2 semaines de vacances chargées où je n'ai pas eu le temps de me pencher sur le chapitre puis cette semaine où j'ai essayé de faire le plus vite possible pour publier ce week end. Désolé pour l'attente !

Merci aux reviewers et bonne lecture !


Chapitre 3 :

.

La semaine était passée tellement vite pour Hermione qu'elle n'avait (presque) pas pensé à Malefoy. Il faut dire qu'avec le stress permanent qu'elle ressentait, elle n'avait pas de place pour autre chose. Même ses amis n'avaient eu que de rares nouvelles d'elle. C'était comme ça quand elle était stressée, ça prenait toute la place dans son esprit, et ça ne la lâchait pas, même quand elle dormait.

Elle avait passé plusieurs oraux qui déterminerait si oui ou non elle aurait le concours qui lui permettrait de devenir Juge dans la justice magique. Ce n'était pas qu'elle n'était pas sûr de l'avoir. Ses professeurs avaient été plus que positifs à son sujet. Le truc, c'était qu'en fonction de sa note à ces épreuves orales (et aux épreuves écrites passées il y a quelques semaines), elle pourrait aspirer à différents cabinets juridiques à travers le monde entier pour faire son stage. Le stage durait trois ans, et Hermione avait envie de travailler avec les plus grands de la profession. Et tout cela dépendrait de son classement.

Aussi, fut-elle presque étonnée de voir arriver un hibou à la fenêtre de son salon, mercredi soir alors qu'elle venait tout juste de rentrer. S'il ne s'écrasa pas contre la fenêtre, il fit tout de même claquer violemment son bec contre la paroi afin de signaler sa présence. Quand Hermione alla lui ouvrir, il s'engouffra dans la pièce avec un grand battement d'ailes, perdant quelques plumes grises sur son sillon. Il se posa sur le dossier d'une chaise, parfaitement droit, et tendit la patte où était accrochée sa missive d'un geste assuré. Hermione ne l'avait jamais vu auparavant, mais ces attitudes lui mirent instantanément un certain blondinet en tête.

Elle s'approcha et entreprit de détacher la lettre soigneusement accrochée. Le hibou lui fit comprendre par un claquement de bec qu'elle mettait trop de temps, en la fixant d'un regard froid et arrogant. Pas de doute, c'était bien le hibou de Malefoy.

Il repartit aussitôt la lettre prise, non sans donner un coup d'aile à Hermione en passant. Levant les yeux au ciel, elle ouvrit le message et lut.

« Prochaine leçon demain à l'adresse suivante :

64, Lions'street, banlieue de Londres. Demande le « Bal des étoiles » si tu ne trouves pas.

Sois là à 14 heures et ne sois pas en retard.

D.M.

PS : Apportes les chaussures à talons les plus hautes qu'on a acheté. Ne penses même pas à te plaindre. »

.

Hermione s'empressa d'attraper un bout de parchemin, une plume et d'écrire rapidement une réponse.

« Je serais là, à l'heure. Ne t'amuses pas à me faire poireauter, alors.

Qu'est-ce-que « le Bal des étoiles » ? Pourquoi donner ta leçon là-bas plutôt que chez toi ?

Ton hibou te ressemble tellement que ça fait peur. Prend le comme tu veux.

H. G.

PS : J'en déduis que je vais devoir porter ces objets de torture. Génial. »

.

Elle ne reçut une réponse que deux heures plus tard, pendant qu'elle lisait tranquillement dans son lit, chaudement emmitouflée dans la couette, alors que la fenêtre était grande ouverte et laissait entrer une brise légère.

« Tu poses trop de questions et ton écriture me donne autant de migraine que ta voix.

Mon hibou te déteste. Et il t'emmerde.

D.M. »

.

Elle n'était vraiment pas pressée d'être le lendemain.

Quand elle transplana, une dizaine de minutes avant l'heure du rendez-vous, elle se trouva dans un cul de sac tout à fait semblable à celui dans lequel elle avait atterri en se rendant chez Malefoy. Elle en déduit que l'endroit ne devait pas se trouver très loin de son appartement (oui, Hermione était très perspicace quand elle le voulait. Haha.)

