Bonjour, bonsoir et bienvenue ! Voici le second OS, consacré à Dean.
Merci à yakusokuyumi, marianclea et oO-Nena-oO pour leur reviews sur le précédent chapitre !
N'oubliez pas, si vous voulez des personnages précis auxquels je n'aurais pas encore pensé, faites-le moi savoir, par MP ou par review. Au choix.
Bonne lecture et laissez un commentaire.
Au bout du rouleau 2
Quand Dean est au bout du rouleau
Rien n'aurait pu gâcher cette journée.
Dean, toujours dans son lit, dans des draps miraculeusement propres, n'avait pas encore ouvert les yeux alors que dix heures était tout juste passé.
Un petit vent s'engouffrait dans la pièce et lui chatouilla le visage. Il faisait bon dans la pièce.
L'aîné ne se rappelait plus la dernière fois qu'il avait autant profité de sa matinée pour paresser au lit.
Il se retourna dans les draps, profitant de cette douce sensation contre son corps nu et plongeant la tête dans l'oreiller.
Ah, voilà !
Il se rappelait où il était. Sa conquête d'hier soir était sublime. La nuit l'avait été tout autant.
Les détails refirent surface dans son esprit, ce qui le fit sourire tranquillement, respirant le parfum du tissu sous lui.
D'ailleurs, cette même femme préparait le petit-déjeuner en face de lui, dans son petit studio. Étudiante et majeure, il s'en était assuré.
Il s'étira lentement, baillant bruyamment et le drap glissant sur son dos ébloui par le soleil. Franchement s'était un matin de rêve.
Les courbatures étaient une douce douleur de ce qu'il avait chassé hier soir avec son frère. Ils repartiraient sûrement dans l'après-midi vers une ville paumée que Sam aurait déniché sur son ordinateur portable.
Mais pour l'instant, rien ne pressait. A-bso-lu-ment rien !
Mais il devait quand même vérifier son portable qu'il n'avait pas entendu de la nuit.
Il tendit le bras vers le côté du lit pour attraper sa veste au sol. Il n'avait même pas besoin de se lever.
Et là, une chose à laquelle il ne s'était absolument pas attendu se passa.
Son dos craqua. Surtout au niveau des reins.
Et là, il revint à la réalité. La douleur qui passait inaperçue se manifesta d'un seul coup. Il grogna sous le coup de la surprise et de la douleur.
La jeune fille n'avait rien entendu et Dean ne s'en plaignit pas. Ce n'était pas réellement le genre de situation auquel il habituait ses conquêtes.
Avoir le bas du dos coincé, il y était vraiment allé fort avec elle. Pourtant, il était encore dans la fleur de l'âge ! Un Winchester se doit d'être en forme à longueur de temps.
Pourvu que la jeune fille ne soit pas un monstre. Sinon elle n'aurait aucun problème à profiter de cette situation embarrassante.
Il attendit donc qu'une idée traverse son esprit tout en guettant le moindre geste hostile de la « jeune fille ». Elle ne le regarda pas une seule seconde, comme si elle croyait qu'il dormait encore.
Sûrement parce qu'il s'était donné à fond durant leurs ébats.
La fille continuait de ressasser ces fameux ébats amoureux. Elle souffla à ses pensées qui déferlaient les unes après les autres.
Ses douce rêveries ne l'empêchèrent pas de titiller les œufs dans la poêle pendant qu'ils finissaient leur cuisson bien tranquillement. Dans deux petites minutes, elle pourrait les poser dans les assiettes.
D'ailleurs, il fallait préparer la table. Grâce à la routine de tous les jours, elle dénicha en vitesse chaque couvert pour orner la table du petit-déjeuner.
Et enfin elle se retourna vers le lit, levant les yeux vers la forme humaine qui la regardait elle aussi. Un sourire s'afficha sur ses lèvres et l'homme en fit de même. Il paraissait sur ses gardes mais c'était sans doute à cause de son air mal réveillé. Il avait les yeux plissés et bougeait à peine.
