Me revoilà avec un nouveau chapitre centré cette fois-ci sur un autre couple (je ne vous dis pas lequel, vous verrez bien en lisant).
Réponse aux review :
Karfaith : Ne pousse pas Môri à bout enfin, déjà que Motochika le fait tourner en bourrique toute la journée… Et rien ne laisse penser que mon petit et mignon (qui fait presque une demi tête de plus que Date) Katsuie drague Môri voyons… Il a juste trouvé l'une de ses zones érogènes et l'a trouvé mignon avec son petit cri aigüe, il faut bien un peu aider Motochika, mes lecteurs n'attendent que ça !
Bonne lecture !
Le boulet et le président
La journée s'annonçait plutôt tranquille pour notre président du conseil des élèves, Yoritsuna. En effet, le jeudi était un jour sans théâtre, il n'y avait donc pas de raison de croiser Kanbe, celui-ci étant dans une autre classe. Bien entendu, Yoritsuna l'évitait comme la peste depuis qu'il l'avait embrassé, ne comprenant pas du tout ce geste, et il ne le voyait maintenant que lors des heures de théâtre. Son baiser n'aurait pas dû le déranger puisqu'il a des sentiments pour l'autre, mais il s'agit du contexte. Embrasser quelqu'un pour se débarrasser de lui est quelque chose d'abject, de son point de vue, bien évidemment. Yoritsuna était assis à son bureau, un crayon à la main devant une feuille blanche, dans la salle du conseil des élèves. Il n'arrivait pas à se concentrer sur sa tâche alors que celle-ci se trouvait être plutôt importante. Il était frustré, tout simplement. Haruhisa regarda son président poser sa tête sur le bureau en soupirant et fini par s'approcher de lui, inquiet.
-Tout va bien, Yoritsuna ? Tu n'as pas encore commencé ton rapport.
L'appelé se redressa en sursautant et regarda son vice qui semblait vraiment se préoccuper de lui.
-Désolé, je me mets au travail tout de suite.
Sur ces mots, il commença enfin à écrire, décidé à ne pas laisser son labeur pâtir de ses pensées superflues. Son rapport fut enfin fini, après une bonne trentaine de minutes à rédiger, effacer, re-rédiger, penser et enfin, signer. Il poussa un long soupire de soulagement lorsqu'il posa enfin son stylo. La sonnerie retentit pour annoncer la reprise des cours, cours dans lequel Yoritsuna se pressa d'aller. Plus vite il serait dans sa salle, moins il aurait de chances de LE croiser. Par malheur, il croisa le groupe de Motochika, mais pas de Kanbe en vue, c'est vrai qu'ils n'étaient pas dans la même classe. Il arriva donc dans sa salle sereinement et s'installa avant l'arrivée du professeur Kenshin, suivi de près par le directeur en personne, Oda Nobunaga. Tout le monde se leva pour l'accueillir et il leur demanda de se rasseoir. Il commença par la suite par parler des journées portes ouvertes qui se dérouleront dans cinq mois, leur demandant de tous se concerter pour savoir ce que leur classe présentera. Il demanda ensuite au délégué de classe, à savoir Sakon Shima, de lui donner la réponse au plus tard mercredi de la semaine prochaine. Yoritsuna pensa tout de suite à la représentation théâtrale que le club théâtre allait sûrement devoir présenter le jour des portes ouvertes, en espérant que les costumes que Katsuie devait confectionner soient prêts à temps. Oda finit par partir et la salle fut prise d'un tumulte que Kenshin fit vite cesser de sa voix aigüe. Le président écouta le cours silencieusement, en prenant des notes qu'un ou deux élèves demanderont à la fin du cours. Le travail lui permettait de penser à autre chose et cela le soulageait et lui faisait beaucoup de bien. Il pensa à travailler plus souvent lorsque quelque chose ne se passe pas comme il le faut. C'est sur une note encourageante que le cours pris fin et laissa place à un suivant puis, le dernier. Et tout cela sans croiser une seule fois Kanbe de la journée. Peut-être était-il absent. Ce n'était pas pour déplaire à notre président. Enfin, tout aurait pu bien se passer s'il n'avait pas reçu sa visite après les cours dans la salle du conseil. En effet, il venait d'entrer dans la salle, un papier en main et s'approchait nonchalamment du bureau de Yoritsuna. Ce dernier eu un petit mouvement de recul lorsque la feuille fut posée sur sa table, il regarda le nouveau venu avant de jeter un œil au document. Un avis d'exclusion à signer… C'était pour cela qu'il était absent aujourd'hui. Il prit un tampon et l'appliqua au niveau de la signature, signant ensuite de lui-même le papier puis le tendit à Kanbe qui ne bougea pas, sauf pour regarder Haruhisa qui se leva un peu trop rapidement.
