Bonjour ou bonne soirée à tous!
Merci à ceux qui ont posté un commentaire, ça fait toujours plaisir.

J'espère que ce chapitre vous plaira autant. Il se peut qu'il y est des fautes ridicules, n'ayant eut le temps d'écrire et de corriger que le soir... pas le meilleur moment quoi.

tsumy-malnewca; Amÿel se prononce, pour moi, Ami-iel.

Bonne lecture!


Tu étais simplement là, ombre se fondant dans les ténèbres de la pièce, au mur, alors que tout était silencieux. Ou presque. Une respiration faible, légèrement sifflante te parvenait de la silhouette endormie sur le lit moelleux. Avec un peu de concentration, tu parvenais à entendre son cœur battre, lentement, comme si le muscle lui-même était fatigué et dormait sans pour autant cesser ses fonctions. Lentement, tel un félin en chasse, tu osas faire un pas, te décollant du mur comme s'il n'était pas tangible. Ta respiration s'était coupée alors que la silhouette endormie bougea légèrement, marmonnant quelque chose à propos de Potter et cela te fit sourire avec tendresse. Te mouvant avec le plus grand silence, semblant glisser sur le sol, tu te retrouvas bien rapidement à ses côtés. Avec la plus grande douceur, tu écartas des mèches grasses de ce visage cireux aux traits maigres et creusés comme si l'homme se nourrissait et dormait peu. Connaissant le sombre professeur, tu savais que cela ne serait pas surprenant. Son expression n'était pas apaisée, bien au contraire. L'homme des cachots semblait tourmenté comme s'il était plongé dans un cauchemar, mais ce n'était pas le cas. Il avait toujours cette expression en dormant, son masque tombant tout simplement, révélant la souffrance qui l'accablait depuis si longtemps.

Ton regard d'or ambré de fauve descendit sur son corps exposé, les couvertures ayant été rejetées plus loin comme de sales petites parias. Tu soupiras légèrement alors que tes yeux s'arrêtèrent sur le bandage immaculé entourant le torse maigre. Trop maigre à ton avis d'ailleurs, réveillant en toi cette envie que tu refreinais depuis trois ans maintenant de le prendre dans tes bras, de le protéger contre ce monde cruel qui n'avait fait que le faire souffrir sans cesse. Tu parvins à retenir une plainte douloureuse alors que de la pulpe de tes doigts tu caressais un pectoraux où l'on devinait des cicatrices provenant d'un sort de découpe qui avait, sans aucun doute, tranché la chair profondément. Tes doigts descendirent sur le flanc blessé et tu ne pus retenir une larme carmine de couler sur ta joue. La culpabilité de ne pas avoir pu le protéger mieux que cela te rongeait. Si tu n'avais pas écouté ton frère, rien de tout cela ne serait arrivé! Mais qu'en serait-il de Severus? Il aurait été au courant pour toi bien plutôt que nécessaire. Déjà que le potioniste semblait avoir compris qui tu étais parmi ses élèves.

Tu soupiras doucement, te penchant pour poser un léger baisser sur la blessure pansée avec expertise par tes soins. Lentement, pour ne pas perturber le sommeil de l'endormit, tu t'allongeas à ses côtés et tu sentis un changement chez lui. Il semblait bien plus détendu dans son expression, ses muscles se relâchèrent lentement, un par un alors que son visage se tournait vers toi dans son sommeil. Tu ne pus retenir un sourire et délicatement, comme s'il était la plus fragile des porcelaines, tu caressas sa joue. Tu vis la poitrine de l'autre homme arrêter de se soulever durant quelques brèves secondes avant que sa respiration ne revienne, naturellement. S'était la première fois que tu allais aussi loin. T'approchant de lui dans son sommeil, voilà tout ce que tu avais toujours fait, pour l'empêcher de cauchemarder, mais maintenant tu avais besoin de plus et manquer de le perdre pour toujours avait réveillé en toi l'instinct de protection que les tiens avaient toujours eut dans les situations comme la tienne. Tu ne savais plus quoi faire, ayant l'impression de violer l'intimité de celui qui avait été un professeur durant trois ans, sachant que s'était une limite que tu dépassais. Mais tu ne pouvais pas te retenir, tu avais besoin de cette proximité. D'entendre sa respiration, son cœur battre, sentir son sang circuler dans ses veines et sentir son odeur, mélanges d'effluves de différentes potions. Tu fermas finalement les yeux, appuyant délicatement ton front contre celui de l'autre homme alors qu'un pincement dans ton cœur mort te disait que jamais il ne voudrait de toi. De toute façon, tu ne te considérais pas digne d'un homme possédant une telle force, un tel courage…

