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[Cracher sur le commandant Caldwell]
Sans aucun remord, elle cracha au visage du commandant qui fut d'abord surpris par cette « attaque » avant de répliquer immédiatement par un coup de poing dans la mâchoire qui la balaya au sol.
Mais Clementine ne se laissa pas faire pour autant. Elle se releva à toute vitesse et tenta d'attaquer la gorge du commandant mais fut vite maitrisée par lui quand il attrapa son bras, le tordit avant de l'envoyer valser contre le mur. Sa tête percuta la paroi avant qu'elle ne s'effondre par terre. Elle était sonnée et mis quelques secondes avant de prendre conscience du long filet de sang qui se déversait de son arcade salement blessée.
- Ne refais jamais ça ! Dit Caldwell tout en s'essuya le visage avec un mouchoir qui trainait dans sa poche.
Il n'y était vraiment pas allé de main morte. Mais malgré la douleur, Clementine ne regrettait même pas son geste. Le commandant le vit dans son regard si bien qu'il la menaça en la pointant du doigt :
- La prochaine fois que tu essaies quelque chose comme ça, ce sera bien pire... C'est clair ?! Tu vas apprendre à obéir, c'est moi qui te le dis !
Il se retourna vers le capitaine Dalton, très irrité et lui lança avant de s'en aller :
- J'espère que tu es sur de toi à propos d'elle.
Puis sur ses mots, il quitta la pièce en claquant la porte derrière lui.
Quand ils furent de nouveau seul, le capitaine l'épia avec un certain intérêt avant de la remettre sur pieds.
- Il valait mieux pour toi que se soit lui que moi…
Elle ne saisit pas la portée de ces mots et fut étonnement rassurée de ne pas avoir à le découvrir aujourd'hui. La gravité de sa réplique lui avait fait froid dans le dos durant un moment.
L'homme ouvrit alors la porte et reprit platement, toute hostilité l'ayant déserté :
- Passe devant. Je vais t'emmener là où tu dormiras à partir d'aujourd'hui.
Elle n'eut d'autre choix que d'accéder à son ordre et rejoint finalement le couloir.
Ils étaient pratiquement au bout de ce dernier. Sur leur droite il ne restait que deux autres portes, installées l'une en face de l'autre débouchant certainement sur d'autres containers. Ils avaient taillés la tôle de tous ces caissons, en avait gardé d'autre intact pour les utiliser en tant que pièce.
Combien y en avait-il ? Ou avait-il trouvé autant de container ?
Mais elle n'eut pas le temps d'essayer de s'appesantir sur un sujet aussi futile qu'elle était poussée par la main du capitaine à avancer.
Clem ne se priva pas de décortiquer chaque détail de cette construction lorsqu'ils débouchèrent sur un croisement. De toute évidence, à cet étage, les couloirs formaient un « H ». Au centre de ce qui faisait office de plus petite barre de cette lettre, ils avaient découpé une trouée qui conduisait à un étage inférieur grâce à trois échelles.
Ils ne les empruntèrent pas pour autant et s'engagèrent sur le second couloir parallèle au premier. Ils prirent à gauche, passèrent devant de nombreuse porte jusqu'à en atteindre une à quelque mètre du bout de ce corridor.
Clementine comprit tout de suite qu'elle se trouvait au dernier niveau de la plus large et longue construction qu'elle avait repéré un peu plus tôt, celle installée face au réfectoire.
- Rentre là-dedans.
Elle n'obtempéra pas. Au lieu de ça une vive lueur de colère vient répondre à son ordre.
- Rentre maintenant. Tu ne veux pas ce qui arrivera si tu n'obtempères pas.
- Vous n'avez pas gagné.
Il lui sourit comme s'il savait quelque chose qu'elle ignorait. La seule chose qu'il voulut bien lui dévoiler accentua le mystère sur ce qu'ils prévoyaient pour elle.
- Pas encore.
Sous une dernière lueur de défi, elle finit par entrer dans la pièce.
Au même instant la lueur amenée par le couloir s'estompa complètement dès qu'il eu refermé la porte.