-Yoritsuna, désolé, mais je dois filer. J'ai oublié que je dois aller chercher ma sœur à l'école ce soir, dit-il en préparant ses affaires.
Il sortit sous l'œil affolé du président qui ne voyait pas Kanbe partir également. Enfin seuls, le plus grand s'assit sur le bureau et regarda l'autre essayer de se concentrer sur ses documents. Un long silence se faisait entendre dans la pièce, seul le bruit du crayon sur le papier était discernable. Lorsqu'enfin Kanbe se leva du bureau et feint de partir, Yoritsuna se détendit complètement en soupirant. Il sentit par la suite une main qui lui agrippa l'épaule pour le retourner avec sa chaise roulante.
-Que… arriva-t-il seulement à articuler en se plaquant encore plus contre son dossier, pensant pouvoir fuir ainsi.
Il ferma les yeux, attendant le moindre geste de l'intrus qui tarda à venir.
-T'as pas à avoir peur, je ne vais pas te frapper, dit-il en posant sa main sur la joue de notre président préféré.
Seulement, ce n'était pas vraiment cela qui lui faisait peur. Il n'avait même jamais pensé à la possibilité que Kanbe puisse le frapper un jour. Il trouvait ce grand baraqué trop stupide pour tabasser quelqu'un de son envergure. Ou justement, peut-être pas assez stupide ? Il se mit à trembler de manière indiscernable et rouvrit les yeux pour le voir tout proche de son visage. De ce fait, il sursauta. L'autre se rapprocha de lui et joint leurs lèvres. Lèvres que Yoritsuna commençait à connaître, après tout c'était la troisième fois qu'ils s'embrassaient. Il força la jointure pour aller chercher sa jumelle et commencer une danse lente et sensuelle. Le président était rouge pivoine et sa tête lui tournait, il se demandait comment ils avaient pu en arriver là, alors qu'avant, ils ne se parlaient presque pas. Ils mirent fin au ballet et Kanbe s'éloigna un peu, la main étant descendue sur le torse du plus petit, celui-ci étant d'ailleurs brulant et d'une toute autre couleur qu'à son arrivée.
-T'es amoureux de moi, dit le plus grand plus en affirmant qu'en demandant.
Yoritsuna voulu se lever mais la main posée sur lui l'en empêcha.
-Où crois-tu vouloir aller ? Je n'en ai pas encore fini avec toi.
Le président paniqua alors en voyant Kanbe déboutonner sa chemise et poser ses lèvres sur son torse au fur et à mesure. Il se sentait déglutir à chaque baiser qui était de plus en plus bas et enfin, la main arriva au pantalon, cependant, à son grand soulagement (ou son grand damne), il revint l'embrasser, lui laissant un petit instant de répit. C'est ce qu'il croyait, mais il sentit sa main passer dans son boxer avant de commencer à effectuer des vas et viens lents et frustrants. Yoritsuna se débattit pour le faire cesser mais rien n'y fit, Kanbe était beaucoup plus fort que lui. Le baiser prit fin alors que le mouvement continuait sur sa verge maintenant bien redressée, laissant le plus petit pousser des gémissements de plaisir étouffés. L'intrus se baissa pour appliquer sa bouche ou travail. Yoritsuna se rappela alors de la manière dont Môri avait réussi à dominer Chôsokabe en deux minutes lors du jeu de la bouteille. Il repoussa sa tête avec ses mains avant de donner un coup de genou qui devait normalement atteindre le ventre de Kanbe. Pour le plus grand malheur des deux protagonistes, celui-ci atterrit contre son menton, le sonnant violemment, laissant la force à Yoritsuna de le pousser en tenant son os douloureux. Kanbe s'effondra par terre et ne bougea plus pendant quelques secondes, inquiétant ainsi le pauvre président.
-Eh, Kuroda… Il le secoua un peu. Bon sang, s'affola-t-il. Réveilles-toi, je ne veux pas avoir un mort sur la conscience !
L'assommé finit enfin par se réveiller, toujours allongé sur le sol. Il cligna des yeux et fut surpris de voir Yoritsuna au-dessus de lui, inquiet. Il grogna quelque chose d'imperceptible en se tenant la mâchoire.
-Bon sang, t'y vas pas de main morte, reprocha-t-il.
Anegakôji se formalisa de son toupet.