Lentement, ta main vint se poser sur la poitrine maigrichonne. Sous ta main, tu pouvais sentir les os de son corps et un léger frémissement te parcouru. Pas de dégoût, non… mais de culpabilité? Alors que tu n'étais responsable en rien si cet enseignant était une tête de mule et faisait passer son bien être en dernier lieu. Tu sentis finalement son cœur battre dans ta paume, comme si tu tenais l'organe lui-même entre tes doigts. Les larmes te montèrent aux yeux. S'était une expérience que tu n'avais encore jamais vécu, d'avoir le cœur bien vivant de quelqu'un dans ta main. Du pouce tu caressas le torse, un léger sourire ému sur les lèvres. Tu avais l'impression de tenir sa vie dans le creux de ta paume, qu'un seul petit claquement de doigt, une simplement pression… et tu écraserais son cœur comme on le fait avec un insecte. Mais jamais tu ne ferais ça. Lui faire du mal, volontairement? Jamais… quoi que s'était malheureusement arrivé, mais tu ne l'avais jamais réellement voulu. S'était dans ton rôle, tu devais t'y soustraire pour préserver ton identité pendant que ton frère faisait des recherches pour trouver le moyen de te sortir de ton petit problème. Qui était aujourd'hui réglé et avec joie! Mais un soupire douloureux traversa tes lèvres.

- « Severus… Un jour, pourras-tu me regarder autrement qu'avec du mépris? Pourras-tu un jour m'accepter? Il y a si longtemps que je t'attends, si longtemps que je t'approche, mais jamais tu ne m'as accordé un regard. Elle, tu la regardais toujours, cette Lily Evans. Et je t'étais invisible. Et aujourd'hui, ton regard me blesse bien plus que ton ignorance. J'aimerais juste… que tu me regardes sans mauvais sentiments, juste un homme regardant un autre homme. Ou dans ce cas si, un homme regardant un Vampire… »

Un rire grave raisonna dans la pièce et un sifflement quitta tes lèvres, faisant tressaillir l'humain à tes côtés alors que tu te redressais sur un bras. Tu parcourus la pièce des yeux, t'arrêtant sur une zone plus sombre que ce que la logique aurait voulu et lentement, elle prit forme humaine. Des petites flammes naquirent sur quelques bougies, offrant à la pièce une lumière si faible qu'elle ne réveillerait pas l'endormit, mais te permettant de distinguer le long manteau rouge sang en peau de loup-garou du nouveau venu alors que sa longue chevelure ébène ondulait dans l'air sous une brise qui n'existait pas. Ses yeux couleurs carmin, avec ce reflet doré propre à votre parent commun, brillait d'amusement. Ses lèvres, de la couleur du liquide vitale, s'étirèrent dans un sourire carnassier, dévoilant des dents droites et d'une blancheur surnaturelle alors que les canines se posèrent sur la lèvre inférieur.

- « Samaël… Que fais-tu ici mon frère? » demandas-tu d'une petite voix, comme si tu craignais de réveiller l'être à tes côtés.

- « Je venais simplement voir l'humain dont tu sembles tant t'être attaché et dont tu t'es déplacé pour lui sauver la peau! Tss… mon petit frère qui s'entiche d'une loque humaine. S'il avait été un Apollon au corps divin et à l'odeur irrésistible, j'aurais compris, mais ça? » rigola-t-il, désignant Severus d'un mouvement de main moqueur alors que ton sang ne fit qu'un tour dans tes veines.

- « Et cela vient du vampire qui était tombé amoureux d'un Chasseur? »

Un regard carmin emplit de haine se posa sur toi. Tu savais que ce sujet était sensible, que malgré les siècles, le cœur, même s'il était mort, ne s'était jamais remis de ce qui lui avait été fait. Et tu comprenais ton frère, ou plutôt demi-frère, et tu avais toujours été un support pour lui. Mais qu'il s'attaque à Severus, simplement pour son physique, simplement car il refusait que toi… tu es peut-être la chance qu'un simple mortel puisse t'accepter? Mais tu savais aussi que s'était pour te protéger. Alucard, comme il préférait qu'on l'appelle maintenant, ne voulait pas que tu connaisses ce que lui avait connu. Une souffrance dont peu de Hauts-Vampires se remettaient. Son regard se fit plus doux, comprenant qu'il s'y prenait mal dans son envie de te protéger et un soupire, si léger que tu l'entendis presque pas, traversa ses lèvres.

