Navré pour cette immense attente. J'ai eu quelques problèmes de connections cette semaine, dans le style de; plus aucuns sites internet ne fonctionnent alors que ma connexion est parfaite et fluide, mais aussi d'autres problèmes personnels. J'ai récemment réglé le problème avec les sites ! J'en suis d'ailleurs plutôt soulagé et un peu frustré car la fiction n'a malheureusement pas beaucoup avancée de mon côté alors que je prévoyais pouvoir écrire deux à trois chapitres supplémentaires. Je travail d'ailleurs sur deux plus petites fictions, qui en sont encore au stade de brouillon troller, encore sur Harry Potter mais dont j'ai un peu de difficulté avec le début. Pour vous dire, je n'ai pas encore décidé du Ship principale d'une des deux! L'autre me bloquant simplement sur le début car j'hésite dans le style à prendre. Le Je, le tu? Ce sont entre ses deux styles que je me bas en se moment! Mais brève de blabla à se sujet, ce sont deux petits projets qui sont encore en construction, mais qui ne devraient pas trop tarder à arriver.
STL87; Merci de ton commentaire, j'ai pu apercevoir plusieurs de ces fautes et les corrigées alors qu'elles sautaient aux yeux!
juliana; Je suis sadique, j'adore couper dans les meilleurs moment pour laisser d'avantage de suspense ;)
Lyxie; Je suis heureuse que cette histoire te plaise autant! Et j'espère que tu continueras de l'aimer.
Magouille; Je me suis bien amusé à ces réactions et je me suis longtemps gratté la tête pour savoir comment le faire réagir. Mais je dois avoué que la dernière, étrangler Harry, à été ma préféré et la plus impulsive.
tsumy-malnewca ; Oh et il y aura d'autres sadismes plus tard! C'est Severus aussi, ce n'est pas le genre à dire un gros merci et à faire un câlin, mais il le remerciera à sa façon.
Zeugma412; Eheh, je te laisse voir dans ce chapitre l'explication entre eux
Yume-cry; J'espère que ton impatience est comblé, car voici le second chapitre! Quant à supposition... peut-être, peut-être pas? La réponse sans doute plus tard! Plutôt? Suspense! Pour ton plaisir, ce chapitre est... beaucoup plus long que les autres. Et merci de ton commentaire, je suis heureuse que tu l'aimes tant que ça!
nathydemon; Ton commentaire ma fait beaucoup rire et en relisant le chapitre, je n'ai pu m'empêcher d'y penser aussi. Cependant le premier baiser ne sera pas pour tout de suite, il faut bien laisser évoluer leur relation avant ;)
Je vous dédit ce chapitre, en espérant qu'il vous plaira!
S'était impossible. Tout simplement impossible.
Non.
Il n'avait pas pu voir juste ! S'était… inimaginable ! Mais pourtant, ses yeux perçant ne pouvaient l'avoir trahi. À moins que son esprit avait finalement craqué après avoir enseigné si longtemps à des cornichons incompétents ? Est-ce que les effluves des potions ratées auraient tuées ce qui lui permettait que rester connecté à la réalité ? Si s'était le cas…
Mais non !
Il était Severus Rogue par Merlin ! Son esprit était assez fort pour résister aux Doloris du Seigneur des Ténèbres qui n'avait jamais pu pénétrer dans son esprit en entier. Alors, non, il n'était pas fou. Donc, il n'avait pas rêvé. Dans le bureau du directeur, alors qu'il accusait le jeune garçon d'être le vampire lui ayant sauvé la vie, il l'avait bien vu sourire amusé et ses yeux changer de couleur.
Deux iris d'or entremêlés d'émeraude.
Mais ils n'étaient pas moqueurs…
Ils étaient tendres.
Comment cela était-il possible, Severus l'ignorait et s'était ce qui le chiffonnait depuis des heures maintenant. Que quelqu'un éprouve de la tendresse, voir plus d'après ce que le rêve lui avait fait ressentir, était déjà quelque chose que l'homme aux yeux d'onyx avait de la difficulté à croire. Il était un solitaire constamment rejeté, mal jugé, personne ne lui faisait confiance. Alors qu'un prince vampirique, qui était en plus le gamin qu'il avait cru être le fils de sa Némésis, éprouve ces mêmes sentiments pour lui... Severus avait presque envie de courir à St-Mangouste pour demander à ce qu'on lui fasse passer tous les tests mentaux existant à ce jour pour savoir s'il n'était pas tomber dans une folie irréversible ! À moins qu'il ne soit mort et que ce soit cela l'enfer ? Mais être aimé, même d'un possible monstre suceur de sang, n'était-ce pas quelque chose de bien ? Severus ne le savait pas et mille et une questions ne cessaient de lui venir à l'esprit.
Cessant enfin de faire les cent pas, ou plutôt le million de pas, dans ses quartiers privés, la chauve-souris des cachots se laissa choir dans un fauteuil sans grâce, mais plutôt avec abattement. Son rêve ne cessait de lui revenir en tête. Et Potter, ou plutôt Plus-Potter, ressemblait tellement à James ! Comment ne pouvait-il pas être son fils ? À moins que… Et si le père d'Harry était James ? Mais non ! Cela ne concordait pas avec son rêve. Après tout, le Vampire princier n'avait-il pas dit qu'il ne lui avait jamais accordé un regard, lui préférant Lily ? Cherchant dans sa mémoire, le potioniste ne trouva pourtant personne qu'il avait ignoré plus qu'un autre. Mais il n'avait jamais été le genre à aller vers les autres, donc ce n'était pas une chose aisé que de tenter de deviner qui Harry avait été à cette époque-là. Son sang se glaça dans ses veines quand l'idée lui vint que, peut-être, Harry était James ! Tous deux adoraient briser les règles et le gamin royal ne se tenait-il pas avec les jumeaux fouteurs de troubles ?
