Salut tout le monde ! J'espère que vous allez bien en cette période festive !
Je vous remercie de me lire et sachez que tous vos commentaires me font chaud au coeur. Je vous embête pas plus longtemps et je vous laisse avec le quatrième chapitre !
Enjoy !
Ce fût la sonnerie de la porte d'entrée qui tira Clarke de son sommeil. Elle grogna quelque chose d'incompréhensible et commença à vouloir se lever mais un bras en travers de son abdomen l'en empêcha. Elle tourna légèrement la tête, les yeux embrumés, en direction du parasite. Sa vision se précisa d'un seul coup en voyant des cheveux bruns et bouclés qui ne pouvaient appartenir qu'à une seule et unique personne. Bellamy. Son premier réflexe fût de soulever les draps et elle soupira de soulagement lorsqu'elle constata que son pyjama était encore sur elle. Son répit fût de courte durée lorsqu'elle entendit la porte se refermer et les jumeaux crier. La jeune femme se précipita hors de la chambre, descendit les marches deux à deux et manqua de tomber à trois reprises. Elle arriva essoufflée devant les intrus ... qui n'étaient tout simplement que Octavia, la sœur de Bellamy et Lincoln son copain. Elle sourit en voyant que les jumeaux étaient dans les bras de ses amis. Elle allait commencer à parler lorsqu'une voix l'interrompit.
- Tu pourrais pas être plus douce quand tu te lèves, Princesse ? dit une voix ensommeillé aux pieds des escaliers.
Bellamy venait d'arriver tout en se frottant les yeux.
- Oh tiens, salut sœurette. Tu ne devais pas venir pour le café ? demanda-t-il.
- Si mais on était debout depuis un moment et on savait pas quoi faire. Et je t'ai envoyé un message, c'est pas de ma faute si tu ne regardes pas ton téléphone, dit-elle en haussant les épaules. Par contre, pourquoi t'as dit que Clarkey devrait faire moins de bruit quand elle se lève ? Vous avez dormi ensembles ? Nan, nan, attends, vous êtes ensembles ? enchaîna-t-elle, tout en scrutant leur réaction et en plissant suspicieusement les yeux.
Bellamy se dirigea vers son téléphone pendant que Clarke répondait à sa sœur. Il déverrouilla son cellulaire et sourit en voyant que le message de sa sœur était arrivé i peine cinq minutes.
- Non O', on est pas ensembles mais on a dormi avec les jumeaux car ils avaient du mal à trouver le sommeil. Il ne se passe absolument rien entre ton frère et moi.
- Pas encore, répondit Bellamy en regardant Clarke avec un sourire charmeur, ce qui lui valu un coup de poing dans l'épaule.
Octavia les observa toujours avec les yeux plissés et s'apprêta à répliquer mais son amoureux intervint avant elle en s'empressant de demander comment s'était passé le premier jour. Lincoln était une jeune homme grand, musclé et avait la peau foncée, le crâne rasé ainsi que des tatouages sur les bras. Bellamy avait mit du temps avant d'accepter le fait que sa sœur le fréquentait mais encore plus pour lui accorder sa confiance. Avant de lui répondre, il demanda gentiment aux garçons d'aller se préparer pour qu'ensuite, ils puissent prendre leur petit déjeuner quand ils reviendraient. Clarke les accompagna en haut, laissant à Bellamy le soin de s'occuper des invités.
Les enfants ne mirent pas longtemps à redescendre et ils s'installèrent confortablement sur les genoux de Lincoln pour Nico puis Octavia pour Léo. Le brun plaça deux bols de céréales avec du lait devant les deux garçons. Sans rien dire, Nico se leva, prit le colorant bleu dans sa petite main puis alla se rasseoir. Il releva la tête subitement, en se rendant compte qu'aucune parole n'avait été échangée.
- Je peux, parrain ? demanda-t-il.
- Bien-sûr, petit, tu es chez toi ici, pas besoin de demander, le rassura Bellamy avec un sourire.