- « Il est temps d'y aller. Nous avons tous deux des rendez-vous importants. Il ne faut pas arriver en retard, mon frère. »

Tu ne pus qu'hocher la tête à ce fait et lentement tu te redressas, caressant du bout des doigts une joue. Les chandelles s'éteignirent lorsque vous disparûtes dans l'ombre des murs.

oOoOoOoOoOo

Severus se réveilla, les lèvres entrouvertes dans un cri silencieux. Couché sur le lit, les couvertures rejetées aux pieds de celui-ci, sa poitrine se soulevait au rythme effréné de sa respiration alors que son cœur était au point de rupture. Son sang n'était plus que lave dans ses veines, palpitant dans ses tempes jusqu'à ce qu'il puisse l'entendre couler dans sa tête. Un son semblable à celui d'une rivière dont le courant, puissant, pourrait bien vous faire perdre pied vous offrant le risque de vous cognez la tête et bonjour la noyade. Se noyer, s'était l'impression que Severus avait, mais pas dans l'eau. Non. Dans des sentiments qui ne lui appartenaient pas, qui n'étaient pas les siens! Ce rêve, aussi étrange qu'il était, Severus avait l'impression malsaine qu'il était pourtant réel. Comme si, durant un instant, il était devenu ce visiteur nocturne tourmenté qui ne souhaitait qu'un regard plus doux sur sa personne de sa part…

Se redressant lentement en secouant sa tête grasse, l'enseignant tenta de chasser cette sensation de poids dans sa poitrine. S'était comme si on lui serrait le cœur… non. S'était comme si on y avait planté une dague et qu'avec acharnement, on agitait la lame pour réduire en bouillit l'organe, y versant de l'acide, lui mettant le feu. S'était une douleur indéfinissable qui était suivit d'un sentiment de rejet absolu. L'espion le connaissait, ce sentiment, n'ayant jamais été accepté par personne, sauf une qu'il avait perdu et un vieux citronné, mais jamais ne l'avait-il éprouvé avec une telle intensité, une telle ardeur. S'était comme si cette solitude, au lieu de lui peser, allait le tuer. Comme si chaque seconde à être seul, était un Avada en plein cœur. Respirant à petit coup, comme s'il était plongé dans une crise de larmes impossible à arrêter, Severus parvint petit à petit à se calmer, à dissiper ces sensations plus qu'incommodantes et déplaisantes, mais pas à les faire disparaître complètement. Lentement, l'enseignant fit glisser ses mains sur son corps, aux mêmes endroits que l'autre l'avait touché dans son rêve. Un frémissement le parcouru quand sa main s'arrêta sur son cœur. Severus se souvenait de la sensation de son cœur palpitant dans la paume inconnue, de l'envie de pleurer.

Et contre sa volonté, c'est ce qui arriva.

Les larmes perlèrent avec douceurs, glissants sur les joues, sur le nez, pendant à son bout avant de tomber sur le tissu carmin du bas de pyjamas. Les épaules du trentenaire se secouèrent sous ses faibles sanglots qu'il parvenait difficilement à retenir. Severus ne comprenait pas, n'arrivait pas à mettre le doigt sur ce qui était en train de lui arriver. Il y avait quoi, deux jours peut-être? Il était dans une forêt en flamme, piégé par un Seigneur des Ténèbres en pleine renaissance et aux portes de la Mort, de la Délivrance, mais, on l'avait sauvé. Et il était tombé dans un monde inconnu, bouleversant et qu'il n'arrivait pas à comprendre! Ces créatures qui l'hébergeaient, le soignaient… ils disaient être des Hauts-Vampires… qu'elle était la différence avec les simples vampires? S'était là une question idiote et l'enseignant le savait. Il avait pu le sentir au plus profond de son âme que ces êtres étaient beaucoup plus dangereux que de simples vampires. Qu'il brillait en eux une puissance destructrice. Ils étaient le genre de créatures que le ministère de la Magie aurait tout mit en œuvre pour les noyer dans de lois cruelles, voir les exterminer. Soupirant, l'enseignant parvint lentement à se redresser.