Serrant l'accoudoir avec une telle force qu'il sentit ses os craquer, Severus se força à respirer profondément. Non. Illogique. Qu'avait-il dit, dans son rêve ? Qu'aujourd'hui ses regards le blessaient plus que son ignorance… alors qu'il n'avait pas ignoré Potter, d'une certaine façon. Mais s'il n'était pas James, s'il n'était pas son sale rejeton, il restait deux questions importantes… où était le véritable fils de Lily ? Et pourquoi le faux Potter-fils avait-il sauvé le clébard l'année précédente ? Et pourquoi, physiquement, était-il si différent de ce qu'il avait pu voir au château des Hauts-Vampires ? Pourquoi était-il à Poudlard ? Pourquoi avoir pris le nom du fils de sa Némésis ? D'un mouvement de baguette, l'enseignant fit apparaître une tasse qu'il remplit de thé grâce à un informulé et il savoura la boisson anglaise, fermant les yeux et soupirant. Il y avait trop de questions sans réponses. Quelque chose allait arriver et le directeur le lui cachait, Severus en était certain ! Se relaxant autant qu'il put, Severus se permit de se remémorer ce qui s'était produit quelques heures plutôt après qu'il eut attrapé Harry par le collet.
Les yeux, ses yeux, semblaient briller comme si derrière on avait allumé une bougie. L'or semblait en fusion comme celle du seigneur Amaël, mais à la différence que ceux-ci se mélangeait à des marbrures qui défiaient la pureté même de l'émeraude. Il s'y reflétait une telle tendresse que Severus se sentit défaillir. Comment un gamin comme lui pouvait-il ressentir de la tendresse à son égard ? Et puis il y avait eu les lèvres. Elles s'étaient teintes d'un rouge sang comme si Harry venait de boire à la jugulaire fraîchement tranchée d'une vierge. Et ses canines ! Elles étaient si pointues, sans compter qu'elles se posaient maintenant sur la lèvre inférieure. Sa peau avait perdue toute trace de couleur, devenant encore plus blanche que celle du trentenaire qui le tenait par le collet. Severus avait frémit et avait immédiatement lâché sa prise, se reculant, le sang gelé dans ses veines. Mais la seconde d'après, Harry était redevenue… lui-même ? Et le regardait sans comprendre la situation, reprenant son « souffle » que le directeur de Serpentard savait inutile.
Il avait eu confirmation de ses doutes ! Harry… Harry était bel et bien ce vampire qui était venu à son secourt, qui l'avait conduit dans ce village étrange où il avait été soigné. Plus perturbé qu'il ne s'y était entendu, Severus sursauta en sentant la main du professeur Dumbledore se poser sur son épaule et se dégagea prestement, débarquant du bureau en ignorant le bonbon au citron qui lui était tendu. Lissant ses robes inutilement, Severus s'éloigna de l'enfant vampire et du Directeur sans lâcher le premier du regard sous un silence pesant et sous les yeux inquisiteur de l'aîné. Celui qui avait défait un mage noir devait se demander si ses propos étaient vrais et s'ils l'étaient, le directeur devait sans doute se dire que le faux benjamin serait encore plus en mesure de défaire Voldemort maintenant. Severus n'était pas un bleu, il savait lire le regard mieux que personne. Serrant les mâchoires, l'homme aux habits noirs se teint cependant droit, tête haute et le regard redevenu aussi neutre qu'à son habitude.
- « Severus, mon ami, voulez-vous bien nous expliquez ce que vous venez juste de faire ? » fit la voix doucereuse du directeur, mais aux oreilles de l'espion elle sonna comme une alarme, comme une menace.
L'homme voudrait naturellement savoir ce qui avait bien pu se produire dans le château de cet Amaël. Mais, pourtant, le trentenaire sentait qu'il ne devait rien divulguer. Cet endroit avait été si étrange, emplit de mystère. Le jour avait pourtant semblé être la nuit avec un ciel de sang. Nulle part dans le monde il existant une telle place. Sauf si elle était gardée magiquement. Et comme il avait été autorisé à y entrer, comme il avait été mis sous la protection des maîtres des lieux… il pourrait y retourner, y transplaner. Y emmener quelqu'un… Et donc mettre en danger les habitants de Nobor. Était-il prêt à prendre le risque de révéler l'emplacement de ce village des non-morts, ou payerait-il une partie de sa dette de vie en gardant le silence? Pendant ce débat intérieur, Severus sentait le regard d'acier de l'aîné sur sa personne, mais jamais il ne laissa son masque d'impartialité faillir, gardant la tête haute et évitant de regarder le vieillard dans les yeux. Hors de question qu'il pénètre son esprit en plein hésitation.
Un léger soupire traversa ses lèvres alors qu'il avait pris sa décision. Son regard onyx planté dans celui d'émeraude inquiet du benjamin, Severus lui accorda un faible mouvement du menton, lui signifiant qu'il garderait ses lèvres scellées. L'ex-Deatheater ne pouvait se permettre d'avoir d'autres morts sur la conscience, même s'il s'agissait d'êtres qui n'avaient rien d'humains et qui n'en avaient sans doute jamais rien été de semblable. Ils étaient venu à son secourt, l'avaient accueilli sans le blesser, sans le tuer. Ils avaient, d'une certaine façon, mit en lui la confiance que leur secret ne serait pas révélé. Et qui était-il pour briser ce secret ? Il s'agissait, d'une certaine façon, de la même magie qui aurait dû protéger Lily. Il était leur Gardien du secret et il ne donnerait pas sa langue de son vivant. Rapportant son regard noir sur le maître de Poudlard, le potioniste parla finalement.