La pénombre était absolue. Aucun détail de la forme ou de ce qui se trouvait ici n'apparaissait devant ses yeux. Elle préféra alors ne pas bouger. Elle se décala seulement d'un pas sur le côté droit de la porte, contre le mur devant lequel elle s'accroupit.
Ses réflexions étaient nombreuses, difficile à gérer. Sa situation, désespérée. Elle se rappelait la liberté d'esprit qu'elle ressentait encore ce matin. Elle aurait tout donné pour être de nouveau à l'extérieur en compagnie d'AJ et de Kenny. Loin de ce camp qui allait tout lui prendre…
Elle arrêta alors de penser. C'était trop dur. Elle resta immobile, tâchant d'éviter de faire bouger sa tête qui avait pris de sacré coups aujourd'hui. Doucement alors elle se sentit alors tomber dans une semi conscience.
Entre réalité et rêveries, les deux se confondaient. Elle ignorait où s'arrêtaient les rêves et où commençait la vérité. Des images qu'elle savait stimuler par son esprit torturé apparurent… Des souvenirs des gens qui avaient croisés sa route… Des personnes avec qui elle aurait aimé être…
Elle savait que tout ceci était faux pourtant un espoir insensé s'infiltra, il rongea sa raison. Elle tanguait sur les mensonges de sa conscience et prenaient un certain plaisir à croire que la vie à Wellington était la véritable tromperie.
Mais les choses ne marchaient pas comme ça. Tôt ou tard, elle dû faire face à la véracité de sa situation.
Ce fut le bruit du loquet qu'on déverrouille qui la fit quitter l'amertume de ses rêveries, de ses souvenirs, de ses désirs…
Immédiatement, comme par instinct, elle se releva et se plaqua contre le mur au moment où la porte s'ouvrait déjà sur ses gonds. Elle refusait de se faire surprendre par ce nouveau venu. Il pouvait vouloir lui faire n'importe quoi.
Elle entendit alors la voix de deux hommes. Celui qui avait un timbre plus jeune que l'autre finit par dire :
- Je croyais que vous disiez que vous aviez amené une nouvelle personne ici…
- Quoi ?
Celui qui était définitivement plus jeune fut vivement écarté par l'homme qui se tenait derrière lui. Ce dernier était de toute évidence l'un des soldats du commandant et du capitaine. Elle le devina dès qu'il pénétra dans la pièce lorsque la lumière du couloir éclaira en partie sa tenue et le chapeau qu'il portait.
En une seconde, Clem repéra l'arme qu'il tenait en main et sut que c'était peut-être là la seule opportunité qu'elle aurait pour s'enfuir d'ici. Elle improviserait par la suite mais une chose était sur : elle ne devait pas rester ici.
Elle pourrait toujours prendre en otage cet homme, leur demander de leur rendre AJ et ressortir d'ici sans qu'aucun coup de feu ne soit tiré.
C'était très risqué, presque improbable. Mais un sentiment en elle la poussa à prendre cette décision. Si elle restait ici, elle sentait qu'elle et AJ perdait quelque chose de plus précieux encore que leur vie… Elle se sentait déjà perdre quelque chose...
Alors sur cette dernière pensée, elle entama son attaque. L'autre n'eut pas le temps de la voir sortir de la pénombre qu'elle frappait violemment du pied le genou du soldat qui s'écroula sous un cri de douleur.
Surpris par son assaut, il ne put comprendre ce qui lui arrivait que Clem attrapait déjà son poignet qu'elle fracassa sur le sol afin qu'il lâche son arme.
- Saleté !
Il tenta d'attraper sa gorge au moment même où elle frappait sa main sur le métal pour la deuxième fois. Sa prise sur le revolver se desserra mais pas assez pour qu'il s'en déleste.
Seulement quand la main de cet homme finit finalement par serrer le cou de Clementine, celle-ci usa de toutes ses dernières forces dans son troisième essai qui finit de lui débarrasser de cet objet métallique
L'homme lâcha alors sa prise sur sa gorge dès qu'il sentit que son arme n'était plus en sa possession. Il offrit donc le loisir à Clem de se dégager de sa présence. Elle le renversa et partit pour aller récupérer le pistolet qui avait glissé à un mètre d'eux, dans le fond de la pièce.
