Maple War
Rating : M
WARNING : Je m'adoucis un peu, et ne mentionne que de l'hémoglobine dans ce chapitre.
Disclaimer : Ce que je ne possède pas ? Le joli monde d'Hetalia ! (je rime et je rame, comme tartine et boterham).
A/N : Je peux enfin utiliser mon ordi ! Hourra ! Merci pour tous vos gentils mots sur le dernier chapitre, ça m'a boosté au plus haut ! Ce chapitre devenait trop long, j'ai dû changer mon plan (une nouvelle fois) … J'accumule idées sur idées …
Bonne lecture !
Chapitre 7 : Quelques conseils
Gilbert était en tête. Il l'était tout le temps. Il « suivait la lumière » comme il le disait si bien. Le canadien trouvait que ça lui donnait plus l'air d'un fou qu'autre chose, un peu comme l'ombrelle rouge qu'il trimballait partout pour se protéger du soleil. Matthew sentait que la chaleur du jour commençait à baisser. Cela faisait deux jours qu'ils marchaient, et le canadien n'était jamais d'humeur à rigoler. Ses pieds lui faisaient mal, l'effort physique lui donnait la nausée, et il devait supporter les jacassements de Prusse et éviter les contacts physiques avec France (sous conseils d'Angleterre et Amérique).
Angleterre n'avait pas d'humour. Aucun. Impossible pour Matthew de s'amuser en sa compagnie. Il avait essayé pourtant. Les seuls moments de distraction qu'il avait, c'était quand une dispute éclatait entre les nations. Cela arrivait assez fréquemment, et l'une d'entre elle venait d'ailleurs de se terminer par un coup de poing dans la mâchoire d'un français.
Matthew s'ennuyait. Gilbert était assez drôle, même s'il était casse-pieds. Prusse ne parlait que de lui. Le canadien avait l'impression que la nation le faisait exprès dans le but de l'ennuyer afin qu'il reste avec Gilbert. Matthew aimait bien quand ils croisaient des véhicules sur la route, cela lui rappelait qu'ils n'étaient pas les seuls à vivre sur cette planète. Ils avaient traversés plusieurs villes désertes, et pendant leur première journée, ils avaient testé tous les véhicules qu'ils croisaient, seulement pour être déçu. Il manquait toujours quelque chose, que ce soit la batterie, le carburant ou même le moteur. En six ans, ils n'étaient pas les seuls à avoir eu cette idée.
Alors que la route en tarmac qu'ils suivaient prenait un virage serré à droite, Matthew réalisa qu'il était resté derrière à rêvasser pendant que le groupe avançait. Il n'était pas fait pour la vitesse. Il suait à grosse goutte, haletait, et il était certain que son visage était rouge pivoine.
France s'arrêta pour le laisser atteindre son niveau. Le canadien essuya son front de sa manche et remonta son sac sur ses épaules.
- Tu n'as pas l'air de savoir comment t'y prendre.
Matthew soupira à la remarque de la nation.
- J'ai pas l'habitude de la marche, c'est tout.
Le blondinet ne savait pas d'où il tenait cette certitude, mais son corps lui prouvait qu'il n'était pas habitué aux efforts. France secoua la tête et plaça son bras autour des épaules des Matthew tout en continuant de marcher. Un poids supplémentaire était la dernière chose dont le canadien avait besoin.
- Je ne parle pas de ça, dit France. Tu n'as pas l'air de savoir comment t'y prendre pour te faire des amis.
Matthew baissa la tête pour réfléchir. Il y avait un mode d'emploi pour ça ? Il y avait vraiment une méthode pour se faire des amis ? Il n'avait jamais envisagé la chose comme cela. Il ne pensait pas que se faire des amis était quelque chose de prémédité. Et puis, qu'est-ce que cela venait faire ici ? Il n'avait pas besoin de se faire des amis ici … Même s'il ne s'entendait pas à merveille avec les autres membres du groupe, il les considérait quand même comme ses amis.
