Avertissement : ce chapitre est déconseillé au plus jeune, et pas forcément pour les même raison que le chapitre quatre si vous voyez ce que je veux dire...Ou pour citer l'avertissement donné un début de fic "Rating M en raison de scènes sanglantes qui parsèmerons la fic et de smut potentiels"
Disclaimer : Shingeki no Kyojin est la propriété de Isayama Hajime
Chapitre 12 : Wake up, leave your hesitation.
Le feu appelant le feu, un ouragan de flammes s'était créé et ravagé Karanes, le braser attisé par le vent gagnait du terrain à la vitesse d'un cheval au galop et des étincelles bondissaient sur les toits en pailles qui prenaient aussitôt feu.
Une odeur écœurante flottait dans l'air, la même que le jour où ils avaient allumé le bûcher funéraire pour les soldats tombés à Trost, un mélange de bois calciné et de chair brûlée, l'odeur de la mort.
Une boule se forma dans la gorge de Ymir et elle réprima un haut-le-cœur, par Sina, ça puait.
Le titan-shifter frotta ses yeux agressés par la famille et chercha le juge du regard, attendant qu'il énonce enfin sa décision, espérant qu'il l'autorise enfin à y aller.
Mais le magistrat était trop lâche pour oser prendre une telle décision, il avait trop peur de faire une erreur et de sentir le couperet de la guillotine sur sa nuque pour décider quoi que ce soit.
Et pendant ce temps, le feu continuait ses ravages.
L'angoisse de Ymir grandissait, s'accroissait, s'intensifiait, chaque seconde, chaque battement de cœur lui faisait réapprendre la définition du mot « peur ». Cette attente allait avoir raison d'elle.
Un instant, elle envisagea de prendre l'initiative de sauter par dessus le cordon de sécurité mais elle savait qu'elle serait abattue bien avant d'avoir réussi à l'atteindre, sous forme titan comme sous forme humaine.
-Bon, vous vous décidez ou vous attendez l'année prochaine ? C'est pas compliqué pourtant, soit vous isolez les quartiers touchés et vous attendez que ça se calme tout seul pour aller récupérer les cadavres, soit vous l'autorisez à y aller et à faire sa tentative de sauvetage.
Comme toujours, l'intervention du Caporal Livai était brutale, sans concessions, faite dans le seul but de bousculer.
Le juge ouvrit la bouche et la referma sans avoir prononcer le moindre mot, il l'a rouvrit et bégaya «Mais...mais », prit de court il était incapable de formuler une réponse cohérente.
Livai s'approcha de lui, ce qui eu pour effet immédiat de le faire reculer.
-Des vies sont en jeu, alors vous vous décidez et vite !
Le juge hésitait, si il autorisait ce titan à intervenir, ce dernier allait en profiter pour s'enfuir, ce qui risquait de lui coûter ses privilèges, voir pire...Mais c'était probablement le seul être vivant sur place capable de se rendre dans le cœur du brasier et de porter secours aux sinistrés...Enfin, ceux qui n'étaient pas déjà morts.
-Comme si on pouvait faire confiance à un titan, il va probablement causer encore plus de dégâts, si ça se trouve l'incendie fait parti d'un coup monté pour permettre son évasion, cracha le magistrat poussé à bout.
Il ne savait pas gérer les situations de crises. Son rôle était de juger les autres, de décider d'être miséricordieux – ou non – avec eux, pas de parier sa tête pour sauver des centaines de pécores qu'il ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam. Pourquoi lui demander à lui de choisir ?
-Pourquoi me demander à moi de choisir ?
Livai désigna Ymir d'un geste rapide du bras.
-Nous sommes toujours en plein milieu du procès, donc elle est sous votre responsabilité. Alors décidez, maintenant !
-Qu'elle y aille ! Qu'elle y aille ! craqua le magistrat en se disant qu'il allait profiter du chaos ambiant pour prendre la poudre d'escampette.
L'adolescente aux éphélides eu a peine le temps de penser que le juge paraissait terriblement lamentable avec sa toge trop grande, maintenant que son véritable visage – celui que l'on prenait lorsqu'on était acculé – s'était dévoilé, que la lame d'une épée vint se positionner à quelques centimètres de sa gorge.
Ymir était rapide, mais la vitesse de Livai était légendaire.
-Tente quoi que ce soit contre les habitants de cette ville et je t'ouvre la gorge, c'est clair ?
Elle déglutit bruyamment, prenant la menace très au sérieux.
-Très clair.