Elle s'apprêtait à récupérer l'arme au sol lorsqu'elle sentit un bras s'enrouler derrière sa gorge. C'était une technique d'étouffement ; elle avait déjà vu quelqu'un s'en servir lorsqu'elle était encore avec Christa.
Elle tenta de se débattre, essayant de faire passer sa main par-dessous le bras qui comprimait son oxygène. Mais c'était peine perdu, l'autre la maintenait trop bien.
- Laisse-là ! Elle est à moi !
L'homme qu'elle avait attaqué bouscula celui qui la maintenait. Dans l'élan elle tomba au sol quand le plus jeune percutait violemment la paroi de ce container.
La lumière éclairait suffisamment son visage pour qu'elle entrevoie la hargne qui s'était emparée de lui. Clementine recula sur le sol au même moment qu'il s'approchait d'elle.
Il avait récupéré son arme et ne se gêna pas pour lui donner un coup de crosse en plein visage. Il lui envoya alors un violent coup de pied dans le ventre. Celui-ci fut si puissant qu'elle recracha l'air de ses poumons dans un vilain étouffement. Elle était recroquevillée sur le sol. Désarçonnée.
Il s'apprêtait à un frapper une seconde fois dans ses côtes lorsque le second individu s'interposa :
- Je crois qu'elle a compris Sergent.
Elle les observait du coin de l'œil, toujours couché au sol, l'esprit brouillé par les douleurs de son corps. Elle pouvait à présent bien voir le visage tordu et vieilli du sergent mais pas encore celui du jeune homme qui se tenait devant elle, comme pour la protéger.
Ironique quand on savait que quelques secondes plutôt il avait tenté de l'étouffer…
- Tu contestes mes actions, petit ?!
- Non, Sergent. Je voulais seulement vous faire remarquer que c'est son premier jour, qu'elle doit être effrayée et qu'elle ne connait pas encore la façon de se comporter au camp. C'était simplement une tentative désespérée.
Ces derniers mots lui firent mal car elle savait pertinemment que c'était la vérité. C'était sa seule chance et c'était celui qui parlait en sa faveur qui lui avait ôté.
- Alors t'as plutôt intérêt à lui faire comprendre dès ce soir ce qu'elle ne doit pas faire !
- Ce sera fait.
Le sergent regarda de nouveau Clem et cracha tout en la pointant du doigt :
- Je sais déjà que tu n'es pas venu seul ici… alors recommence un coup pareil et je te le ferai amèrement regretter !
Il quitta alors la pièce, les laissant dans le noir. Elle entendit l'autre marcher dans sa direction, passer à côté d'elle.
Il sembla farfouillé dans des objets qu'il fit bouger. Et finalement, un grattement qu'elle connaissait bien résonna dans les lieux.
Elle ne pouvait le voir étant donné qu'il lui tournait le dos mais elle vit clairement l'éclat de l'allumette qu'il avait craqué définir la silhouette de son corps. Il était accroupi et finit par se relever avec une lampe à huile.
Leur regard ne se croisèrent que lorsqu'il alla s'installer sur la couchette collé contre le mur de droite.
Clementine était au milieu de la pièce face à lui et fini enfin par réussir à s'asseoir et à se tirer jusqu'à la couchette opposé à celle de l'autre. Elle s'appuya contre la paroi, la respiration rapide et se mit à dévisager son compagnon de cellule.
Elle fut plus qu'étonnée par la jeunesse de ses traits. Il n'était pas plus jeune qu'elle certes, mais il ne devait pas avoir plus de quinze ans. Son regard clair était affreusement terne, son physique bien entretenu contrastait avec la lassitude et le manque de vitalité qui se reflétait sur lui. Ses cheveux d'un brun foncés étaient coupés en brosse offrant une certaine sévérité à son visage au front large. Ses pommettes plutôt hautes creusaient légèrement ses joues.
Elle lui trouva une certaine ressemblance avec le rival d'Harry Potter dans les films du même nom. Lorsqu'il était un peu plus vieux par contre.
Ils s'épièrent avec méfiance en plus de la colère évidente de Clem à son encontre.
