Bon, autant prévenir tout de suite, celui-là c'est du grand n'importe quoi. Mais bon, c'est le rêve que j'ai fais cette nuit, et je l'ai bien aimé, alors je me suis dépêchée de l'écrire :')

Je suis désolée pour toutes les répétitions là-dedans, mais puisque le perso principal n'a pas de nom, et que je suis incapable de dire de qui il s'agit, je ne peux pas fournir de description physique, il n'est donc désigné que par "le jeune homme". Tant pis pour moi :') Quant à toutes les autres personnes présentes, soit elles ont été inventées par moi-même, soit ce sont des vrais gens (à qui j'ai changé le nom bien sûr duh)

AH ET PUIS y a du yaoi parce que mon imagination est bien faite :D


Dans le vieux village japonais à moitié englouti sous l'eau

Il y avait bien des années que cette ville japonaise avait été abandonnée. Elle avait encore sons aspect de l'époque, avec ces grands bâtiments aux toits travaillés, avec ces charpentes de bois rouges. Ou plutôt, qui auraient dû être rouges. Maintenant repeuplée par des personnes qui n'avaient pas à se trouver à cet endroit, la ville entière était devenue complètement monochrome. C'était ce que toutes ces personnes essayaient de réparer. Seule, pour l'instant, une petite zone de cette ville dont la plupart des rues étaient recouvertes d'eau, avait pu retrouver toutes ses couleurs. Le jeune homme qui est le personnage principal de cette histoire, se trouvait actuellement en train de nager pour rejoindre la cascade qui alimentait cette inondation perpétuelle. Il avait terminé son travail, et se sentait prêt pour avouer ses sentiments à la personne qui faisait battre son cœur depuis... En fait, il ne savait pas combien de temps exactement.

Ladite personne se trouvait tout en haut des deux immenses rocs qui servaient de base à la cascade. Ils étaient très facile à escalader, et on y trouvait même de petits renfoncements, de petites grottes, remplies d'eau telles des bassins. Le jeune homme escalada, jusqu'à arriver en haut et là il le vit. Le beau Samandriel, en train de nager tranquillement, ses cheveux trempés plaqués sur sa tête et ses petites ailes aux plumes collées par l'eau. Samandriel était un hibou qu'une ancienne magie avait transformé en humain : il avait conservé ses ailes, mais ayant gardé leur taille d'origine alors que lui atteignait le mètre soixante cinq, elles lui étaient devenues inutiles. Ses yeux étaient rouges, et ses cheveux courts châtains foncés. Cependant, il y avait deux hupettes qui se relevaient sur le dessus de sa tête, et ces huppettes étaient plutôt beiges. C'était une personne extrêmement gentille et drôle, et travailleuse, mais aussi extrêmement franche lorsqu'il y avait une remarque à faire. Mais le jeune homme appréciait cela aussi chez lui. Il sauta donc dans l'eau pour le rejoindre.

« Salut, Samandriel !

-Ah, tiens, c'est toi ! Je ne t'avais pas entendu arriver. Comment ça va ?

-Eh bien... Pas trop mal... Tu te détends ?

-Oui, j'ai travaillé toute la nuit.

-C'est bien que cette ville aie quelqu'un comme toi pour veiller sur elle. »

Samandriel se mit à rire, ce qu'il fit en fait plusieurs fois au cours des minutes qui suivirent. Le jeune homme avait volontairement prit une attitude dragueuse pour pouvoir entendre ce si magnifique son, tout en lui faisant bien comprendre par la-même qu'il ne le laissait pas indifférent. Pourtant, l'être ailé se révéla assez peu prompt à répondre à ses avances, et préféra même s'enfuir en prétextant aller s'occuper des fleurs. Le jeune homme poussa un long soupir mais il aimait assez Samandriel pour ne pas abandonner aussi vite. Il se laissa donc tomber de la cascade jusque dans l'eau en contrebas, à une petite onzaine de mètres, et se laissa vaquer à ses occupations. Il avait été affecté à ce coin de ville, et pour le bon fonctionnement du travail, il n'avait pas à aller dans les autres portions. Seulement, les petites zones encore en noir et blanc de cette zone étaient déjà aux mains des autres, et il n'avait plus grand-chose à accomplir. Le jeune homme nagea donc de-ci, de-là, admirant l'ancienne architecture japonaise et enviant la chance de ceux qui, au contact de l'eau, pouvaient changer leurs jambes en de belles queues de sirènes. Ce qui était, disons-le, très pratique pour atteindre la zone la plus noyée de la ville, bien qu'elle ne se trouvât pas ici.