Une lettre sur la petite table de nuit attira son regard. Prenant le papier parchemin entre ses doigts, l'enseignant fut surprit d'y voir les lettres tracées avec soin d'une encre noire comme la nuit. Il s'était attendu à ce que ces êtres écrivent avec du sang, mais non. Suivant des yeux le texte qui lui expliquait qu'un bain chaud l'attendait dans la pièce voisine, où il y trouverait tout le nécessaire pour se laver et relaxer s'il le désirait, puis qu'un repas l'attendrait dans la salle à manger. Il n'aurait pas à s'y rendre seul, puisqu'un certain Alucard l'attendrait à sa sortit de la salle de bain. Perplexe, mais se disant que ça ne lui ferait pas de mal, le professeur sortit de la chambre pour se diriger vers la pièce citer. Il n'eut pas à toucher la porte que celle-ci s'ouvrit sur une pièce spacieuse, plus luxueuse encore que celle des préfets. En effet. Le marbre n'était pas blanc, mais noir et rouge. De hautes colonnes de jade entouraient un bain profond à même le sol. On aurait pu croire plutôt à une immense piscine qu'à un bain. Il y avait assez de place pour que Severus y nage sans problème. Et sur les bords le fond était surélevé pour offrir une place où s'asseoir et simplement profiter de l'eau chaude.

N'attendant pas plus longtemps, Severus retira le seul vêtement qu'il portait, en plus de son caleçon, avant de prendre place sur le bord du bain, laissant ses jambes pénétrer l'eau chaude. Un soupire de bien être traversa ses lèvres. Il pouvait bien profiter de la richesse des lieux non? Prendre ça comme des vacances… ou plutôt essayer. Ses doigts se perdirent sur le bandage immaculé, comme si on venait tout juste de le changer. Curieux, Severus commença à le défaire tout en se demandant combien de fois dans son sommeil on le lui avait changé. S'était impossible qu'un bandage reste aussi propre. Les bandelettes de tissus blancs se retrouvèrent rapidement à ses côtés, alors qu'un regard consterné se posait sur sa blessure. Ou plutôt sur ce qu'il en restait! Dans ses souvenirs, l'enseignant la voyait rouge, sensible et boursouflée, alors que maintenant elle était… belle. Elle était en bonne voie de guérison et ne s'ouvrirait plus aussi facilement. Même qu'il faudrait qu'il force comme un Géant pour simplement parvenir à étirer un peu trop la chair pour en ressentir la moindre douleur, sans la rouvrir. Mais il en garderait une cicatrice à tous les coups! Elle irait simplement rejoindre les nombreuses couvrant déjà son corps.

Doucement, le professeur se laissa glisser dans le bain. Son esprit commençait à profondément douter. Il avait très bien comprit le Roi quand il avait dit qu'ils ne pouvaient le soigner magiquement. Alors comment, en si peu de temps, sa blessure s'était-elle remise à ce point? Elle était presque guérit! Ça aurait au moins dû prendre plusieurs semaines, voir l'été entier! Secouant la tête, le sombre professeur se refusa à réfléchir à cela. Il était dans cette eau à température parfaite pour relaxer et non pas se poser un millier de questions dont les réponses lui étaient obscures et inaccessibles pour le moment. Commençant à faire des longueurs, Severus parvint à vider son esprit. Il aimait nager ainsi dans le Grand Lac à Poudlard les soirs printaniers, et le temps de l'été où il était encore à l'école. Profiter de la fraicheur de l'eau contre sa peau, le froid engourdissant la douleur de ses blessures réduites à l'état de cicatrices. Après plusieurs minutes, commençant à sentir un étirement dans des muscles dont il avait oublié l'existence, l'espion s'arrêta aux côtés des produits pour le corps et les observa. Il y en avait de toute sorte! Des exfoliants, d'autres à base de crèmes et d'ingrédients qu'il ne connaissait pas. Il y avait même un savon dont les effluves étaient des aphrodisiaques! Repoussant loin le contenant, craignant le pire si jamais il devait le renverser, Severus se saisit d'un simple savon à la sauge et au thé des bois. Et comme il voulait profiter un maximum de l'eau chaude, le trentenaire s'accorda pour se laver les cheveux d'un shampoing au parfum aussi léger qu'une fleur de trèfle, mais plus miellé. Ce n'était pas une plante que l'homme au nez crochu connaissait, mais il en aimait l'odeur.

