Voilà enfin le chapitre 1, Nobor, the Undead's Village (Nobor; le Village des Non-Morts).

Merci à tous pour vos commentaires, cela fait toujours plaisir à lire! J'espère que ce chapitre vous plairas autant que le prologue. Qui est cet inconnu? Quelques indices dans ce chapitres... Qui fait beaucoup plus de mots que le premier! Ce qui explique le temps de parution plutôt long puisque la correction ma pris un bon moment. Bien sûr, il doit rester quelques fautes qui m'auront échappé et j'en suis navrée. Malgré tout, j'espère que vous apprécierez de le lire o/ (comme on ne peut pas faire de coeur, je laisse un bonhomme content...)


Douleur; expérience sensorielle et émotionnelle des plus désagréable. Severus connaissait bien cette définition, comme il savait que cette expérience provenait d'un stimulus nociceptif qui était transmis par le système nerveux lorsque l'on était blessé physiquement ou magiquement. Mais en cet instant, le potioniste, qui s'éveillait à peine, se sentait à des milles de la souffrance. En réalité, s'était comme s'il avait pris le dernier échec de Potter en matière de Potion de Sommeil, en double dose. Un râle sortit d'entre ses lèvres lorsque son estomac, vide, sembla vouloir sortir de son corps ou tenter de rendre un contenu qu'il ne possédait pas. D'une main lourde, comme si elle avait été trempée dans du plomb, Severus caressa son flanc blessé et sentit sous ses doigts des bandages récents. Fronçant les sourcils, l'enseignant voulu attraper sa baguette qu'il laissait toujours sur le bord de son lit, proche pour pouvoir l'attraper rapidement en cas de petite surprise nocturne. Or, tout ce qu'il sentit sous ses doigts furent un meuble, de bois certes, mais qui n'était pas à lui.

Se redressant d'un coup, rouvrant au passage quelques blessures qui n'avaient pas pleinement cicatrisées, la chauve-souris des cachots ouvrit les yeux. Tout était noir, aucune source de lumière pour lui donner une chance de s'habituer aux ténèbres ambiantes. Et il faisait frais, mais pas non plus un froid de canard. Non, s'était la même fraîcheur qu'à l'automne, lorsque les arbres commencent à changer de couleur comme si leurs branches étaient en flammes. Le cœur se Severus accéléra lentement en rythme, se rappelant la forêt en feu, Bellatrix et les autres le torturant. Et puis la voix, celle de son sauveur. L'odeur de bois et de sang mélangés lui remonta dans les narines alors que ses doigts se refermèrent sur son flanc saignant à nouveau, enfonçant les ongles dans le bandage. Non... non il n'avait pas pu être sauvé. Son esprit torturé avait simplement imaginé la meilleure scène possible alors qu'il était au bord de la mort pour le rassurer. Et maintenant, il devait être dans une quelconque prison, gardé par d'autres Deatheaters en attente de sa mise à mort comme les Romains de l'antiquité observaient les gladiateurs mourir pour se divertir.

Mais il était hors de question qu'il devienne un gladiateur! Même pour quelques secondes. Car Severus ne se faisait pas d'illusion, il n'était pas dans un état propre à se battre, avec ou sans baguette. Il était épuisé autant physiquement, mentalement que magiquement. Il n'avait plus la moindre force. Même une limace comme le fils de James aurait pu l'écraser d'un simple expelliarmus. Cette simple idée enragea l'homme aux yeux d'onyx. Comment pouvait-il tombé aussi bas que même Harry Potter pourrait facilement venir à bout de lui, comment en était-il arrivé à se laisser capturer ainsi? Pourquoi ne s'était-il pas suicidé quand il en avait l'occasion? Cela lui aurait évité tant de souffrance, mais surtout, il aurait pu partir. Même si cela aurait été un aller simple pour l'enfer, Severus était sûr qu'au moins là-bas il ne souffrirait pas plus qu'ici.

