Nous voilà au chapitre 2. Encore merci pour la lecture de ma fanfiction !
Le club de théâtre
Motonari se glissa dans le couloir suivant et arriva devant une salle isolée.
-Qu'est-ce que…
-C'est la salle de théâtre.
Môri se tourna vers l'homme qui venait d'arriver.
-Utsunomiya Hirotsuna, je suis l'un des seuls membres du club. Ça t'intéresse ?
-…
-Connaissant Mogami-sensei, il va bientôt faire quelque chose d'insensé pour sauver le club.
-Mogami ?
-Un professeur de maths et de théâtre. Il a une vieille moustache. Tout le monde raconte que c'est l'oncle de Date-kun. Tu as sûrement dû le croiser depuis le début de l'année.
-Je viens d'arriver.
Hirotsuna regarda Motonari et eu un hoquet de surprise. Il attrapa le menton du plus petit et le leva.
-Ne me touche pas.
L'interpelé lâcha prise.
-Ah, excuse-moi, c'est juste que les marques sur ton cou m'ont intriguées. Tu t'es fait aborder par Chôsokabe ?
-…
-C'est pas clair ? Eh bien, quand il étrangle quelqu'un, quand il se bat, il y a toujours la marque de son épingle à nourrice, accrochée à sa manche, qui apparaît sur le cou. Et tu l'as.
-…
-Connaissant ses goûts, il ne voulait pas se battre, si tu vois ce que je veux dire.
Motonari fit une grimace de stupeur.
-C'est une manie dans ce lycée d'être gay ?
-Ben…
Un blanc se créa dans le couloir.
-Enfin, tu veux rejoindre le club, demanda Hirotsuna.
-Non.
Pendant que Motonari et Hirotsuna essayaient de discuter, Mogami était retourné dans la salle des professeurs et avait sorti une feuille pour y inscrire une liste. Quand il l'eu finie, il alla l'afficher devant le bureau de la CPE, Oichi Oda, et lui demanda d'appeler les élèves inscrits sur le papier afin qu'ils aillent devant la salle de théâtre. Motonari fut appelé et resta donc devant la pièce isolée avec Hirotsuna tandis que tous les autres élèves convoqués arrivaient.
-Tiens, Mori-kun. Tu as aussi été appelé, demanda Yoritsuna.
-Qu'est-ce qu'ils nous veulent ?
-Va savoir.
Motonari regarda les élèves et sursauta à la vue de l'un d'eux.
-Chôsokabe…
-Yo, Motonari.
-Ne m'appelle pas par mon prénom.
Motochika s'approcha du plus petit.
-Tu as été appelé aussi ?
-…
Yoshiaki arriva et fit entrer les élèves dans la salle de théâtre.
-Oï, Mogami, l'interpela Motochika.
-Oui ?
-Qu'est-ce qu'on fait là ?
-Sois patient Chôsokabe.
La salle était grande et bien équipée. Il n'y avait pas de bureaux mais cela laissait sûrement l'espace nécessaire pour pratiquer ce genre d'exercice. Le professeur dit aux élèves de s'asseoir par terre et se mit debout devant eux.
-Mes petits théâtreux, approchez, dit-il.
Hirotsuna, Yukimura Sanada, Sasuke Sarutobi, Hideaki Kobayakawa, Keiji Maeda, Kanetsugu Naoe, Magoichi Saica et Yoshishige Satake se levèrent et se mirent derrière Yoshiaki. Celui-ci reprit la parole.
-Voici mes huit petits habitués.
Il se tourna vers eux.
-S'il vous plaît, veuillez souhaiter la bienvenue aux nouveaux membres du club.
Un silence s'installa suivi de plusieurs hurlements. En quelques secondes, il était passé de huit membres à vingt-quatre… Un élève, Kanbe, se leva et commença à partir.
-Kanetsugu, interpela le professeur.
-Oui, sensei ?
-Va me chercher cet élève qui veut sécher mon cours s'il te plaît.
-Oui, sensei.
Naoe partit en courant. Quelques instants plus tard, il revient en se plaignant du déserteur.
-Il n'a pas voulu revenir, déclara-t-il.
Yoshiaki fronça les sourcils.
-Bon, je vais aller le chercher moi-même.
-Laissez Yoritsuna y aller, proposa Haruhisa.
Tout le monde se tourna vers l'élève qui venait d'être désigné.
-Mmh ? Tu es le président du conseil des élèves ! Tu dois avoir l'habitude de faire ce genre de choses. Je te laisse t'en charger.
Sur ces mot, Yoritsuna se leva, envoya un éclair des yeux à son vice et partit en marchant. On voyait nettement que ses jambes tremblaient et que son visage était rouge. Il rejoint Kanbe sous les escaliers où il adorait se cacher.
-Kanbe ?
Le président s'approcha de l'élève.
-Qu'est-ce que tu veux, Yoritsuna ?
-Je viens te chercher, quelle question.
-J'irai pas.
-Mais…
-Ce prof ne nous a même pas demandé notre avis avant de nous inscrire, ça t'énerve pas toi ?