- Pourquoi tu m'as arrêté ?! Je le tenais !
- Et après ? C'est pour te sauver la vie que j'ai fait ça !
Le front de Clem se plissa en même temps que sa mâchoire se contracta.
- Je peux encore m'occuper de moi-même !
- Ouais… J'ai vu ça.
Elle n'aimait pas ses paroles parce qu'une partie en elle savait qu'il avait raison.
- Pourquoi tu m'as protégé après ce que tu m'avais fait ?! T'en retirais quoi ?
- Rien. Si ce n'était de t'éviter les coups que tu t'es pris. Il ne t'aurait pas attaqué si tu avais été dans les vapes. Il aurait simplement fait un rapport de ce qui s'était passé et aurait tourné les talons.
Il paraissait sincère. Avait-il vraiment voulu l'aider ?
- Ecoute, on est dans la même situation toi et moi. Je n'ai pas plus envie que toi d'être ici mais c'est comme ça maintenant.
Ils se guettèrent avec un intérêt non dissimulés et une certaine crainte tout de même. Malgré tout, le jeune homme finit par dire :
- Je m'appelle Jack.
Elle resta silencieuse alors l'autre repris :
- Tu sais t'as rien à perdre à me donner ton nom…
- C'est Clementine.
- Bienvenue à Wellington…
Il n'y avait rien d'accueillant dans ses paroles. Elles étaient froides, morbides, desséchées. Il n'y avait aucun espoir derrière ces trois mots…
- Je ne compte pas y rester très longtemps…
- C'est ce que je disais au début. J'ai essayé de m'enfuir aussi… J'étais même prêt à laisser ma mère ici. Mais ça n'a pas marché.
Clementine ravala difficilement sa salive. Vouloir s'enfuir au point de laisser sur place la seule personne que l'on aimait…
Dans quel genre d'endroit était-elle tombée ?
Elle en avait déjà eu un aperçu mais elle sentait que ceci n'était que le sommet de l'iceberg sur ce qu'elle allait expérimenter dans l'enceinte de ce camp.
- Il faut que je parte d'ici.
Elle murmura cette phrase comme la devise qui serait celle de sa vie à présent. L'autre dû l'entendre puisque qu'il finit par énoncer :
- Le seul moyen de sortir s'est en s'échappant - ce qui n'arrive pratiquement jamais - ou les pieds devants.
Elle fut confuse par cette dernière expression qu'elle ne connaissait pas. L'autre dû le remarquer puisque qu'il rajouta platement :
- Mort.
- Ah…
Mais elle ne s'arrêta pas pour autant sur ce terme. Elle préféra réfléchir aux termes qu'il avait utilisés quand il avait parlé d'échappatoire
« Pratiquement jamais »
Cela voulait donc dire qu'au moins une personne y était arrivée…
- Il faut que tu oublies tout ce qui a pu se passer avant. Crois-moi, se sera plus simple pour toi.
- Et si je ne veux pas oublier ?
- Tôt ou tard ça arrivera. Ils t'y pousseront d'une manière ou d'une autre. Peu importe ce qu'a été ta vie d'avant ou ce que tu espérais avoir en venant ici, c'est fini. Tu dois faire une croix dessus.
Il se tut alors sous cette remarque puis finit par observer les blessures de son visage et déclara simplement :
- J'ai un peu d'eau et une serviette propre pour nettoyer tes blessures. Si tu veux, je peux faire ça pour toi…
Clementine observa de nouveau le jeune Jack avec une sincère gratitude. Etrangement, elle sentait qu'elle pouvait lui faire plus ou moins confiance. Ses rapports avec le sergent et sa présence dans cette cellule étaient déjà des preuves en soi qu'il était dans la même situation qu'elle.
- Oui. Merci.
Le garçon lui sourît. Et au visage qu'il affichait, cela ne semblait guère être quelque chose qu'il faisait souvent ici. Il se leva donc promptement pour récupérer un large bol d'eau ainsi que la serviette dont il avait parlé. Il s'installa alors au pied de la couchette où elle s'était assise. Il se mit à hauteur de son visage puis, tout en trempant le tissu dans l'eau, il déclara avec une certaine bienveillance :
- Je vais essayer de ne pas te faire trop mal.