- « Ce n'est rien Albus. J'ai été sauvé par un Haut-Vampire comme vous devez déjà le savoir et le Seigneur Amaël ma prit en sa charge. Cependant, l'être à qui je dois la vie avait de grande ressemblance avec Potter. Je suis à peine remit de mes blessures et j'ai été peu conscient ses derniers jours, j'ai fait un rapprochement erroné. »
Aucune excuses, pourquoi ? Ce n'était pas son genre et si Potter, qui n'était pas un Potter tout compte fait, était à Poudlard sitôt, s'était qu'il s'était passé quelque chose le mettant en danger. Bien sûr, Severus se souvenait des paroles d'Harry la première fois qu'il avait repris conscience. N'avait-il pas parlé d'une attaque de Deatheaters ? Si s'était bien le cas, alors il était normal que le Gamin-qui-avait-survécu vienne dans l'endroit le plus sécuritaire du monde. Car après tout, si Voldemort avait envoyé ses fidèles à cet endroit où le faux jeune se trouvait, s'était pour le capturer. Aucun doute. Ou pour fanfaronner et faire savoir aux autres qu'Il était maintenant de retour et qu'ils feraient mieux de ramener leurs postérieurs sinon la punition serait encore pire. Après tout, qui voudrait mettre ce monstre en colère ?
Albus Dumbledore l'observa silencieusement, scrutant son visage à la recherche du moindre tic annonçant un mensonge, mais le directeur de Serpentard ne s'inquiétait pas. Il n'avait pas mentit, il avait simplement omit quelques informations et détournés d'autres. Car après tout, le vrai Harry ressemblait énormément au jeune garçon assit en face de lui et qui semblait, étonnement, beaucoup plus détendu que quelques secondes plutôt. Severus eu l'impression, pour la première fois depuis très longtemps, d'avoir fait le bon choix. Surtout lorsque le directeur eu un grand sourire.
- « Et vous n'avez pas vu où vous vous trouviez exactement ? Severus, mon cher, il serait important de nous transmettre cette information. Ils vous ont retenu prisonnier tout l'été, car contrairement à ce qui vous a été dit, cela ne fait pas quelques jours… mais des semaines ! Severus, vous êtes porté disparu depuis le début de l'été… Lord Amaël ma stipulé votre survit en m'envoyant l'un de ses sujets ce matin-même en me disant que vous nous reviendrez aujourd'hui même. Je suis bien heureux de vous voir en vie et non pas transformé ! »
Severus eu un choc à l'annonce du temps qu'il avait passé à Nobor, mais surtout lorsque le directeur parla de prisonnier. Il n'avait jamais été retenu contre son gré ! Bon, d'accord, au début serte il n'avait pas été le patient le plus modèle du monde. Cependant, s'était compréhensible. Il se réveillait dans un endroit inconnu, emplit de créatures qui pourraient faire de lui leur repas ou lui arracher le cœur sans problème. Qui n'aurait pas peur dans ce genre de situation ? Mais quelque chose, dans les paroles du vieil homme mirent encore plus en alerte Severus qui redressa d'avantage la tête. L'homme qu'était le potioniste en avait connu de toutes les couleurs durant la guerre contre Voldemort. Il savait lorsque l'on tentait de le manipuler, de lui soutirer des informations cachées par le biais de douces paroles. Et s'était exactement ce que faisait Albus en l'instant. Lui parler d'inquiétude, de kidnapping, de mensonges qu'on lui aurait faits. Mais Severus, étrangement, n'était pas en colère contre le roi Haut-vampire, ou vampire tout court ?, après tout il avait toujours été franc avec lui et même qu'il lui avait parlé d'informations personnelles et qui semblaient douloureuses. Évinçant les parties dont il ne voulait pas parler avec tac et non pas brusquement. Non, s'il l'avait demandé, Severus était sûr qu'Amaël lui aurait dit le nombre de jours, voir même le nombre d'heures, qu'il avait passé dans sa demeure.
Non, l'être vampirique n'avait pas été un geôlier, un kidnappeur. Il avait été un hôte, un soigneur, un être qui avait accepté la décision de son fils et qui avait trouvé source d'amusement dans le comportement du mortel qu'il était. Un divertissement rafraîchissant dont il s'était inquiété et qu'il n'avait jamais pris de haut, même s'il avait mis d'avant son rang, demandant là le respect qui lui était dû. Ce qui était normal en y repensant. Severus se souvenait se leur discussion à propos d'ingrédients qu'il pourrait remplacer par d'autres pour en améliorer les effets d'une potion - ou les prolonger - ou les rendre plus puissantes tout simplement. La conversation avait été anodine, mais pour Severus il avait trouvé-là un Maître de Potion qui le surpassait. Et largement. Le vampire avait ri lorsqu'il lui avait confié ses difficultés au niveau de certaines potions compliquées et l'être ancien lui avait alors confié le secret pour les rendre aussi facile qu'une potion de première année ! Mais Severus ne démentit rien. Après tout, cela pourrait être plus dangereux pour ses hôtes s'il réfutait les paroles du directeur.
- « Puis-je savoir pourquoi Potter est à l'École ? Ne devrait-il pas être chez ses moldus ? » cracha-t-il comme à son habitude, ne voulant plus rien laisser paraître.