- J-Je comprends pas … dit-il.
- Tu ne sais pas te faire apprécier de Gilbert …
Matthew roula les yeux au ciel. C'était compliqué avec Gilbert. Un coup il était sympa et un autre il poussait Matthew dans une flaque d'eau. Tout le monde le poussait à lui parler (Amérique disait même que c'était bon pour Gilbert), mais Matthew n'arrivait pas à engager la conversation. Et puis de toute façon, il faisait des efforts, alors pourquoi pas l'albinos.
- C'est pas comme si c'était important … répondit Matthew. Que je m'entende ou pas avec lui ne changera rien.
France gloussa légèrement en portant le bout de ses doigts à ses lèvres.
- Détrompes-toi, cela changera énormément. Mais tu es trop jeune pour comprendre ce genre de chose.
Matthew soupira. Comme si son âge importait …
- Suis mes conseils et vous deviendrez inséparables.
- Mais je-
- Premièrement, l'interrompit vulgairement le français, tu dois être drôle. Gilbert aime les farces, les blagues, et les jeux de mot tordus. Ensuite, demande-lui comment il va. Il te dira « Génial comme d'habitude », complimente-le sur quelque chose qu'il a fait. Troisièmement, propose-lui des services, mais ne te transforme pas en son esclave, demande des services en retour. Et finalement, sois toi-même. T'es adorable quand tu t'y mets …
Matthew rougit et se détacha de France en balbutiant des choses incohérentes. La nation se mit à rire.
- Exactement comme ça !
Ils continuèrent à marcher en silence, Matthew incapable d'enlever la couleur de ses joues. Il allait tenter ce que lui avait conseillé France. Il n'y avait rien de mal à vouloir se faire des amis. Il réalisait qu'il s'y était pris de la mauvaise façon. Gilbert était trop différent pour être apprivoisé par de simples conversations.
Le canadien ne remarqua pas tout de suite qu'Angleterre s'était arrêté. Il le regarda curieusement puis baissa les yeux pour voir Amérique allongé sur le sol.
- On s'arrête pour la nuit, annonça l'anglais.
Personne ne se plaignît. Gilbert s'assit immédiatement sur le sol et Matthew sentit un poids s'enlever de ses épaules quand France lui retira son sac à dos. Angleterre sortit un oreiller de voyage et le posa sous la nuque d'Amérique. Le canadien assuma qu'il s'était simplement évanouit. Cela lui était arrivé hier soir aussi, il était tombé dans les pommes à la fin de la journée. Angleterre avait menacé de le réexpédier, mais s'était contenté de lui donner à manger. Amérique ne disait jamais quand il avait mal. Il était un peu un héros pour Matthew qui avait du mal à cacher sa peine mille fois inférieure à celle de la nation.
- On n'devrait pas bouger ? demanda Gilbert en s'étirant, tenant son ombrelle dans ses deux mains au-dessus de sa tête. On est visible à des kilomètres à la ronde.
La route qu'ils suivaient n'avait pas d'arbre, pas de bâtiments et presque pas d'herbe. Il y avait une carcasse de voiture visible à une dizaine de mètres, la peinture était autrefois rouge mais la nature avait repris son droit, et des fougères poussait entre les sièges et sortaient par les fenêtres sans vitre.
- Pour aller où, idiot ? demanda Angleterre en posant une couverture sur Amérique.
Gilbert haussa des épaules et se leva à nouveau. Il fouilla dans son sac et en sortit un arc et des flèches. Il vérifia que son épée était bien avec lui avant de parler.
- Je vais chasser.
France donna un coup de coude à Matthew qui se tourna vers lui sans comprendre. France désigna Gilbert de la tête et le canadien soupira. France voulait qu'il l'accompagne … Bon, il fallait bien commencer à un moment où à un autre.