Yoritsuna se mit en face de Kanbe.
-Dégage, je t'ai dit que je viendrai pas.
-Ça ne m'a pas énervé parce que s'il a inscrit tous ces noms, c'est qu'il a besoin de nous.
Kanbe détourna les yeux et fixa un point par terre.
-Essaie au moins aujourd'hui. Si ça ne te plaît pas, tu demanderas à être désinscrit.
L'élève ne répondit pas et regardait toujours le sol.
-Kanbe ?
-…
-Regarde-moi quand je te parle.
Il ne bougea pas.
-Bon tu viens ?
-…
Yoritsuna s'énerva.
-Ca suffit tes caprices, Kanbe !
-Tu me soûles !
-Si tu veux m'insulter, regarde-moi !
Kuroda se leva violemment, attrapa les cheveux du président, lui tira la tête en arrière et l'embrassa brusquement.
-Kan…
Le baiser dura une bonne vingtaine de secondes avant que Yoritsuna ne pousse brutalement son agresseur.
-Qu'est-ce qui te prend ?
-Je t'avais dit de dégager.
Le président rougit et s'essuya les lèvres maladroitement.
-Parce que tu fais ça à tous ceux qui t'ennuient ?
Une grimace se dessina sur le visage de Kanbe.
-Bien sûr que non.
Yoritsuna se plaqua contre le mur et, après avoir dévisagé son agresseur, il s'enfuit et rejoint la salle de théâtre.
-Alors, demanda Yoshiaki.
-Il viendra pas.
Le président s'installa à côté de Haruhisa.
-T'es tout rouge, lui fit-il remarquer.
Le professeur abandonna Kanbe et calma les autres élèves qui continuaient de se révolter, parmi eux, Motochika.
Une dizaine de minutes plus tard, Kuroda s'approchait de la salle qu'il redoutait tant et entendit Motonari crier.
-Ne me touchez pas !
Il entra lentement pour voir ce qu'il se passait et découvrit tous les élèves déguisés en robe entourant Motonari, toujours en uniforme. Yoritsuna rougit à la vue de l'intrus.
-Il se passe quoi ici ?
Un blanc se créa dans la salle.
-Pourquoi tout le monde est habillé en fille ?
-On doit décider qui sera le personnage principal féminin, répondit Mogami.
-Mais pourquoi les mecs aussi ?
Un sourire se forma sur le visage du professeur. Il tendit une robe à Kanbe et lui demanda d'aller se changer.
-Pas question.
-Ce n'en est pas une.
Il finit par se changer après beaucoup de lutte.
-Bien, déclara Mogami. Tout le monde est habillé?
-Non sensei, dit Motochika. Motonari s'est enfermé dans la réserve pour y échapper.
La porte s'ouvrit très finement.
-Ne m'appelle pas par mon prénom, Chôsokabe.
Il referma la porte brusquement. Motchika s'approcha de la salle avec un rictus.
-Je vais m'occuper de lui, Mogami-sensei.
Il entra sans difficulté dans la réserve et referma derrière lui.
-Dégage, Chôsokabe.
-Allons, Motonari, il faut jouer le jeu.
-Je refuse !
Motochika chercha dans les vêtements afin de trouver un habit qui conviendrait au plus petit.
-Pas la peine de chercher, je ne mettrais pas d'habit de fille.
Il sortit une jolie robe verte à froufrous.
-Tiens.
-N'y pense pas.
-Met-la ou c'est moi qui te la met..
Motonari joua au plus têtu.
-Très bien, comme tu veux.
Motochika plaqua Mori au sol.
-Ne me touche pas !
-Allons, allons, ce n'est qu'une robe.
Il enleva le haut de Motonari qui rougit au contact de ses mains froides.
-Tu as un superbe corps.
-Arrête ça, Chôsokabe.
-Je te fais rien…
Il finit par lui enlever son pantalon, se releva et tendit la robe au râleur.
-T'as plus vraiment le choix maintenant.
Les autres élèves n'entendirent plus de bruit dans ce qui aurait pu paraître comme une salle de torture. La porte s'ouvrit et laissa place à un Motochika qui avançait avec un air satisfait. Motonari fut enfin découvert. Un silence s'installa suivit de grands éclats de rires.
-De quoi riez-vous, cria Mori.
Hattori, un des deux seuls élèves qui étaient resté sérieux, vint à sa rencontre.
-Cette tenue te va très bien.
-Que… C'est pour ça qu'ils rigolent ?
De la haine se faisait entendre dans la voix du châtain. Un clapage de main fit arrêter les rires.
-Bien, jeunes gens, veuillez vous asseoir, ordonna Mogami.
Ils reprirent tous leur place du moment où ils étaient arrivés et Mogami reprit la parole.
-Je vais maintenant vous demander de venir à ma place et de vous présenter. Hirotsuna, pourrais-tu commencer pour leur montrer l'exemple, s'il te plaît ?
-Oui.
Hirotsuna se leva, prit la place du professeur qui était parti s'asseoir.
