Voilà le chapitre 8 pour le plaisir de mes lecteurs. Oui, je suis en vacances pour le moment donc j'en profite pour poster plein de chapitres, puisque que je vous ai fait poiroter pendant deux ans auparavant.

Réponse aux reviews : (merci beaucoup !)

karfaith : Oui oui, il va finir par arriver le Sakon, ne t'en fais pas. Ralala, ces impatients… Sinon, contente que ma fic te fasse rire, c'était l'effet recherché et ça marche enfin ! *trop contente* (Sinon, t'es pas obligée d'être méchante en faisant genre, tu voulais pas laisser une review TT-TT)

migguy-24 : Wow wow ! Je lâche ma boîte mail pendant une heure même pas et quand je me reconnecte, je suis assaillie par tes reviews ! Enfin, contente que tu sois satisfaite de pouvoir lire la suite, encore désolée de t'avoir fait attendre aussi longtemps alors que je t'avais dit que j'essaierais de poster rapidement. Là, je vais m'en donner à cœur joie, en espérant que mon inspiration ne me fasse pas défaut. Au pire, j'irais jouer à SB : SM D.

firona tourelles : Merci pour cette superbe idée ! Je vais pouvoir faire intervenir un des nouveaux personnages grâce à ça. Alala, les lecteurs et leur imagination qui fini toujours par aider l'écrivain… Que c'est ingénieux. Merci pour ta review également.


Deux heures perdues

Motonari avait fini par se réveiller de son évanouissement suite au baiser de ce stupide Yoritsuna. Ses joues étaient douloureuses et lorsqu'il demanda, pas très poliment, il est vrai, le pourquoi du comment, Tsuruhime lui avait répondu que Magoichi s'était un peu défoulée sur lui et il était parti se réfugier dans la réserve en traitant tout le monde d'êtres inutiles et dispensables, comme si cela pouvait blesser quelqu'un. La comédienne avait tout de même essayé de défoncer la porte pour lui faire ravaler ses paroles d'enfant gâté insupportable mais avait fini par abandonner lorsqu'elle entendit le verrou de la porte. Elle revint s'asseoir en l'insultant de tous les noms possibles. Yoshiaki voulu s'excuser auprès de Yoritsuna et lui proposer de recommencer la scène plus tard, mais l'élève avait disparu, ainsi que Kanbe. Personne n'avait fait attention à leur départ avant cela, cela fit ricaner les plus instinctifs, sachant ce qui passait dans la tête du plus grand, ainsi que Haruhisa qui était au courant de tout à propos de son ami et qui savait qu'il reviendrait sûrement en homme comblé à la fin de leur échange. C'est utile de servir de conseiller à Kanbe pour ses histoires d'amour. Ils jouèrent alors une autre scène en attendant le retour des deux protagonistes disparus. Cette fois-ci, Lady Capulet, soit Magoichi, et Capulet, alias Motochika, se mirent sur scène, une tension désagréable suivant la jeune fille. Ils commencèrent à jouer mais ce devint rapidement un grand bazar. La jeune femme n'était pas d'humeur à jouer et lançait sans arrêts des regards haineux vers la réserve toujours fermée à clef, finissant par se stopper net, se tourner vers Motochika et prendre une voix massacrante.

-Bon va le chercher, il commence à m'énerver et j'ai vraiment besoin de taper dans quelqu'un !

-Il sortira quand il en aura envie.

Magoichi se redirigea donc vers la réserve pour en finir avec cette fichue porte avant d'être stoppée par le professeur.

-Allons, c'est bon retournez vous asseoir, on va faire une séance yoga pour calmer tout le monde !

A peine furent-ils assis que Yoritsuna et Kanbe revinrent, légèrement essoufflés et tous les regardèrent.

-Où est-ce qu'il est, demanda le plus grand des deux.

Magoichi se retint de tout casser avant de donner la direction de la réserve avec son menton.

-Il s'est enfermé dans la réserve après nous avoir tous insultés de personnes inutiles et dispensables.

Un rire se fit entendre suivit de près par une pique de Motochika destinée à Môri qui répondit par un bruit sourd. C'en fut trop, la jeune femme proposa un marché rapide à Katsuie qui accepta, s'approcha de la réserve et toqua à la porte, suivit de près par Mogoichi.

-Môri-kun, tu peux me laisser entrer, s'il te plaît, je dois récupérer quelque chose dans la réserve.