Il versa quelques gouttes dans son bol et passa la fiole à son frère qui répéta exactement les mêmes gestes, avec le même nombre de gouttes. Le lait prit une légère teinte bleutée et s'uniformisa lorsque les enfants remuèrent le lait avec leur cuillère.
Clarke descendit les marches plus calmement que la dernière fois et se rendit dans la cuisine. Elle portait un short en jean assortit d'un débardeur noir sur lequel elle avait mit une chemise à carreaux rouges et noirs, un peu trop grande pour elle. Elle avait retroussé les manches. La jeune femme commença à rougir lorsqu'elle s'aperçut que les yeux de Bellamy ne cessaient de parcourir son corps.
- Mes yeux sont plus haut, Blake. dit-elle en arquant son sourcil gauche.
- Hein ... euh ... oui, d'accord, bafouilla-t-il.
Il s'excusa auprès de sa sœur et son copain puis partit en haut. Lincoln accompagna les jumeaux dehors afin de jouer au ballon et de permettre aux deux femmes de parler toutes les deux. Il savait qu'elles avaient besoin de se retrouver entre elles.
Une fois en haut, Bellamy se passa à plusieurs reprises les mains sur le visage et dans les cheveux. Dieu, qu'elle était belle ! pensa-t-il. Il s'imagina un instant que cette chemise aurait pu être la sienne dans un contexte fort différent. Il sentit le rouge lui monter aux joues et décida de passer sous une douche plutôt froide afin de s'éclaircir les idées mais il ne prit évidemment pas le temps de se sécher les cheveux. Comme d'habitude. Bellamy se dirigea par la suite dans sa chambre, n'ayant qu'un serviette autour de la taille. Il sortit un short noir accompagné d'un t-shirt bordeaux. Le brun repartit ensuite en direction de la salle de bain et se brossa les dents, rangea la serviette de toilette puis éteignit la lumière. En redescendant les escaliers, il vit que les garçons étaient dehors et jouaient au foot. Il entendit également Octavia et Clarke parler et, visiblement, elles avaient énormément de choses à se raconter. Leur discussion se ponctuait régulièrement par des éclats de rire. Il était si heureux que sa sœur ait Clarke ! Ils n'avaient pas eu une enfance facile et l'entendre rire de la sorte lui réchauffait le cœur. Il se joignit aux garçons et joua également.
- Et les enfants, ils ne posent pas trop de questions ? demanda la brune à son amie.
- Non, ça va, mais hier, j'ai fais des crêpes bleues parce que je sais qu'ils les adorent comme ça et Nico est partit en courant et il pleurait. Bell l'a réconforté. Je sais pas trop quoi faire, O. Je veux leur faire plaisir, leur rendre un minimum heureux mais j'ai l'impression que tout ce que je fais, c'est le contraire, confia Clarke.
- Tu devrais en parler avec mon frère. Vous êtes ensembles dans cette histoire, suggéra la jeune femme. Il est là pour t'aider avec les enfants et vice-versa. Vous êtes deux.
Clarke fit un sourire et lui demanda comment se passait son couple avec Lincoln. Elle pût voir que son amie était réellement heureuse car elle abordait un air ravi et son sourire rayonnait lorsqu'elle argumenta sur le sujet.
Soudain, elles entendit un cri et se précipitèrent dehors. Elles virent alors que Bellamy, Lincoln et Nico étaient en cercle et penchés sur Léo. Les deux jeunes femmes accoururent et remarquèrent que l'enfant saignait au dessus du sourcil gauche. Bellamy leur expliqua, paniqué, que le petit avait trébuché en voulant recevoir une passe qu'il voulait lui faire, et qu'il avait atterrit sur un caillou. Clarke embarqua le petit à l'étage et le soigna. L'enfant s'était calmé et ne pleurait presque plus. Ils commencèrent à descendre mais Clarke aperçut que Bellamy était assis sur son lit, les yeux dans le vague. Elle embrassa Léo sur le sommet du crâne et lui dit de retourner en bas tout seul et qu'elle arrivait bientôt. Elle pénétra dans la chambre du jeune homme, s'installa à ses côtés et lui prit délicatement la main.