Dans un flottement de tissu du à la taille trop grande de la chemise de Dean, la jeune fille s'approcha du bel apollon qui s'exposait sous ses yeux sans aucune pudeur.
Elle s'agenouilla devant son visage qui ne la quittait pas une seule seconde des yeux. Elle se serait sentie vexée s'il ne l'avait pas fait. Tout doucement, elle se pencha sur les lèvres de l'homme pour les embrasser lentement, gouttant à ce qui serait peut-être la dernière fois ses lèvres si douces et fermes.
-Tu peux te lever. J'ai préparé le petit-déjeuner, lui annonça-t-elle en quittant cette proximité avec regret.
-J'arrive tout de suite ma belle, répondit Dean avec un petit sourire charmeur.
Elle avait réellement une belle voix. Il aurait pu l'écouter pendant des heures. Surtout lorsqu'elle...
Mais en voulait se redresser, il se souvint de ce qui l'empêchait depuis son réveil de se lever. Le charme de cette belle femme qui l'avait hypnotisé quelques secondes se brisa face à la douleur physique. Il réussit à ne pas grimacer devant elle qui attendait un mouvement de sa part.
Plan B.
-Je rêve d'avoir un bon hamburger.
-Mais je nous ai fait des œufs.
Elle parut peinée mais il devait en passer par là. Ce n'était qu'un petit moment douloureux à passer. Il pourrait lui trouver un lot de consolation si besoin.
-Mais... Avec ce qu'on a fait hier, j'ai besoin de plus pour recharger. Je pourrais te faire goûter. Tu ne vas pas le regretter.
Évidemment, le sous-entendu ne laissait que peu de place à l'imagination. Sam ne l'appellerait que dans l'après-midi, non ? La fille comprit tout aussi bien le message.
-D'accord. Il y a un fast-food au coin de la rue. J'en ai pour cinq minutes.
Elle l'embrassa une dernière fois et s'habilla prestement avant de quitter la pièce sur un clin d'œil.
Dean souffla, exténué par l'effort qu'il venait de fournir. Un hamburger ne serait pas de refus après ça. Mais avant, il devait réussir à se lever de ce pieu !
Et le seul moyen qu'il avait à disposition sans se ridiculiser devant quelqu'un était...
Paf
...de se laisser tomber au sol en espérant que tout se remette en place grâce à la chute.
Et, par un miracle totalement inattendu qu'il n'arriverait jamais à y croire, son dos craqua une nouvelle fois et la douleur devint moins intense jusqu'à disparaître en grande partie.
Dean se releva enfin, fier de pouvoir tenir sur ses deux jambes.
Fier jusqu'à ce que quelqu'un démolisse la porte.
Un peu moins fier lorsque cette personne tomba nez à nez avec son corps totalement nu et à la vue de n'importe qui.
Pas du tout fier quand cette personne se trouva être son frère qui ne voyait rien d'autre que lui.
Il cacha son entrejambe, trop tard certes, mais c'était le seul moyen de faire sortir Sam de sa torpeur.
-Sam, c'est gênant. Et qu'est-ce que tu fous ?
Sam cligna plusieurs fois des yeux, revenant à la réalité qui n'était pas si différente que ce qu'il avait cru rêver.
-Euh... Tu...
Apparemment, il n'était pas totalement sorti d'affaire.
-Tu t'expliques ou je te jure que...
-Oui, oui, ben ça va, réussit-il à formuler avant de tomber sur la lame qu'il tenait en main. La fille. Elle est partie où ?
-Pourquoi tu me parles de...
-C'est une sirène, Dean. Et tu...
Il réalisa enfin.
-Tu as couché avec une sirène. Mais t'es complètement con ?
Dean grommela quelque chose d'incompréhensible avant d'attraper son caleçon et son pantalon pour les enfiler en vitesse, revenu en mode chasseur.
-On n'a pas fini le boulot.
Et finalement tout se termina bien. Sam réussit à l'avoir en embuscade derrière la porte.
Mais Dean n'oublierait jamais cette journée.
Il avait trop peur que cette horreur ne recommence un jour.