Le cliquetis de la serrure se fit directement percevoir et la porte s'ouvrit légèrement. La jeune femme poussa rudement Katsuie par l'épaule avant d'entrer dans la pièce. Les autres élèves n'avaient pas en direct les images de ce qui se passait dedans, mais ils avaient le son : Une claque retentit d'abord, suivie de près par un grognement de douleur, une ou deux malles renversées, et d'après le bruit du bois, Magoichi avait saisi une épée et essayait de frapper Motonari avec, qui semblait les esquiver avec certaines difficultés d'ailleurs. Elle fini par l'attraper par le col, le soulever comme elle pu et l'éjecter hors de la salle avec perte et fracas. Mogami soupira alors avant de les rappeler tous à l'ordre et abandonnant l'idée du yoga, qui ne servirait à rien à ce niveau de bêtise. L'heure suivante se passa légèrement plus calmement, c'est-à-dire que Motonari n'était pas retourné dans sa réserve et que Magoichi s'était légèrement calmée. Une exclamation qui devait sans doute être de la joie se fit entendre. Katsuie venait de finir les deux premiers costumes qu'il avait commencés, à savoir celui de Thybalt et de Samson.

-Nanbokou-senpai, Ishida-kun, vous pouvez aller les essayer, s'il vous plaît ? Je voudrais voir si je dois faire des retouches ou pas.

Ils se levèrent donc et prirent les costumes avant d'aller se changer dans la réserve.

-Il se débrouille plutôt pas mal le petit nouveau, remarqua Tenkai après avoir fermé la porte.

-Evidemment, sinon, il n'aurait pas accepté de le faire.

Ils se changèrent ensuite en silence et ressortirent pour montrer le résultat aux autres. Mitsunari n'ayant pas un rôle important se retrouva avec un habit sobre, une veste arrivant au milieu des cuisses parsemée de broderies et de froufrous, d'une couleur marrons foncé, un pantacourt banc et des bottes noires en cuir. Katsuie examina le chapeau qu'il avait confectionné mais l'enleva directement de la tête de Mitsunari.

-Le couvre-chef te met trop en valeur pour un personnage si peu important, on l'utilisera peut-être pour quelqu'un d'autre.

Le déguisé haussa les épaules et laissa les autres admirer Nanbokou à son tour. Celui-ci par contre avait un rôle assez important, et ça se voyait sur le déguisement qui lui faisait gagner de la carrure. Il portait un long manteau gris foncé serré au niveau de la taille par une ceinture sombre, les manches du manteau au niveau des coudes jusqu'aux poignets étaient amples et composées de froufrous de la même couleur que le reste du manteau et il était surplombé par un col ouvert. Des grandes bottes d'allure ancienne, de couleur marron, lui arrivaient au dessus du genou, laissant tout de même légèrement dépasser le pantalon noir.

-Je tiens à dire que ces bottes sont difficiles à mettre, sourit-il.

Bien que l'effet soit suffisant, Katsuie trouvait que quelque chose manquait. Il demanda un élastique à quelqu'un et se mit derrière Tenkai après lui avoir demandé de se baisser légèrement pour être à sa hauteur. Il fit passer ses mains dans ses cheveux pour les coiffer un minimum, effleurant par la même occasion la nuque de son mannequin, et les regroupa tous pour passer l'élastique autour d'eux. Il finit par les attacher en une queue de cheval un peu lâche qui donna encore plus de crédibilité au personnage. La longueur des manches fut vérifiée, la pointure des chaussures également, tout était ok. Il se recula enfin pour voir l'ampleur de son travail et fut vraiment satisfait du résultat. Il allait leur demander d'aller se rhabiller lorsqu'un grand fracas résonna dans le couloir. Hirotsuna alla voir ce qu'il se passait lorsqu'il aperçu un garçon de première année, avachi par terre.

-Qu'est-ce que tu fais là, toi, lui demanda-t-il.

Le garçon s'agenouilla devant lui et baissa la tête.

-Je suis désolé, j'ai fait tomber mes dés et quand j'ai voulu en rattraper un, je suis maladroitement tombé ! Il regarda le sol de la classe de théâtre, d'ailleurs, je crois qu'il y en a un qui a roulé sous la porte et qui est à l'intérieur de cette salle.

En effet, un dé était posé librement à côté du pied de Mitsunari que celui-ci ramassa et s'approcha de l'opportun pour lui tendre.

-Tu ferais mieux de jouer en dehors des couloirs, lui dit-il.

Il prit son dé en arborant un magnifique sourire, se leva, prit les mains du déguisé et le regarda, des étoiles dans les yeux.

-Puis-je vous demander votre nom, cher homme des temps anciens ?

Certains rigolèrent en entendant le surnom, mais cela ne fit pas rire du tout Mitsunari qui soupira d'agacement.

-Ishida Mitsunari, répondit-il tout de même.

-Je suis Shima Sakon, enchanté de vous rencontrer ! Il aperçu Yukimura dans la salle. Oh, salut Yuki !

Il repartit ensuite comme il était arrivé, mais sans le bruit. Les deux garçons retournèrent dans la pièce en se demandant comment il pouvait avoir autant d'énergie. Le cours se finit ensuite, laissant enfin une heure de répit à la classe de Motonari.

Ce dernier erra sommairement dans les couloirs avant de voir Mitsunari et Yoshitsugu en train de discuter dehors, il décida de s'immiscer dans leur petit groupe. Ils l'accueillirent amicalement et continuèrent leur discussion.