Une fois dans la rue, elle se trouva face à un vieux bâtiment, à la façade décrépie et aux fenêtres fissurées. Elle déchiffra l'enseigne aux lettres effacées par endroit, qui indiquait « Ba. d.s é.oiles ». Quand elle pénétra à l'intérieur, elle s'attendit à trouver un endroit sombre et sinistre, mais tomba finalement sur une vaste pièce suavement éclairée, qui paraissait d'autant plus grande que des miroirs occupaient entièrement deux des murs. La longue rampe les parcourant lui indiqua qu'elle se trouvait dans une ancienne salle de danse. Sur le côté, un peu en retrait, il y avait un piano droit qui paraissait assez ancien et très poussiéreux. Il devait sûrement servir à accompagner les jeunes danseuses quand la salle était encore en activité, et personne ne l'avait enlever depuis.

Hermione posa son sac près du piano, sur un banc qui longeait une partie du mur, puis se leva et s'observa, debout au milieu de la salle.

C'était une sensation bizarre que de se voir absolument partout quand on levait les yeux. Elle pouvait se voir de dos, et elle se rappela la sensation bizarre qu'elle avait éprouvé, des années plus tôt, quand elle s'était vu, alors qu'elle utilisait le Retourneur de Temps avec Harry.

Elle attendit environ cinq minutes, à ne rien faire d'autres que se fixer sans vraiment se voir, les pensées dans le vague, puis vit Malefoy arriver à la seconde où il entra dans la pièce (on ne pouvait pas vraiment le manquer avec tous ses miroirs). Il avait les mains dans les poches et un air nonchalant sur le visage. Hermione le fixa à travers la glace puis se retourna alors qu'il s'arrêtait, sortait sa baguette et réglait la lumière un peu plus vive.

- Faites ce que je dis mais pas ce que je fais, mmh ? Lança-t-elle à son encontre.

Malefoy rangea sa baguette et se tourna vers elle, les sourcils froncés.

- Pardon ?

- C'est tout toi de me dire de ne pas arriver en retard pour le faire au final !

- Logiquement, je suis à l'heure et tu es en avance. Il est pile 14 heures.

- Oui, bah je suis polie c'est tout.

- Ou trop impatiente de me revoir.

Hermione poussa un soupir.

- Faut toujours que t'ai le dernier mot, même quand tu sais que t'as tord, c'est dingue.

- Toujours avec toi, Granger, répliqua le jeune homme avec un sourire en coin.

Il se dirigea ensuite vers le banc près du piano et posa sa sacoche.

- C'est les chaussures à talons que tu as dans cette boite ? Demanda-t-il en la pointant du doigt.

Hermione se rappela alors qu'elle tenait une boite à chaussures dans ses mains et fit oui de la tête.

- Bon, et bien enfiles les.

La jeune fille se dirigea vers le banc, s'y assit et entreprit d'enlever ses bottines aux talons dérisoires de deux ou trois centimètres. Puis elle sortit avec une grimace les chaussures de dix centimètres et les enfila. Malefoy s'approcha et sortit sa baguette pour la pointer vers les pieds de la jeune fille.

- Euh... tu vas faire quoi là ?! S'écria-t-elle, prête à sortir la sienne.

T'inquiètes pas. Je vais pas te faire pousser des furoncles ou je ne sais quoi.

- Ça serait pas la première fois.

- C'était le bon temps. Bon, lève toi.

Hermione le fusilla du regard. Puis s'aida de ses mains contre le banc et se mit debout.

Plus facile à dire qu'à faire.

Elle dut bouger trop rapidement, car elle perdit l'équilibre aussitôt qu'elle fut sur ses talons. Sa cheville se tordit et elle se vit basculer en avant sans pouvoir se rattraper à rien d'autre que Malefoy qui était toujours devant elle en train de la fixer. Elle s'accrocha à lui comme une huître à son rocher, ses bras entourant fermement sa taille de toute ses forces.

Drago avait un peu vacillé sous la surprise de la chute puis resta complètement immobile sous la surprise de l'ex Gryffondor collé à lui. Pendant environ... cinq secondes. Puis il détacha ses propres bras venus la soutenir par réflexe, et se dégagea.

- Putain Granger ! Tu fais quoi là ?

Hermione cligna des yeux plusieurs fois, bêtement, choquée par ce qu'il venait de se passer. Elle s'écarta du jeune homme (enfin pas trop, car elle ne voulait pas risquer de tomber à nouveau) et se sentit monstrueusement conne. Maladroite. Pas douée. Conne. Malchanceuse. Mal à l'aise. Et conne.

