Rating : M
Pairing : G27 slight 1827
Disclaimer : Rien n'est à moi =P ! Ni l'histoire qui est à SilentSnowDreamer, ni les personnages qui sont à Amano-senseï xD
Note : Merci beaucoup pour les rewiews =] et voilà le deuxième chapitre ~
~ Je vous souhaite une bonne lecture ~
Giotto
Nana enveloppa un foulard blanc-crème tricoté autour du cou de Tsuna et l'embrassa sur le front.
"Tsu-kun, prend soin de toi, d'accord? Maman et Papa vont venir te chercher bientôt." roucoula t-elle.
"Maman, je n'ai pas cinq ans..." marmonna Tsuna. Nana sourit et ébouriffa les cheveux de son fils.
"Je sais, mais peu importe, tu es toujours mon bébé. Je suis désolé mais papa ne pouvait pas venir te voir partir."
"Ça n'a pas d'importance ", répondit Tsuna. "Ce n'est pas comme si j'allais disparaître à jamais." la Maman sourit.
"Eh bien, j'espère que non. Je te revois bientôt Tsu-kun." Dit Nana avant de l'attirer dans une étreinte chaleureuse. Tsuna la serra contre lui. Elle sentait la lavande et les oranges.
"Bye maman." dit-il en se dégageant.
"Je t'aime." chuchota Nana. Tsuna sourit.
"Moi aussi" Puis il monta dans le bus.
Quand le bus commença à avancer, Tsuna regarda par la fenêtre pour voir sa mère bouger. Il lui fit un dernier geste et enfin, elle fut hors de sa vue.
Tsuna sorti son iPod Touch -qui par miracle n'était pas encore perdu- et le plaça sur son casque. Quand ses morceaux préférés commencèrent à se faire entendre, il pût sentir le poids lourd de la fatigue peser sur ses paupières. Il se frotta les yeux et bâilla. Il céda finalement et posa sa tête contre la vitre froide pour finir par s'endormir.
xOOOx
Tsuna se réveilla lentement. Le ciel était beaucoup plus sombre à l'extérieur que quand ils avaient démarré.
Il se redressa de sa position recroquevillé et s'étira. Il regarda dehors une deuxième fois et remarqua que le bus se dirigeait plutôt lentement. Juste à ce moment là, la voix du conducteur se fit entendre de l'interphone.
"Excusez-l'interruption, mais il y a eu un incendie majeur qui a causé de nombreux accidents jusqu'à l'avant de la route et qui s'est produit aujourd'hui à environ 20h43. Le feu ne s'est pas arrêté jusqu'à environ 21h12 et le préjudice est essentielle. Les témoins qui ont survécu, ou qui sont en mesure de parler, ont dit que le feu était comme un brasier gigantesque qui semblait durer éternellement et qui s'était arrêté brusquement, laissant une terre brûlée derrière lui. Pour éviter les accidents en plus, la route est supervisé et tout le monde doit conduire à une certaine vitesse. Pour cette raison, notre calendrier sera retardée d'environ 30 à 60 minutes. J'espère que ça ne débouchera sur aucun inconvénients."
Tsuna regarda par la fenêtre dès que le conducteur eut terminé et ses yeux s'agrandirent. Les collines qui étaient censées être luxuriantes et pleines d'arbres verts étaient maintenant toutes noires, complètement brûlées. Il n'y avait de points verts nulle part. Même les collines au loin étaient noires. La seule couleur en plus du noir était le rouge des flammes dévorant les arbres.
Quel que soit la nature de ce feu, il devait être monstrueux. Après tout, Tsuna n'avait jamais entendu parler d'un feu qui détruisait des milliers et des milliers de carrés de terres dans un si court laps de temps.
Ils passèrent par ce genre de paysage pendant presque une heure avant de voir le premier arbre vert. Tsuna se détendit dans son siège. Il n'y avait absolument aucun moyen pour qu'un feu puisse brûler autant de terres. C'était physiquement impossible.
