Bonjour, bonsoir et bienvenue ! Voici le chapitre que vous devez à yakusokuyumi. Celui-ci a vraiment été compliqué. J'ai du changer 3 fois de scénario parce que je n'arrivais pas à m'en sortir. Et même pendant que j'écrivais, j'ai changé sans m'en rendre compte... Mais j'ai vaincu ! Et me voilà avec la fiction promise !

Je remercie pour leur commentaire yakusokuyumi, oO-Nena-oO et barjy02 ! Merci de continuer à m'encourager !

Bonne lecture et laissez un commentaire !


Au bout du rouleau 10

Quand Zacharie est au bout du rouleau

Zacharie était un ange du Seigneur très respecté. Parmi les meilleurs éléments que comptait le Paradis. Il était une personne de confiance et continuait de gravir les échelons jusqu'à devenir le second secrétaire de Saint Michel. Il menait son équipe à la baguette et accomplissait toutes les taches que lui donnaient ses supérieurs.

Même les plus contraignantes.

Exemple : surveiller Gabriel quand il avait 5 ans.

Au début, tout s'était bien déroulé. Zacharie était venu un après-midi dans la chambre de Gabriel, accompagné de Naomi, secrétaire en chef, pour faire les présentations. Le petit archange avait été intimidé par son frère, bien plus grand que lui et par son crane chauve bien avant l'âge. Gabriel se demandait où avait bien pu atterrir ses cheveux... Mais il ne disait rien à Zacharie, de peur de le vexer et d'en subir les conséquences.

L'après-midi avait été long pour tous les deux. Gabriel n'avait fait que jouer dans sa chambre et prendre son goûter, jaugeant le taux d'agressivité de son baby-sitter. Zacharie n'avait pas lâché des yeux le petit archange pour être sûr de ne rien rater de ses faits et gestes pour ne pas se faire taper sur les doigts lorsqu'il rendrait son rapport.

Et puis le temps était passé. Gabriel avait découvert que l'ange n'était pas si méchant que ça et que Michel lui faisait aveuglément confiance au point de le laisser l'amener au parc. Alors il avait commencé à lui parler, à lui poser de plus en plus de questions... C'est que c'était curieux un archange de cette taille !

-Pourquoi c'est toi qui me surveilles et pas Lucifer ?

-Parce que Saint Michel l'a décidé.

-Mais pourquoi toi et pas Lucifer ?

-Parce que Lucifer est occupé ailleurs.

-Et pourquoi toi alors ?

-Parce que Saint Michel m'a jugé apte à te surveiller.

-Et pourquoi c'est pas Raphaël qui me surveille ?

-Parce que Saint Michel a besoin de lui en ce moment.

-Et pourquoi il a pas besoin de moi ?

-Parce que tu es trop jeune.

-Alors pourquoi il te demande pas à toi de l'aider ? T'es plus vieux que Raphaël, non ?

-Oui mais je ne suis pas un archange. Je fais ce qu'on me demande.

-Et pourquoi moi je peux rien demander ? Je suis un archange moi aussi.

-Un archange trop petit pour décider de quoi que ce soit.

-Et toi tu es chauve ! C'est pas beau.

-Ce n'est pas moi qui ai décidé de l'être.

-C'est Michel qui a décidé ?

-... Pardon ?

-Ben, si c'est pas toi qui a décidé de pas avoir de cheveux sur la tête, c'est Michel. Bah oui, t'as dit que tu fais ce qu'on te demande. Donc c'est Michel qui t'a dit de...

-Non. Personne ne m'a demandé d'être comme ça. C'est comme ça et c'est tout.

-Et ils sont partis où tes cheveux ?

-Je n'en ai pas. Tout simplement.

-Oui, mais, si ils sont pas sur ta tête, il sont où tes cheveux ?

-Pas là.

-Mais où ?

-Pas là, je te dis.

-Mais alors où ?

-... Je les ai donné.

-A qui ?

-A quelqu'un.

-Mais à qui ?

-J'en sais rien.

-Mais tu dois bien savoir à qui t'as donné tes cheveux, non ?

-Non. Je les ai donné comme donneur anonyme.

-C'est quoi un donneur anonyme ?

-C'est une personne qui donne à une autre personne quelque chose pour lui rendre service.

-Comme tes cheveux ?

-C'est ça.

-Mais à qui tu les as donné.

-Je ne sais pas. J'ai donné mes cheveux à quelqu'un que je ne connais pas et qui ne me connait pas.

-Mais à qui tu les as donné ?

-Je ne sais pas, justement.

-Et tu les reconnais pas tes cheveux ?

-Où ça ?

-Sur la tête de la personne à qui tu les as donné. Tu les reconnais pas ?

-Non. Plusieurs personnes peuvent avoir les mêmes cheveux.

-Mais, si quelqu'un a besoin de cheveux, c'est parce qu'elle est chauve, elle aussi ?

-Pas forcément.

-Pourquoi alors ?

-Pour en avoir plus.

-C'est bête.

-Je sais.

-C'est une fille alors qui a tes cheveux ?

-Pourquoi une fille ?

-Parce que Raphaël, il dit que les filles c'est bête et c'est chiant.

-Doucement le langage.

-Mais c'est ce qu'il a dit.

-Et pourquoi il a dit ça ?

-Parce que les filles, ça a beaucoup de règles. Alors c'est chi... énervant. Elles doivent être super strictes... Heureusement que t'es pas une fille.

-En effet.

-Et pourquoi les filles elles ont les cheveux longs et pas les garçons ?

-J'en sais rien. Pour faire jolie, je pense.

-Et pourquoi les garçons, ils ont les cheveux courts ?

-Je ne sais pas.

-Et pourquoi Lucifer, lui, il a les cheveux longs ?

-Tu n'auras qu'à lui poser la question.

-Pourquoi toi tu sais pas ?

-Je ne connais pas la vie personnelle des archanges.

-Ben tu sais quoi alors ?

-Des trucs.

-Quels genres de trucs ?

-Combien il y a d'anges sur Terre. Combien d'âmes doivent arriver au Paradis dans l'année. Où en sont les projets de Dieu... Ce genre de truc.

-Et c'est intéressant ?

-Oui.

-Tu donnes pas envie.

-C'est pourquoi c'est moi qui m'en charge. Parce que ça m'intéresse moi et personne d'autre.

-Tu mens.

-Tu peux répéter ?

-Tu mens.

-Pourquoi tu dis ça ?

-Parce que je sais quand les gens mentent. Michel, il dit que c'est pas bien de mentir.

-Il a raison de dire ça.

-Alors pourquoi tu mens ?

-Je ne mens pas. J'adore vraiment ce que je fais.

-C'est pas vrai. Je sais que tu mens. C'est ta grâce qui me le dit.

-Ah oui ?

-Oui. C'est ta grâce. Une grâce, ça ment pas.

-Si tu le dis.

-Et c'est pour ça que tu as pas de cheveux ?

-Qu'est-ce que tu racontes ?

-C'est pas bien de mentir. Alors Michel, il t'a puni et il t'a obligé à donner tes cheveux comme un donneur anonyme. C'est ça, hein ? J'ai raison ?

-...

Malgré son interrogatoire, le mystère restait entier sur la perte de cheveux sur le sommet du crane de Zacharie.

Mais un archange n'abandonnait jamais, au grand dam de l'intéressé.