- Je... suis tombée, visiblement.

Non, vraiment ?

Hermione se sentit rougir et se racla la gorge pour reprendre contenance.

- Et tu as cru que j'étais quoi, un poteau, un arbre auquel on peut se rattraper comme ça ? Répliqua froidement le blondinet.

- Je me suis rattrapée à ce que j'ai pu pour éviter de me fracasser le crâne sur le sol !

Non mais c'est vrai, il allait quand même pas s'énerver pour quelques plis sur sa chemise alors que j'aurais pu... mourir !

Apparemment si, vu le regard assassin qu'il lui lança.

- J'y peux rien si j'ai perdu l'équilibre Malefoy !

Il se pinça l'arrête du nez (vous savez, avec cet air insupportablement insupportable et supérieur?) en soufflant.

- Et pourquoi tu as perdu l'équilibre, Granger ?

- T'es sérieux ? … Je sais pas moi !

Il en avait des questions !

- Bizarrement, moi je sais. Bizarrement, je sais que tu n'as pas réessayé tes chaussures comme je te l'avais spécifiquement demandé samedi dernier

En effet, pendant les essayages de chaussures, Hermione avait été assez effrayé par ces chaussures et elle avait eu très peu envie de se ridiculiser dans un magasin bien rempli. Alors, elle les avait simplement essayé assise, pour voir si la pointure lui allait, et avait ensuite promis au jeune homme de les essayer debout et de marcher avec pour s'y habituer chez elle.

Bon. Il se pourrait qu'elle ait... oublier de le faire. Ou qu'elle ait volontairement caché la boite à chaussures dans son placard pour éviter d'y penser.

- Ce n'est pas vrai, affirma Hermione avec toute la conviction qu'elle put.

- Tu mens aussi mal qu'un Poufsouffle, Granger.

- …

- J'avais prévu de te faire travailler sur quelques centimètres de plus, histoire de rendre l'exercice plus difficile, mais j'ai l'impression qu'il le sera déjà suffisamment, soupira Malefoy en rangeant sa baguette.

- Je crois que oui, confirma la jeune fille.

Elle entreprit ensuite de se mettre à nouveau debout (et de le rester cette fois). En soi, ça n'avait rien de compliqué. Elle avait déjà essayé des talons aussi haut, mais elle était petite et il y avait toujours sa mère pour la retenir si elle tombait. Là, elle se trouvait assise sur un banc très bas avec Malefoy (qui ne risquait pas de l'aider) dans la même pièce.

Avant qu'elle n'ait pu avoir la pensée de lui demander de la tirer par la main, l'ex Serpentard s'éloigna jusqu'au milieu de la pièce.

Hermione prit une inspiration et se leva lentement. Elle tangua un peu mais réussit à se tenir à peu près droite.

- Bon. On va tout d'abord voir comment tu marches avec ces chaussures, puis on verra la démarche que tu dois avoir.

La jeune fille acquiesça.

- Marche jusqu'à moi et ensuite reviens. Comme une sorte de défilé quoi. Mais marche normalement, de façon naturelle.

Il se trouvait à une quinzaine de mètres environ.

Hermione fit d'abord un pas, puis deux, puis marcha d'une démarche hésitante et bancale en fixant le sol. Arrivé devant Malefoy, il lui indiqua simplement de repartir dans l'autre sens.

- Fais des plus grands pas et regarde devant toi, tu auras un meilleur équilibre.

Elle s'exécuta une bonne dizaine de fois, jusqu'à pouvoir marcher à peu près normalement. Elle manqua de tomber quelques fois et faillit s'étaler à nouveau par terre juste sous le nez de Malefoy. Mais elle avait été perturbé par son regard immobile et scrutateur, ce n'était pas de sa faute ! Il avait un regard très déstabilisant.

- Tu penses arriver à marcher sans te casser la gueule toutes les deux secondes, maintenant ? Demanda-t-il au bout d'un moment.

- Oui, répondit sèchement Hermione avant de se replacer là où elle avait démarré et de s'arrêter.

Elle fit mine de s'asseoir sur le banc mais Malefoy s'empressa de l'arrêter.

- Pas encore Granger ! On en a pas finit, ce n'était que l'échauffement.

- J'ai mal aux pieds, se plaignit la jeune fille en faisant une grimace.