- C'est trop tard pour ça…
Sous la véracité des mots de Clementine, il se mit alors à essuyer le sang de son visage et à nettoyer les plaies. Elle gémit légèrement quand il restait trop longtemps sur une plaie.
- T'inquiète pas… Ce n'est pas trop grave. Tu auras peut-être une petite cicatrice à l'arcade mais c'est tout.
- Tu t'y connais en blessures ?
- J'en ai vu un paquet et j'ai déjà reçu ma part par le passé. D'ailleurs, qu'est-ce que tu as fais pour qu'ils s'en prennent à toi comme ça ?
Il avait bien vu que les ecchymoses de son visage n'étaient pas toutes faites de la main du lieutenant qui avait ramené Jack à cette cellule.
- J'ai craché au visage de votre commandant pour lui montrer ma façon de penser.
Il s'arrêta une seconde dans sa tâche, plutôt épaté par son audace. Mais tout en reprenant le nettoyage de la plaie au dessus de son œil, il lâcha :
- T'as eu de la chance…
- De la chance ? Tu trouves ? Déclara Clem plutôt abasourdi par cette réponse.
- Crois-en mon expérience, ça aurait pu être bien pire. Surtout si tu t'en serais pris au capitaine.
- Dalton ?
- Oui… Lui, il vaut mieux l'éviter.
Alors les sensations qu'avait ressenties Clem en sa présence n'étaient pas liées à son imagination. Elle avait trouvé qu'il y avait quelques choses de différents chez lui. De plus profond… De plus sombre…
- Il y a une règle à appliquer ici. C'est la plus importante et la seule qui n'est pas inscrit dans leur règlement : éviter de faire quelque chose qui pourrait t'attirer des problèmes avec Dalton.
- Pourquoi lui plus qu'un autre ?
- Il est spécial… Tu pourras subir un tas de punitions de la part du commandant, de ses lieutenants ou ses soldats. Mais avec Dalton, à trop rester en sa présence, on commence à se perdre. Il sait comment s'infiltrer dans la tête des gens. Chaque chose qu'il fait ou dit a un but précis. Personne ne sait jamais ce qu'il prépare ou ce qu'il cherche à atteindre… Je l'évite dès que je peux et je te conseille de faire pareil.
Sur ces mots, Jack finit sa tâche et repartit poser le matériel là où il l'avait récupéré avant de se rasseoir sur sa couchette.
Les dernières paroles du garçon étaient loin de calmer Clementine. À plusieurs reprises elle avait senti la présence du capitaine s'infiltrer en elle lors de leur échange. Mais à chaque fois elle avait tenté de maintenir ses remparts face à lui. Elle pensait s'en être plus ou moins bien tirée… Mais est-ce que c'était vrai ? Que se serait-il passé si elle s'en était prise à lui plutôt qu'au commandant ? Y aurait-elle perdu plus qu'elle ne l'imaginait ?
Elle ne voulait pas y songer maintenant… Elle devait se concentrer sur autre chose que le capitaine ou le commandant de ce fichu camp.
« AJ »
Elle devrait se battre pour lui ! Quoiqu'il arrive…
- À partir de maintenant, je te couvrirai, d'accord ?
La phrase de Jack la surpris un moment. Elle répondit alors sincèrement :
- Après ce que je viens de vivre, tu ne peux pas t'attendre à ce que je te fasse confiance j'espère ?
- Il faudra bien. Ils ne t'ont pas mis ici pour rien. Dans quelques temps, tu rejoindras notre section.
- Section ?
L'autre se ferma. Il baissa la tête rongé par une évidente culpabilité ainsi qu'une profonde amertume. Le dégoût dans son regard la tétanisa.
- Tu seras bien assez vite ce que ça veut dire…
Clementine était de moins en moins rassuré par cet endroit. Ses angoisses ne cessaient de grandir, ses incertitudes avec…
J'espère que pour ceux qui ont fait ce choix, celui-ci vous a satisfait !
N'hésitez pas à m'en faire part dans un commentaire.
A bientôt pour la suite de l'histoire :)