- Je viens aussi, dit-il en prenant une arme similaire.
- Génial … dit ironiquement Gilbert.
Matthew lui tira la langue, mais le suivit tout de même.
- Tu viens pas Prusse ? demanda l'albinos.
La dite nation secoua la tête.
- J'attends les premières étoiles pour trouver notre position.
- Mais la nuit ne tombera pas avant une ou deux heures, répondit Gilbert dubitatif.
- Et ?
Gilbert secoua la tête.
- C'est bon j'ai compris.
- Bien.
Le canadien sentait qu'il y avait eu une conversation précédente à laquelle il n'avait pas participé. Peut-être une conversation similaire à celle qu'il avait eue avec France. Il plissa les yeux puis secoua la tête. Cela lui importait peu. Il se demanda quand même pourquoi son esprit s'était braqué sur « faire de Gilbert son ami ». Ce n'était pas quelque chose de nécessaire à sa survie, et ce n'était certainement pas quelque chose d'important non plus. Alors pourquoi ?
Il mit ses questions de côté et se mit à marcher aux côtés de Gilbert. Rapidement, les cris de France et d'Angleterre ne devinrent qu'un murmure lointain. Se déplacer dans le silence ne plaisait pas trop à Matthew, mais il ne savait pas comment engager la conversation sans avoir l'air d'un adolescent gêné. Il se souvint alors des conseils de France.
- Ça va ? demanda-t-il.
- Génial, comme d'habitude …
La réponse semblait évasive, Matthew inclina la tête sur le côté quand Gilbert s'arrêta.
- Regarde !
L'albinos pointa du doigt en direction d'un lapin couleur du sable. Il était adorable ! Il avait l'air doux et câlin ! Matthew avait vraiment envie de le prendre dans ses bras. Gilbert banda son arc.
- Non ! dit Matthew doucement pour ne pas effrayer la bête.
Il se mit devant Gilbert et le regarda sévèrement. L'albinos lui donna un coup d'œil similaire avant de répondre :
- J'en ai marre du poisson séché et des olives ! Je veux bouffer du lapin !
Au moment où il dit cela, l'animal se mit à émettre un bruit étrange, similaire à celui de deux pierres frottant l'une contre l'autre. Les garçons se tournèrent vers la bête qui était maintenant d'une étrange couleur violette.
- Une perle ! dit Gilbert.
- De quoi tu-
- Le lapin brille comme la route, mais en mauve. C'est une perle !
Matthew sembla comprendre et se traita intérieurement d'imbécile pour ne pas l'avoir remarqué plus tôt.
Le lapin continua de faire son son bizarre, mais cette fois, il doubla de taille. Les garçons reculèrent sous le choc, et la bestiole grandit à nouveau.
- Il faut faire quelque chose ! dit Gilbert en bandant son arc. S'il continu de grossir, on ne pourra jamais le tuer !
Le lapin faisait maintenant la taille d'un gros chien et continuait de grandir. Matthew banda son arc à son tour. Gilbert tira une flèche qui traversa l'oreille de la bête avant d'aller se perdre plus loin.
C'est à ce moment que l'animal, de la taille d'une voiture, rugit. Le canadien pâlit sous ce son strident et déglutit en voyant le monstre mauve courir dans leur direction.
- Merde ! hissa Gilbert en décochant une autre flèche.
Elle se planta dans la patte avant droite de l'animal, et eut le même effet qu'un cure-dent sous un ongle : douloureux, mais agaçant plus qu'autre chose. Arrivé à hauteur des jeunes hommes, le lapin rugit une nouvelle fois, cette fois, Matthew pu apercevoir que sur sa langue, il y avait une perle mauve qui brillait avec intensité. Il sauta sur le côté pour éviter la tête du lapin qui semblait prêt à le dévorer, et vit l'albinos faire de même.
- Gilbert ! Dans sa bouche-
- J'ai vu ! Distrait-le pendant que je lui coupe la langue !
