C'est encore moi pour un second chapitre, certainement le dernier avant la rentrée.
Alors je vous mets en garde : comme le nom du chapitre l'indique, ça va parler de torture. Je n'ai pas fait les détails, bien que je l'ai ai trouvé, j'ai juste trouvé ça trop glauque. Alors les scènes se passent sur deux semaines environs, les premiers sont une suite directe et le dernier paragraphe se passe en gros après les deux semaines. Voilà. Voilà, voilà ... Évitez les tomates pitié :3 Et ce chapitre se centre sur une personne en particulier :3
Et il y a du langage terrien aussi ! Alors :
"Yongon kom Skaikru" veut dire enfant du ciel, "fou honons" quatre prisonniers. Voilà ^^
Sur ce ...
Tortured
Pourquoi était-elle ici. Pourquoi était-elle derrière des barreaux ? Pourquoi était-elle avec trois autres personnes de son groupe ? Pourquoi Fox n'était pas là, pourquoi n'était-elle pas dans sa tente, pourquoi Murphy n'aboyait-il pas des ordres ? Pourquoi avait-elle si peur ? Pourquoi avait-elle le ventre et la gorge noués, des larmes prêtent à couler ?
Peut-être parce qu'Atom était toujours à moitié inconscient, peut-être parce que Riadh et l'autre gars avec lui lui faisaient peur, peut-être parce qu'elle était dans une cage dans un village de terrien, sous la pluie qui collait ses cheveux sur son front pâle, alors que les terriens passaient devant eux sans réagir.
La pluie tombait sur les toits des maisons, dans la boue et les traces de pas, sur les barreaux de métal tordus et sur ses cheveux. Elle tombait simplement dans la forêt, alors que la nuit était tombée depuis un moment déjà. Elle tombait sur les quatre prisonniers, elle tombait sur le terrien qui les fixait depuis la grande maison éclairée en face de leur cage, elle tombait sur la Terre et se mêlait aux larmes d'Alexia qui tombaient elles aussi sur le sol.
Murphy avait dit qu'elle serait en sécurité dans le camp. Elle avait était kidnappé par des hommes dans une étrange combinaison, elle l'avait vu. Elle avait été ensuite capturée par des terriens. Elle avait peur, elle avait froid, elle avait la mort en face d'elle qui lui caressait la joue du bout des doigts, aiguisant sa faux avec son autre main.
Paraître forte était une chose, l'être en était une autre. Elle pouvait le paraître quand elle était en sécurité dans un camp. Elle pouvait le faire quand elle engueulait Murphy qui voulait contrôler sa vie pour son petit plaisir personnel. Elle ne pouvait pas le faire quand il l'avait envoyé à la mort, quand les terriens devaient se demander comment les tuer.
Atom émergea enfin totalement et il se rapprocha d'elle. Son t-shirt était trempé comme son pantalon, et elle grelottait. Riadh avait une épaisse veste sur le dos et était collé à l'autre gars qu'Atom identifia comme étant Tony. Qu'importe. Lui aussi était bien couvert. Atom aussi. Et Alexia restait collée au barreau en laissant ses larmes couvrir ses joues. Atom se rapprocha d'elle et retira sa veste pour la poser sur les épaules frêles d'Alexia, qui ne tourna même pas la tête vers lui. Il savait qu'elle avait peur, il le voyait. Il savait qu'elle en voulait à Murphy, il le sentait.
Il savait qu'ils allaient mourir. Il le savait.
oOo
L'aube s'était enfin levée. Les dernières gouttes de pluie tombaient de la cime des arbres pour s'écraser sur le sol. La boue était devenue un véritable marais, et les chiens qui passaient devant la cage s'ébrouaient.
Riadh n'arrêtait pas d'éternuer. Il avait probablement attrapé la crève durant cette nuit froide. De toute manière ils allaient mourir, ils le savaient. Riadh lui essayait de rester digne et fier, Tony lui essayait de dormir, Atom cherchait une issue, et Alexia restait muette de son côté, collée aux barreaux et les yeux grands ouverts.
Soudain un terrien sortit de la grande maison, qui devait être celle du chef. Il arriva sur la cage avec deux autres terriens. Ils attrapèrent les quatre prisonniers et leur lièrent les mains rapidement avant de les faire sortir de leur cage pour les faire entrer dans la demeure du chef.
Assit sur son trône, les yeux entourés d'une sorte de peinture de guerre noire qui montrait à quel point son regard était cruel, il se différenciait des autres par ses deux prunelles noires et cruelles et son crâne chauve, contrairement aux autres. Il fixa tour à tour les quatre prisonniers et demanda à ce qu'on lui amène Tony, qui trembla comme jamais quand le terrien le fit se lever, avant de le mettre à genoux devant son chef.