Le bus se déplaça finalement à un rythme régulier et il était déjà 22h20. Il ne serait pas à Namimori avant 23h00
Tsuna décida de rester éveiller pendant le reste du chemin au cas où quelque chose d'intéressant refaisait surface.
xOOOx
A 23h02 le bus fit un arrêt à Namimori, signalant que le voyage était terminé. Tsuna était tendu, avec les nombreuses personnes qui faisaient la même chose, et qui sautaient du bus, son sac de sport pendait à son épaule.
Tsuna regarda autour de lui. Il n'avait absolument aucune idée de où aller. Au moins, il avait entendu de sa mère que Nii-san était connu, et sa première idée fut de demander des renseignement à quelqu'un.
Tsuna se dirigea vers le chauffeur du bus qui était en train d'aider quelqu'un à décharger leurs bagages du bus.
"Excusez-moi?" dit Tsuna pour attirer l'attention du conducteur. Le chauffeur se retourna et répondit avec un "hmmm?"
"J'étais en train de me demander si vous saviez où vivait une personne nommée Giotto." dit Tsuna. Le pilote leva un sourcil.
"Gamin, je pense que tu es la seule personne qui ne sait pas ça." déclara Le conducteur. Il dirigea Tsuna autour de l'autobus et lui montra un point sur l'une des nombreuses collines qui entouraient Namimori.
"Vois-tu cette maison sur cette colline?" demanda le pilote. Tsuna plissa les yeux, essayant de voir la forme d'une maison dans la nuit noire. Enfin, ses yeux s'ajustèrent et il fut un peu difficile de ne pas le voir. Ce n'était pas une maison. C'était un manoir!
"Ouais, je la vois"
"Eh bien, c'est là que vit Giotto. Il est assez facile de s'y rendre. Il suffit de marcher tout droit vers elle et, finalement, tu verras un chemin de pierre qui va à travers les arbres." informa le pilote à Tsuna.
Tsuna lui dit ses remerciements et commença à marcher vers la maison de son frère.
"Ça doit-être chouette d'avoir des liens avec Giotto." dit le conducteur. Tsuna se retourna et le regarda.
"C'est un gars bien." dit le conducteur, puis il se retourna pour partir. Tsuna fit la même chose.
Comment ça un gars bien? C'est le diable, au cas où les gens ne l'avait pas remarquer.
Quand Tsuna marcha dans la rue déserte, l'écart entre chaque réverbère semblait être de plus en plus grand. Et cette impression se renforça quand il dû traverser une longue ombre pour se rendre à la lampe suivante.
Un frisson lui parcourut l'échine et il se serra lui-même pour se réchauffer. Il finit par arriver au bout de la route et bien sûr, il y avait un chemin de pierre sur la droite qui conduisait vers un manoir. Comme l'avait indiqué le chauffeur.
Tsuna s'arrêta pile face au chemin de pierre et réfléchit.
"Je ne peux pas croire que ce chemin ne mène pas à l'enfer ... Non, pas de doute, je vais droit en enfer." marmonna Tsuna pour lui-même. Il appréhendait ce que son frère lui réservait.
Il commença à marcher sur le chemin et immédiatement regretta de ne pas être retourner en arrière pour acheter une lampe de poche. A l'intérieur de la forêt tout était presque, ou entièrement noir. Le clair de lune était la seule source de lumière qui éclairait un tant soit peu son chemin.
Tsuna était sur le point de se retourner quand il entendit un craquement de branche derrière lui. Il abandonna rapidement cet idée et courut à la maison de son frère sans crier gare.
Il arriva en peu de temps devant la porte, suant à grosses gouttes. Dès qu'il put à nouveau respirer correctement, il chercha la sonnette de la maison. Il n'arrivait pas à la trouver. De plus, il faisait trop sombre et il était impossible de voir s'il y en avait une ou pas.
Tsuna frappa à la porte et attendit. Il y avait pas de réponse. Il essaya à nouveau, toujours aucune. Tsuna fit cela à plusieurs reprises, mais personne ne répondit.
"Est-ce qu'il dort?" pensa Tsuna à haute voix. Il essaya la poignée de porte et celle ci se déverrouilla. Tsuna ouvrit lentement la porte et observa le couloir faiblement éclairé. Il entra lentement et ferma la porte.