Matthew tira une flèche qui se planta dans la gorge du lapin. Sa fourrure mauve commençait à prendre une teinte rougeâtre là où les flèches l'avaient transpercé. Au moins, il s'affaiblissait. Le canadien avait également remarqué qu'il avait cessé de grandir, le laissant de la taille d'une Jeep. Il rugit sous la douleur et Matthew pu à nouveau apercevoir la perle.
Gilbert planta son épée dans le flanc de la bête. Matthew réalisa que son arc ne lui était plus d'aucune utilité avec l'animal aussi proche. Il jeta l'arme au sol et sortit son épée de son fourreau. Il n'était pas à l'aise lorsqu'il se servait d'une arme pour le corps-à-corps. Il se sentait bien trop vulnérable, trop à découvert.
Il mit son insécurité de côté et se mit lui aussi à assaillir la bête de coups d'épée, ayant l'effet d'une clé contre la carrosserie d'une voiture. Il n'osait pas enfoncer la lame trop profondément, de peur que ses mains moites ne lâchent la poignée, le laissant sans arme. Gilbert n'avait pas ce problème, mais il était plus lent que Matthew, évitant à chaque fois de justesse de recevoir un coup de patte ou de dents.
Jusqu'à un certain moment …
Le lapin bondit d'un coup, surprenant les deux adolescents, et atterrit les deux pattes avant sur le torse de Gilbert qui s'effondra sur le sol, la bestiole l'écrasant et rugissant. Matthew sentit son sang se glacé lorsque la gueule de l'animal se jeta sur Gilbert. Il ne put rien faire d'autre que crié lorsque la scène fut brouillé par la couleur du sang.
- GILBERT !
Le canadien se jeta, arme la première, vers la tête du lapin et planta son arme dans son œil. L'arme s'enfonça profondément, et Matthew avait la moitié de son bras dans le crâne de l'animal. Le lapin tomba, mort, et regagna immédiatement sa taille normale.
Matthew fixait la bête inanimée en haletant puis se retourna en entendant quelqu'un rire.
- Kesesese~! Bien joué Matt ! Tu peux être badass quand tu t'y mets !
Le canadien soupira de soulagement en voyant Gilbert se lever, une perle dans la main et couvert de sang.
- J-Je croyais qu'il t'avait-… Quand j'ai vu le sang j'ai cru que-… Et puis tu bougeais plus !
Gilbert essuya son arme sur son pantalon tout en fixant Matthew un sourire aux lèvres.
- Je venais de lui couper la langue, c'est pour ça qu'il y avait du sang partout.
- Oh …
- Mais c'est gentil de montrer ton tracas pour ma génialissime personne !
Matthew secoua la tête en riant. Il se souvint d'un coup d'un des conseils de France.
- C'était plutôt impressionnant, dit le canadien. Tu te bats vraiment bien …
Le caresser dans le sens du poil, lui faire des compliments … C'était comme cela que l'on apprivoisait Gilbert.
- Kesesese~! Toi aussi t'étais pas mal, tu atteins presque mon génialissime niveau !
Matthew ne s'attendait pas à ce genre de réponse, il pensait que Gilbert allait se retourner la fleur, mais certainement pas qu'il allait complimenter le canadien. Matthew resta bouche bée.
- Quoi ? demanda l'autre garçon.
- R-Rien …
Gilbert tapa dans ses mains puis montra la perle.
- Tu la prends maintenant, ou t'attends d'être avec les autres ?
XxXxX
Gilbert racontait ce qu'il s'était passé avec passion (et en exagérant, bien sûr). Il ne manquait pas de dire à quel point il avait été génial, et ajoutait parfois que Matthew n'avait pas été mauvais non plus. Entre deux arrêtes du poisson qu'il avait devant les yeux, le canadien pouvait apercevoir le regard complice entre France et Prusse, et savait qu'il n'avait pas eu tout à fait tort en assumant que Prusse avait donné quelques conseils à Gilbert.