-Hideyoshi-sama doit sûrement être occupé dans son bureau à l'heure qu'il est, dit l'argenté d'une voix mi-boudeuse mi-admirative. Si seulement je pouvais l'aider dans son travail.

-Shihi, rigola l'autre. Il te récompenserait sûrement en nature.

Mitsunari s'insurgea suite à cette offense.

-Que dis-tu Yoshitsugu ? Comment oses-tu profaner de telles absurdités à son encontre ?! Hideyoshi-sama a sûrement une tendre et gentille femme qui l'attend chez lui derrière son tablier en soie, ne voulant lui dire que *bon retour, mon chéri* !

Il s'était levé lors de sa réplique et avait effectué des gestes perturbants qui ne signifiaient rien, sauf lorsqu'il joint ses mains pour imiter la femme. Motonari se demanda ce qu'il était venu faire avec un taré comme lui. Les élèves ne sont-ils pas censés ne pas supporter un vice-proviseur ? Yoshitsugu se moqua encore un peu de la vénération qu'avait Mitsunari à l'égard de Hideyoshi puis, ils parlèrent un peu des cours, puisqu'ils étaient tous les trois dans la même classe. Motonari finit par repartir vagabonder dans les couloirs où il se perdit lamentablement. Un mois dans ce lycée n'était apparemment pas assez long pour connaître parfaitement le bâtiment. Après avoir marché pour essayer de retrouver le bâtiment principal, il s'arrêta dans un couloir, s'assied et attendit la fin du cours, après tout, il pourra demander à quelqu'un qui sortira d'une des salles alentours. Il entendit enfin quelqu'un venir après cinq minutes d'attente, se décidant enfin à se lever, il déglutit lorsqu'il reconnu la carrure : Motochika. Cet homme devait avoir caché un GPS dans ses vêtements pour toujours réussir à le trouver. Motonari fit alors comme si de rien n'était, plutôt mourir que de lui avouer qu'il s'était perdu… Il pria le Soleil pour qu'il passe sans lui adresser la parole.

-Motonari, t'es perdu, lui demanda-t-il soudainement.

Oui, bon, il pouvait toujours rêver.

-Ne m'appelle pas par mon prénom, Chôsokabe.

-Raah, t'es chiant avec ça, c'est qu'un nom, dit-il en se grattant l'arrière de la tête de manière agacée. Et t'as pas répondu à ma question.

Le plus petit le regarda de manière hautaine.

-Hun ! Je ne vois pas pourquoi je serais perdu. Ne prends pas ton cas pour une généralité.

-Moi ? Je ne suis pas perdu, j'étais aux toilettes d'à côté. Toi en revanche, je ne vois pas ce que tu fais là, il ricana.

-Je… je suis aussi là pour aller aux toilettes, mentit-il.

Motochika regarda la porte d'où il venait qui n'était qu'à quelques mètres d'eux et dévisagea Motonari.

-Pourquoi t'y vas pas alors ?

-Je n'allais pas risquer de me retrouver seul dans une pièce fermée avec toi.

Un rire se fit soudain entendre dans le couloir.

-Qu'as-tu à rire, impudent ?

-T'es tellement pas crédible, mon pauvre Motonari ! Je t'ai vu assis quand je suis sorti des toilettes, et il n'y a aucun moyen pour que tu m'aies vu entrer vu que tu parlais avec le détraqué et son double.

-Qui ? Et ne m'appelle pas par mon prénom !

-Ishida et Ôtani… il s'approcha un peu de Motonari, le faisant ainsi reculer. Plus sérieusement, pourquoi ne voulais-tu pas être seul avec moi ? Aurais-tu peur ?

Le plus petit ne s'énerva même pas, pensant que la réponse était logique.

-Tu sais très bien pourquoi, ne joues pas avec moi, Chôsokabe.

Ledit Chôsokabe se colla au corps de Motonari et lui murmura à l'oreille :

-Si je voulais jouer avec toi, je t'emmènerais de force dans les toilettes d'à côté et tu ne pourrais pas m'échapper.

En sentant son homologue déglutir il se recula et commença à partir.

-Enfin, je te laisse un peu de répit, tu vois, je suis indulgent. A tout à l'heure en cours !

Motonari le regarda partir avant de tilter, c'est vrai qu'il était perdu ! Il suivit donc discrètement Motochika jusqu'à arriver enfin dans le bâtiment principal, satisfait de lui pour ne pas s'être fait repérer par le plus grand. Sentiment qui paraissait naïf pour l'autre qui savait très bien qu'il était suivi depuis le début et qui arborait un grand sourire de victoire.


Voilà, le chapitre 8 est fini. Désolée, il n'est pas très long lui non plus… c'est dur de faire un long chapitre ! Enfin, merci de toujours me suivre, et à la prochaine.