Au bout de presque une heure, le jeune homme était revenu à son point de départ. Le sol formant une petite bosse, il y avait une étroite zone de pavés qui n'était pas engloutie par l'eau. Là, se trouvait un bassin rempli de terre, et dans cette terre des fleurs. Jaunes, violettes et bleues pour la plupart, et Samandriel se trouvait là. Cette construction réservée à la végétation formait une sorte de V très étroit si bien que le jeune homme, même très fin, aurait de la peine à faire un demi-tour. Mais, dans le même temps, il en profita pour coincer Samandriel contre le bassin, collant son torse contre le dos ailé.

« Tu lâches jamais l'affaire, toi, dites donc !, rit le brun.

-Surtout si ça te concerne..., lui souffla le jeune homme en venant embrasser sa nuque. »

Rien que ce geste le grisait complètement, et il se sentait déjà durcir. D'un geste impatient, il retourna Samandriel pour lui faire face, et se jeta impérieusement sur ses lèvres. Dieu que c'était bon. Encore mieux que dans ses rêves les plus fous. Le brun lui répondait avec une fougue absolument adorable, passant ses mains dans les cheveux du jeune homme, qui lui ne pouvait empêcher son bassin de trembler tant la sensation était exquise. Au bout d'un long moment, qui ne fut marqué que lorsque les deux hommes n'eurent plus d'air, Samandriel laissa le jeune homme embrasser son cou, soupirant d'aise. Ils se sourirent, et le plus jeune se senti fondre face à cette vision plus que parfaite à ses yeux.

Malheureusement pour eux, le bruit de la cascade à côté ne réussi pas à couvrir le son de la voix de leur supérieur, qui appelait au rassemblement. Le jeune homme se sépara à regeret de cet homme qui le faisait chavirer, mais Samandriel lui lança un clin d'oeil en attrapant sa main et nouant leurs doigts. Ils se rendirent ainsi devant l'homme qui les avait appelé. Celui-ci, une fois qu'il eut le silence, leur exposa la suite des opérations : il fallait aller aider au rétablissement du reste de la ville, mais on avait repéré le bâtiment de ceux qui avaient commi le tord. Il lui fallait donc des volontaires pour s'introduire dans leur base, qui se trouvait être en plein milieu de l'océan. Le jeune homme se porta d'office volontaire, suivi de Samandriel. Il y eut également Muku, un trentenaire réputé pour son chant magnifique et aussi par le fait qu'il se trouvait être un ange déchu – d'où le fait que ses grandes ailes étaient noires. C'était aussi quelqu'un de très aimable, sympathique et drôle, et qui travaillait dur pour réparer les crimes qui l'avaient poussé à tomber du ciel. Il fut suivi d'un jeune couple, Timothée et Anne, ainsi que de deux autres personnes. Leur supérieur hocha la tête, à la fois heureux d'avoir une équipe d'intervention et effrayé de les envoyer à leur possible mort.

Dans le bâtiment, de nuit, en pleine tempête

Entrer discrètement s'était révélé aussi ardu que ce que le groupuscule avait imaginé, mais ils se trouvaient finalement à l'intérieur du bâtiment. De ce qu'ils en voyaient, il n'était absolument pas constitué comme un bateau et le fait qu'il ne soit pas affecté par la houle déchaînée de l'eau dehors les confortait dans l'idée qu'il s'agissait d'un bâtiment volant plutôt que flottant. Cela semblait être constitué d'un gros bloc de salles encerclé d'un couloir en faisant le tour en prenant la forme d'un rectangle. Les couloirs se trouvaient donc longilignes et sans fioritures le groupe se trouvait actuellement sur la petite largeur dudit rectangle. Ils avaient donc deux possibilités de tournant. Ils allaient se séparer lorsqu'ils furent interrompus par deux hommes arrivant de la droite, et deux hommes arrivant de la gauche.