Voyant quelque paires de chaussures à l'entrée, il enleva les siennes. Il marcha dans un court couloir et s'arrêta à sa fin. Il y avait une grande porte en face de lui, une salle qui conduisait à gauche, et l'autre qui conduisait à droite. Tsuna regarda la poignée de la porte en face de lui, il y avait un verrou dessus. Il observa le couloir droit et remarqua qu'il était plus foncé que le couloir gauche. Alors c'est tout naturellement que Tsuna choisit de s'aventurer dans le couloir le plus éclairé, celui de gauche. (vous me suivez toujours hein ?)
Il marcha pendant un petit moment, passant de nombreuses portes sur sa droite, et observant les grandes fenêtres qui laissait filtrer de doux rayons lunaires. Il s'arrêta à une porte entrouverte et d'où s'échappait un peu de lumière.
Tsuna observa l'intérieur et vit un homme de haute taille avec le même genre de coiffure que lui, seulement celle ci était un peu plus longue que la sienne et de couleur blonde. Il effectuait le nettoyage d'un verre derrière un comptoir avec un chiffon blanc. Il ressemblait exactement aux barmans que Tsuna voyait à la télé. Sa chemise blanche avait les deux premiers boutons défaits et n'était que partiellement rentré dans son pantalon, ses manches étaient roulées jusqu'aux coudes, et sa cravate noire était défaite. Au premier coup d'œil, on aurait dit qu'il rentrait du travail.
Derrière lui, une longue rangée de différentes marques de vin et d'alcool, comme Carlo Rossi, du Rosé, Hypnotique, et autres. Des alcools lourd comme la vodka russe, le Grey Goose (vodka aussi), et du Bacardi 151 (Tsuna repéra également quelque bouteilles non ouvertes de Everclear et Gem Clair ... N'était-ce pas le genre de boissons illégales dans certains pays?) C'était presque comme si toute ces sortes de boissons alcoolisées étaient sur cette étagère pour Giotto, mais de toute évidence, ce n'était pas possible. Tsuna pouvait facilement conclure que Giotto n'était pas un grand buveur. Pourquoi? Eh bien, presque chaque bouteille étaient toujours fermée. Seul quelques-une d'entre elles étaient ouvertes. La bouteille de Grey Goose et de Baijiu. C'était comme s'ils étaient juste là pour l'affichage et non pour l'utilisation. Il y avait aussi une armoire pleine de verres en cristal, des coupes à vin et des verres à liqueur.
Tsuna ouvrit la porte juste un peu plus pour laisser passer sa tête. Au cas où Giotto se mettait en colère, il voulait être en mesure de pouvoir lui claquer la porte au nez et s'enfuir. Bien qu'il y ait une forte probabilité pour qu'il trébuche et tombe sur le chemin.
"Euh ..." murmura Tsuna. Giotto leva les yeux un instant, puis retourna à son nettoyage de verre.
"Si vous êtes ici pour le projet et les documents, il n'est pas encore fait. Revenez demain." dit-il doucement, la voix fraîche. Était-ce vraiment Giotto? Tsuna ne se souvenait pas que cette voix était aussi mature et avait une telle douceur, tellement séduisante.
"Euh ... Etes-vous Giotto-san?" demanda Tsuna, ouvrant la porte un peu plus. Giotto regarda Tsuna, et son visage refléta une expression qui disait: «oh, c'est juste un gamin».
"Oui, c'est bien moi. Et qui te laisse sortir à cette heure? N'est-ce pas le moment d'aller dormir?"
Tsuna franchit la porte, et s'il avait regarder Giotto dans les yeux au lieu d'observer le sol, il aurait pu voir les yeux de celui-ci s'élargir.
"Eh bien, euh ... C'est moi, Tsuna. Tu sais ... ton petit frère." dit-il tranquillement. Il leva les yeux et vit Giotto sourire.
Giotto plaça la tasse et le chiffon sur le comptoir et se dirigea vers Tsuna. Tsuna ferma les yeux, de peur qu'il ne le frappe, mais il sentit un bras fort dans le bas de son dos le tirer dans une étreinte qui sentait "L'Attitude Armani". Tsuna croyait que cette odeur aurait ressemblée à celle des autres, mais non. Elle était plus mature, plus envoûtante plus ... séduisante.