La lame s'éloigna mais le titan-shifter pouvait toujours sentir le regard inquisiteur du plus fort soldat de l'humanité scruter le moindre de ses gestes, un peu comme une enclume accrochée au dessus de sa tête et prête à se décrocher au moindre faux pas.
L'adolescente entendit – sans vraiment écouter – une succession de consignes et de directives, et marcha jusqu'au bout du cordon de sécurité.
Désormais il ne suffisait plus que d'une morsure, une simple morsure et elle pouvait rejoindre l'autre coté, trouver et sauver Christa, pour la énième fois, pour la dernière fois.
Ses dents déchirèrent la peau de son pouce qu'elle avait négligemment placé dans sa bouche et goutte amer glissa sur sa langue. L'instant d'après elle se retrouva enveloppée par la chaleur familière du corps de son alter ego titanesque. Encore une seconde et ses sens laissèrent place à ceux du titan.
Elle passa de l'autre coté en escaladant l'un des bâtiments en pierres qui isolait – pour le moment – l'incendie de la partie intacte de la ville, et se retrouva isolée au milieu de la tempête de flammes et de cendres.
Une fumée épaisse et noirâtre l'empêchait de voir et lui aurait fait venir les larmes aux yeux si les titans avaient possédé des glandes lacrymales.
Le titan dansant renifla, espérant que son flair de chien limier puisse se substituer à sa vue défaillante. Il y avait trop d'odeurs, beaucoup trop d'odeurs, ça sentait le bois calciné, le métal fondu, la chair brûlée...Toute ses effluves emplissaient ses narines et lui donnaient le tournis. Ymir se força à reprendre ses esprits et à continuer la chasse...Non, pas la chasse, la recherche. Elle repoussa l'esprit du titan qui prenait le pas sur le sien, la situation était déjà suffisamment dramatique sans qu'elle ne perde le contrôle, ne serait-ce qu'une seule seconde.
Le titan planta ses griffes dans un mur de briques roses et grimpa jusqu'au toit, tentant de prendre suffisamment de hauteur pour avoir une vision d'ensemble.
Par réflexe Ymir respira une grande bouffée d'air, malgré le fait que le besoin en oxygène des titans était dérisoire, elle avait l'impression que ses poumons étaient en feu. Au sol, le brasier continuait à gronder et à dévorer tout ce qu'il rencontrait, mais la fumée – toujours cette maudite fumée – l'empêchait de voir à deux mètres. Si il espérait trouver quoi que ce soit là, le titan-shifter était contraint de retourner en bas.
Ses pieds heurtèrent le sol avec un violent bang et se remirent aussitôt en mouvement.
Ymir trébucha sur une forme carbonisée étendue sur le sol, c'était long d'environ un mètre vingt, noir comme le charbon, et parfaitement méconnaissable, mais l'adolescente en comprit tout de suite la nature, et cette pensée lui glaça le sang. Une sorte d'aboiement s'échappa de la gorge du titan alors qu'il bondissait au dessus du petit corps recroquevillé.
Maintenant que l'adolescente en avait vu un, elle en voyait partout, les rues étaient jonchées de cadavres, les cadavres de ceux qui avaient voulu fuir et s'étaient retrouvés piégés par les flammes.
Elle devait trouver Christa et sans tarder !
Non ! Il lui fallait d'abord accéder au réservoir d'eau et activer le système anti-incendie, c'est pour ça qu'ils l'avaient laisser y aller, pas pour sauver Christa, Christa n'était qu'une donnée, une ligne de plus sur une liste.
Le titan reprit sa marche hasardeuse, slalomant entre les décombres et les cadavres, jusqu'à atteindre son objectif sur un toit plat.
Mais – même si il avait touché au but – il déchanta sur-le-champ. Chaque pas supplémentaire au milieu de cet enfer lui donnait l'impression d'ouvrir une porte de plus dans le couloir de l'horreur.
Il n'y avait plus une seule goutte d'eau dans la cuve, mais elle était loin d'être vide, les corps bouillis de ceux qui avaient voulu s'y mettre à l'abri – pensant naïvement que l'eau les protégerait contre le feu – gisaient de façon grotesque au fond. Ils formaient une espèce de monstre informe, un monstre né dans la terreur et la souffrance.
Les griffes du titans dansant raclèrent contre la parois avec un bruit horripilant. Bon sang ! Tout ce temps perdu pour rien, toutes ses secondes gaspillées...Ymir voulu abandonner, s'asseoir et attendre la fin. Non ! Elle ne pouvait pas se permettre de baisser les bras, elle devait revoir Christa, elle voulait revoir Christa...