Lentement, Severus poussa les couvertures chaudes loin de son corps, puis passa les jambes hors du lit. Un long frisson parcouru son échine alors qu'il sentait le sol de pierres froides sous la plante de ses pieds. Et c'est là qu'il réalisa qu'il ne portait plus ses habits de Deatheater, mais un simple bas de pyjama de satin. Un frisson le traversa et instinctivement le potioniste entoura son torse de ses bras, se levant péniblement alors qu'un pique de douleur au flanc le força à se rasseoir, haletant. Respirant longuement pour se calmer et essayer d'oublier la douleur, l'espion tira finalement à lui une couverture et s'emmitoufla dedans. Une odeur de chrysanthème s'en dégageait. Un parfum si doux et apaisant qui détendit ses muscles alors qu'il respirait l'odeur floral de plus près, collant son nez de bonne taille et crochu contre le tissu soyeux. S'il était prisonnier, pourquoi le traitait-on ainsi? Comme un invité de marque… Secouant doucement la tête, l'enseignant se leva et chercha à tâtons la porte de la pièce. Après quelques accrochages contre des meubles qu'il ne pouvait voir, Severus trouva enfin la porte de sa chambre. Dans sa main, la poignée semblait être faite de trois tiges de fer que l'on aurait tressées ensembles et à peine la frôla-t-il, que la porte s'ouvrit

Contrastant avec l'obscurité de sa chambre, le couloir dans lequel arriva Severus était lumineux. D'innombrables lustres de cristaux anciens pendaient magiquement du plafond. De petits cristaux noirs pendaient des branches et à leur bout de minuscules miroirs reflétaient la lueur des chandelles. Sur le bord des murs de grandes armures semblaient monter la garde. Chacune tenaient deux épées qu'elles pointaient vers le plafond voûté alors que leurs bras étaient croisés. Mais aucune n'avaient de tête! Un sentiment de malaise croissant naquit dans le ventre du potioniste. Il avait l'impression qu'il n'avait pas le droit d'être là, qu'il n'avait rien à faire dans ce couloir désert et silencieux. Trop silencieux même! Il avait l'impression de s'être perdu dans le Voile ou d'être devenu sourd. Pire encore! Qu'il était seul au monde. Prenant une grande respiration, tentant d'oublier le sang qui perlait maintenant sur sa peau d'opale à cause de sa blessure au flanc, Severus s'approcha d'une armure et sans difficulté, parvint à s'emparer d'une épée. La réalité était que l'armure avait ouvert sa main pour le laisser la prendre. Cette constatation ne fit qu'accroître son sentiment d'être devenu un gladiateur de l'époque romaine, mais dans un monde plus moderne. Rassemblant force et courage, le directeur des Serpentards avança lentement, prudemment, dans ce couloir inconnu et lugubre.

Le couloir était interminable, ou était-ce lui qui se fatiguait rapidement? Le sombre professeur n'aurait su le dire. Mais il avait surtout l'impression d'avancer sur place, ou plus il avançait et plus le couloir s'allongeait. Il ne parvenait même pas à distinguer le fond qui n'était qu'un entre noir, tel une porte vers un monde plein d'horribles promesses et de cauchemars. Et puis, soudainement, un air de violon s'éleva dans le silence. D'abord aussi doux que les caresses d'un amant, la mélodie commença à se faire inquiétante. La transition fut si légère, si naturelle, que Severus ne la réalisa que lorsque l'air s'éleva en force, accélérant de façon drastique et puis tout se tue de nouveau avant que la mélodie ne revienne, telle une berceuse. Comme hypnotisé par la beauté du jeu d'archet, le professeur de potion s'approcha de la porte derrière laquelle se trouvait l'origine du spectacle musical. Une voix s'éleva, masculine, invitante et dangereusement attirante. Severus sentait son sang se glacer, les poils de son corps s'iriser et ce même à des endroits où ils n'auraient pas dû, mais il était incapable d'arrêter sa main qui se tendait inexorablement vers la poignée représentant une tête de dragon dont la langue était ladite poignée recourbée. Et comme dans un rêve, ses doigts longs et osseux se refermèrent sur le métal, ouvrèrent la porte et son regard d'onyx s'arrêta sur une haute silhouette richement vêtue à la chevelure d'or et de miel, jouant du violon.