- Je me sens nul, avoua-t-il, la tête basse.
- Mais non, Bell. Ne dit pas ça, le réconforta-t-elle.
- On aurait jamais dû accepter ! T'avais entièrement raison, ça ne marchera jamais ! J'aurais jamais dû te forcer !
- Arrêtes ! s'exclama-t-elle. Je t'interdis de dire des choses comme ça ! Tu pouvais pas savoir qu'il y avait un caillou ici, et tu ne m'a forcé à rien ! Tu as juste donné des arguments !
Il releva la tête brusquement, ne s'attendant pas à ce que la jeune femme élève la voix ainsi. Elle avait sûrement raison et il ne devait pas se laisser abattre. Il avait poussé Clarke à s'occuper des enfants avec lui et devait assumer le fait qu'il ne pouvait pas tout prévoir. Il la remercia et ils parlèrent encore deux petites minutes avant qu'il ne se lève et tende la main à Clarke.
- Tu joueras aussi à l'infirmière avec moi, Princesse ?
Elle lui sourit mais partit vers les escaliers sans lui répondre. Lorsqu'ils arrivèrent en bas, Bellamy avisa l'heure et décida de commencer à préparer à manger avec l'aide de la blonde. Le téléphone sonna et il laissa Clarke continuer vers la cuisine. Il entendit la jeune femme demander aux autres ce qu'ils voulaient manger ce midi. Il décrocha pendant qu'ils se disputaient sur la nourriture et lorsqu'il décrocha, il entendit « pâtes bolognaises pour tout le monde ! ». Octavia, qui aidait son amie en cuisine, pendant que les garçons regardaient la télévision, vit revenir son frère et le léger froncement de ses sourcils lui fit comprendre que l'appel téléphonique l'angoissait un petit peu. Elle comprit qu'il voulait parler avec Clarke et s'éclipsa, les laissant seuls.
La blonde sentit le regard de Bellamy sur elle et, sentant qu'il ne bougeait pas, lui demanda qui venait d'appeler.
- C'est l'avocat. Il vient de m'annoncer qu'une assistante sociale passerait demain dans la journée pour voir si les enfants étaient bien installés.
- Olala ! Si ça se trouve, elle va dire que la maison n'est pas aux normes requises et les garçons vont partir et on aura même pas le droit de le revoir ni rien ! commença a paniquer Clarke, en écarquillant les yeux.
- Eh du calme ! C'est rien, Princesse. C'est juste une visite de courtoisie et c'est normal. Elle verra uniquement que les enfants sont bien et c'est tout !
Il vit tout de même de l'affolement dans ses yeux et s'approcha un peu plus d'elle et lui caressa gentiment le bras. Elle continua de remuer les pâtes et Octavia arriva. Elle constata que son frère et sa meilleure amie étaient très poches mais se contenta d'un sourire un coin.
Une dizaine de minutes plus tard, tous passèrent à table et le repas se passa sous un rire général. Bellamy n'avait pas parlé du coup de fil et, heureusement pour lui, Octavia n'avait pas cherché à en savoir plus. Voyant qu'ils avaient tous fini leur repas, il se leva pour débarrasser et Lincoln l'aida. Ils mirent la vaisselle dans le lave-vaisselle et Bell se dit que cette invention facilitait bien des choses. Il indiqua où se trouvaient les bols et partit chercher de la glace saveur vanille puis caramel. Il n'eut pas le temps de poser le premier bac de glace que sa sœur se jeta dessus. Il souria. Elle n'avait pas changé. Il servit ses invités en premier, puis les jumeaux et pour terminer, Clarke et lui. Ils continuèrent de parler de tout et de rien. Bell aimait cette innocence que se dégageait du repas.