-Yongon kom Skaikru, murmura le chef en passant sa main sous le menton de Tony pour lui faire lever la tête, avant de regarder les trois autres. Fou honons …
Il tendit sa main vers le terrien qui tenait Tony en souriant. Un sourire cruel qui glaça le sang des trois autres restaient en arrière. Le terrien lui donna une lame, que le chef détailla un moment avant de trancher la gorge de Tony d'un coup sec, qui tomba au sol. Riadh regarda le cadavre se vider de son sang avant d'hurler et de se jeter en avant mais un terrien le poussa un sol et plaça son pied sur son dos pour l'empêcher de se lever. Le chef des terriens murmura quelque chose à celui qui se trouvait le plus proche de lui. Le terrien hocha la tête et avança vers Alexia qui se recula aussitôt. Mais un autre terrien se tenait devant la porte et l'arrêta. Atom essaya lui aussi de se débattre quand elle fut emmenée derrière le drap qui cachait une partie de la tente, mais il se reçu un coup sur la tête et tomba au sol, complètement étourdi. La dernière chose qu'il vit était le sourire du chef des terriens avant qu'il ne passe lui aussi derrière le rideau.
oOo
Murphy avançait péniblement. Ses jambes le faisaient souffrir, il avait soif et faim, il était épuisé et ne savait pas où aller. La torture mentale de courir sans savoir où, de savoir qu'on risquait de tomber sur des cadavres l'obsédait.
Mbege lui demanda de s'arrêter ici un moment, et Murphy se laissa tomber au sol. Jared était le moins épuisé de tous, après avoir parcouru la forêt toute la nuit et la journée précédente, et accepta de monter la garde.
Théo sombra immédiatement dans un sommeil profond. Murphy lui sortit la capsule de la poche de la veste d'aviateur d'Alexia, qu'il avait toujours sur le dos. Il ne comprenait pas. Pourquoi cette Terre leur voulait-elle autant de mal ? Pourquoi ?
Pourquoi avait-il encore perdu une personne à qui il tenait ? Son père s'occupait de lui et l'aidait, et il en est mort. Alexia avait fait de même, et elle avait disparu, et elle était certainement morte elle aussi. Bellamy avait raison. Ils courraient après des cadavres.
oOo
Alexia se tourna quand elle entendit du bruit. Le terrien l'avait laissé seule. Le chef lui venait d'entrer et s'avançait lentement vers elle. Elle se mordait la lèvre pour essayer de ne pas pleurer, mais ce qui risquait de se passer ne lui donnait pas envie de faire autre chose que de fondre en larme. Elle préférait mourir. Elle allait certainement mourir. Après avoir passé un mauvais moment.
Le chef des terriens retira sa veste et la fourrure qu'il avait sur les épaules, et les balança dans un coin avant de se planter devant elle. Elle avait toujours les mains liées et les cheveux trempés. Il retira la veste d'Atom qu'il lui avait donné et elle ne put pas retenir un sanglot, qui sembla amuser le terrien. Il dégagea ses cheveux de son cou avant de descendre lentement sa main sur sa taille. Elle n'osa même pas le fixer dans les yeux et se contenta de fermer ses yeux en espérant que la mort n'allait pas tarder.
Le terrien déboucla la ceinture et la débarrassa de son jean avant de se rapprocher d'elle, ce qui la fit reculer un peu plus. Il lui fit lever la tête vers lui et elle ouvrit les yeux, plongeant son regard apeuré dans celui terrifiant du terrien, qui souriait toujours.
Elle aurait pu paraître fière, forte. Mais elle ne voulait pas. Elle ne voulait même pas lutter, juste attendre la mort. Lui semblait s'amuser de sa peur plus qu'autre chose.
-Tu vas tout me dire, ordonna-t-il soudain, et elle le regarda, étonnée. Tout me dire sur l'autre camp.
-L'autre … L'autre camp ? Marmonna Alexia en reniflant, les yeux baignés de larmes.
-Là où vous êtes arrivés. Je veux tout savoir.
Elle se prépara à lui répondre, à lui dire qu'elle ne savait rien puisqu'elle n'y était pas, mais il la fit s'agenouiller devant lui avant de lui délier la main, à sa surprise. Mais il s'empara de chaînes, qu'elle suivit du regard. Elles étaient rattachés à une sorte de rocher qui devait être impossible à bouger à elle seule. Il attacha ses poignets, et les anneaux de métal étaient trop petits et commençaient déjà à lui broyer les poignets.