L'inconnu était assis sur un trône dont la matière était inconnue au professeur. Jusqu'à ce qu'il se soit approché de quelques pas et quand il comprit de quoi il s'agissait, son cœur manqua un battement. Des ossements, humains, étaient entremêlés et formaient à eux seuls tout le trône. Ils avaient été plongés dans une matière noirâtre, mais le pire était qu'ils vivaient! Severus voyaient clairement les squelettes, car ils étaient complets, bouger de temps à autre, semblant se placer de façon plus confortable. Mais pourtant, la musique continuait de s'élever, le chant à glisser sur la mélodie, continuant de l'attirer comme un charme d'amour, comme un chant de sirène. Mortelle, impardonnable… Mais incapable de résister, Severus continua d'avancer. La couverture dans laquelle il s'était enveloppé glissa de ses épaules alors que les yeux, deux iris d'or en fusion, du musicien s'ouvraient et se posaient sur lui. Les lèvres articulèrent les paroles d'une chanson indéchiffrable, la lame de l'épée percuta le sol comme la lame d'une guillotine frappe le bois de l'échafaud après avoir coupée une tête. Un froid glacial acheva de pétrifier le sang du directeur des verts et argents lorsque la musique cessa de jouer et que son auteur délaissa son instrument pour s'avancer vers lui. Les doigts d'une main glissèrent sur une joue creuse à la peau cireuse et Severus ferma les yeux. La peau de la chose était froide. Plus froide que le sol sous ses pieds, mais si douce! Rien au monde ne pouvait être plus doux que cela. Mais son corps sentait la menace, ses boyaux se tordaient sous une peur innommable alors que les dernières syllabes de la chanson glissaient sur les lèvres du musicien-chanteur.

Et de nouveau le silence fut.

Sortant de son hypnose, Severus recula d'un pas, lentement, se défaisant du toucher délicat de son hôte qui eut rire aussi léger que le vent, mais qui faisait froid dans le dos. Rouvrant les yeux, Severus Rogue observa plus attentivement l'inconnu. Il était vêtu d'une longue robe de couleur rouge avec quelques broderies noires et or. Une longue cape de fourrure était posée sur ses épaules, alors que l'enseignant était persuadé qu'elle n'y était pas quelques secondes plutôt, et ses lèvres avaient la couleur du sang. Sa peau était plus pâle que la sienne, ses cheveux avaient la couleur du miel et de l'or mélangés, mais ils étaient si légers qu'ils flottaient dans l'air alors qu'il n'y avait pas de courant d'air. De nouveau, Severus recula d'un pas. Mais l'inconnu sembla être plus proche, alors qu'il n'avait pas bougé. Le rythme cardiaque de l'ex-Serpentard accéléra dans sa poitrine, comme ses pas à reculons, mais toujours l'autre semblait s'approcher. Le sentiment de peur atteignit son apogée lorsque le dos du professeur percuta sans douceur le bois de la porte, il ne l'avait pas réalisé mais Severus courait à toute vitesse à reculons, mais que l'autre homme, ou qu'est-ce qu'il puisse être, avait son visage à quelque millimètre du sien. Severus pouvait sentir ses lèvres frôler les siennes, l'odeur douceâtre du sang s'élever de la bouche légèrement entrouverte de l'inconnu. « Vampire » songea immédiatement l'enseignant. « Non… quelque chose ne va pas… Ce n'est pas un vampire ordinaire » fut sa dernière pensée alors que la voix du possible suceur de sang s'élevait dans le silence oppressant de la pièce, engloutissant le bruit dérangeant de son cœur battant à la chamane alors que celui de l'autre homme était mort depuis des temps inconnus.

- « Heureux de vous voir enfin réveillé, Severus Rogue. Nous commencions à nous faire du souci. Votre blessure au flanc est des plus sérieuse et malgré nos bons soins, il semblerait que le sort qui l'eu causé empêche tous les soins magiques. Et à l'odeur qui se dégage de vous, elle s'est encore ouverte. Accepteriez-vous de nous laisser voir, Monsieur Rogue? Ou préférez-vous que ce soit mon fils qui s'en charge? » Un rire amusé traversa les lèvres rouges sang à cette phrase. « Je ne pensais jamais voir mon bébé voler au secours d'un petit mortel en détresse… Il faut croire que vivre ces dernières années parmi les sorciers l'auront… humanisé »

