Re! merci a nouveau pour les reviews et voici ce nouveau chapitre sans les beugs!

Et surtout laissez moi votre avis :)

Toujours en enfer...

Kensi émit un gémissement plaintif atroce. Elle avait de plus en plus mal. Depuis des heures, elle tournait et se retournait dans tous les sens, espérant trouver une position où elle aurait moins mal, où ses liens ne brûleraient plus sa chair, où sa blessure au front cesserait de lui donner cet horrible tournis, où l'odeur de son propre sang, coulant sur son visage et tambourinant dans ses veines contre ses tempes ne lui donnerait plus cette sensation de vertige. Mais peu importait ce qu'elle faisait, la douleur ne la quittait jamais.

Le sang séché sur ses yeux l'avait rendue complètement aveugle, mais qu'y avait-il à voir dans cet entrepôt si sombre où elle était seule? Elle tentait de se fier à son instinct, à son flair, à ses autres sens. Elle avait vaguement perçu un chatouillement le long de son corps, sous ses vêtements, probablement une bestiole quelconque, et entre le clapotis sordide et monocorde des gouttes d'humidité de son lieu de séquestration, elle pouvait percevoir le suintement si familièrement reconnaissable des rats.

Elle commençait à désespérer de sa situation, elle ne voyait aucune solution et plus le temps passait, plus elle doutait que ses amis la retrouvent. D'ailleurs étaient-ils au courant de sa disparition? Elle était censée être partie en vacance quelques jours.

- "Non... pensa-t-elle soudain. Deeks... J'ai appelé Deeks... Je l'ai appelé..."

Un flash-back l'assaillit soudain, traversant son cerveau comme une flèche tranchante et douloureuse. Elle se rappelait l'avoir appelé à l'aide, avoir crié au secours alors que son téléphone était tombé à terre depuis longtemps. Tout s'était passé si vite. Un bruit avait à peine attiré son attention derrière sa porte, elle pensait que son livreur de pizza venait d'arriver. Elle s'approchait de la porte et celle-ci avait été violemment défoncée par l'inconnu, la projetant sur le sol. Une bagarre s'était engagée. Elle était forte au corps à corps mais son agresseur avait l'avantage de la surprise et d'une forte corpulence.

En désespoir de cause, elle s'était jetée vers son revolver pour l'attraper, mais il l'avait retenue par le poignet et les coups de feu furent tirés en l'air. Puis il avait saisi un objet long et contendant qu'elle n'avait pas reconnu dans l'obscurité, elle l'avait juste vu briller au-dessus d'elle. Et il l'avait frappée au front avec, l'assommant pour de bon. Et à en juger par les sensations douloureuses qu'elle éprouvait sur tout le corps, il avait dû s'acharner à la battre quand elle était inconsciente.

Kensi reconnaissait très bien les picotements particuliers d'un hématome sur la peau, elle en avait eu tellement. Une salve de souvenirs douloureux de son passé vinrent l'assaillir, faisant monter en elle la terreur la plus absolue, quand elle entendit un grincement, quelqu'un derrière la porte de sa cage. Un soupçon d'espoir la traversa et elle tenta de se redresser pour faire face à son visiteur, espérant à tout prix qu'on venait enfin la délivrer.

- "Deeks?" Articula-t-elle.

Pour toute réponse, elle entendit un rire hystérique de maniaque. Un rire d'homme assoiffé de haine. On ne venait pas la délivrer.

- "Désolé, Agent Blye, mais personne ne viendra te sauver... répondit l'homme qui la séquestrait. Tu es pour moi tout seul, maintenant. Et je sens qu'on va bien s'amuser..."

Kensi se sentit froncer les sourcils. Elle avait déjà entendu cette voix.

- "Qui êtes-vous?" demanda-t-elle.

Pour toute réponse, l'homme s'approcha de quelques pas. Kensi pensa à se lever et à lui foncer dessus pour espérer le déséquilibrer et s'enfuir, mais elle se sentait trop faible pour ça, et il était peut-être armé. Elle voulait en savoir plus avant d'agir. Son agresseur tournait en rond autour d'elle en soupirant d'un air réprobateur.

- "Je suis très déçu que tu ne me reconnaisses pas... poursuivit-il.

- On s'est déjà rencontrés?

- Oh oui... J'en ai gardé un très profond souvenir."

Kensi crut bon de lancer une saillie qui la ferait se sentir moins dominée.

- "Apparemment, vous ne m'avez pas vraiment marquée..."

Elle entendit un petit clic, qui ressemblait fortement au déclenchement du cran d'arrêt d'un couteau. Et effectivement, quelques secondes plus tard, elle sentit une lame froide et tranchante glisser tout doucement contre sa gorge. L'homme s'était accroupi derrière elle et elle pouvait sentir son horrible odeur d'after-shave bon marché et son souffle chaud contre sa nuque. Elle eut une soudaine envie de vomir.