- « Oh, vous n'êtes pas au courant ? Lors du tournoi de Quidditch de cet été, les fidèles restant de Voldemort ont attaqué les campeurs. Par chance on ne dénombre aucuns morts, seulement quelques blessés. Par précaution, Harry restera à l'école. La rentré étant se soir, cela ne devrait pas vous posez de problèmes. »
Hochant simplement la tête, Severus pris congé dans un claquement de robe noires et sortit du bureau. Il devait partir, réfléchir à tout cela tranquillement dans son coin. Il y avait trop d'informations en un temps trop court. Ce qu'il avait cru être quelques jours s'était transformé en semaines, son Sauveur et Protecteur tentait de le manipuler, de lui présenter les êtres qui lui avaient sauvés la vie comme des kidnappeurs… quelque chose clochait et le potioniste n'en pouvait plus. Il avait eu l'impression que l'air s'alourdissait et cela ne venait pas de lui. Harry avait-il aussi sentit la tentative du Directeur à lui soutirer d'autres informations ? Ou la source de cette lourdeur avait-elle une autre origine ? D'une démarche rapide, l'espion était allé se réfugié dans ses appartements, y commençant ses innombrables vas et viens.
Secouant la tête, Severus se leva de son fauteuil. L'arrivée des élèves se ferait très bientôt et s'il voulait parler en privé à Harry, s'était maintenant ou jamais. Il n'aurait aucune autre chance car après le gamin traînerait avec la miss-je-sais-tout et le dernier rejeton mâle des Weasley. Et donc, impossible de lui parler en privé sans lui mettre une retenue, ce que l'homme aux robes noires voulait éviter. Parce qu'après tout, même s'il n'était pas du genre à remercier ouvertement une personne, il n'était pas du genre à ignorer ses dettes. Remercier son sauveur avec une retenue ? Non, certainement pas ! Décidé, le potioniste quitta ses appartements plus lentement qu'il y était entré. Pas que la douleur à son flanc se réveillait, mais l'homme ne pouvait cacher entièrement le fait qu'il s'épuisait rapidement. Donner la classe les premières semaines serait certainement éprouvant, le temps qu'il reprenne entièrement le fil des jours et, surtout, des forces. Severus ne voulait pas être au bord de l'effondrement au premier cours, ou à la première journée. De quoi aurait-il l'air ?
Chassant ses idées de son esprit, l'espion, ou plutôt ex-espion se dit-il, entreprit de chercher son élève honni. S'il était habitué à croisé Harry lorsqu'il n'avait pas le droit de déambuler dans les couloirs, il ne savait absolument pas où le trouver en plein jour ! Certainement pas à la bibliothèque en tous les cas. Peut-être dans son dortoir ? Il devait bien avoir fini avec le directeur depuis tout ce temps. Ce décidant ainsi à aller voir dans la salle commune des Rouges et Ors, Severus prit la direction du dortoir de sa maison rivale. Il avait toujours détesté cette maison, sans jamais savoir pourquoi. Peut-être à cause du caractère de ceux qui y étaient envoyé ? Mais en fait, s'était peut-être simplement car il avait transféré sa colère et sa haine des Maraudeurs sur l'entièreté de leur maison ? Ce n'était pas à exclure même si le potioniste ne l'avouerait pas.
Après quelques longues minutes de marches qui lui parurent pourtant courtes à ses yeux, après avoir traversé un couloir sans fin et une rue en boucle éternelle s'était plutôt normal, l'ex-Serpentard arriva finalement devant le portrait de la Grosse-Dame. Cette dernière était en discussion avec un autre personnage de tableau dont le nom lui échappait, mais Severus s'en fichait. Il n'était pas là pour des personnages peint sur une toile bon sang ! Voyant que lesdits personnages l'ignoraient, le directeur de maison siffla de colère et enfin la Grosse Dame, qui n'avait aucune beauté, lui prêta oreille. Après l'échange de quelques paroles hautes en couleur, et apprenant qu'Harry n'était pas dans son dortoir, Severus fit demi-tour. Où pouvait donc se cacher ce fichu Vampire ? Parce que Severus avait décidé de ne faire aucune distinction. Haut-vampire, vampire, quelle différence mise à part leur puissance? Tous deux étaient des buveurs de sang, des sangsues sur pattes, alors appelons un chat un chat et des vampires des vampires. Même si le Serpent qu'il était ne ferait pas autant de manque de respect devant le seigneur Amaël. Ce type l'effrayait bien plus que le Seigneur des ténèbres ne l'avait jamais fait.
Un frisson le parcouru alors qu'il montait vers la tour d'astronomie. Qui sait, peut-être que Potter s'amuserait à regarder les étoiles qui étaient encore loin de se lever ? Qui savait ce que ce gamin pouvait aimer, ou encore son véritable âge… parce que cela étonnerait le potioniste qu'Harry est seulement quoi, treize ans ? Une fois au sommet de la tour, une silhouette assise sur la rambarde attira son attention. Harry était là, toujours sous l'apparence du fils de son Némésis. Ses cheveux rebelles ondulaient dans le vent léger de fin d'été et son regard semblait perdu par-delà l'horizon visible. Aucune expression ne se lisait sur ses traits, mais en s'approchant, Severus voyait bien que son corps était tendu. Pourquoi, l'homme aurait été incapable de le dire. Cela pouvait autant être d'inquiétude que de stresse en passant par l'impatience. Maintenant qu'il savait l'adolescent non-humain, Severus hésitait à tenter d'interpréter ce qu'il voyait. Après tout, il ne s'y connaissait aucunement en buveur de sang. Tout du moins il avait lu tous ouvrages écrits sur eux et dont il était parvenu à entrer en possession, mais il n'avait jamais entendu parler ni lu de bouquin sur un certain Amaël. Alors il y avait bien des choses de ce monde qui lui était invisible, inconnu. Harry tourna la tête vers lui et un sourire mystérieux naquit sur ses lèvres. De nouveau, son apparence changea, sa peau redevint d'opale blanche, ses yeux se teintèrent d'or en fusion et ses lèvres rougir alors que ses canines s'allongèrent.
