusse rit légèrement puis prit Matthew dans ses bras.

- Je viens de réaliser que je pourrais te blesser …

Il avait le ton triste, et son visage restait sans émotion. La colère semblait s'être dissipée.

- Je ne vois pas trop comment, répondit Matthew.

- En t'aimant.

Matthew ferma les yeux et soupira. Gilbert avait donc raison …

- Je ne veux pas te faire de mal Mattie, je ne peux pas te protéger contre moi-même … Et-

Il s'interrompit quand une nouvelle personne entra dans la cour. Gilbert avançait en regardant le sol comme si c'était un trésor illuminé. Il releva la tête et remarqua la présence des deux autres. Il sourit en coin et croisa les bras.

- Tiens tiens, si ce ne seraient pas Roméo et Juliette …

- La ferme Gilbert … dirent Matthew et Prusse d'une même voix.

La nation se leva et s'avança vers Gilbert. Il avait visiblement une idée en tête.

- Dis-moi, Gil, es-tu prêt à mettre ton honneur en jeu ?

Gilbert plissa les yeux.

- Ça dépend avec quoi …

- Un combat à l'épée, contre moi.

Gilbert plissa les yeux.

- Ça m'a tout l'air d'être inégal …

Ce fut au tour de Prusse de plisser des yeux. S'ils ne portaient pas des vêtements différents, on aurait pu croire que Prusse se regardait dans un miroir.

- Tu sera le seul à être armé … La première personne au sol perd le combat et devra répondre à une requête du vainqueur, et ce, promis sur son honneur.

Gilbert sembla peser le pour et le contre. Matthew savait que Gilbert était fier comme un paon, et qu'il ne refuserait certainement pas un duel. Comme de fait, l'adolescent hocha la tête en souriant sournoisement.

Gilbert sortit son épée de son fourreau. C'était une vrai lame, et Matthew se leva pour voir le duel de plus près. Il n'était pas un amateur de violence, mais il voulait voir Gilbert mordre la poussière. Il ne fallait pas se faire d'illusion, Gilbert allait perdre lamentablement, et ensuite donner un prétexte stupide pour sa pitoyable défaite.

Prusse semblait du même avis, il lui sourit de manière hautaine et enleva sa paire de gants de cuir. Matthew n'avait aucune idée de comment Prusse pouvait garder ses gants avec une telle chaleur. C'était peut-être l'automne, mais il devait faire entre 15 et 20 degrés.

- Lorsque le gant touchera le sol, commença Prusse. Tous les coups seront permis.

Il le lâcha, et Gilbert porta un premier coup sur le flanc gauche de Prusse. La nation l'évita en sautant au dessus de la lame. Il retomba habilement sur le sol et roula de manière à se placer derrière Gilbert. Et là, comme la grande nation qu'il était, il fit un croche pied à l'adolescent, le poussant à terre. Il mit son pied sur le dos du garçon et l'écrasa de tout son poids.

- C'était du rapide … dit Prusse en riant.

- Enfoiré ! Tu m'as poussé !

- Comment tu fais tomber quelqu'un autrement qu'en le poussant ?

Matthew rit légèrement et les albinos se tournèrent vers lui. Il les regarda malicieusement avant de rire à nouveau.

- Qu'est-ce qui te fait rire, la Glue ? Fit Gilbert sur le sol.

- Rien …. Juste le fait que Reine Gilbitch est sur le sol …

- Gilbitch ? Demanda Prusse. C'est marrant ça ! Je le réutiliserai !

Il enleva son pied de Gilbert et lui tendit une main pour l'aider à se relever, main qui évidemment, fut refusée par le têtu albinos.

- Et donc, Gilbitch, continua Prusse, tu dois obéir à ma requête …

Gilbert grogna entre ses dents et enleva la poussière de son tank shirt noir. Il n'avait visiblement pas imaginé de perdre aussi lamentablement … contrairement à Matthew.

- Qu'est-ce que tu me veux ? Hissa Gilbert.

- Et bien … Voici ma requête : je te demande de protéger Mattie, ici présent …

- Quoi ?! Firent les deux autres en même temps.

- Je n'ai pas fini … Gilbert, je veux que tu protèges Mattie au péril de ta vie et que tu en fasses ton ami. Tu dois le jurer sur ton honneur.

Matthew ne comprenait pas pourquoi Prusse lui demandait ce genre de chose. Il était évident que jamais lui et Gilbert ne pourraient s'entendre, tout les opposait ! Ils ne se supportaient pas l'un l'autre !

- Pas moyen ! Répondit Gilbert en confirmant les pensées de Matthew.

- Tu n'as pas le choix, répondit Prusse, tu as perdu. Tu n'as donc pas d'honneur ? Tu ne mérites pas d'être prussien.

Matthew ne savait pas si c'était sensé être une insulte, mais Gilbert eut l'air de prendre cette phrase à cœur.

- Je le promets. Je protégerai Matthew au péril de ma vie.

- Et ?

Gilbert soupira.

- Et j'en ferai mon ami. Je le jure sur mon sang prussien.

Matthew se demanda un instant comment Gilbert pouvait avoir la certitude d'être prussien … Peut-être avait-ce un rapport avec le fait qu'il se pensait canadien … Au final, il ressemblait tellement à Canda qu'il serait logique qu'il soit canadien.