"Tsunayoshi ..." Chuchota Giotto d'une voix qui semblait emplie de soulagement. Tsuna, voyant que Giotto ne jouerait pas à l'imbécile, se détendit. Il ferma les yeux et serra son frère dans ses bras.
"Nii-san." marmonna Tsuna. L'étreinte se resserra un peu plus et Tsuna sentit ses joues devenir chaudes.
Giotto le relâcha lentement et ébouriffa affectueusement les cheveux de Tsuna. Pourquoi tout le monde me fait ça ?
Tsuna regarda son frère et à sa honte, n'arrivait qu'à la poitrine de l'homme. Comment pouvait-il être si grand ? Tsuna ne semblait jamais grandir, et pourtant, cette fois-ci c'était sûrement de la faute à son frère qui faisait bien deux têtes de plus que lui.
"Alors, pourquoi es-tu ici?" demanda Giotto, faisant sortir Tsuna de sa rêverie.
"N'as-tu pas lu la lettre que maman et papa t'ont envoyé?" demanda Tsuna. Giotto avait l'air complètement à côté de la plaque.
"Je ne lis aucune de leurs lettres." dit-il sans aucune trace de culpabilité ou de tristesse sur le visage. Tsuna soupira.
"Ils savaient que quelque chose dans ce genre arriverait alors ils m'ont donné ça." dit-il en sortant une enveloppe blanche de son sac. Il la tendit à Giotto.
Le blond l'ouvrit et la lut rapidement, son expression devint illisible le temps de sa lecture. Finalement, il soupira. Il se dirigea vers la cheminée qui se trouvait dans un coin de la salle et jeta la lettre dans les flammes. Tsuna regardait son frère avec crainte. le retour de la Rébellion !
Giotto se retourna et fit face à Tsuna.
"Ainsi, tu seras logé ici jusqu'à ce que maman et papa rentre, non? Eh bien, je vais te conduire à ta chambre. A mon avis, ton sac devrait rester là un petit moment. Tu as besoin de dormir. Tes yeux deviennent rouge." lui dit-il avec un sourire. Tsuna se frotta les yeux. Il ne se sentait pas fatigué ... bon, peut-être un peu.
Le plus âgé fit signe à Tsuna de le suivre et quitta la salle. Tsuna ferma la porte derrière lui et le suivit d'un pas lent et fatigué. Ils montèrent les escaliers et marchèrent dans un long couloir.
Giotto s'arrêta finalement à la fin du couloir, une porte sur sa gauche et à sa droite, une grande fenêtre qu'il avait vu en cherchant Giotto. Celui ci ouvrit la porte et entra, suivit de Tsuna. Il la regarda, sa bouche grande ouverte en un ' O ' parfait.
Au milieu de la chambre un lit queen size se tenait fièrement. De chaque côté de celui-ci, Une jolie petite table se tenait, l'une avec une horloge numérique et l'autre avec une petite boîte. Sur le côté gauche de la salle, il y avait un bureau avec un grand miroir, et deux portes, l'une d'entre elle menant à la salle de bain et l'autre à un large placard. Sur le côté droit de la chambre, une porte vitrée se tenait. Elle devait conduire à un balcon donnant une vue parfaite sur Namimori.
Tsuna se tourna vers Giotto.
"Je ... je peux vraiment rester dans cette chambre?" demanda Tsuna avec des yeux brillants. Giotto se mit à rire.
"Bien sûr. Tu es mon petit frère pas vrai ? Il est tout naturel que tu sois bien installé." répondit-il.
M-M-mais-!" Tsuna fut coupé par Giotto qui posa sa main derrière la tête de Tsuna et l'embrassa sur le front.
"Bonne nuit, Tsunayoshi." Et Giotto partit. Tsuna rougit et se frotta l'endroit où Giotto l'avait embrassé. Est-ce que les frères et sœurs normaux faisaient ça? Il n'en avait aucune idée.
" 'Nuit, Nii-san." marmonna Tsuna. Il regarda le lit et soupira. Il enleva ses vêtements, ouvrit son sac, sortit son pyjama, et l'enfila rapidement. Il rampa sous les chaleureuses couvertures et s'endormit instantanément.
Edité le 25/12/13