- « Belle aube n'est-ce pas Severus ? …Oh, oui, pour vous ce n'est que l'après-midi. Les Vacances d'été me dérèglent plus qu'autre chose. Vous vous êtes bien reposé? Je ne pensais pas que mon frère vous déposerait ainsi, dans le bureau du directeur Dumbledore. Je lui avais demandé expressément de vous ramenez dans votre chambre, mais Alucard est du genre vengeur. Je lui ai désobéit lorsque je suis allé vous sauver et même si s'était la meilleure chose à faire, mon cher grand-frère a sans doute voulu me faire savoir que cet acte n'était pas sans punition. Ce n'était rien de personnelle et je vous demande pardon en son nom. Vous n'auriez pas dû être mêlé à des chamailleries fraternelles. »
- « Ainsi vous ne niez pas ce dont je vous ai accusé ce matin ? »
Un léger rire amusé fut la seule réponse que Severus eut alors que le faux enfant regardait de nouveau le ciel qui, Severus ne l'avait pas remarqué, commençait à changer de couleur. Le train arriverait d'ici quatre heures alors…Il avait moins de temps pour parler à Harry que ce qu'il croyait.
- « Pourquoi m'avoir sauvé, Harry ? »
- « Oh, vous m'appelez par mon prénom maintenant ? Heureux que vous ayez comprit que je n'étais pas le fils de Potter. Plus de dix ans que je fus coincé dans un corps prisonnier du temps. Devoir grandir de nouveau ne fut pas la meilleure de mes aventures il faut l'avouer… mais nécessaire. » un léger soupire traversa les lèvres du vampire, mais malgré la tentation extrême, le potioniste ne posa pas de question car il était clair que l'être à côté de lui ne répondrait rien. « Si je vous le disais, vous ne me croiriez pas… ou partiriez en prenant la fuite. C'est ce que tous les humains font dans ces situations là… »
- « Dis toujours Harry… et si tu dois m'appeler par mon prénom, ne me vouvoie pas… » soupira le professeur qui, lui-même, avait de la difficulté à ne pas vouvoyez l'adolescent.
- « Savais-tu que les Hauts-Vampires, à l'instar des insectes que vous appelez vampires, on un Unique ? Pour ces sangsues cela se résume au Calice, un garde-manger sur patte contraint au vieillissement ralenti. L'Unique, pour les miens, est l'équivalent de votre âme sœur à vous les sorciers. Si le vampire reconnait son Calice par l'appel du sang, les miens reconnaissent leur Unique par l'appel de l'Âme elle-même. Tu dois savoir que je ne suis pas né la veille, en réalité je suis pratiquement aussi âgé que Poudlard. J'ai franchi il y a peu le cape de mon premier millénaire. L'équivalence mortelle de la majorité. J'ai 18 ans pour vous… »
Le changement de sujet perturba le professeur qui en fronça les sourcils. Pourquoi lui parler d'âme sœur, puis de son âge ? Quel rapport avec son sauvetage ? Et puis la lumière se fut à cette pensée et les yeux du potioniste s'écarquillèrent légèrement, sous le choc. Qui ne le serait pas ?
- « D'après l'accélération de ton rythme cardiaque, tu as compris où je voulais en venir Severus. Le jour de ta naissance, je l'ai senti. L'Appel de l'âme. On ne peut pas y résister, on ne peut pas le combattre. » Un léger sourire désolé apparu sur ses lèvres. « Lorsque je t'ai vu dans la nursery la première fois, tu n'avais que quelques heures. Et pourtant, je savais que s'était toi, mon Unique. Mais nous avons des lois. Il est interdit à un Haut-Vampire de révéler son identité à un humain, qu'importe qu'il soit sorcier ou moldu. Alors j'ai dû repartir aussi vite que j'étais venu. Je ne t'ai revu… que bien plus tard. »
- « À Poudlard… »
- « Comment ? »
- « J'ai fait un rêve récemment, mais qui n'en était pas un. Lorsque tu étais dans ma chambre, allongé à côté de moi, je l'ai vu en rêve. Je t'ai entendu. »
L'être vampire ferma les yeux et hocha la tête lentement.
- « J'ai intégré Poudlard, car je n'en pouvais plus d'être séparé de toi. Le point négatif d'avoir un Unique, c'est qu'on ne peut pas en être séparé trop longtemps. Sinon on se laisse mourir lentement. Je n'étais pas Potter, je te rassure. Je sais que je lui ressemble pour une raison que j'ignore, cela m'a toujours perturbé et m'a forcé à changer d'apparence. Mais tu t'étais épris de Lily. Je n'ai toujours que désiré ton bonheur et je me suis dit, en réalisant que tu l'aimais, qu'il valait mieux que tu aimes une autre humaine. Comment pourrais-tu aimer un monstre de toute façon ? »
Severus ne trouva rien à redire, restant la bouche entrouverte. Il avait été surprit lorsque la sangsue bipède s'était lui-même traité de monstre. Il avait été prêt à sacrifié sa vie, car s'était ce que comprenait Severus avec cette histoire d'Unique, pour son bonheur. Sa vie dépendait de la sienne, d'une certaine façon, et pourtant à l'époque il était prêt à le laisser partir avec Lily… simplement pour son bonheur? Le professeur de Potion n'avait jamais, ou presque, connu de personnes qui auraient été prêt à sacrifier du leur pour son bonheur à lui. Mais les mots lui manquaient, lui échappaient. Que dire de toute façon, après les derniers mots qu'Harry avait dis?