- Mais ça en valait la peine ! termina Gilbert en levant la perle au-dessus du feu.
Angleterre leva la tête de la carte des étoiles qu'il étudiait.
- On peut donc dire qu'on ne peut pas vous laissez seul …
- On peut se défendre ! dit Gilbert en boudant.
Matthew sourit en pensant que l'albinos l'avait inclus dans ses calculs en disant « On » au lieu de « Je ».
- Et vous êtes tombé sur une perle comme ça, par hasard ? demanda France.
Cette fois, ce fut au tour de Prusse et Gilbert d'échanger un regard complice. Quand la nation hocha la tête, Gilbert se mit à parler :
- Un sentier de lumière se séparait de la route principale. Je l'ai dit à Prusse et il m'a conseillé d'y aller … accompagné de Matt …
- Of course, cet idiot de prussien ne pense pas au danger … fit Angleterre avant de se tourner vers la nation en question. Ça ne t'a pas effleuré l'esprit que des kumas auraient pu passer par là ?
Prusse haussa nonchalamment des épaules.
- On apprend de ses erreurs, non ? Maintenant je sais que quand un animal touche une perle, il devient méchant …
Matthew hocha la tête. Peut-être que c'était ce qui allait les aider à vaincre Canada. Les perles donnaient des pouvoirs ou quelque chose dans le genre. Jusqu'à présent, ils avaient toujours reçu les perles de la part d'une nation. Apparemment, lorsqu'un animal entrait en contact avec une perle, il devenait agressif et plus puissant.
- Hey Matt ! Attrape !
Matthew eut à peine le temps de réagir que Gilbert lui lançait la perle. Il l'attrapa et tomba immédiatement dans l'inconscience.
XxXxX
Matthew se sentait repu de son repas, et pourtant, son père lui en donnait encore.
- Allez, Mattie, reprend un peu d'haricots !
Le garçon secoua la tête et désigna son frère du menton.
- Donnes-en à Alfred, je suis sûr qu'il a encore de la place.
Alfred hocha sa tête blonde puis la secoua vivement.
- Pas moyen mec ! Je garde cette place pour le dessert !
Matthew et son père pâlirent considérablement. Le canadien savait que tous les ans à Noël, son papa cuisinait le repas et que son daddy faisait le dessert. Seul Alfred était capable de consommer ses plats ne ressemblant en rien à de la nourriture.
- Here comes the cake ! fit un nouvel arrivant.
Matthew manqua de vomir en voyant arriver le dessert. Un gâteau sentant le chocolat brûlé et la viande hachée.
- Wow, dad, c'est … intéressant …
Le canadien voyait mal ce qu'il pouvait dire d'autre pour ne pas offenser l'anglais. Son Papa était français, et avait appris à cuisiner dans les meilleures écoles du monde. Il avait d'ailleurs rencontré son mari lors d'un voyage en Angleterre une vingtaine d'année auparavant. Ils ne s'étaient pas appréciés tout de suite, c'était certain, mais visiblement, ils étaient faits l'un pour l'autre.
Alfred tendit son assiette.
- Je veux la première part !
- Du calme Alfred, il y en aura pour tout le monde ! le réprimanda son père.
Papa secoua la tête.
- Arthur, mon cher, je passe mon tour sur celui-là !
- Pff, stupid frog, tu ne sais pas ce qui est bon !
- Si justement …
Arthur fronça ses énormes sourcils et rougit en croisant le regard insistant de son mari qui lui souriait de manière suggestive. L'anglais servit une part à Alfred. Il croqua dedans à pleines dents.
- Attends au moins que ton frère ait une part !
- N-Non, ce n'est pas nécessaire ! Balbutia Matthew.