- Est-ce que j'ai l'air d'en avoir quelque chose à faire ?

Le silence sembla répondre de lui-même à la question.

- On va travailler ta démarche et ton allure maintenant. Tu ne peux décemment pas te déplacer comme tu le fais, le dos courbé, avec des pas hésitants et maladroits.

Pendant qu'il parlait (et insultait au passage la démarche d'Hermione), il se rapprocha du banc et se saisit de sa sacoche. Il l'ouvrit et en tira ce qui semblait prendre l'essentiel de la place à l'intérieur : un vieux grimoire poussiéreux.

- Oh là, je te vois venir là. Ces méthodes préhistoriques sont aussi utilisées chez les moldus, et c'est non, dit Hermione d'un ton sans appel.

- On peut savoir pourquoi ?

- Parce que je ne vais pas marcher avec un livre sur la tête, c'est complètement débile ! Il existe bien d'autres moyens pour se tenir droit.

- Peut-être, mais celui là est le plus simple et le plus efficace. A moins que tu n'en connaisses un autre, bien sûr.

Hermione poussa un soupir frustré. Elle n'avait pas envie.

Malefoy lui tendit le grimoire et elle faillit le lâcher en le prenant.

- Mais il pèse une tonne !

- Le plus gros de ma bibliothèque, précisa Malefoy avec un sourire en coin. Une chance que je n'ai pas pioché dans la tienne.

- En effet, confirma Hermione entre ses dents.

Sous le regard insistant de Malefoy, elle posa ensuite le livre sur sa tête.

- Mon dieu, ce truc va me compresser la boîte crânienne, dit-elle alors qu'elle essayait tant bien que mal de stabiliser le tout sur sa tête avec ses deux mains.

- Tant mieux, ça la fera dégonfler un peu. T'as un peu le melon, j'trouve.

- Très drôle.

Progressivement, Hermione se redressa, tenant toujours le livre entre ses mains, puis se mit parfaitement droite. Enfin, pas assez au goût de Malefoy vu qu'il poussa un soupir et redressa le buste de la jeune fille sèchement, une main dans le bas de son dos et l'autre près de son cou. Hermione sursauta au contact de la peau froide sur la sienne et faillit en lâcher le grimoire.

- Reste le dos bien droit et le menton relevé. Il faut toujours que tu ais le menton fier, le regard fixé devant toi. Regarder ses pieds ou baisser les yeux sont des marques de faiblesse. Il faut que tu fasses de grands pas, que tu n'hésites pas, afin de montrer ton assurance. Tu dois faire croire que tu as une parfaite maîtrise de toi, et ça commence par ta démarche.

Hermione hocha la tête, remit sa tête bien droite, et retira ses mains. Parfaitement immobile, le livre ne tomba pas.

- Voilà ! S'exclama-t-elle, enjouée.

- Il faut marcher avec, idiote.

- Je sais.

Roulant des yeux, Hermione fit quelques pas maladroits et dût rattraper au moins trois fois le grimoire.

- Si tu le tiens avec tes mains, forcément c'est plus facile, remarqua avec sarcasme Malefoy.

Il faisait ça exprès pour l'énerver, elle le savait.

Alors la jeune fille inspira calmement et ignora superbement sa remarque. Bien décidée à lui faire voir qu'elle n'était pas si empotée qu'il le laissait penser, elle se concentra et mit au travail tout l'équilibre qu'elle possédait.

Après trois allers-retours sans se servir de ses mains, Hermione laissa un sourire s'installer sur son visage, fière d'elle.

- Alors ? S'enquit-elle auprès du blondinet.

Celui-ci avait toujours une expression impassible mais on pouvait voir que sa mâchoire était contractée. Il semblait énervé de ne pas pouvoir corriger la jeune fille toutes les cinq minutes.

- Alors recommence et ne t'arrête pas tant que je ne te l'ai pas dis.

- Ça t 'arracherait la bouche de me féliciter ?

- Et fais le en silence, reprit-il en l'ignorant.

Il quitta ensuite son poste d'observation (à savoir debout sur le côté, les bras croisés) et sortit de son sac un classeur bien rempli. Il s'installa sur le banc du piano et ne releva plus la tête de ses feuilles par la suite.