Severus n'écoutait plus qu'à moitié. Son regard était levé vers le plafond où, tête en bas, des dizaines d'autres vampires les regardaient. Certains dormaient, semblant avoir succombé à la berceuse au violon, d'autres le regardaient lui avec un amusement non feint ou encore, et s'était de la part de ce que Severus croyait être des enfants, avec appétit. Comme s'il n'était qu'un petit amuse-gueule rare et exotique. Mais l'enseignant ne tiqua pas aux dernières paroles du blond doré, la peur le submergeait de plus en plus. Il était fait comme un rat, dans un piège duquel il ne pouvait sortir. Rassemblant ses dernières forces, le professeur de potion poussa violemment le musicien-chanteur et, aussi vite qu'il le put, sortit de la pièce en attrapant l'épée qui était au sol. Et il couru et couru dans ce couloir qui semblait sans fin. Il entendit l'inconnu donner un ordre dans cette langue hypnotique et il fut profondément surprit de ne voir aucun de ces êtres le poursuivre. Ou peut-être le laissait-il fuir pour le prendre en chasse, comme un chat joue avec la sourie?

Mais soudain, Severus aperçu enfin la fin du couloir. Ses poumons commençaient à être douloureux, sa blessure à émettre une douleur à la limite du supportable et ses jambes à fatiguer. Sa faiblesse du moment n'aidant pas, l'homme cru bien ne jamais parvenir à toucher la poignée de fer, ni à ouvrir l'imposante porte. Mais rien, rien ne l'aurait préparé à cette vision.

Il était tout bonnement dans un village! Mais ce village n'avait rien d'ordinaire. Les maisons étaient faites de pierre et aucunes n'avaient un seul étage. Les toits étaient fait de tuiles noirâtres ou encore rouges comme le sang. Les arbres, aucun n'étaient vivants et ils étaient immenses, mais tordus comme de vieux pommiers millénaires. Les allées n'étaient pas faite de pierres blanches comme l'enseignant le cru au départ, mais de crânes… humains. Des milliers et des milliers de crânes d'êtres humains, comme lui, avaient servi à faire ces routes! Nauséeux, Severus reprit sa course. Il faisait nuit, les lampadaires, dont il n'osait regarder la matière de plus proche, illuminaient son chemin. Levant les yeux et s'attendant à voir un ciel noir, le professeur eut un hoquet de surprise lorsqu'à ses yeux se révéla un ciel carmin et une lune en train de se lever. Le cœur battant à la chamane, le trentenaire tentait tant bien que mal de trouver un chemin pour sortir de l'endroit, mais même s'il courait en ligne droit, Severus ne parvenait pas à voir le bout de la rue. Comme avec le couloir, tout semblait interminable. Jusqu'à ce qu'il repasse devant la porte. La même par laquelle il était sorti de longues minutes auparavant. Et se tenant sur le pas de la porte, l'inconnu à la chevelure de miel doré, qui souriait plus qu'amusé par la scène.

- « Maintenant que vous avez fait un petit jogging matinal, et sans doute aggravé votre blessure, me laissez-vous la regarder Monsieur Rogue?... Monsieur Rogue, je vous prie d'arrêter de courir comme un enfant mortel effrayé par… Au nom de la Mort, pourquoi mon fils a-t-il dû secourir une telle tête de mule? »

Dès qu'il l'avait entendu parler de regarder sa blessure, Severus avait repris sa course. Hors de question de se rendre, plutôt mourir! Mais le professeur était incapable de retourner la lame de l'épée qu'il tenait encore contre lui. Même s'il n'aimait pas spécialement le môme Potter, il avait fait la promesse de le protéger en dette de la mort de ses parents. Il ne pouvait pas s'enlever lui-même la vie et ainsi trahir une parole! Même s'il était directeur de la maison de Serpentard, Severus n'était pas le genre à manquer à une parole donnée. C'est ainsi qu'il continua sa course, sentant la chair de son flanc gauche se déchirer par moment sous l'effort, passant deux ou trois fois devant la silhouette de l'inconnu qui s'était appuyer contre l'embrasure de la porte et qui le regardait faire, amusé, mais aussi agacé. Il entendait clairement les commentaires tels; stupide humain. Et mon fils c'est amouraché de ça? Je croyais qu'il était intelligent... S'il continu comme ça, il va se faire plus mal encore et j'aurais droit à des réprimandes de mon propre fils. Il n'est pas épuisé? Bon, je le laisse encore faire un tour de piste puisqu'il n'a pas compris que s'était inutile de courir comme ça… Et puis finalement il s'écroula au sol, n'en pouvant plus. Vidé de ses forces, le professeur écouta les pas léger se rapprocher de lui et le léger rire moqueur chatouiller ses oreilles alors qu'une main délicate chassait de son visage ses cheveux gras, révélant à son regard onyx celui de l'inconnu qui semblait être le père de son sauveur.