Contrairement à son Papa, il ne fut pas écouté et une part fut placée au milieu de son assiette. Il déglutit en voyant une feuille de salade et un brocoli entre du chocolat et de la viande.
- Arthur ? demanda Alfred la bouche pleine.
- Tu te prends pour qui, Bart Simpson ? répliqua l'anglais en lançant des dagues avec ses yeux. Ne t'adresse pas à ton père par son prénom !
L'adolescent avala, et Matthew se sentit devenir vert en imaginant le goût infâme du « gâteau » cuisiné par son père.
- Sorry Dad, on peut ouvrir les cadeaux maintenant ? J'ai fini mon dessert !
Matthew baissa les yeux vers l'assiette de son frère pour voir qu'effectivement, il n'en restait que des petits bouts de brocoli. Alfred regardait ses parents avec des yeux de chiot battu et tenait ses poings serrés près de son col de pyjama Spider-Man.
- Alfred, le réprimanda son Papa. Un de ses jours tu vas faire une indigestion à force de t'empiffrer comme une oie …
- Je n'y croirais que quand cela m'arrivera !
- Tu n'as que quatorze ans, ça t'arrivera, crois-moi … Surtout si ton père continue d'ajouter des légumes dans ses gâteaux au chocolat. Arthur, pourquoi tu ne suis pas la recette que je t'ai donné ?
L'anglais croisa les bras et regarda en l'air.
- Elle est trop banale ta recette !
En voyant qu'Alfred s'était éclipsé, Matthew sortit de table. Il trouva son frère dans le salon, le nez sous le sapin.
- Qu'est-ce que tu fais Al ? On n'a pas le droit !
- Les dads sont trop occupé à « se disputer pour mieux s'embrasser », dit-il avec une tête de dégoûté. Alors je jette un coup d'œil …
Matthew serra ses bras contre sa poitrine, regrettant de ne pas avoir son ours en peluche avec lui.
- Si quelqu'un nous voit …
- Hey ! Il y a un cadeau de la part de Gilbert pour toi !
- Vraiment ?!
Mettant ses soucis de côté, Matthew rejoignit son frère et se précipita vers le paquet qu'il avait en main.
- C'est léger, dit Alfred en secouant la boîte. Des vêtements, peut-être …
Tous les enfants savaient que recevoir des vêtements pour Noël étaient le pire cadeau qu'il soit.
- Comme si Gil allait m'offrir des vêtements ! dit Matthew en arrachant la boite des mains de son frère.
Le paquet, emballé dans du simple papier rouge, était effectivement assez léger. Le garçon était plus que curieux de savoir ce qu'il avait reçu.
- Vous voilà !
Les enfants sursautèrent à la voix de leur dad. Ils se tournèrent fautivement vers lui pour le voir les poings sur les hanches.
- C'est Mattie ! fit Alfred.
- Q-Quoi ? répliqua Matthew. C'est pas vrai ! C'est Al qui-
- Je ne veux pas savoir ! Pas de cadeau pour vous deux ce soir !
La punition se reçue comme un poing en pleine poitrine. Matthew se sentait coupable … Si seulement il avait attendu dans la salle à manger au lieu de suivre Alfred. Il aurait dû savoir que cela lui aurait apporté que des ennuis …
- Allez Lapin, fit Papa en prenant Arthur dans ses bras, c'est Noël, les enfants sont toujours énervés à cette période …
- Je suis plus un enfant, dit Alfred, techniquement je suis un ado maintenant !
- Tu pourras dire ça quand tu auras muri un peu …
Matthew se considérait toujours comme un enfant … Honnêtement, il n'avait pas hâte de grandir. Beaucoup de gens à l'école le critiquait pour cela, mais le canadien était heureux comme il était. Il ne ressentait pas le besoin d'en apprendre plus sur le « monde des adultes ». Peut-être était-ce parce qu'il n'était pas curieux de nature … En opposition à son frère, Matthew respectait toujours les règles, même quand la télévision indiquait un programme déconseillé au moins de seize ans.