- "Alors... lui susurra-t-il à l'oreille. On est sûre de ne pas savoir qui je suis? Fais appel à ta mémoire, agent Blye..."

Kensi joua le jeu, elle n'avait pas envie de mourir égorgée et réfléchir lui permettait de moins sentir la douleur.
- "Agent Blye? pensa-t-elle à voix haute. Donc vous connaissait mon vrai nom et non celui d'une couverture.

- Un bon point, égalité, balle au centre..."

Un frisson parcourut la jeune femme alors que la lame du couteau continuait à vagabonder le long de son cou. Cette expression, cette façon de parler, cette voix... Il n'y avait aucun doute possible à avoir.

- "Tu n'es pas censé être en taule Welston?" déclara-t-elle soudain.

Il éclata de rire et rangea son couteau. Elle eut un poids en moins sur le cœur.

- "Ah, il n'y a pas à dire, tu es très douée ma petite Kensi..."

Il se leva et recommença à tourner autour d'elle, comme un squale encerclant sa proie avant de la dévorer.

- "Oui, effectivement, j'étais à la prison de Haute Sécurité de Highfield... expliqua-t-il. Mais je n'appréciais pas vraiment leur compagnie alors j'ai décidé de prendre ma liberté...

- Et tu prends le temps de passer me dire un petit bonjour avant de quitter le pays? Je suis très flattée..." trouva-t-elle la force d'ironiser.
Welston le remarqua tout de suite.

- "Ah Kensi... Quelle force... Quel caractère... Tu m'impressionnes. En d'autres circonstances, je crois que j'aurais pu tomber amoureux de toi.

. - Moi, je ne crois pas... rétorqua-t-elle. La vermine j'ai plutôt tendance à l'écraser...

- Tu sais que tu n'es pas du tout en position de faire ta maligne? S'énerva-t-il légèrement.

- Je n'ai plus rien à perdre, pas de chance, Welston!"

Son agresseur s'accroupit de nouveau face à elle.

- "Tu m'as lâchement abandonné à ces cinglés Blye! cria-t-il. Tu savais pertinemment ce qu'ils allaient me faire, mais tu m'as laissé là!

- Tu sais très bien que je ne pouvais pas faire autrement! J'étais bloquée! J'avais le choix entre sauver la vie d'un violeur en série et celle d'une famille irakienne rackettée par Rapoli! Tu n'étais pas ma priorité!

- Ta mission était de me rapatrier aux États-Unis pour que je sois jugé! Pas de jouer les justicières! Tu n'as aucune idée de ce que Rapoli et ses hommes de main ont pu me faire quand ils m'ont retrouvé dans ta planque!

- Oh si, je le sais... C'est moi qui ai ramassé les petits morceaux, deux jours plus tard..."
Welston reprit son couteau.

- "Je te jure que je te crèverai salope!

- Tu aurais peut-être dû y penser avant de violer et de torturer la femme de Rapoli... Quand on fait ça à la famille d'un criminel notoire, on doit s'attendre à des conséquences!

- Tu étais mon ticket de survie!

- Ca, c'était le cadet de mes soucis..."

Welston parut se calmer soudain.

- "Je pourrai perdre mon sang-froid et te tuer tout de suite. Mais ça gâcherait mon plaisir. Tu sais ce que je vais faire, Kensi? Je vais te laisser ici. Ca va bientôt faire vingt-quatre heures... Les gens qui s'inquiètent pour toi, si tant est qu'il y en ait, n'ont aucune chance de te retrouver. Tu vas pourrir ici, Blye. Au mieux, tu crèveras de faim, ou d'une pneumonie... Au pire, et c'est vraiment ce que je te souhaite, tu te feras dévorer vivante par les rats..."

Il éclata d'un rire de maniaque.

- "Ca avoisinera ce que m'a fait endurer Rapoli à l'époque... Comme ça on sera quittes... J'avoue que j'aimerais bien te voir mourir à petit feu, mais j'ai un avion pour Mexico à prendre dans deux jours, alors, je dois organiser mon départ avec précaution.

- Je ne mourrai pas Welston! Pas avant de t'avoir fait la peau!

Ne t'en fais pas ma belle... On se retrouvera en enfer de toute façon!"

Welston eut un nouveau rire, il embrassa Kensi sur la bouche et s'en alla, refermant soigneusement la porte derrière lui. Kensi était prisonnière au milieu de nulle part et elle comprit soudain que cet endroit serait son caveau. Elle n'avait plus qu'un seul espoir.
Elle se répéta son nom en boucle dans la tête, pendant des heures et des heures. Welston... Welston... Elle espérait que ses amis la retrouve, elle n'avait plus qu'eux. Et elle priait avec ardeur pour qu'Eric trouve des éléments sur Welston, n'importe quoi, un début de piste, avec un début de piste le jeune informaticien pouvait faire n'importe quoi. Il suffisait qu'il trouve son nom, Welston, Welston... Ce nom se répéta en elle à l'infini. Welston, Welston. Il fallait qu'on la sauve.