-Si tu ne m'avais pas agressé, je n'aurais pas fait ça.
-C'est ce que tu voulais que je fasse, se moqua Kanbe.
Il empocha une claque bruyante avant de voir le président ranger ses affaires et lui dire de se dépêcher de sortir en le traitant d'abruti, ce qu'il fit après avoir tapoté son épaule et s'être dépoussiéré. Yoritsuna s'effondra sur sa table après la fermeture de la porte. Il le traita intérieurement de tous les noms en repensant à ce qui venait de se passer. Finalement, il ferma la porte du conseil à clef et rentra chez lui en continuant à trouver des injures qui lui siéraient bien. Il continua d'étudier une fois arrivé chez lui, beaucoup plus concentré que lors de la journée toute entière.
Le lendemain, il commença par des cours banals comme la biologie avec le professeur Arumasa. Enfin, une heure après le repas, vint l'heure, ou plutôt les deux heures, de théâtre. Tout le monde était présent, même le couturier qui semblait avoir ramené de quoi coudre pendant que tout le monde répétait. Yoritsuna regardait Kanbe en chien de faïence et gardait le plus de distance possible entre eux deux. Yoshiaki leur proposa alors de jouer la scène 5 de l'acte 1, c'est-à-dire, la première scène de baiser. Motonari déglutit à cette annonce. Oh grand jamais il n'embrasserait quelqu'un contre son gré, et encore moins lorsqu'il s'agit d'une pièce de théâtre. Il commença donc à s'enfuir dans la réserve avant de se faire attraper les jambes par Motochika qui était assis non loin de lui. Il tomba en tonnant un petit cri strident. Tout le monde les regarda et se mirent à rigoler. En effet, leur position n'était pas ce qu'il y avait de plus anodin : Chôsokabe tenait les jambes de Motonari qui se débattait et donnait de légers coups de genoux dans ses épaules. Les agitations causèrent un remue-ménage qui les fit se tortiller tel un serpent autour d'une proie. Yoshiaki finit par les rappeler à l'ordre et le calme revint dans la salle, sauf pour un imperceptible grognement qui venait d'à côté de Chôsokabe. Le professeur demanda donc à Roméo, alias Yoritsuna, et Juliette, alias Motonari, de venir sur scène, ceux-ci ayant déjà certifiés il y a une semaine qu'ils connaissaient leurs textes. Le plus grand prit alors la main de Juliette d'une manière beaucoup plus théâtrale que lors de son jeu avec Kanbe et commença à jouer son texte, lui faisant des yeux de séducteur et de supplication :
-Si j'ai profané avec mon indigne main cette châsse sacrée, je suis prêt à une douce pénitence : permettez à mes lèvres, comme à deux pèlerins rougissant, d'effacer ce grossier attouchement par un tendre baiser.
Motonari, beaucoup moins à l'aise, regarda rapidement le publique et, en voyant que Motochika s'apprêtait à se moquer de lui au moindre faux pas, prit sa respiration et continua avec sa réplique, regardant Roméo dans les yeux :
-Bon pèlerin, vous êtes trop sévère pour votre main qui n'a fait preuve en ceci que d'une respectueuse dévotion. Les saintes mêmes ont des mains que peuvent toucher les mains des pèlerins et cette étreinte est un pieux baiser.
Il se recula de quelques pas tandis que Yoritsuna s'approchait pour garder le minimum de distance entre eux.
-Les saintes n'ont-elles pas des lèvres, et les pèlerins aussi ?
Motonari buta sur sa réplique et se racla la gorge pour la recommencer directement après.
-Oui, pèlerin, des lèvres vouées à la prière.
Roméo se tourna alors vers le publique, se frottant les lèvres du bout des doigts.
-Oh ! Alors chère sainte, que les lèvres fassent ce que font les mains. Elles te prient, il vint s'agenouiller en face de Juliette. Exauce-les, de peur que leur foi ne se change en désespoir.
Il lui prit une main et la porte à sa bouche, ce qui fit trembler Motonari qui déteste être touché par n'importe qui, si bien qu'il ne put dire sa prochaine réplique sans avoir la voix qui tremblait.
-Les saintes restent immobiles, tout en exauçant les prières.
Yoritsuna se releva alors, retrouvant sa plus grande hauteur et posa une main sur sa joue, comme l'avait auparavant fait Kanbe, dans la salle du conseil des élèves. Il fit sursauter Motonari qui le regarda d'un mauvais œil, mais n'y prit guère consistance.