Une bonne heure plus tard, leurs invités décidèrent de partir, et, après une dernière accolade, Clarke referma la porte. Voyant que Nico et Léo baillaient à s'en décrocher la mâchoire, elle les envoya se coucher et ils ne se firent pas prier. Ils finirent de remplir le lave-vaisselle et Bellamy passa le coup d'éponge final. Clarke lui proposa de monter pour demander aux jumeaux, s'ils ne dormaient pas, si ils avaient besoin de quelque chose. Bellamy poussa légèrement la porte et fronça les sourcils en constatant qu'elle était vide. Il se retourna et s'apprêta à parler mais se stoppa lorsqu'il vit que la jeune femme était dans l'encadrement de la porte de sa chambre et ne disait rien. Il s'approcha d'elle, la frôlant et sourit lorsqu'il la senti se raidir. Il regarda ensuite en direction du lit et un sourire apparût sur ses lèvres en voyant les jumeaux. Nico avait sa tête dans son oreiller tandis que son frère avait passé ses petits bras autour du doudou de Clarke.
- Je crois que ton nounours t'a trouvé un remplaçant, chuchota-t-il proche de son oreille.
Clarke rougit et remercia le fait qu'il n'y avait pas de lumière. Cela aurait donné une nouvelle raison à Bellamy de la charrier et il n'en avait pas vraiment besoin. Elle se recula et descendit, laissant le soin au jeune homme de refermer doucement la porte.
Elle passa par la cuisine, faisant deux cappuccinos et partir s'asseoir sur le canapé. Bell la rejoignit deux minutes plus tard et aborda un sujet qu'elle aurait préféré éviter.
- Étant donné que l'enterrement de Wells est dans deux jours, je me demandais si on devait emmener les jumeaux ou pas.
- Je sais pas trop, je ne suis pas sûre que ce soit vraiment la place pour des enfants, dit-elle en le regardant.
- Ce serait un bon moyen pour eux de dire au revoir à leur père je pense. Il faut qu'ils y aillent ! assura-t-il avec conviction.
- Non, Bellamy. Cela pourrait les traumatiser ! C'est peut-être pas la dernière image qu'ils veulent garder de leur père !
Ils étaient à présent tout les deux debout et se fixaient avec colère et désapprobation.
- Pourquoi tu veux absolument qu'ils y aillent ? questionna la jeune femme.
- Pourquoi tu veux absolument qu'ils n'y aillent pas ?
- Ne réponds pas à mes questions par d'autres, Bellamy, grogna-t-elle.
- Parce que j'aurais aimé être à celui de ma mère, avoua le jeune homme. A ton tour, maintenant.
- Parce que l'enterrement de mon père veut dire que ma mère m'a délaissée, dit-elle en baissant les yeux.
Et voilà. Ils n'arrivaient pas à dire des choses qui les touchaient calmement. Il fallait qu'ils se crient dessus. Ils réussirent tout de même à se mettre d'accord sur le fait qu'ils en parleraient demain aux garçons, avant l'arrivée de l'assistante sociale, qui pourrait elle-aussi les aider à faire leur choix.
Bellamy alluma la télévision et commença à zapper, tout en buvant son café. Dès qu'il trouvait une émission intéressante, Clarke refusait et inversement. Au bout d'un bon quart d'heure, ils convinrent de laisser une chaîne culinaire.
Voilàààà ! Alors, qu'en avez-vous pensé ? J'ai mis énormément de temps à l'écrire et je n'en suis pas totalement satisfaite. Laissez-moi une review comme cadeau de Noël, ça serait tellement sympa !
Je vous invite à lire Café, écriture et inconnu de Goodgame. Sa fiction est une pure merveille et si ça peut vous aider, elle se passe en France ;)
Merci pour tout et bonne année !
Dernière chose, continuez de me suivre sur Twitter : Camy_S_n
Bonnes fêtes !
-C.