Il était beaucoup trop innocent. Gilbert n'arrêtait pas de le lui répéter.
- Vous ne pouvez ouvrir qu'un cadeau ce soir, se corrigea Arthur. Ça te va comme ça, Francis ?
- Ça m'a l'air correct.
Alfred insista pour pouvoir en ouvrir plus, mais ses parents s'y opposèrent. Il essayait de toutes ses forces pourtant, suppliant un parent, puis l'autre. Mais ses pères étaient plus malins que lui, et savaient bien que l'éducation se construisait à deux.
Matthew n'opposa aucune résistance, il avait déjà en main le seul cadeau qui l'intéressait vraiment. Il s'assit sur le sol et déballa son paquet, savourant le doux bruit du papier qui se déchire. Il se trouva en face d'une grande boite à chaussure. Il l'ouvrit et sourit en découvrant le trésor qui s'y cachait.
- Qu'est-ce que c'est ? demanda Alfred.
- Un ours en peluche ! s'exclama Matthew.
- T'es quand même un bébé, fit son frère en le regardant bizarrement.
Etant habitué, Matthew ne réagit pas.
- Alfred F. Jones ! cria Arthur. C'est la dernière fois que je t'entends insulter ton frère.
Comprenant, sa bourde (et que son Noël était en jeu), le jeune garçon se tut et choisit un cadeau. Le canadien regardait l'ours en peluche avec admiration. Il était blanc presque beige, et avait une fleur rose accrochée dans au-dessus de son oreille droite. Il y avait une carte accroché à sa patte gauche. Le garçon la lu immédiatement :
Joyeux Noël Mattie, voilà une amie pour ton ours en peluche ! – Ton voisin, Le Génialissime Gilbert.
Matthew sourit et serra l'ours en peluche dans ses bras.
- Qu'est-ce que la carte dit ? demanda Alfred en lisant distraitement l'arrière de la boite du jeu vidéo qu'il venait de déballer.
- Que c'est une amie pour Kumajirou ! Je vais l'appeler Kumaïri !
Tout le monde s'arrêta pour le fixer.
- Quoi ? demanda Matthew qui se sentait rougir sous l'attention.
- Tu t'es souvenu du nom de ton ours ?! S'exclama Alfred.
Matthew cligna des yeux, puis réalisa que oui, il avait prononcé correctement le nom de son ours en peluche.
- Wow, fit le canadien, je suppose que c'est vraiment Noël après tout …
XxXxX
Quand Matthew revint à lui, il vit qu'Alfred était à côté de lui endormi. Il secoua la tête. Ce n'était pas Alfred, c'était Amérique. C'était pourtant son portrait craché ! Comme il était le portrait de Canada, et Gilbert celui de Prusse. Angleterre et France ressemblait comme deux gouttes d'eau à ses parents. Il comprenait maintenant pourquoi c'était difficile pour les nations au début. Matthew avait envie de prendre son frère dans ses bras, et pourtant, ce n'était pas son frère.
- De retour ? demanda Gilbert avec de la viande en main.
Il en tendit un bout à Matthew qui le regarda curieusement.
- C'est le lapin qu'on a chassé.
Le canadien fronça du nez.
- Goute au moins ! Il est super bon !
- Mais il était super mignon aussi !
- Il a essayé de nous tuer !
- Ça arrive ! dit le blondinet. Il avait peut-être eut une mauvaise journée, ou un truc dans le genre …
Gilbert roula les yeux au ciel, puis sourit quand Matthew se mit à rire.
- C'est comme ça que tu fais de l'humour ?
Matthew hocha la tête et croqua dans la viande. C'était absolument divin. Il se demanda si c'était Gilbert qui l'avait cuisiné. Ce n'était pas Arthu- Angleterre, pour sûr. Gilbert s'assit à côté de lui, au loin, Matthew pouvait apercevoir la lumière du feu et la silhouette de trois personnes. Soit elles discutaient à voix basse, soit elles étaient silencieuses. Le canadien ne les entendait pas.