-Restez donc immobile, tandis que je recueillerais l'effet de ma prière, dit-il d'une voix douce et grave.
Il s'approcha doucement des lèvres de Motonari, et la salle était totalement absorbée par l'évènement. Les lèvres finirent par être jointent les unes sur les autres dans un baiser chaste.
-Vos lèvres ont effacé le péché des miennes, finit-il avant de se reculer de Juliette.
Aucune réplique ne vint cependant. Un long silence s'était installé.
-Môri-kun ? Appela Yoritsuna.
Il tapota son épaule et celui-ci tomba à la renverse, totalement inerte. Un grand brouhaha d'affolement se fit alors entendre, Motonari venait de s'évanouir. Motochika se mit alors à rire à grands éclats sous l'œil mauvais de Magoichi qui tentait de le ranimer comme elle le pouvait. Dans le tumulte, deux personnes avaient disparu : Yoritsuna et Kanbe. Ce dernier l'avait attrapé par le bras avant de sortir de la salle en le tirant. Il le mena jusqu'à son escalier isolé et le poussa en dessous sans préavis.
-Bon sang, mais qu'est-ce que tu fais, demanda le président hargneusement.
Kanbe plaqua sa main à côté de sa tête pour pouvoir le dominer pleinement de sa stature et le dévisagea.
-C'est plutôt à moi de te demander ça. Tu ne veux pas de mes baisers alors que tu es amoureux de moi, mais avec ce nouveau, t'es d'accord ?
Yoritsuna rougit légèrement en tournant la tête.
-Je n'ai jamais dit que je t'aimais, tu l'as déduit toi-même sans preuve, dit-il en sentant sa voix trembler.
Il n'aimait vraiment pas mentir, surtout lorsque la personne à qui il racontait des canulars était en face de lui et qu'il savait en fait la vérité. Kanbe se colla alors au corps de Yoritsuna et lui souffla à l'oreille. Le plus petit trembla en rougissant de plus bel et lâcha un soupir qui ne passa pas inaperçu. Le plus grand ricana.
-Et avec ce genre de réaction, tu comptes convaincre qui ?
Il fit glisser ses doigts le long de son corps tout en se délectant des frissons qui ressortaient de l'organisme en face de lui. Il lui mordilla le cou sans obtenir la moindre résistance et jeta ensuite un coup d'œil au visage de Yoritsuna qui se mordait la lèvre pour ne pas faire de bruit.
-Allez, essaie de nier que je te plais, lui chuchota-t-il à l'oreille.
Il compressa fortement l'un de ses tétons avant d'entendre un fort gémissement enfin sortir de sa bouche. Il sourit et l'embrassa chastement, passant ensuite sa main libre dans ses cheveux doux et soyeux.
-Eh ben voilà, tu vois quand tu veux.
Il reprit son cou entre les dents, le mordillant gentiment, ouvrant progressivement sa chemise et laissant des sillons de bave de part et d'autre de sa peau. Il les conduisit sous les escaliers pour être cachés de tout intrus éventuel, l'allongea grossièrement et reprit ses caresses, arrachant des gémissements étouffés de son président. Son pantalon et son boxer furent vite baissés et, après avoir préalablement calé les genoux de son futur amant pour ne pas qu'il refasse son petit tour de la veille, il approcha la tête de sa verge déjà dressée mais ne la prit pas de suite en bouche, soufflant légèrement dessus pour pouvoir admirer les tremblements impatients de son interlocuteur.
-Dis-moi que tu m'aimes, finit-il par dire.
Yoritsuna le regarda, un peu perdu à cause de l'effet ressenti par les caresses.
-Que…
-Dis-moi que tu m'aimes et je te jure que tu ne pourras bientôt plus dire autre chose que mon nom.
Le président sembla hésiter quelques instants, mais c'était sans compter les soufflements sur sa verge qui étaient insoutenable. Il posa ses mains dans la chevelure brune de Kanbe et souffla désespérément :
-Je t'aime… je t'aime depuis si longtemps !