OPS

Deux jours déjà. Eric et Nell étaient plantés devant leurs ordinateurs, comme au moment même où ils avaient appris la nouvelle, Eric se remémora cette journée avec horreur.
Quand Deeks était arrivé brutalement et les avait rejoints dans l'OPS à grands renforts de bruits, les cheveux encore dégoulinants d'eau suite à sa douche qui aurait pu abîmer le matériel de haute technologie, mais il avait vu le regard de son ami.

L'inquiétude, la peur, l'angoisse, la panique. Le visage tendu, les traits tirés, la mâchoire crispée. Il avait forcément une mauvaise nouvelle. Nell et lui-même s'était aussitôt arrêté de taper et avait planté son travail pour lui accorder toute son attention. Callen, Sam et Hetty, qui eux aussi connaissaient bien le lieutenant de police, l'avait dévisagé avec gravité.

Deeks, fébrile et mort d'inquiétude, n'arrivait pas à trouver ses mots. Il déviait du regard, comme s'il cherchait la présence de quelqu'un d'autre dans l'OPS pour l'aider et Callen avait tout de suite pâlit. Toutes les personnes présentes avaient compris en même temps que Callen. Si leur collègue et ami faisait cette tête, ça ne pouvait vouloir dire qu'une seule chose: Kensi.

Ils s'étaient rendus en quatrième vitesse chez Kensi. Bien trop tard, bien sûr. Ils n'avaient pu que constater les dégâts, la police déjà sur les lieux, alertée par une voisine, cherchait à contacter sa famille. Hetty avait été réquisitionné par un policier qui lui demandait où joindre sa mère et Hetty leur avait expliqué qu'elle n'avait pas besoin d'eux et qu'elle prenait l'enquête en main.

Deeks avait été chargé par Hetty d'interroger la voisine et Callen et Sam fouillaient la maison, ce n'était pas plus mal que Deeks n'inspecte pas les lieux avec eux. Ils avaient vu la porte défoncée avec une violence sans nom. Ils avaient vu les traces de lutte. De sang. Apparemment, Kensi avait été battue. Son agresseur, trop fort pour elle, avait pris le dessus et elle avait dû essayer de récupérer son revolver pour s'en libérer. Des coups de feu avaient été tirés en l'air.

Il n'y avait aucune piste. L'équipe avait fouillé avec précision chaque recoin du logement, interrogé chaque voisin, visionné chacune des vidéos de surveillance du quartier, mais il n'y avait rien. Le mec était un pro. Leur seule certitude: il ne l'avait pas tuée sinon, on aurait déjà retrouvé son corps. Deux journées passées. Deux jours de cauchemar. Le sang retrouvé sur le tapis de son appartement avait été analysé et malheureusement, il n'appartenait pas au kidnappeur ce qui aurait permis de l'identifier. Non, ce sang lui appartenait à elle, à Kensi.

Tous en avaient été malades. Ils la savaient blessée, loin d'eux et à la merci d'un fou. Chacun essayait de se rendre utile et de ne pas penser à ce que pouvait endurer Kensi pour rester le plus efficace possible ! Eric et Nell aussi en étaient malades. Aucune trace, aucune piste. Pas de rançon, rien à redire, rien à demander, rien à vérifier.

Ils tournaient en rond dans la salle info tandis que Sam, Callen et Deeks utilisaient toutes leurs ressources et leurs indics pour faire quelque chose à l'extérieur. Chaque membre de l'équipe avait de l'expérience dans ce domaine et ils savaient que si elle était encore vivante et qu'aucune rançon n'avait été demandée, cela ne pouvait signifier qu'une seule chose: le kidnappeur l'avait uniquement enlevée pour lui.

Une vengeance. C'était un point de départ. Mais qui? Kensi avait beaucoup d'ennemis, comme chaque agent du NCIS. Nell et Eric avaient dû se débrouiller tout seul pour regrouper tous les ennemis potentiels de la jeune femme. Ils avaient lu et relu tous les dossiers sur lesquels Kensi avait travaillé, un travail de longue haleine, très ardu. Ils avaient fini par dresser une liste de ses ennemis les plus féroces et faisaient défiler cette liste sous leurs yeux pour trouver quelque chose. Mais rien ne venait. La liste défilait devant eux inlassablement, pour la centième fois depuis 48 heures, sans qu'ils ne trouvent quoi que ce soit.

Encore et encore cette liste... Tous ces ennemis... Tous ces noms... Carlos... Cristensson... Donovan... Fenster... Guyon... Welston... Langley... Marcello... Marcos... Maverick... Pen-Sung... Ripley... Tous ces noms, tous ces ennemis.
Ils devaient sauver Kensi.

Un avis? Une reviews?

A trés vite pour la suite et portez vous bien!