Celui qui semblait être leur chef, était un homme de grande taille, svelte dans son costume noir, au visage fin et bien construit, avec des yeux d'un bleu perçant et des cheveux d'un gris subtil attachés en un long catogan. Il émanait de lui un charisme fou ainsi qu'une certaine supériorité qui effraya le groupe. Le jeune homme, qui se trouvait être le plus proche de lui, tenta de reculer mais l'autre lui saisit le poignet et lui fit effectuer une telle contorsion que pour éviter la brisure, le jeune homme fut obligé de se coller dos au mur. Lorsque le vieil homme le lâcha, sa main était couverte d'une glace qui se répendait sur son corps, l'empêchant de bouger. Timothée se trouvait dans le même état que lui, alors que certains autres se faisaient attraper par les hommes en noir.

« Samandriel..., gémit le jeune homme, lui ordonnant de s'enfuir. »

L'hibou humanoïde lui lança un triste regard, ne souhaitant pas le laisser là, mais se mit tout de même à courir. Le jeune homme, quant à lui, se retrouva bientôt avec de la glace jusqu'au cou. Il usa de toutes ses forces pour se libérer, et ce ne fut qu'au prix d'un effort surhumain qu'il réussi ce tour de force. Les couloirs semblaient désormais vide, et ayant plus en tête sa propre survie et celle de Samandriel, il n'eut aucun regard pour Timothée, peut-être déjà mort, avant de se s'enfuir dans un couloir. Le bâtiment se révélait être très long, et le jeune homme ouvrait toutes les portes dans l'espoir de retrouver son amant. La plupart de ces portes s'ouvraient de petites chambres de type HLM, certaines vides, d'autre non. Lorsqu'elles étaient habitées, le jeune homme ne se posait pas de question : il lançait son couteau dans leur tête assez vite pour éviter qu'ils ne sonnent l'alarme. Pourtant, plus il avançait, moins il trouvait de traces de Samandriel. Ceci couplé à la peur d'être découvert faisait battre son cœur à un rythme fou et lui donnait l'impression que sa tête était légère et remplie de coton.

Ayant soudain peur d'être repéré, il ouvrit une porte au hasard et se retrouva dans une chambre vide. Là, se trouvait un étendoir monté sur roulettes, et couvert de larges vêtements, derrière lesquels il se cacha le temps de reprendre son souffle et ses esprits. Malheureusement pour lui, la porte se rouvrit quelques minutes après sur un homme bedonnant, qui avait d'épais cheveux noirs, de grosses joues mal rasées et un certain double-menton. Effrayé, le jeune homme se fit tout petit derrière l'objet et les vêtements, et tenta de respirer le plus silencieusement possible. Il se fit tout de même repérer et, sans même pouvoir se défendre, traîner par le bras par ce gros bonhomme. La peur en lui était telle que son corps était tétanisé, immobile et raide, sa respiration devenait saccadée, des larmes menaçaient d'inonder ses joues. Qu'allait-on lui faire ? Qu'allait-il subir ? Où donc cet homme l'emmenait-il ? Autant de questions sans réponses qui ne faisaient que l'effrayer plus encore.

La réponse lui vint pourtant assez rapidement : l'homme bedonnant l'avait emmené dans une chambre occupée de trois personnes. La première que le jeune put apercevoir, fut une jeune femme d'une vingtaine d'années, aux longs cheveux blonds vénitiens, maquillée et taillée comme une actrice de cinéma. Sur sa droite, dos à lui, se trouvaient deux personnes, celle devant lui debout, et l'autre assise. Celle qui était déjà debout s'écarta : il s'agissait d'un coiffeur, car l'homme assis n'était autre que le vieil homme charismatique de tout à l'heure, et ses cheveux gris étaient maintenant coupés très courts. Il se leva dignement et se tourna vers le jeune homme, ayant toujours sa prestance digne de Lucius Malfoy dans ses jours les plus glorieux. Le gros homme lâche son prisonnier, qui tente de reculer comme le charismatique avançait. Sachant que l'autre se trouvait derrière lui, il empoigna son couteau et le planta dans l'épais ventre puis, profitant de l'inattention générale, il sorti de la pièce et se remit à courir dans le couloir. La peur était encore plus présente en lui, mais il était motivé par une unique pensée : retrouver Samandriel.