-Mais je ne sais rien ! S'exclama-t-elle en le voyant s'agenouiller devant elle.
-Tâche de te rappeler, dit-il sèchement.
Avant qu'elle ne puisse réaliser ce qu'il se passait, il sortit une lame de sa ceinture et la lui enfonça dans le genou, broyant certainement un os au passage. Elle hurla à la mort avant de fixer sa jambe, qui tremblait et dégoulinait de sang. Le terrien lui se releva et s'éloigna sans dire un mot.
Il n'allait pas la violer, non. Il allait la torturer jusqu'à ce qu'elle lui dise tout ce qu'elle savait sur le camp de Clarke et Bellamy, jusqu'à la laisser mourir de ses blessures.
oOo
Bellamy regarda la première patrouille quitter le camp. Des ennemis inconnus étaient dans les parages et avaient déjà anéanti un groupe. Il devait rester méfiant.
Il regarda en arrière dans son camp. Octavia était là, à parler avec Monty et Harper, un peu plus souriante que d'habitude. Tant mieux. Après tout, Lincoln allait peut-être bien, personne ne pouvait savoir. Bellamy soupira et regarder Jasper passer à travers le camp vers la tente de Raven. Il aidait cette dernière à fabriquer des balles, des grenades et des mines avec l'essence de fusée.
Bellamy se remit en marche vers le vaisseau en soupirant une seconde fois. Il avait peur pour lui, pour sa sœur, pour Clarke, pour le camp. Malgré les armes, si les terriens attaquaient ils risquaient de gagner, étant de vrais combattants féroces.
Finn passa juste devant Bellamy et ce dernier le suivit des yeux. Bellamy se fit la promesse d'envoyer Finn en patrouilleur, sans arme, et en première ligne lors du combat. Avec un peu de chance cet abruti allait y rester et il serait enfin tranquille.
Il soupira une troisième fois en entrant dans le vaisseau. Clarke et Monroe étaient en train de faire l'inventaire des plantes médicinales dont Clarke risquait d'avoir besoin, tout en calculant ce qu'il leur restait comme bandage et désinfectant. La blonde leva les yeux vers Bellamy qui hocha la tête, comprenant son regard. Il allait devoir envoyer un groupe pour aller chercher les plantes.
Au fond de lui, Bellamy espérait que Murphy allait s'en tirer. Pourquoi ? Parce que cette histoire pouvait lui arriver, et si le psychopathe tenait à Alexia comme Bellamy tenait à Clarke, il espérait qu'il allait la retrouver. Il espérait peut-être aussi que les quatre fous partis seuls dans la forêt allaient revenir pour l'aider contre les terriens.
Au lieu de s'en tenir à la réalité, il en était arrivé à espérer des choses complètement folles. Preuve du désespoir qui était tombé sur le camp des cents.
oOo
Elle ferma les yeux et prit une grande inspiration. Il fallait le faire. Elle posa ses mains sur le manche du couteau et se mordit la lèvre jusqu'au sang pour ne pas hurler. Elle soupira avant de retirer la lame d'un coup sec. Le goût du sang lui envahit la bouche alors que son genou lui donnait l'impression d'être broyé, déchiqueté et étiré à l'infini. Elle attrapa du bout des doigts la veste d'Atom et en déchira un bout assez épais pour essayer de se faire un bandage, en se retenant de crier dès que le tissu touchait son genou.
Elle avait horriblement soif et faim, mais surtout peur. La journée s'était écoulée lentement, et personne n'était revenu. Elle était restée attachée avec la lame dans son genou qu'elle s'était enfin décidée à retirer.
Elle avait peur et si elle avait arrêté de pleurer, c'était uniquement parce qu'elle était déshydratée. Elle tremblait de haut en bas en craignant de voir quelqu'un entrer chaque fois qu'une ombre passait devant le rideau. Elle les entendait parler mais ne comprenait pas.
Elle soupira en essayant de se recroqueviller sur elle-même. Quand est-ce que sa vie avait-elle commencé à partir sur le mauvais chemin ?