- « Bon, vous avez enfin fini de jouer? Vous n'avez pas compris que vous ne pouviez pas fuir? Hum, regarder le ciel, il fait déjà plein jour maintenant… Mes habitants ne vont pas tardez à sortir de leur long sommeil nocturne. Allez, venez-là je vais vous portez imbécile de mortel. Et arrêtez de gigoter comme un bébé basilic, vous allez vous faire mal… Qu'est-ce que je vous avais dit? Ne me regardez pas avec ces yeux Monsieur Rogue, si vous êtes tombé sur votre épée c'est de votre propre faute. Aller, calmez-vous maintenant »

Mais Severus ne se laissait pas faire. Hors de question que cette chose… ce… monstre!, ne le porte comme un gamin récalcitrant. Mais trop affaiblit, le professeur dû se laisser faire. Il tenta de mordre la gorge de l'autre homme, à ce qu'il semblait par ses traits et sa voix, mais l'inconnu le changea de position, l'éloignant de son corps.

- « Je sais que mon cou est irrésistible, mais je vous prierais d'éviter de me mordre Monsieur Rogue. Vous n'êtes pas l'un de mes enfants, et encore moins un nourrisson! »

Ne voulant même pas savoir ce que l'autre voulait insinuer par-là, le potioniste dû bien se calmer quand la blessure à son flanc devint si douloureuse que des points noirs dansèrent devant ses yeux. De longues minutes, ou des heures aux yeux de l'espion, s'écoulèrent avant qu'il ne fut de retour dans sa sombre chambre, où les chandeliers muraux avaient été allumés révélant une pièce à l'allure gothique, mais spacieuse et confortable. Avec délicatesse, comme on dépose un bébé dans son berceau, l'homme à la longue chevelure de miel le posa sur son lit avant de défaire les bandages de son torse trop maigre pour être qualifié de beau. Même si sa peau n'était pas spécialement chaude, Severus frissonna lorsque les mains glacées de l'autre homme glissèrent sur sa peau, étirant les deux bords de sa plaie. La blessure ressemblait à un sourire. Elle commençait sur le bord gauche du ventre, descendait, passait sur le côté gauche et remontait derrière le rein gauche. Le côté du Cœur. Le sang pulsait de la plaie de façon régulière et sans barrière, souillant les draps sans ménagement. La peur étreignit le ventre de Severus. Allait-on le laisser se vider de son sang? La nausée le reprit plus fortement lorsque l'inconnu porta à ses lèvres son sang, le léchant pour le gouter. Un sourire carnassier étira ses lèvres rouges quand il croisa le regard du potioniste à moitié conscient.

- « Ne vous inquiétez pas, je ne vous mordrai pas monsieur Rogue. Ni vous faire du mal. » susurra l'inconnu qui, d'un mouvement de main, fit apparaître le nécessaire pour le soigner. Un frémissement parcouru le corps blessé lorsque l'eau fraîche fut versée sur sa blessure pour la nettoyer et ses muscles se tendirent lorsque l'aiguille perça la peau. « Détendez-vous, cela sera moins douloureux. Je vous l'ai dit, nous ne pouvons vous soignez magiquement. Tentez de vous rendormir, vous avez besoin de repos après l'épreuve que vous venez de traverser. » fit l'autre d'une voix plus rassurante où tout amusement était partit. « Je suis Amaël, roi des Hauts-Vampires. Vous êtes à Nobor dit le Village des Non-Morts. Vous êtes en sécurité ici. Voldemort ne peut pas vous atteindre. Et vous avez un protecteur en la personne de mon plus jeune fils. Comme vous ne pouvez rentrer à Poudlard durant l'été, vous resterez ici. Malheureusement, vous ne pourrez pas beaucoup voir mon dernier-né, il est avec des mortels pour un certain match d'un de vos sports magique à vous les sorciers. Je n'ai jamais compris ce qu'il y avait de génial de voler sur un balai. Cela fait affreusement mal entre les jambes! » rigola le dénommé Amaël.