Se sachant suivi, le jeune homme entra dans la première pièce qu'il trouva sur sa gauche – le mur droit étant marqué de hublots donnant sur la nuit d'un noir d'encre et sur la mer agitée de hautes et terrifiantes vagues sombres. Dans cette pièce se trouvait une femme munie d'un balais, qui devait approcher la cinquantaine, ronde, les cheveux grisonnants et courts et de gros yeux exhorbités. Pourtant elle ne dit rien, ne fit rien, le laissa entrer sans agir, alors le jeune homme alla se cacher aussi vite qu'il le put, dans la première cachette donnée : sous le bureau, derrière la chaise. L'homme charismatique arriva pourtant peu après, la bonne femme ne disant toujours rien, mais le plus jeune fut trouvé tout aussi vite. Ce n'est qu'une fois sorti de sa cachette par son ennemi qui le tenait par le bras, que le jeune homme remarqua un trou dans le mur, qui donnait sur une autre pièce.

Il y avait une tête, de dos et immobile, qui dépassait, comme si un corps était adossé contre l'autre mur. Mais l'immobilité en question fût d'autant plus effrayante lorsque le jeune homme se rendit compte qu'il s'agissait là de Muku, avec ses cheveux noirs et sa frange rouge, car il prit conscience que l'ange déchu, au lieu d'être jeté à l'eau, avait été tué sur place, à cause de ses ailes qui lui auraient sauvé la vie. Mû par la peur, sa langue se délia d'elle-même.

« Cet endroit est plus labyrinthique que ce que je croyais. »

Sa voix lui semblait affreusement lointaine, comme si ce n'était pas lui qui parlait, et qu'il y avait un mur entre lui et le son.

« Ne t'en fais pas, tu n'en auras bientôt plus cure.

-C'est stupide, hein... »

Le noir l'enveloppa soudain, comme un ras-de-marée vient faucher une ville.

Dans le lycée de basse-campagne et ses environs

Le jeune homme sursauta. Regardant autour de lui, il se rendit compte qu'il se trouvait avachi contre sa table de travail, face au tableau de son professeur d'histoire, dans son lycée. A côté de lui, son ami aux cheveux noirs ricanait. Alors tout ceci n'était qu'un rêve ? Un simple et bête rêve ? Mais alors, pourquoi avait-il toujours cette si insidieuse sensation d'être suivi ? La peur l'étreignait toujours. Un rêve ne l'aurait pas rendu à cran à ce point, si ? Ce n'était pas possible. Alors, quand la sonnerie retenti, il ne prit même pas la peine de rassembler ses affaires et parti en courant, aussi vite que ses jambes le lui permettaient. Son ami le suivit en criant.

« Attends ! Qu'est-ce que tu fais ? »

Mais il n'obtint aucune réponse, et fut obligé d'accélérer pour pouvoir rattraper son ami. Ami qui se sentait suivi, menacé, exactement comme dans ce bâtiment volant au-dessus de la tempête. Alors, une fois qu'il fut sorti du bâtiment du lycée et qu'il se mit à courir sur la pente gravillonée qui servait à rejoindre le portail d'entrée, il vira sur sa gauche. Face à lui, de la campagne à perte de vue, un bosquet de hauts arbres en contrebas de la haute colline sur laquelle était construite l'établissement. Pour la descendre, il fallait emprunter de longs escaliers, ce que fit le jeune homme. Le soleil tapait fort par cette matinée encore fraîche, le ciel était bleu et l'herbe jaune. Espérant semer ses poursuivants, il sautait des marches afin de descendre plus vite.