Ses lèvres furent alors assaillies par leurs homologues, laissant se rencontrer ensuite les langues jumelles qui commencèrent une danse endiablée. Les deux hommes se partageaient l'un l'autre comme s'ils ne pouvaient faire autre chose pour vivre. Par manque d'air, ils se séparèrent mais reprirent aussitôt leurs lèvres. Kanbe finit par redescendre finir ce qu'il voulait commencer et prit enfin la verge présentée en bouche, la léchant d'abord de haut en bas, puis la suçotant en faisant des mouvements de vas et viens. Il présenta dans le même temps trois doigts à la bouche de Yoritsuna qui les lécha allègrement. Une fois bien humidifiés, ils furent présentés à son anus et l'un d'eux y entra, démarrant directement le même mouvement que celui exercé sur le muscle gorgé de sang. Une fois l'anneau de chair légèrement détendu, un deuxième entra, invitant dans le même temps à effectuer des mouvements de ciseaux qui firent gémir Yoritsuna de plus bel. Sentant qu'il était au bord de la jouissance, Kanbe se recula et appuya sur la veine de la verge pour l'en empêcher tout en continuant ses mouvements de vas et viens après avoir ajouté un troisième et dernier doigt. Quelques gémissements pus tard, il posa sa tête contre le torse de son Roméo.
-Ane, soupira-t-il. Je peux y aller ?
Ledit Ane fut surpris du surnom et lui murmura d'une voix suave.
-Tu as bien dit que tu ne me ferais dire que ton nom…
Prenant cette réponse pour une affirmation, il enleva ses doigts et présenta sa propre verge à son rectum pour l'enfoncer délicatement en grognant de plaisir. Il marqua une pause, le temps de le laisser s'habituer à l'intrusion et lorsqu'il bougea par lui-même, Kanbe commença ses vas et viens longs et lents. Les gémissements de Yoritsuna étaient d'abord plaintifs et douloureux mais devinrent rapidement remplis de plaisir. Les mouvements se firent de plus en plus violents et véloces si bien que le président ne se souvenait pas bien de l'endroit où ils étaient et poussait des râles de plaisir parfaitement perceptible pour quiconque s'approcherait à moins de 20 mètres d'eux, c'est-à-dire, par exemple, en venant des escaliers. Kanbe su qu'il avait enfin touché ce qu'il cherchait lorsqu'un gémissement plus fort que les autres se fit entendre. Il avait déniché la prostate de son partenaire qu'il se donna un plaisir de la pilonner plusieurs fois avant de sentir l'anneau de chair se resserrer autour de sa verge. Yoritsuna venait de jouir. Cependant, les vas et viens tout aussi soutenus qui percutaient sa zone sensible sans retenue eurent raison de lui et il se retrouva avec une nouvelle érection.
-Ku…Kuroda, réussit-il à dire en passant ses bras autour de son cou pour y poser des baisers.
-Appelle-moi Kanbe.
Celui-ci fit complètement allonger son homologue par terre pour poser ses jambes sur ses épaules et pouvoir le pénétrer plus profondément encore. Yoritsuna ne pouvait s'arrêter de crier le nom de son nouvel amant et c'est ce même nom qu'il soupira lorsqu'il éjacula pour la deuxième fois, suivi cette fois-ci par le prénommé. Ils marquèrent une pause dans une position plus ou moins confortable afin de reprendre leurs esprits et leur souffle, puis Kanbe se retira de son antre chaud, sortit un mouchoir d'une de ses poches d'uniforme et s'essuya la verge et le corps avant de se rhabiller. Yoritsuna était toujours allongé par terre, se rendant compte de ce qu'il venait de faire, et d'où il venait de le faire. Le président du conseil des élèves venait de coucher avec un homme dans le lycée, là où tout le monde aurait pu assister au spectacle.
-Ce qui est fait est fait, intervint Kanbe qui avait compris ce qui se tramait dans la tête de son amant. Il lui lança une serviette. Tiens, essuie-toi, on doit retourner en théâtre, avec un peu de chance, ils auront enfin réussi à réanimer ce cher Môri.
Une fois les deux rhabillés, ils retournèrent dans la salle et furent surpris de ne pas voir la Juliette désignée.
-Où est-ce qu'il est, demanda Kanbe qui ne prenait pas en compte les regards portés sur lui et Yoritsuna à cause de leur soudaine disparition.
-Il s'est enfermé dans la réserve après nous avoir tous insultés de personnes inutiles et dispensables, répondit froidement Magoichi en désignant la porte de la petite salle du menton.
Motochika pouffa avant d'appeler sa proie.
-Oï Motonari, ton Roméo est revenu !
Un bruit sourd se fit entendre de la réserve et une phrase assourdie résonna qui semblait ressembler à son discours préféré du moment :
-Ne m'appelle pas par mon prénom, Chôsokabe !
Fufu, nous voilà à la fin de ce chapitre. J'espère qu'il vous a plût, et si l'irrésistible envie de laisser une review vous prend, ne vous retenez pas, dévoilez vous comme l'a fait notre petit Yoritsuna ! A la prochaine.