- « Comment s'appelle… votre fils? » demanda faiblement Severus. Il voulait avoir le nom de son sauveur.

- « Lequel? J'en ai deux… Mon aîné se fait maintenant appeler Alucard, même si avant il était connu chez vous comme le comte Dracula. Son véritable nom est Samaël, mon petit poison de Dieu. »

- « Non… pas lui… Votre… dernier-né »

- « Oh, il m'a demandé de ne pas révéler son nom sous lequel vous le connaissez… Vous savez comment il est ce sale gosse! Ah! Les ados… À son âge je répandais le chaos et la terreur, je ne faisais pas semblant d'être un sorcier. Mais il tient ça de… Oh, mon chéri! Tu es rentré? Tu ne t'amusais pas parmi les mortels? »

- « Amÿel! Oui, en fait non… c'est-à-dire qu'il y a eu une attaque. Les suppôts de l'autre barjo à serpent ont gâché la fête et… Severus est réveillé? Amÿel, pourquoi est-ce que je sens son sang? Ne me dis pas que tu as joué avec lui dans son état! »

Cette voix… elle n'était pas la même, mais Severus était sûr de pouvoir la reconnaître. Mais dans le brouillard qui emplissait son esprit, il était incapable d'y mettre un nom. Et pourtant, il l'avait sur le bout de la langue! Incapable de le saisir… mais il frissonna à la mansion du Seigneur des Ténèbres. Il devait chercher le fils Potter, s'était la seule raison! Il entendit le père et le fils se disputer très légèrement, le plus jeune semblant réellement remonté alors que le géniteur s'amusait de cette réaction en racontant ses péripéties horribles comme s'il s'était agi de la chose la plus amusante du monde. Et puis il la sentit, cette main froide sur son front légèrement fiévreux. De nouveau un frisson, mais de bien-être cette fois alors que toute sensation de douleur se dissipait. Rouvrant les yeux, Severus s'aperçu que la luminosité de la pièce avait baisée, de telle sorte qu'il distinguait les meubles et les deux créatures présentes que comme des ombres. Le nouveau venu avait pris la place de son géniteur et, délicatement, fit rouler son corps sur son flanc non blessé pour finir de le recoudre.

- « Severus, tu ne dois pas trop forcer. Tu as eu beaucoup de chance de t'en réchapper. J'ai cru plus d'une fois te perdre tu sais? » soupira l'inconnu qui tourna vers lui un regard aux yeux semblables à ceux de cet Amaël. Mais il y avait une autre couleur qui fit enfin comprendre à Severus qui se trouvait-là, à prendre soin de lui… « Allez, c'est fini maintenant. Rendors-toi, Amÿel prendra soin de toi, Severus. Fais-lui confiance, je sais que c'est dur pour toi de l'accorder, mais Amÿel ne te fera pas de mal. Je te le promets »

Une main douce caressa sa joue et Severus se sentit engloutir dans le sommeil. Avec les forces qui lui restaient, il tendit la main pour attraper le col de la créature et l'attirer à lui. Il devait voir son visage… mais ses yeux refusaient de s'ouvrir à nouveau. Alors il ouvrit les lèvres pour murmurer son nom, mais à la place ce ne fut qu'un soupire, car Severus Rogue venait de se rendormir profondément…


Oui, bon, comme dit ce chapitre fait beaucoup plus de mots que le prologue et je dois avoué que je me suis laisser emporter par la plume! Je me suis bien amuser à encore un peu torturer Severus et le faire tourner en bourrique.

Je vous reviens dans quelques jours sans doute avec le chapitre deux! Dont je n'ai pas encore choisit le titre...