Finalement propre, l'homme sortit du bain. Son sang ne fit qu'un tour lorsqu'il vit, posés sur un banc en bois, une serviette et des habits qui n'y étaient pas quand il était entré. Pinçant les lèvres, et ignorant comment il avait fait pour ne pas remarquer la présence intruse, le professeur de potion entreprit de se sécher avant de s'habiller. Les habits étaient aussi léger que l'air et lui allait à la perfection, comme une seconde peau. Dans des couleurs qu'il aimait au moins. La chemise était d'un blanc cassé délicat alors que la veste était plus noire que ses cheveux, les boutons faits d'une multitude de petits serpents en argent. Le pantalon était de la même couleur, tout comme les souliers cirés alors que les bas étaient verts. Clin d'œil à sa maison? Et comment l'inconnu avait-il su sa préférence en matière de couleur? Alucard… Alucard, s'était surement lui qui était venu porter ces vêtements. Comme un éclair, un souvenir lui revint. Il était allongé sur son lit, à moitié conscient, et le Roi lui avait parlé de son fils aîné. Samaël, aussi appelé Dracula, mais aujourd'hui s'était…

- « Alucard… »

Le nom glissa sur ses lèvres comme le nom le plus doux, alors qu'un frisson parcourait son échine. Un Prince vampirique allait l'escorter à la salle à manger. Ce n'était certainement pas bon signe! Allait-il finir vider de son sang? Non, l'espion en doutait. Il ne connaissait rien à ces Hauts-Vampires, mais ils ne se seraient certainement pas donné autant de mal à le soigner si s'était pour le tuer par la , tentant de s'assurer que tout irait bien, Severus se saisit de la poignée et ouvrit la porte.

Appuyé de façon décontractée contre le mur, un pied sous le postérieur, un homme à la longue chevelure épaisse et noire était là et semblait l'attendre patiemment. Son manteau était de la couleur du sang alors que le reste de ses habits, comportant un nombre incalculable de ceinture entourant les membres et le tronc ainsi que de nombreuses chaînes, étaient d'un noir ténébreux. Il se dégageait de lui une aura froide, meurtrière qui fit se reculer Severus. Il avait l'impression d'être en face du Seigneur des ténèbres, sous une forme bien plus divine, mais aussi bien plus horrible. Un rire moqueur traversa les lèvres rouges, dévoilant de magnifiques canines qui ne devaient pas être inoffensive, alors que le visage viril aux traits fins et au menton pointu lui était révélé. Musclé, sans être un monsieur muscle comme les armoires à glace suivant son neveu, le vampire en face de lui avait tout pour plaire. Et ses yeux carmin avec cette touche d'or… ils étaient hypnotisant.

- « Allez, suis moi mortel… »

Le ton était sarcastique et moqueur, mais il y avait quelque chose dans la voix qui piquait sa curiosité. De la méfiance… Lentement Severus suivit le nommé Alucard, qui n'avait rien d'un prince mais plutôt d'un chasseur de prime, jusqu'à une immense salle à manger. Les lustres pendaient magiquement au plafond, la lumière des chandelles donnait une atmosphère mystérieuse et quelque peu sensuelle à l'endroit. S'était intriguant. Assit au bout d'une longue table de bois noir, le nommé Amaël savourait un liquide écarlate dans une coupe de cristal et Severus se dit qu'il ne voulait pas savoir de quoi il s'agissait. Comme son assiette était à côté du vampire, de qui se dégageait une aura royale et puissante, le professeur y prit simplement place. Cherchant son guide des yeux, il fut interrompu par la voix du seigneur vampirique à ses côtés.

- « Mon fils est bien élevé, mais nous pourrions simplement dire qu'il n'aime pas particulièrement les humains. Des œufs, des fèves au lard, saucisses et bacons ainsi que quelques quartiers d'oranges. Avec du café noir bien sûr. Il vous fallait un repas complet, mais si vous préférez autre chose je peux demander qu'on change votre assiette »

Le regard d'onyx de Severus plongea dans les iris doré de l'autre homme alors qu'il le remerciait, disant que s'était parfait. En réalité, il ne mangeait jamais une assiette aussi grande. Mais dans un tel lieu, il valait mieux ne pas faire le con. Ainsi Severus mangea et, il devait l'avouer, même les repas à l'école n'étaient pas aussi bon! Alors qu'il allait finir son assiette, entretenant une conversation étonnamment enrichissante avec le maître des lieux au niveau des potions de soins et des ingrédients dont il n'aurait jamais songé à utiliser pour remplacer d'autres, Severus sursauta lorsqu'Alucard arriva, semblant sortir de nulle part. Le sombre vampire se penchant, déposant un baiser sur la joue de son père qui rigola et le lui rendit.

