Bonjour, bonsoir et bienvenue ! Voici le dernier chapitre que j'ai à vous proposer. Mais si jamais vous voulez voir d'autres personnages dans le pétrin, dite-le moi ! Je ferais de mon mieux pour vous satisfaire. Du coup, c'est plus une pause qu'une fin.

D'ailleurs, oO-Nena-oO m'a déjà donné trois nouveaux noms. J'espère que vous en ferez tout autant.

Merci à oO-Nena-oO et yakusokuyumi pour leur commentaire sur le chapitre précédent!

Bonne lecture et laissez un commentaire !

Au bout du rouleau 6

Quand Bobby est au bout du rouleau

Imaginez que vous allez à l'encontre de la loi pour chasser le surnaturel.

Imaginez que personne ne le sait à part deux guignols qui ne vous aident pas beaucoup dans votre tache à force de se retrouver dans le pétrin et que c'est à vous seul de les sortir de là.

Imaginez que vous avez réussi à combiner une vie normale et une vie de chasseur de fantôme sans éveiller trop de soupçon dans la ville où vous avez élu domicile.

Imaginez que, dans cette même ville, la seule façon pour vous de vous procurer de l'eau bénite, une bouteille d'alcool et des dizaines d'exemplaires de la Bible est de révéler ce qui se cache dans l'ombre avec des détails très croustillants.

Imaginez que l'on vous fait ensuite passer pour le poivrot de la ville à cause de détails un peu trop croustillants et totalement impossible pour le commun des mortels.

Vous imaginerez alors très bien la tête que peut avoir Bobby quand il va faire un tour en ville pour se réapprovisionner en alcool.

Sa vie n'était absolument pas une partie de plaisir et pourtant il continuait tous les jours en se disant que c'était peut-être le dernier.

Tout le monde le voyait comme un vieux grincheux qui veut faire chier son monde et continuer sa vie isolée loin de la civilisation.

Si seulement ils savaient...

Si seulement ils savaient qu'en voulant protéger un gamin il s'était volontairement poignardé pour ne pas lui faire de mal. Et qu'ainsi, même si il ne le sut que plus tard, il allait perdre l'usage de ses jambes.

Bobby, ce vieux grincheux alcoolique était devenu handicapé, bloqué à vie dans un fauteuil roulant, dépendant pour toujours de quelqu'un.

Rufus téléphona quelques jours plus tard après que Bobby soit revenu de l'hôpital dans sa nouvelle condition.

On comprend mieux, dans ces conditions, que le vieux l'ait envoyé balader bien comme il faut à coup de mots fleuris et que Rufus ne l'appela pas pendant quelques semaines.

Tout était rassemblé pour lui pourrir la vie un peu plus alors qu'il se battait pour cette même vie tous les jours dans l'espoir d'en faire quelque chose.

Mais attendez...

Ai-je parlé de l'Apocalypse qui répandait ses miasmes sur le monde et qu'il devait toujours combattre ?

Il est alors tout à fait compréhensible que Bobby Singer soit au bout du rouleau.

-Vivement que je prenne ma retraite, baragouina-t-il dans sa barbe.

-Hein ? demanda Dean, relevant la tête de sous le capot.

-Rien.

-Alors passe moi la clé de 12.

Franchement, ils l'emmerdaient bien ces deux gamins. Pourquoi ils débarquaient toujours chez lui, sans jamais l'avertir, pour squatter à leur gré son canapé avec un grand blessé sur les bras ?

-Comment Sam s'est retrouvé dans cet état ?

Ben oui, il fallait bien qu'au moins l'un d'entre eux soit aux portes de la mort pour qu'ils daignent lui passer le bonjour.

-Un Wendigo. Je l'ai eu juste avant qu'il commence son repas. Par contre Sam a du jouer au con.

-D'où son bras en miette et le ventre à l'air.

-Ouais.

Ils avaient débarqué, Dean portant son frère du mieux qu'il pouvait le faire, en plein milieu de la nuit. D'ailleurs ils avaient fait connaissance avec la carabine de Bobby lorsque, comme les deux bourrins qu'ils étaient, ils étaient entrés sans s'annoncer.

Ne jamais entrer chez un chasseur sans s'annoncer quand on n'est pas un monstre surnaturel.

-Je vais voir comment se porte notre grand invalide.

Il entendit Dean pouffer avant de se remettre au travail sur sa vielle Impala.

Il rigolait moins la veille, disparaissant sous le sang de son frère. Aidé de Bobby une fois leur identité assurée, ils l'installèrent sur le canapé et s'assurèrent que Sam était toujours en vie. Selon la respiration erratique qui faisait trembler les murs, oui, il l'était encore.

Dean recousu la peau de son ventre du mieux qu'il put. Bobby banda le bras devenu entièrement violacé. Pas la peine de dire que la bouteille d'alcool y était passé.

Maintenant, Sam, le géant, aussi fort qu'un bœuf, se reposait bien au chaud en attendant qu'on lui serve son repas.

Voilà que Bobby devait jouer leur bonniche.

Franchement, qu'est-ce qu'ils lui faisaient pas faire.

Bande d'ingrats !

Il espérait au moins qu'ils allaient rester quelques jours de plus.