-Bonjour, je m'appelle Utsunomiya Hirotsuna, je fais du théâtre depuis le début de l'année.
Il retourna s'asseoir et remarqua tous les regards posés sur lui. Dans cette tenue, il n'était vraiment pas crédible…
-Au suivant, indiqua Mogami.
Le vice-président se leva et se plaça devant les autres élèves. Il était vêtu d'une robe rose qu'il portait assez mal.
-Je m'appelle Amago Haruhisa, je suis le vice-président du conseil des élèves. Je vais laisser ma place à mon cher ami Yoritsuna.
Ils échangèrent leur emplacement en s'envoyant des éclairs.
-Je m'appelle Anegakôji Yoritsuna. Je suis le président du conseil des élèves.
Yoritsuna ne lâcha pas Kanbe des yeux de sa présentation et celui-ci le remarqua. Il retourna s'asseoir et laissa place à un autre élève. Vint enfin le tour de Motonari de se lever.
-Mori Motonari.
Il commençait à retourner s'asseoir quand Mogami l'interpela.
-Mori-kun, ça ne va pas, dis-nous autre chose.
-Je n'aime pas qu'on m'appelle par mon prénom.
Une veine se dessina sur le front du professeur qui se tourna vers l'un de ses élèves. Motochika souriait sadiquement en sachant que ce message lui était destiné. Mogami se remit à sa place, debout.
-Bon, on va procéder à un vote. Qui aura le rôle principal féminin ?
Des papiers furent distribués avec des stylos. Une fois l'urne remplie, Mogami la reprit. Il l'ouvrit et commença à la vider. Pour garder le suspence, il ne dit pas les votes donnés.
-…Avec l'unanimité des voies, Mori Motonari aura le rôle féminin.
Un grand silence apparut.
-Toutes, demanda Magoichi.
-Sans exception.
Tout le monde se tourna vers la place de Motonari et virent qu'il avait disparu. Un bruit de claquement de porte se fit entendre.
-La réserve, demanda Motochika. J'y vais.
Il s'approcha de la pièce et entendit des bruits de vêtements.
-Motonari ?
-Ne m'appelle pas par mon prénom !
-Qu'est-ce que tu fais ?
-Je m'en vais.
Après avoir mis son pantalon, Motonari s'approcha de la porte avant de se faire stopper par Motochika.
-Tu crois aller où dans cette tenue ?
-Je t'ai dit que je m'en allais.
Le plus petit fut poussé contre le mur.
-Torse nu ?
-Et alors ?
Motochika posa une main sur le torse de Mori.
-Tu crois que je vais les laisser mater ton corps ? Il m'appartient.
-De quoi parles-tu ?
Il posa ses lèvres sur le corps nu de Motonari et le suça brusquement.
-Que… Ne me touche pas !
Il décolla ses lèvres et un rictus se forma sur son visage.
-Qui sortirait de cette pièce sapé comme ça avec un suçon sur le torse ? Et puis tu sais combien il y a d'homos dans la salle d'à côté ?
-Moins un, tu es là.
-Exact.
Motochika plaqua ses lèvres contre celles de Motonari. Il força le passage pour aller mordiller sa langue. Au même moment, Ieyasu entra dans la pièce.
-Oï, Motochika, qu'est-ce que vous fou…
Mori mordit son agresseur et le poussa afin de se libérer de l'emprise. Il sortit de la pièce, le visage rouge. Yoritsuna s'aperçut de l'état de gêne du nouvel élève et se leva brusquement.
-Mori-kun ?
Tout le monde remarqua la marque sur son torse et ils commencèrent à parler entre eux.
-Eh bien, Motonari, ricana Motochika. Tu as oublié de te rhabiller.
Le nouveau mit rapidement sa chemise et commença à partir.
-Mori-kun, l'intercepta Mogami. Où crois-tu aller ?
-Je m'en vais.
-Ton rôle ne te convient pas ?
-…
Magoichi ferma la porte.
-Désolée, mais tu as été gagnant du vote. Assume.
-Je n'ai pas demandé à participer.
-Personne ne l'a voulu.
Motonari lança un regard froid à la fille qui lui faisait face et retourna s'asseoir.
-Bien, lança Mogami satisfait. Vu que Mori-kun est d'accord, on va voir quelle pièce nous fais faisons.
Le professeur commença à faire semblant de réfléchir avant de montrer un grand sourire.
-Presque Roméo et Juliette.
Un silence se fit entendre dans la pièce.
-« Presque », demanda Yoritsuna.
-Oui, parce que si on le refait comme la vraie pièce, c'est chiant… Je vous demanderais donc d'acheter la pièce et de la lire pour… Disons la semaine prochaine.
Il n'y eu pas de protestation cette fois-ci. Etrange.
-Vous pourrez le faire ?
-Evidemment, affirma Date.
Cette seule réponse réussit à motiver la salle. La sonnerie retentie et tout le monde partit dans leur salle respective après s'être changé.
Deuxième chapitre fini ! Merci encore de lire ma fanfiction et j'espère qu'il vous a plu.