- « Alors trésor, cet entretien avec le Ezekiel? »

- « Cet emplumé de service n'a pas apprécié que je lui mette ma main aux fesses… Mais tu sais, mère, à quel point les anges son coincés! »

Severus manqua de s'étouffer avec son café lorsqu'il entendit le prince, qui n'en avait pas l'apparence, appeler Amaël… mère. En fait, le cerveau du professeur cessa de fonctionner un moment. Les sorciers n'étaient pas homophobes, loin de là comme Albus en était la preuve, sauf que… les hommes ne pouvaient pas tomber enceints! Personne n'était encore parvenu à concrétiser une potion le permettant, ou un sortilège. Détaillant mieux le Roi à la chevelure d'or et de miel, Severus ne vit pourtant rien qui pourrait lui donner un indice sur le fait qu'il puisse être hermaphrodite. Finalement, Alucard partit et Amaël tourna vers lui un regard amusé.

- « Je me doute que d'apprendre ainsi que je suis une mère et non pas un père doit vous choqué au plus haut point. Pas dans le mauvaise sens, mais, plutôt vous perturbez. Vous saurez que les hommes Hauts-Vampires, comme chez de nombreuses autres races de la nuit, sont capables de tomber enceint. Cela est rare, mais ça arrive. Chez les Incubes c'est plus courant, mais l'espace entre les naissances est significatif de ce miracle. »

- « Et vous êtes aussi la mère de votre cadet? »

- « Vous êtes un curieux! Vous le saurez en temps voulu… Mais je peux vous dire que je suis le seul parent que Samaël et lui ont en commun. Le père de Samaël était mon compagnon, mais il est mort lors de la Grande Guerre des Ombres. Les vôtres n'en n'ont jamais entendu parler bien sûr… Alors que mon plus jeune fils… disons que son autre parent ne mérite pas se titre… »

Severus ne tenta pas d'avoir plus d'information. Après tout, ce n'était pas sa vie privée. Lorsqu'il eut fini de manger, Amaël vint le reconduire à sa chambre, lui stipulant qu'il avait encore besoin de repos. Et en effet, les yeux du professeur se fermaient d'eux-mêmes. À peine posa-t-il sa tête sur l'oreiller, qu'il sentit le sommeil l'engloutir. Et puis il y eut un bruit de battement d'aile. Entrouvrant les yeux, le cœur de Severus manqua un battement. Il était allongé sur le bureau du Directeur, le nommé suçant une sucette au citron avec un regard des plus amusé.

- « Oh, Severus! J'étais justement en train de parler à Harry que vous arriveriez bientôt. Comment était-ce chez ce bon vieux Amaël? » un rire amusé traversa les lèvres du vieux sorcier. « Prendre le nom d'un sain chrétien! Ah! Il m'amuse tant ce cher vieux vampire. Ne l'avez-vous pas trouvé cordon bleu? Je me souviens de sa soupe aux oignons et au sombral! Un pur délice pour les papilles. Et ses caramels! »

Perdu, ne comprenant pas comment il était arrivé là, Severus avait seulement comprit Harry et s'était tourné vers le gamin de quatrième année qui le regardait, ahuri. Le sang du professeur ne fit qu'un tour et, d'une vitesse dont on ne l'aurait pas cru capable, l'enseignant attrapa son plus pitoyable élève de potion, après Neville, par le collet et l'approcha de son visage.

- « POTTER! Je sais que c'est vous… »

- « Professeur… vous.. m'étranglez… Moi.. quoi? »

- « C'est vous qui m'avez sauvé la vie… c'est vous ce vampire aux yeux d'or aux reflets d'émeraude… je vous ai reconnu, vous, vos yeux et votre fichu crinière indomptable!»


Oui... je suis méchante, je coupe comme ça moi! Je suis une grosse sadique, que voulez-vous!
Je vous retrouve dans quelques jours pour le chapitre 3 qui expliquera le Titre de la fic...

et anecdote, c'est un petit film de ma cousine qui m'a inspiré cette fiction. Vous comprendrez dans le Chapitre 3, mais cette fiction n'aura bien sûr rien pour être lu à un enfant de 5 ans...

sur ce, à la prochaine!

Ps- ne pas taper l'auteur s'il-vous-plaît!