Un peu énervée, mais au final soulagée de ne plus être constamment observée alors qu'elle marchait, Hermione continua ses allers-retours dans la pièce. Plus le temps passait et moins elle sentait le poids du grimoire sur sa tête. Plus le temps passait et plus elle sentait ses pieds crier au supplice, aussi.

C'était bizarre de se voir marcher ainsi, dans autant de miroirs. Si on oubliait le livre, c'est vrai qu'elle avait l'air beaucoup plus assurée en marchant ainsi. Le bruit de ses talons sur le parquet lui donnait l'impression de pouvoir tout affronter. Il fallait dire aussi qu'elle faisait exprès de les faire claquer plus que de raisons pour embêter Malefoy.

...

Au bout d'un long moment, où Hermione perdit défintivement le compte des allers-retours et du temps, elle décida qu'elle était plus que prête. Surtout, elle en avait vraiment vraiment marre.

Les jambes tremblantes, elle s'arrêta et se tint à la rambarde, sans se préoccuper du grimoire qui tomba sur le sol quand elle pencha la tête, produisant un bruit sourd particulièrement bruyant. Elle finit par le suivre et se laissa glisser contre le mur. Elle retira ses chaussures et ne put s'empêcher de lâcher un soupir de soulagement – immédiatement suivis par un cri de douleur.

Elle avait au moins cinq ampoules.

- Mon dieu, mes pieeeeds, gémit-elle, la tête penchée contre le mur et les yeux fermés.

Elle resta cinq bonnes minutes dans cette position, les jambes étendus devant elle, avant d'être frappée par le silence de la pièce.

Malefoy ne lui avait rien dit alors qu'elle avait arrêté de marcher sans lui demander. Impossible.

Elle pensa d'abord qu'il était simplement partis sans la prévenir. Il en était tout à fait capable. Puis elle jeta un coup d'œil vers le piano et elle le vit. Non pas en train de lire un livre, mais couché sur le couvercle de l'instrument, la tête posée sur son bras gauche et tourné vers le mur.

- Malefoy ? Appela Hermione en se levant.

Il n'eut aucune réaction et pendant un instant, la pensée qu'il fut mort traversa son esprit.

Elle s'approcha d'un pas plus inquiet qu'elle n'aurait bien voulu l'admettre, puis se pencha au dessus de lui afin de voir son visage.

Il avait bien les yeux fermés, mais sa poitrine se soulevait doucement et il papillonnait des yeux dans son sommeil. Il dormait.

Hermione remarqua alors les cernes qui étaient bien présentes et visibles sur son visage pâle. Il devait vraiment être fatigué pour s'endormir ici et réussir à ne pas se réveiller dans une position aussi inconfortable.

Même endormi, il avait toujours les sourcils froncés et parfois, de faibles gémissements s'échappaient de sa bouche. Il paraissait tellement … vulnérable, ainsi, qu'Hermione resta à le fixer pendant deux minutes entières, sans bouger. Elle était comme fascinée et surtout, curieuse. Elle était prête à parier qu'il était en plein rêve et elle aurait tellement voulu entrer dans sa tête pour voir ce qui peignait une telle impuissance sur ses traits d'habitude si impénétrables.

Ses paupières papillonnèrent de nouveau et la jeune fille estima plus sûr de s'en aller avant qu'il ne se réveille. S'il la voyait en train de l'observer comme ça, il risquait de vraiment s'énerver.

Elle s'était assez engueulé avec lui pour la journée.

Elle remit alors ses chaussures en retenant un juron, et ramassa le grimoire. Elle ouvrit la sacoche et s'apprêtait à le reposer à l'intérieur quand un éclat brillant attira son regard. Intriguée, elle farfouilla avec sa main et toucha alors un métal froid.

Elle attrapa l'objet et le sortit à la lumière. Là, dans sa main droite, elle tenait un pistolet.

.


Vous vous y attendiez pas à ça, hein ? Mouhaha.

Mais que fait Malefoy avec un pistolet ? That is the question.

Sinon, Fanfiction n'accepte pas d'autres polices d'écriture et c'est nuuul, moi qui en avait choisit des spécifiques pour les lettres d'Hermione et Drago.

Bref, tout pleins de coeurs sur vous et à bientôt !

B.

PS (qui n'a rien à voir avec la fiction): Un joyeux anniversaire à ma Lola d'amour (profite de cet élan de sentiments, ça n'arrivera pas tous les jours !) qui j'espère, lira ça le jour J. Merci pour tout.