« Attends-moi ! »

Le jeune homme ne pouvait pas se permettre d'attendre. Qui sait ce qui lui arriverait s'il se faisait attraper, hein ? Tout était flou dans son esprit, il était incapable de se rappeler ce qui avait pu arriver après que l'homme charismatique aux cheveux grisonnants l'avait attrapé, mais il savait tout de même qu'il ne valait mieux pas retenter l'expérience. Alors, ils entrèrent en courant dans la forêt. Elle était constituée de hauts arbres aux fins troncs, très espacés, et le sol était couvert de feuilles. Ils passèrent comme l'éclair devant Milou et Amandine, les deux tourteraux qui fumaient tranquillement adossés à la cabane de tôle qui servait d'abri aux objets du jardinier, et continuèrent pendant encore plusieurs minutes jusqu'à sortir du bosquet. Sur deux cents mètres s'étalait de l'herbe fraîche, et devant eux, un remplein de terre, pas bien haut, sur lequel étaient juchés un grillage et de jolies petites maisons ocres.

Le jeune homme et son ami escaladèrent rapidement le grillage, se retrouvant dans un beau jardin. Cependant, deux personnes se tenaient devant eux, un peu plus loin. L'une de ces personnes était un homme, mais étant de dos, il était méconnaissable. L'autre, par contre, était bien connue du jeune homme : il s'agissait de la fille aux cheveux blonds vénitiens qui se trouvait dans la même chambre que celui avait failli le geler contre un mur. Prit de panique lorsque la belle femme le regarda, il sauta carrément par-dessus le grillage pour s'enfuir à toutes jambes. Que faisait-elle là, elle ? Pourquoi ? Comment ? Les deux amis ne reprirent pas vers la forêt, se dirigeant plutôt vers les champs aux plantations encore basses qui se trouvaient à côté. Le jeune homme ne savait pas où il courait, mais savait seulement qu'il ne s'arrêterait que lorsqu'il serait assez loin ou, tout du moins, dans un endroit qu'il jugerait sécurisant.

Aucun des deux ne sût dire combien de temps ils coururent, mais leur passage rapide devant une grande pierre, taillée à l'effigie d'une stèle, les interpela. Ils s'arrêtèrent donc et revinrent sur leurs pas, curieux. Cette stèle avait une apparence plutôt ancienne, et les quelques inscriptions gravées dessus étaient effacées par le temps. Deux choses étaient encore cependant bien lisibles, car écrites en caractères bien plus gros. « Samandriel » et, en bas, « I will love you forever ». Le jeune homme resta bloqué devant cette vision qu'il ne comprenait pas. Samandriel ? Mort ? Enterré sous cette si vieille pierre tombale ? Impossible.

« Aide-moi à sortir le cercueil.

-Pardon ?

-Pose pas de question, dépêche ! »

Son ami le regarda, complètement interloqué, mais voyant qu'il s'y mettait de lui-même, décida de l'aider tout de même à exhumer le mort. L'idée le répugnait, et il était effrayé par l'attitude de son ami. Qu'est-ce qui lui avait prit, enfin ? De se mettre à courir comme ça, d'entrer chez quelqu'un, d'être effrayé par une parfaite inconnue, et de vouloir déterrer un cercueil ?

L'entreprise fut ardue mais ils arrivèrent vite au bout. La boîte de bois semblait parfaitement intacte, protégée des affres du temps, et semblait entourée d'un halo blanc qui fit reculer l'ami aux cheveux noirs. Pourtant, le jeune homme trouvait cela parfaitement normal, et il passa sa main sur l'étrange symbole gravé dans l'objet. Un déclic se fit entendre alors que le couvercle était maintenant apte à être ouvert, état dans lequel il se retrouva très rapidement.

« Putain !, s'exclama le brun. »

Dans la tombe, se trouvait un squelette entouré d'un monticule de petites fleurs jaunes, violettes et bleues, semblables à celles devant lesquelles le jeune homme avait embrassé Samandriel pour la première fois. Et ce squelette était pourvu de petites ailes dans son dos. Il s'écroula au sol, le visage couvert de larmes et pleurant tout ce que son corps lui permettait. Oui, Samandriel était mort. Et lui aussi apparemment.