Mais leur conversation tourna court quand ils entendirent tous deux un nouveau venu arrivé dans la Tour d'Astronomie. En un instant, Harry était redevenu un adolescent de quatrième année à l'apparence humaine. Il descendit de la rambarde et vint se tenir aux côtés de l'enseignant, légèrement devant lui tel un protecteur et cela n'échappa pas à Severus. Pourquoi Harry se mettait-il en position défensive alors que le nouveau venu n'était autre qu'Albus ? Mais le directeur n'avait pas son sourire tendre habituel de bon grand-père. Son regard n'était qu'inquiétude et contrariété. Il semblait bouillir de colère intérieurement et s'était un fait nouveau pour Severus. Jamais il n'avait vu le directeur de Poudlard dans un tel état.
- « Ah ! Severus, Harry, enfin je vous trouve. Mon pauvre ami, vous êtes bien pâle ! Vous devriez prendre une potion sanguine ou manger un peu pour reprendre des couleurs. Mais plus tard ! Nous avons un énorme problème. Venez avec moi, toi aussi Harry ! » fit le directeur en les pointant avant de tourner des talons. « À Poudlard ! Que Merlin nous protège de ses monstres ! » s'exclama-t-il alors que déjà il revenait sur ses pas.
Severus lança un regard emplit d'incompréhension au prince vampirique, mais ses questions se coincèrent dans sa gorge alors qu'il voyait l'expression colérique d'Harry. Le buveur de sang semblait se retenir de bondir à la gorge du vieillard et il n'en fallu pas plus à l'ex-espion pour comprendre que les siens étaient sans doute derrière l'état du Directeur, mais que les versions ne serait certainement pas les mêmes. Il y avait peu de chose qui pouvait mettre Dumbledore hors de lui, voir aucune. Harry le regarda à son tour et soupira, secouant la tête.
- « Vous comprendrez bientôt professeur, mais croyez-moi, si nous avions le choix… nous ne ferions pas ça ! » soupira Harry tristement. « Nous ne nous révélerions pas à votre monde si cela nous était possible. Mais Tom est devenu trop dangereux, même pour les nôtres. Et quand je dis nôtres, je veux dire tous les êtres de la nuit. Mais laissez, vous comprendrez dans un instant. »
Ils marchaient tous deux loin derrière Dumbledore et Severus ne comprenait pas le retour au vouvoiement. Jusqu'à ce qu'il regarde les tableaux. Ainsi, Harry ne faisait confiance ni à Dumbledore, ni aux tableaux ? Mais pourquoi ? Il avait encore un tas de question à tête lorsqu'ils montèrent les escaliers en colimaçon menant au bureau du Directeur. Et ce qu'il vit le figea sur place. Tous les professeurs étaient réunis, en plus du ministre de la magie. Ils parlaient dans un brouhaha incompréhensible et Severus ne pus que comprendre qu'une partie de conversation entre le ministre et Dumbledore.
- « Vous ne pouvez pas laisser faire cela Dumbledore ! Depuis plusieurs siècles, Poudlard n'a jamais accueilli la Night ! Qu'ils se trouvent une autre école où enseigner à leurs monstres de rejetons ! »
- « Calmez-vous monsieur le Ministre. Malheureusement, rien ne peut être fait. Poudlard a reconnu la légitimité de la demande et l'a acceptée. L'école est vivante d'une certaine façon. Elle choisit ses enseignants, son directeur… ou plutôt ses directeurs. »
Et puis un rire, froid, avait envahi la pièce. Tous s'étaient tournés vers eux. Severus s'était pétrifié. Il était incapable de bouger alors qu'il sentait un souffle froid contre sa nuque et qu'une main inquisitrice s'était posé sur sa hanche droite. Il vit du coin de l'œil une manche de manteau défiant le rouge du sang. Une douce odeur se dégageait de lui, mais impossible de mettre un nom dessus.
- « Alucard, lâche Severus TOUT DE SUITE ! »
- « Doucement petit frère, je ne toucherais pas à ton précieux Unique. Je voulais juste voir sa réaction quand on le touche et je dirais qu'il vient de s'enfoncer un balais profondément dans le… »
- « ALUCARD! »
- « Tu n'es vraiment pas marrant Harry… » souffla le vampire, lâchant enfin le professeur de potion qui se détendit, tournant le regard vers le cadet des frères.
Harry n'avait plus rien d'un jeune adolescent, mais ressemblait plutôt à un jeune adulte. Ses cheveux avait poussés jusqu'au niveau de ses omoplates, toujours aussi indomptables, mais ils avaient de grands reflets d'or dont l'on ne pouvait ignorer la provenance une fois qu'on avait vu son géniteur. Il avait grandi en taille, lui arrivant sous le nez et sa carrure avait aussi changé. Il n'était plus chétif, sans être non plus un tas de muscles. Mais sa carrure était tout de même plus développée que quelques instants plutôt. Ses habits s'étaient changés, révélant une chemise noire à broderies argentées rentrée dans un pantalon tout aussi sombre. Un manteau sombre, mais plus pâle que les précédents habits, était enfilé par-dessus. De nouveau sa peau avait perdue toute couleur, ses lèvres s'étaient reteintes de sang, mais ce qui marquait le plus, étaient ses yeux. Severus ne pouvait en détaché le regard malgré les hoquets et exclamations choqué. Harry était tout simplement magnifique.