- Sinon, rien de neuf ? demanda Gilbert en s'asseyant en tailleur.
Il plaça son coude contre son genou gauche et reposa sa tête dans la paume de sa main. Matthew ne pouvait voir que ses cheveux éclairé par la lune qui serait pleine d'ici une semaine. Sa peau reflétait également une partie de la lumière.
- J'ai vu ma famille.
L'intérêt de Gilbert fut instantanément piqué.
- J'ai un frère, je ne sais pas s'il est plus âgé que moi, mais je crois qu'on est jumeau.
- Deux Matthew, c'est la fête … se moqua l'albinos.
Le canadien lui lança un os qu'il avait mâchouillé.
- Pas du tout, c'est le sosie d'Amérique ! Et mes parents, (deux gars, au fait), c'est Angleterre et France, ou plutôt Arthur et Francis. Mon frère s'appelle Alfred et est le plus casse-pieds possible …
Comme pour répondre, Amérique se mit à ronfler bruyamment, faisant rire Matthew.
- Trop génial ! répondit Gilbert. Je me demande comment est ma famille … Tu crois que mon frère c'est Allemagne ? Il doit sûrement avoir un nom super cliché, comme Rudolph, Günther ou Ludwig … Ou même Adolph ! Putain, mec ! Adolph Beilschmidt !
Il se mit à rire, et rapidement, Matthew s'y joignit. Lorsqu'ils se furent calmés, Matthew continua.
- C'était à Noël, on ouvrait nos cadeaux. J'ai ouvert le tien en premier, t'es mon voisin au fait.
Gilbert pâlit sous le clair de lune.
- Je … Je t'ai offert un cadeau ?
Il avait l'air de douter qu'une telle action soit possible de sa part. Matthew hocha la tête.
- Un ours en peluche.
- Sérieux ? Et ça t'as plu ?
Le canadien hocha une nouvelle fois la tête.
- Pff, bébé !
Avant que Matthew ne puisse répondre, un rugissement retentit. Le sang du garçon se glaça. Une attaque ? Maintenant ? Alors qu'il faisait nuit noire et qu'Amérique était dans les vapes ? Matthew maudit sa malchance et sortit son arc.
Il se leva et vit Prusse arriver avec une torche.
- On a de la visite …
A/N : Je ne sais même pas ce qu'il s'est passé ici … vous voulez savoir le plan de ce chapitre :
- Après 2 jours de voyage, G trouve perle de M (lumière)
- M se voit à Noël avec sa famille
- Il a un frère, Alfred et deux pères, Arthur et Francis
- Il se réveille et raconte
- Ils se font attaqué par ******
Je veux pas vous spoiler x) Le chapitre à encore 12 autres points, mais j'ai dû me limiter à quatre, presque cinq … Je sais pas ce que j'ai foutu, honnêtement, comment un lapin géant mauve a pu atterrir dans le truc ?
Sinon, impressionné(e)s par ma super vitesse de production ? J'ai vraiment plus que ça à foutre xD
Je suis certaine qu'il y a plus de fautes d'orthographes que d'habitude, j'ai tapé ça en un jour après tout … C'est marrant de savoir que chez vous il va être quinze heure et qu'ici c'est vingt-et-une heure qui approche …
Vous savez pourquoi j'écris ce paragraphe ? C'est bien simple, dans exactement 38 mots, je serais à 5000 mots. J'aime les chiffres ronds … Que dire d'autre ? Plus que douze mots … La ponctuation compte aussi ! Cool ! J'y suis presque ! Et enfin, ça y est !
Bon, au revoir les gens !
Et n'oubliez pas de reviewer ! Vos mots m'ont vraiment motivé !