Elle savait où chercher, son jeu possédait une dernière carte. Ymir laissa ses griffes glisser le long du bac dans un affreux crissement et sauta du toit. Ses pieds nus eurent à peine toucher sol qu'elle se mit à courir en direction de la nouvelle maison de Tim et Elsa. Si Christa n'était pas là-bas...Elle était forcément là-bas...
Par chance la rue où vivaient les deux enfants n'avait pas encore été touchée par le sinistre, mais ça ne saurait tarder. Le titan-shifter s'approcha de la bâtisse et grimpa le long du mur, une fois en haut il s'efforça de se frayer un chemin jusqu'à l'intérieur, il cogna contre le toit en chaume, brisa les poutres, jusqu'à créer un trou suffisamment gros pour qu'il puisse passer.
Ymir se laissa tomber à l'intérieur et atterrit en plein sur une petite table en bois qu'elle fit basculer en avant. Maintenant il y avait plus qu'à espérer que les résidents n'aient pas cherché à fuir et soient encore là. Le titan tendit l'oreille et renifla, recherchant le moindre son, la moindre odeur, qui indiquerait une présence humaine. Au final, il n'eut pas à chercher longtemps.
Ymir compta trois personnes dans le coin de la pièce où elle était arrivée : Tim, Elsa, et une vieille dame.
Et merde ! Christa n'était pas là. La première pensé de Ymir fut de partir, la seconde fut que Christa – morte ou vivante – ne lui pardonnerait jamais si elle faisait ça. Alors, plutôt que de se sauver, elle s'approcha, provoquant un cri d'effroi de la part de la grand-mère des deux petits.
Des flammes qui dévoraient le monde, et maintenant des titans qui tombaient du ciel, pour la vieille dame c'était comme si la fin du monde était arrivée, c'était comme si le destin avait décidé de donner un coup de pouce à la faucheuse.
Le titan-shifter tendit une main griffue.
-Venez, vite.
La voix rauque ressemblait à un grognement mais il en fallait plus pour effrayer Tim et Elsa qui avaient reconnu le titan qui les avait déjà tiré d'une situation catastrophique une première fois.
Parfois certaines circonstances laissaient les adultes complètement désarmés tandis que les enfants se révélaient bien plus aptes à faire face. Tim tira sa grand-mère par la manche.
-Il faut y aller, clama-t-il de sa voix fluette.
-Mais...C'est un titan et il parle...Je l'ai entendu parler.
-C'est normal, c'est un titan domestique, il est avec l'armée, c'est lui qui nous a sauvé au village.
Et pendant que le petit garçon rassurait son aïeul, Ymir les priait de se dépêcher, si ils ne se décidaient pas rapidement, non seulement ils allaient tous mourir, mais elle aurait échoué jusqu'au bout, elle n'aurait même pas réussi à sauver une seule personne.
Par chance la vieille femme finit par accepter et le titan-shifter se retrouva à cavaler dans les rues en feu avec trois humains apeurés sur le dos.
Des barrières de flammes leur barraient la route et les obligeaient à slalomer au milieu des débris en tout genre, ce qui rendait leur progression difficile.
Mais malgré tout, le titan dansant parvenait tant bien que mal à progresser, et chaque rues traversée, chaque pâté de maisons parcouru, les rapprocher de l'autre coté, les rapprocher de la vie.
Puis soudain, le mur de briques, de chaux et de tuiles qui les séparait du salut. Ymir puisa dans ses dernières réserves d'énergies, oubliant les crampes, la fatigue, le manque d'oxygène et les brûlures, elle franchit cet ultime obstacle.
Une fois de l'autre coté, le titan-shifter s'effondra. Il essaya de se relever mais c'était comme si quelque chose s'était brisé, comme si il avait un poids qui l'écrasait, comme si une main d'une force surhumaine le tirait vers les ténèbres de l'inconscience.
Des voies lointaines lui parvenaient derrière le voile qui lui obscurcissait l'esprit : des voix graves, des voix aiguës, des voix inquiètes, des voix agacées, des voix connues, des voix non identifiées.
Ymir se sentait partir, l'estomac noué par la honte d'avoir échoué, elle s'en voulait tellement. Inconsciemment, elle se laissa tomber à terre et resta immobile, laissant le corps de son titan se désagréger.