- « Ah ces humains! Ils sont si faciles à embobiner. Ça fait quoi, treize, quatorze ans que tu te fais passer pour le fils mort des Potter? Tellement amusant! » s'exclama Alucard qui siffla, moqueur, en regardant la troupe de sorciers qui le pointaient de leur baguette. « Regardes-les mon frère. Ils osent menacer le nouveau professeur de Combat et de Défense. Comme s'ils avaient la moindre chance de me blesser, ces ridicules petits mortels. »
- « Tu les aurais saigné et décapité avant Alucard, je le sais. » rigola le cadet qui s'était positionné devant Severus. « Baissez tous vos baguettes. Nous sommes ici pour parler des nouvelles classes de l'école qui verra le jour aujourd'hui comme vous le savez tous. Elles seront réservées aux Êtres de la Nuit et vous n'avez aucun mot à dire contre. L'école à rendue son verdict en l'acceptant. Vous devez vous y pliez. »
Severus regardait la scène, choqué et à la fois perplexe. De quoi parlaient-ils? Il leva les yeux vers Dumbledore, le seul qui n'avait pas baisser sa baguette alors qu'une ombre avançait derrière lui. D'abord le potioniste se demanda de qui il s'agissait, mais l'air commença à se glacer et un reflet doré attira son attention. Non, ce n'était pas un reflet doré… Deux perles d'or en fusion apparurent finalement dans l'ombre alors qu'une main pâle se posait sur l'épaule du directeur qui sursauta, lâchant sa baguette.
- « Du calme Directeur Dumbledore. Nous ne sommes pas hostiles, contrairement à vous. Nous ne désirons ni carnage ni bain de sang, seulement ce qui nous reviens de droit. Mon peuple a aidé les Fondateur à bâtir Poudlard, en échange une « école » de nuit a vu le jour pour les miens. S'était une façon de nous remercier. Vous avez été choisi par Poudlard, monsieur Dumbledore. Faites honneur à son choix et respectez les accords passés voulez-vous. Nous nous sommes plié à la volonté des sorciers il y a longtemps en quittant l'école, maintenant nous en avons aussi de besoin. Vous ne pouvez nous le refuser. »
Amaël se tenait là, dans des habits qui auraient fait passés la haute société sorcière pour des mendiants. Son regard était doux, plus doux que celui du vieux sorcier et son sourire était bienfaiteur. Rien chez lui ne suintait de mauvaises intentions, au contraire. Il semblait même désolé de ce que ses enfants avaient fait, leur adressant un regard en biais des plus réprobateurs. Puis les perles d'or se posèrent sur lui et Severus se sentit fléchir sous son intensité. Comme à chaque fois qu'il était en présence de l'être vampirique royal, il se sentait dominé par sa puissante aura. Elle englobait la pièce, les noyait tous dans cette sensation de n'être qu'une petite fourmi qu'il pourrait écraser en clignant simplement des yeux. Le Roi retira finalement sa main de l'épaule du vieux sorcier et tout le monde reprit son souffle, qu'ils n'avaient pas eu conscience de retenir. En une fraction de seconde, le nouveau venu fut en face de Severus. Ce dernier bondit en arrière et son dos heurta violement le mur, lui arrachant presque une grimace. Doucement, l'homme qui n'avait rien d'humain posa sa main sur son flanc anciennement blessé et eu un sourire satisfait.
- « Heureux que vous ayez arrêté de courir dans tous les sens tel un mortel décapité monsieur Rogue. Navré de ne pas vous avoir laisser entrer en contact avec vos proches, mais vous aviez besoin de repos et à votre premier éveil vous n'avez pas été des plus réfléchit. Vous aviez besoin de repos pour vos autres blessures. Vous me voyez ravis de vous voir récupérez si bien. Harry, mon petit démon au visage d'ange, tu n'as pas mangé aujourd'hui… tu sais que je désapprouve que tu sautes un repas. »
Le nommé ronchonna dans sa barbe alors que Minerva le regardait, scandalisé.
- « Monsieur Potter, pourriez-vous nous expliquer cette plaisanterie de bien mauvais goût ? Je n'accepterais pas de mes griffondor un tel manque de jugeote. Quant à vous Severus, voulez-vous bien me dire pourquoi vous ne ripostez pas ? »
- « Minerva… » roucoula Harry en un rire moqueur, mais en même temps si glaciale qu'il fit frissonner la plupart des sorciers présents, sauf Severus qui le regardait, étonné de le voir user d'un tel ton avec sa directrice de maison. « Ce n'est plus Potter désormais, juste Harry. Chez nous, nous n'employons pas le nom de famille. Et je ne suis pas un Potter, je ne l'ai jamais été. Harry Potter est mort à sa naissance, le cordon ombilical enroulé autour du cou. Étranglé alors qu'il naissait, mort en commençant ça vie. N'est-ce pas une magnifique ironie? » ronronna-t-il en approchant de la lionne. « Et Severus ne répliquera pas, car toutes vos paroles ne sont que venins et mensonges professeure. Severus n'était pas retenu captif. Il était soigné et… »
- « Harry, cela suffira. Je crois que Severus sait expliquer lui-même une situation et l'expliquer de son point de vue. Inutile d'être hostile mon petit dragon noir »
Harry siffla et se détourna, allant aux côtés de son frère et les deux créatures parlèrent cette langue incompréhensible pour lui. Le Potioniste les regarda un instant avec de regarder ses collègues et le Ministre de la magie.
- « Ce que Harry dit est vrai. Si au début j'ai cru être prisonnier, s'était une fausse impression. Lord Amaël a pris personnellement soin de moi et grâce à lui et aux siens j'ai pu survivre à une blessure mortelle »
Le directeur sembla contrarié de ces aveux qui différaient de ses propos matinaux et son regard noir, un regard que l'ex-espion ne lui avait jamais vu, lui provoqua un frisson. Pas besoin de mots dits pour savoir qu'il avait été viré. Un sentiment glacé lui enroba le cœur. Non. Il ne pouvait pas quitter Poudlard ! S'il quittait l'école, il mourrait à tous les coups et cette fois il ne serait certainement pas sauvé par Harry. Mais un regard complice de l'aîné de la pièce l'intrigua. Amaël le regardait du coin de l'œil alors que de nouveau il apaisait la tension naissante. Severus s'en voulait presque de l'avoir poussé et fuit la première fois qu'ils s'étaient vus. Cet être, malgré la dangerosité qui émanait de lui, n'était pas « mauvais » au premier sens du terme. Serte il avait dû commettre des immondices innommables, mais en cet instant il était le seul à faire réellement dans la diplomatie. Ses fils semblaient êtres sur des ressorts, prêt à bondir à tout instant, au moindre signe d'attaque alors que les autres sorciers ne semblaient vouloir qu'une chose, leur lancer un avada bien sentit.