Sa mère avait toujours été là pour elle. Toujours à lui chanter une berceuse quand elle avait du mal à s'endormir, toujours à sourire et à dire que la vie était la plus belle chose au monde. Et un jour la vie lui avait montré que c'était faux. Que la vie était cruelle et dure, mauvaise et déprimante. Elle l'avait quitté jour après jour, laissant sa peau blafarde et sa respiration difficile remplacer son sourire étincelant. Elle avait laissé son mari alcoolique s'occuper d'une fillette perdue au milieu d'un vaisseau spatial. Elle avait laissé une fille voir sa vie lui filer entre les doigts. Elle avait laissé une fillette s'endormir et rouvrir les yeux pour voir le corps sans vie de sa mère se faire avaler par l'obscurité de l'espace.
Et elle avait eu mal, elle avait eu peur, elle avait été battu, trompé, abandonné. Elle avait caché son enfance sous le plancher en sachant qu'elle ne la reverrait jamais, elle s'était fabriquée une armure de sarcasme et de distance, en semblant être forte alors qu'au fond d'elle-même elle cherchait une personne digne de confiance, pour qu'elle puisse se blottir dans ses bras comme elle le faisait avec sa mère, pour qu'elle puisse s'endormir en paix et savoir que quelqu'un allait veiller sur elle. Elle se cachait derrière une armure de mensonge.
Elle avait tué son père, elle était devenue une meurtrière. Elle était devenue une adolescente sans enfance, comme tant d'autres enfants sur l'Ark. Elle était devenue un fantôme que la mort regardait tendrement en passant ses longs doigts secs dans ses cheveux bruns, en lui murmurant que la vie ne valait pas la peine de se battre. Elle était devenue un monstre.
Elle se souvenait de sa mère, son sourire, ses mains douces qui lui caressaient les joues, qui lui racontaient de belles histoires et qui lui promettait qu'elle irait sur Terre. Elle y était sur Terre. Elle y était, attachée, torturée, seule dans le noir dans un camp d'ennemis qui voulaient sa mort, parce qu'un homme avait cru pouvoir l'utiliser, en faire ce qu'il voulait, se servir d'elle comme bon lui semblait.
Alexia serra ses jambes contre elle en sanglotant. Elle avait fait confiance à Murphy. Elle avait cru qu'il était bon au fond, qu'il était un enfant enfermé derrière un psychopathe apeuré, un homme hanté par le passé, torturé par le présent et banni du futur. Mais au lieu de ça il l'avait simplement utilisé pour se sentir mieux, et maintenant elle était ici par sa faute.
Elle rouvrit ses yeux, laissant quelques larmes plus salées qu'autre chose descendre sur sa joue. Le terrien était revenu. Il s'approcha d'elle et s'agenouilla devant elle avec un sourire compatissant, et essuya ses larmes.
-Il ne faut pas pleurer, petite. Il faut collaborer. Dis-nous où ils sont, leurs armes, tout ce que tu sais, et nous te laisserons partir.
-Vous mentez ! Vous mentez tous ! Je préfère encore mourir, cracha-t-elle.
-Mais je ne veux pas te voir mourir.
Il lui tendit une coupelle métallique dans laquelle il y avait de l'eau. Sans réfléchir elle l'a pris et bu l'intégralité du contenu de cette coupelle avant de coller sa tête contre le rocher. Le terrien eut de nouveau son sourire cruel et la fixa.
-Tu lui en veux, à cet homme, n'est-ce pas ? C'est de sa faute si tu es ici tu le sais. Il s'est servi de toi. Il s'est servi de toi, murmura-t-il en se rapprochant d'elle.
Ils les avaient étudié, observé. Ils avaient tout préparé depuis longtemps, et il comptait sur une torture aussi mentale que physique pour la faire craquer. Et elle allait craquer, il le savait.
oOo
Elle se réveilla en sursaut, le souffle précipité. Elle détailla rapidement la pièce d'un regard et une fois assurée qu'il n'y avait qu'elle, elle soupira. Ses lèvres lui faisaient mal. Elle passa sa langue sur ses lèvres et grimaça. Gercées, fendues, éclatées, couvertes de sang. Le sang qui coulait le long de tout son corps et dans sa bouche. Le sang au goût métallique qui se mélangeait à ses larmes salés.
En tremblant, Alexia se redressa comme elle put, dos au rocher. Son genou s'était infecté et la faisait souffrir plus qu'elle n'aurait jamais pu imaginer souffrir. Son œil droit était gonflé et au beur noir, tandis que le gauche scrutait l'ombre avec peur. Les coupures le long de son dos étaient toujours bien visible. Elle avait eu tellement mal, elle s'en souvenait. Il avait dit qu'elle venait du ciel, qu'elle était un ange. Alors il avait dessiné des ailes d'anges avec sa lame dans son dos, entaillant la chaire et déchirant la peau.