Elle reprit se releva et frotta ses mains sur son pantalon sale pour enlever les gravillons collés sur ses paumes brûlée. Le titan-shifter renifla et une goutte cramoisie tomba sur son col.
le bruit de la foule vrombissait à ses oreilles tel un essaim de mouches, foule qui formait une masse informe à ses yeux.
Et pourtant, malgré le brouhaha, son oreille capta une voie bien connue, une voix qui ne pouvait être là.
-Chris...Christa, bégaya Ymir en voyant la silhouette familière venir dans sa direction.
C'était impossible, l'adolescente taciturne sentit ses jambes devenir faible, une boule d'émotion contradictoire se forma dans sa gorge et l'air commença à lui manquer.
-Je suis désolée.
Désolée d'avoir échouer, désolée d'avoir abandonner et désolée de l'avoir blessée.
Ymir s'éloigna pour reprendre sa respiration, ses lèvres étaient brûlantes et elle pouvait encore sentir le parfum de Christa dessus, Christa qui la tirait de nouveau vers elle.
La petite blonde savait que ce comportement n'était pas digne de la petite déesse qu'elle était sensée être, elle aurait plutôt du pleurer les nombreux morts de cette sinistre journée, mais pour une fois, elle avait envie d'être égoïste, elle avait envie de laisser tomber le costume de Christa et de redevenir Historia.
Ses petits doigts s'enroulèrent autour de la peau tachetée du poignet de sa campagne et elle la tira vers le lit.
-Il faut mettre de la pommade sur tes brûlures.
Ymir voulu protester, dire que son corps était largement capable de se réparer tout seul, mais le glapissement de douleur qu'elle laissa échapper, lorsque Christa posa une main sur son dos endolori, coupa court à toute protestation.
-Je suppose que tu es volontaire pour le faire alors.
Et sur ces mots prononcés avec une assurance feinte, l'adolescente taciturne laissa tomber son t-shirt
sur le sol et s'assit sur le bord du lit.
Mais dès que les mains de la petite blonde entrèrent en contact avec la peau de son dos, elle plaida :
-Je suis désolé.
-Je sais, tu l'as déjà dit.
-Non, je le suis vraiment.
-Retourne-toi.
L'adolescente aux éphélides obéit sans discuter, parfois se laisser guider était juste reposant et elle était trop fatiguée pour ne pas accepter de les laisser les décisions entre les mains de quelqu'un d'autre.
Les yeux de l'adolescente aux taches de rousseur se retrouvèrent inondés de larmes. Tout avait éclaté d'un coup – comme un abcès crevé – la peur, la joie, la colère, la honte...
Toutes ses émotions accumulées depuis des jours et qui ressurgissaient sous la forme d'une vague que rien ne parvenait à arrêté et les paroles se voulant réconfortantes de sa camarade ne faisaient qu'empirer les choses.
-J'ai cru que je ne pourrais jamais te revoir, je pensais que c'était mieux pour nous deux que je partes sans dire au revoir, mais en fait, je ne voulais pas partir comme ça, parvint tant bien que mal à dire Ymir entre deux sanglots.
La première chose dont eut conscience l'adolescente après son aveu, ce fut les lèvres de Christa contre les siennes. Son premier réflexe fut de tirer la petite blonde vers elle, le deuxième de glisser sa langue entre les lèvres roses, gonflées, et entrouvertes, pour approfondir le baiser.
La plus jeune bougea légèrement pour pouvoir placer ses mains à des endroits stratégiques, la gauche commença à tirer et à ouvrir la fermeture éclaire du gilet du titan-shifter, tandis que la droite se posait sur son cou.
-C'est peut-être pas une bonne idée, tenta Ymir dans une protestation dérisoire (elle même n'y croyait pas).
Le frottement des doigts contre sa nuque coupa court à toute résistance et elle releva légèrement la tête pour offrir plus de peau aux caresses divines. Le titan-shifter ronronna.
-Et Sasha...Elle risque pas de revenir ? demanda-t-il le souffle court.
-Je me suis arrangée avec elle pour qu'elle dorme ailleurs cette nuit.
-Oh, mais c'était prémédité en fait.
Avec un petit rire, et beaucoup de volonté pour mettre fin aux caresses apaisantes, Ymir se renversa en arrière et Christa se retrouva au dessus d'elle.
-Si je ne me trompe pas, les titans dévorent les humains, c'est bien ça mademoiselle Reiss ?