Prenant son visage entre ses mains, le directeur, ou plutôt ex-directeur ?, des serpents se le frotta légèrement. La fatigue commençait à le gagner et cette tirade semblait vouloir s'éterniser sans qu'il n'en comprenne l'origine. Semblant voir son désarroi, ou peut-être son épuisement naissant, Amaël fit tomber le silence en levant simplement la main dans un geste apaisant. Ce vampire en imposait, même en silence. Severus ne pouvait en être qu'impressionné, et effrayé en même temps. Sans le connaître réellement, Rogue ne put que ressentir du respect mêlé à la peur pour cet être étonnant.
- « Peut-être mieux vaut-il calmer nos paroles un moment. Certains ici ne comprennent peut-être pas la situation complexe dans laquelle nous sommes. Professeur Rogue, voyez-vous, comme je l'ai stipulé plutôt, les miens aidèrent vos quatre fondateurs à construire l'école. Bien que puissants, il leur était impossible d'infuser suffisamment de magie en ces lieux pour faire de Poudlard ce qu'elle est aujourd'hui. En échange de notre aide, ils acceptèrent que mon peuple puisse lui aussi suivre des cours dans ce château. Les cours n'étaient pas de jour, mais de nuit. Peu original cela fut, mais cette « école » fut nommée Night. Une version nocturne de ce qui était enseigné aux sorciers, mais bien entendu, avec différentes matières. Une sorte de Poudlard de nuit. Il y a bien entendu quatre maisons; Motheram* , ceux que le crépuscule illumine de son obscurité, symbolisé par un croissant de lune pourpre et le hibou; Thanebris**, ceux que les ténèbres n'effraient pas et qui sont prêt aux plus sombres actes pour accomplir leurs desseins ou protéger les êtres qui leurs sont chers. Leur symbole est la Vipère écarlate et un soleil noir. Lomëthil***, la pleine lune noire et le corbeau blanc, ceux qui trouve dans leur cœur la force et le courage d'avancer malgré les embuches. Hîthreg**** , ceux dont la brume n'aveugle pas le jugement et qui prendront le temps de réfléchir avant d'agir. L'étoile d'argent et le loup les symbolisent. Cependant, voilà environs cinq siècles, les sorciers nous chassèrent de l'école, prétextant que nous étions des monstres mettant en danger leurs enfants. Ne voulant pas de bain de sang inutile, j'acceptai que nous partions. Avec les événements dont vous avez déjà connaissance, nos enfants ont besoin d'un endroit sûr où étudier et Poudlard est l'endroit parfait. Or, comme vous pouvez vous en doutez, ces messieurs dames ne sont pas d'accord avec notre retour. Malheureusement pour eux, Poudlard a acceptée. »
Amaël se tue, contrairement au Ministre de la Magie qui enchaînant en disant simplement qu'ils étaient réellement des monstres. Le Seigneur à la chevelure d'or posa sur l'irrespectueux ministre un regard froid et l'homme se ratatina sur lui-même, reculant derrière Dumbledore qui ne lui serait pourtant d'aucun secourt. Mieux valait ne pas mettre en colère cet être aux yeux hypnotisant.
- « Je n'ai pas eu le temps de vous en parlez lorsque vous étiez éveillé, très cher monsieur Rogue, mais le seul professeur dont nous ne sommes pas parvenu à trouver est un Maître de Potion. Je puis vous proposer le poste, si vous le désirez. Contrairement à vos mortels humains, les Êtres de la Nuit savent trouver l'importance qu'à l'art des potions. Je suis sûr que vous parviendriez à vous y acclimater rapidement. »
- « J'accepte volontiers, Seigneur Amaël. » fut la réponse du potioniste qui savait que celle-ci déplairait au directeur de Poudlard. Ce dernier ouvrit la bouche, mais Amaël le coupa.
- « Étant le directeur de l'école de nuit, c'est sous mon autorité que vous serez bien entendu. Vous serez payez comme votre rang de Maître des potions le mérite en plus du salaire hebdomadaire de professeur. Cela vous convient-il ? » Severus accepta de bon cœur. Ce que proposait le vampire, s'était le triple de ce qu'il était payé normalement ! « Bien, dans ce cas comme nous en avons fini sur le sujet de la Night, il est temps de vous montrer vos nouveaux appartements et vos classes. Je vous expliquerai en chemin pourquoi vous aurez de nouveaux appartements, ne vous inquiétez pas. Je ne suis pas du genre à laisser les gens dans les ténèbres de l'inconnu. »
Et il sortit, simplement. Un silence lourd pesait sur la pièce alors que Severus et les deux autres buveurs de sang sortaient à leur tour. Le potioniste sentait la présence de son… « Unique » dans son dos, proche de lui, tel une protection. Severus se passa une main sur la nuque, se demandant pourquoi Harry n'avait jamais rien su faire comme tout le monde et se disant que cette année se promettait d'être mémorable !
Motheram* (Vesperam soirée en latin et Moth crépuscule en elfique)
Thanebris**( tenebris ténèbres en latin et Thaur Abominable en elfique)
Lomëthil***(Ithil lune en elfique et Lomëa obscur en elfique )
Hîthreg**** (sereg; sang et Hîth brume)
et voilà, enfin le chapitre 3 ! Encore navré du retard, j'espère que cela ne se reproduira pas. Le chapitre 4 devrait arriver dans la semaine :)