Elle regarda ses jambes rapidement. Genou gauche brisé, cheville droite enflée, du sang sec sur sa peau. Ses poignets étaient complètement entaillés et la peau avait été scalpée par les menottes de fer trop serrées, qui tournaient en arrachant la chaire dès qu'elle bougeait. Elle avait certainement une côte cassée, vu la douleur qu'elle sentait chaque fois qu'un peu d'air parvenait à se faufiler dans ses poumons. Son cœur lui battait doucement, comme si la mort le tenait dans sa main et attendait de le voir s'arrêter.
Son corps était peut-être couvert de marque de torture, de sang, de terre et de larmes, il n'était pas le plus abimé. Son esprit lui était devenu fou. Complètement déchiré, anéanti, perdu. Elle voyait des visages sans pouvoir mettre un nom sur ce regard doré, ces cheveux blonds, ce sourire joyeux. Elle voyait aussi cet homme au regard haineux, celui qui l'avait envoyé ici, celui qui lui avait menti. Celui qui se faisait appeler John Murphy. Elle trembla en pensant à ce nom, que le terrien murmurait durant les tortures, de façon à ce qu'elle l'associe au mal qu'elle ressentait. Il la voulait traumatisée. Il la voulait pliée en deux à ses pieds, soumise et docile.
Soudain le rideau laissa passer un rayon de lumière et elle se tourna. Le terrien, elle avait appris son nom. Tristan. Un chef d'une tribu sous le joug d'une certaine Anya. Un homme cruel que la mort elle-même fuyait.
Alexia déglutit avec peine, la bouche sèche, et se colla contre le rocher, paniquée sans pouvoir bouger, paralysée par la douleur. Tristan avança vers elle en tenant un homme par le col, homme qu'il lança devant elle.
Atom leva lentement sa tête et fut pris d'effroi en la voyant. Il recula légèrement avant de comprendre que c'était bien elle. Elle renifla sans dire un mot et lui entreprit de s'avancer légèrement. Il tendit la main vers elle et vit soudain la panique dans son regard alors qu'elle se recula pour être le plus loin de lui possible. Cet homme lui disait quelque chose. Mais elle ne savait pas quoi. Elle ne savait même plus depuis combien de temps elle était ici. Atom lui, le savait. A peine deux semaines. Et en si peu de temps, elle était devenue un cadavre, rien que sa peau scarifiée sur ses ors brisés, l'esprit torturé et la peur qui l'habitait.
Riadh avait été tué il y a quelques jours, mais Atom était encore en vie et se demandait toujours ce qu'Alexia était devenue. Maintenant il le savait. Une bête effrayée qui vivait comme si chaque seconde était la dernière, en se défendant comme elle pouvait avant de mourir.
Tristan empoigna les cheveux d'Atom pour lui faire relever la tête et colla une lame contre son cou.
-Tu ne m'as toujours rien appris de nouveau, yongon kom Skaikru. Alors dis le moi maintenant ou ton ami va mourir.
Alexia le regarda et Atom frissonna. Son regard était vide. Ses yeux étaient vitreux, inanimés. Son enfance n'était plus cachée derrière une armure. L'armure avait été brisé, l'enfance éventrée, la jeune fille souriante exécutée, laissant une carcasse, un amas de chair et d'os.
Elle ouvrit la bouche pour essayer de parler, mais au moindre mouvement ses lèvres saignaient de nouveau.
-Je … J'en sais rien …
Tristan soupira et d'un geste précis, trancha la gorge d'Atom, qui tomba raide mort, les yeux grands ouverts, fixant Alexia. Elle plongea son regard dans celui du cadavre, se torturant elle-même. Tristan lui la regarda un instant. Il l'avait torturé comme jamais, lui donnant le stricte nécessaire pour survivre. Elle n'était plus rien. Mais il pouvait toujours se servir d'elle pour anéantir le camp de Bellamy et de Clarke. Elle allait devenir une arme.
PITIEEEEE NE ME TUEZ PAAAAAAAAAAAAAAAAAAAS :X :S Je vous aime ! Keur keur keur ! :3
Je suis sadique, je sais. Je sais. Et pour ceux qui aiment le Murxia, accrochez-vous, ça va être dur :/
Alors en gros la torture que Tristan (il me fait peur ce gars je vous jure, pour ça que c'est lui le salopard) lui fait c'est aussi d'associer Murphy à la douleur de la torture. Donc ouais, le bon traumatisme en approche :3
Bref, n'hésitez pas à laisser un pingouin avec votre review :D
Kanliiii qui prépare son parapluie anti-tomate et panais :3