L'intéressée hocha silencieusement la tête, les yeux assombris de désir. Entendre son nom, son véritable nom, prononcé d'une telle manière lui donnait une sensation étrange dans le ventre. Historia se redressa sur ses coudes et murmura à l'oreille de sa compagne :
-C'est vrai, et j'aimerais justement qu'un certain titan me montre comment il se débrouille avec sa langue.
C'était suffisant pour rendre les joues de Ymir cramoisies et le bruit du vent faisant trembler les carreaux sembla d'un coup particulièrement intéressant à cette dernière.
Le genou d'Historia appuyant contre son entrejambe la ramena brusquement au monde physique, ça et la langue...Les dents...Non la langue...De nouveau les dents, de sa petite ami sur son cou. Le frottement n'était pas suffisant et elle plaida pour plus.
-Historia...
-Alors c'est vrai ce qu'on dit, les personnes qui paraissent les plus sures d'elles sont les plus timides au lit, se moqua gentiment la petite blonde sans lui offrir ce qu'elle demandait et en se contentant de glisser la main dans son caleçon mais pas plus loin.
L'adolescente taciturne ne se souvenait pas avoir enlevé son pantalon pourtant ils gisaient sur le sol avec d'autres vêtements, mais dans l'état actuel des choses c'était le dernier de ses soucis.
Ymir – et en particulier le titan en elle – avait déjà imaginé avoir Historia à l'intérieur, mais jamais sexuellement, à chaque fois que l'idée d'avoir des relations intimes n'avait fait que lui effleurer l'esprit, elle l'avait rejetée plus vite qu'elle ne l'aurait fait d'une lame brisée sur le champs de bataille.
La petite déesses, désormais transformée en déesse des bas instincts, appuya sur un os pelvien avec la paume de sa main.
Le titan-shifter ferma les yeux,se laisser guider par l'odeur et la chaleur du corps de sa compagne et referma ses dents sur une épaule. L'épiderme se déchira et la saveur métallique du sang pétilla sous sa langue. La bouche se déplaça sur la peau pâle de l'enfant illégitime des Reiss, elle passa sur le cou et descendit jusqu'à la poitrine, mordillant et léchant chaque centimètre carré de peau rencontré en chemin.
-Ymir ! Ymir...
Le premier était un cri de douleur, pas le deuxième. Historia glissa sa main libre dans les cheveux sombres de sa compagne et la tira contre elle, son corps réclamait d'avantage de contact. Elle prit appuie sur ses mains qu'elle avait déplacées et placées sur le matelas – se privant de contact pendant quelques instants – et présenta le bas de son corps à son titan qui ne se fit pas prier pour lui offrir ce qu'elle demandait.
A l'instant même où la langue de Ymir se glissait à l'intérieur, elle ferma les yeux et se laissa aller. Plus rien d'autre n'avait d'importance.
Au fur et à mesure que la sensation se faisait plus forte, sa respiration devenait plus hachée, plus saccadée, plus sifflante. Si à ce moment là quelqu'un lui avait demandé ce qu'elle ressentait et si elle avait été en état de prononcer des phrases cohérentes, elle aurait dit que c'était comme des vagues, des vagues de plaisir qui se succédaient, de plus en plus forte, de plus en plus puissante.
Sans s'en rendre compte, elle s'était mise à labourer de ses ongles le dos de sa partenaire, et lorsqu'elle atteignit son apogée elle avait laissé de multiples traces de griffures sur la peau tachetée.
Historia se laissa tomber sur Ymir, nichant sa tête dans son cou, et laissa ses battements de cœur redescendre à un rythme plus calme.
Une partie d'elle voulait juste rester là, ne plus bougeait et se laisser emporter par le sommeil, l'autre voulait juste rendre la pareille.
Elle plaça sa main droite au creux des cuisses de sa petite amie et, dès qu'elle eut obtenu un « oui » de la part de cette dernière, elle y aventura un doigt, puis un autre.
Les premiers mouvements de la petite blonde ne provoquèrent aucune réaction chez sa partenaire, elle changea d'approche et plia légèrement son index.
Ymir laissa échapper un juron et Historia sut qu'elle avait touché un point sensible, littéralement. Elle observa l'adolescente taciturne céder petit à petit et abandonner toute ses défenses, avec un petit sentiment de satisfaction.
La petite déesse de la 104 essuya sa main contre le drap pendant que le titan-shifter reprenait ses esprits. Elle se laissa entraîner en avant et atterrit – doucement – sur l'adolescente aux taches de rousseur.
Ymir prononça quelque chose dans une langue inconnue mais Historia en comprit instinctivement le sens.
-Moi aussi, murmura-t-elle.