- Génial ! Commenta Prusse. Maintenant, j'ai quelque chose à te donner Mattie.

Il fouilla dans la poche droite sur son torse et sortit une jolie perle pas plus grosse qu'une grosse bille. Elle était mauve avec des reflets violets, lilas et améthystes. Prusse la regarda encore une seconde avant de la tendre à Matthew.

- Je l'ai trouvé il y a quelques semaines … La couleur me rappelait les yeux de Canada. Mon génialissime instinct me dit de te la donner alors … Prend-la …

Matthew tendit la main et la perle y roula. Lorsqu'elle entra en contact avec sa peau, Matthew se sentit comme aspirer. Ses yeux roulèrent dans leurs orbites avant que ce dernier ne perde connaissance.

A/N : Merci beaucoup :)

Ce chapitre m'a donné du fil à retordre … La fin ne voulait pas s'écrire … Je n'avais pas vraiment la même fin avant … Bon, comme je vous aime bien, je vais vous offrir la version initiale de la fin, ça se passe juste après que Prusse ne dise « - En t'aimant » et avant que Gilbitch n'arrive. J'ai arrêté en plein milieu de l'idée pour la remplacer par une autre parce que les personnages étaient vraiment OOC, et que c'était écrit de manière tellement clichée qu'on aurait dit du Stephenie Meyer …

Ça fait un peu moins de 2 pages et les fautes ne sont pas corrigées.

Voilà pour vous :P

- Je viens de réaliser que je pourrais te blesser …

Il avait le ton triste, et son visage restait sans émotion. La colère semblait s'être dissipée.

- Je ne vois pas trop comment, répondit Matthew.

- En t'aimant.

Le souffle de Matthew se coupa. Il regarda Prusse sans comprendre, ou plutôt sans réaliser que Gilbert avait eu raison.

- Je ne vois toujours pas comment, répéta Matthew.

Il n'aimait pas Prusse. Il ne savait pas vraiment ce qu'était l'amour, ou peut-être qu'il ne le savait plus mais en tout cas, il ne se sentait pas en connexion avec l'albinos. Cependant, une chose était sûre, Prusse en avait fait bien plus pour lui sur ce camp que toutes les autres nations. L'albinos rit amèrement.

- Je pourrais aller trop loin, Mattie. Je ne sais jamais quand m'arrêter. J'ai fait des tas de choses pas géniales du tout rien que parce que j'en avais envie …

- Tu les regrettes ces choses ?

- Ja. J'ai été un beau salaud …

Matthew n'y croyait pas. Prusse manquait de confiance en lui ? Lui qui disait qu'il était invincible, increvable, et génial ? Ça ne lui ressemblait pas du tout. Il était hors de lui, hors personnage. Matthew voulait lui prouvé qu'il devait avoir confiance, qu'il n'irait pas trop loin s'il en avait la volonté ! Alors il fit une chose qui le surprit énormément. Il embrassa Prusse.

Il ne savait pas pourquoi, il ne savait même pas si c'était son premier baiser. Tout ce qui comptait, c'était remettre Prusse sur pied, être là pour lui, être un ami. Alors Matthew approfondit le baiser.

Leur langues se caressaient gentiment, tout était doux dans ce baiser. Prusse prit Matthew sur ses genoux en gardant leurs lèvres collées. Il se mit à lui masser les fesses, ce qui étonnamment, plaisait beaucoup à Matthew. Prusse embrassait merveilleusement bien … Alors il se laissa faire.

Il faisait confiance à son ami, il savait qu'il saurait arrêter.

Et pourtant, les mains de Prusse défaisant le bouton de son pantalon. Matthew sentit les lèvres de Prusse contre son cou et il ouvrit les yeux. Il rencontra deux rubis emplis de désir sexuel. Son cœur accéléra … Mais Prusse allait arrêter … Matthew le savait, il avait confiance.

Il n'arrêtait pas.

- P-Prusse … Stop …

Il plongea la main dans le pantalon de Matthew et se mit à le caresser doucement, et regardant l'adolescent dans les yeux.

- J'y arriverais pas Birdie …

Matthew secoua la tête, les larmes aux yeux.

- Je ne suis pas C-Canada … A-Arrête …

- Tu es Canada … Tu es tellement comme lui …

La deuxième main de la nation caressait l'entrée du garçon, un doigt près à le pénétrer.

- Pr-Prusse ! Je sais que tu p-peux arrêter, je te fais c-confiance …

- Confiance ? Demanda Prusse.

Il avait cesser ses mouvements. Il vit les larmes au coin des yeux de Matthew et retira ses mains.

- Putain de merde ! Je suis désolé, Mattie !

Il se leva et se retourna le temps pour Matthew de se rhabiller.

- Tu vois ? Fit Matthew, tu sais t'arrêter !

Prusse le regarda le visage blanc.

- Tu m'étonneras toujours … Tu sais que j'aurais pu te tuer ici même ?!

Matthew secoua la tête.

- Non, tu en aurais été incapable. Je te fais confiance Prusse.

- T'es fou ou quoi ? Continua l'albinos. J'allais vraiment le faire !

Voilà ! Ça fait pas plaisir un petit cadeau comme ça ? C'est du Yaoi, alors moi, perso, je prends :P

Un petit review s'il vous plait ? :P