Bonjour/bonsoir à tous!

D'abord un gros désolé pour le retard. J'ai attrapé la grippe et je ne vous comte pas le calvaire que s'était, les grippes d'automnes sont les plus détestables..., et puis j'ai encore été malade... et quelques problèmes de santés dans ma famille aussi qui m'affecte VDM...

Maiiiiiis...Voici la suite, 8D

Je suis bien obligée de le séparer en deux, car sinon vous auriez le droit à un chapitre de plus de 14 000 mots. Soit + de 17 pages World... so ouaip, j'avais surtout de la difficulté à voir toutes mes erreurs avec autant de mots :P

Pour les Review anonymes, je ne vous oublie pas;

Juliana; Heureuse que tu aimes de plus en plus cette fic :3 Voici une double suite en espérant que tu l'aimeras

Winifred; Merci à toi

Lyxie; et bien voici ta suite ;)

Lu; merci pour ta double review. Heureuse que cette fic te plaise et tu auras quelques réponses ici sans doute. Quant aux caractéristiques de chaque créatures, cela viendra lors d'un cours en particulier dans un chapitre... ;) En espérant que ces chapitres te plairont.


Les lèvres d'Harry contre les siennes, ses doigts se perdant dans ses cheveux noirs pendant dans le vide alors que ses propres doigts caressaient cette nuque froide où il ne sentait aucune palpitation. Le cœur était mort, il ne battait pas, mais la créature vivait. Le baiser inversé était doux, léger, mais sincère. Severus soupirade bien être quand les dents de l'autre homme se saisir de sa lèvre supérieur, la mordillant légèrement en prenant garde à ne pas l'entailler. Faisant une légère pression sur la nuque d'Harry, le potioniste pressa d'avantage ses lèvres sur leurs jumelles avant que les deux âmes sœurs ne se détachent l'un de l'autre.

Harry posa son front sur celui du Maître des potions, Severus pouvait presque sentir le soulagement que l'ancien Griffondor ressentait en cet instant. Soulagement de ne pas être rejeté, d'avoir une chance ! Même si Severus ne comptait pas s'offrir sur un plateau d'argent, il voulait donner une chance à Harry. Il en avait assez d'être seul, d'avoir la menace de sa mort prochaine au-dessus de sa tête telle l'épée de Damoclès. S'il n'était plus à Poudlard il mourrait par la main des Deatheaters retourné auprès du Lord. Ou pire, il lui serait emmené carrément pour être torturé.

Comme s'il savait pour ses sombres pensées, Harry lui massa délicatement les tempes. Severus chassa ses pensées. Il ne mourrait pas de sitôt. Comment ? Il était entouré d'êtres plus puissants les uns que les autres et qui n'avaient peur de rien. La chauve-souris des cachots se remémorait comment Alucard avait attrapé Albus par la barbe, comme s'il n'avait eu aucune peur face à l'être qui était considéré comme le plus puissant Mage du siècle. Comme s'il n'était personne.

En même temps, s'était l'impression qu'ils donnaient tous non.

Harry, Alucard, leur parent commun… comme si en une seconde vous étiez mort pour eux. Un frémissement parcouru le corps du potioniste lorsque les mains inquisitrices du Sauveur glissèrent sur son torse, contre le tissu sombre. Rouvrant ses yeux d'Onyx, Severus plongea son regard dans celui d'or et d'émeraude du vampire. Celui-ci lui offrit un petit sourire en retirant ses mains. Pas que le toucher était désagréable, mais Severus ne se sentait certainement pas prêt à ce genre de proximité avec son ancien élève.

Un baiser, cela passait, mais il valait mieux qu'ils prennent leur temps ou l'ancien Deatheater sentait qu'il ne le supporterait pas, qu'il se sentirait écrasé d'une certaine façon par l'affection du prince. Il devait encore se faire à l'idée que maintenant il ne serait plus seul dans sa vie privée et il devait l'accepté pleinement. Mais ils étaient sur la bonne voie non ? Tout du moins, Severus le pensait. Quoi qu'il n'était pas une référence en la matière… Et puis il se souvint.

- « Lucius… »

- « Hum, oui… qu'est-ce qu'il vient faire dans la conversation ? » demanda Harry qui aurait sans doute préféré que la magie du moment ne se casse pas de cette façon.

- « Il était au bord des larmes Harry, et il est mon ami. Qu'importe ce qu'il m'a caché ou ce qu'il est… Les Malfoy sont mes amis, je veux savoir ce qui s'est passé pour mettre Drago dans cet état. »

Harry soupira, reprenant son massage sur les tempes du potioniste. Clairement, le vampire ne voulait pas le laisser partir et subissait un débat intérieurement. Severus le laissa faire, ayant déjà pris sa décision. Cela ne dû pas échapper au vampire, car celui-ci hocha simplement la tête en signe de résignation. Autant le moment avait été court, autant Severus l'avait apprécié sincèrement. Cependant il était lui. Il n'était pas une guimauve et malgré son anticipation à entrer dans ce monde, il n'allait certainement pas ouvrir directement ses bras à Harry et courber l'échine à ses caprices.

Ça, le cadet d'Amaël semblait l'avoir réalisé. Il devrait faire ses preuves, gagner son cœur de pierre même s'il semblait s'être fissuré légèrement. Comment résister à cet éphèbe de toute façon? Mise à part quand il faisait l'abruti comme plutôt. Autant Severus avait été impressionné par tant de courage, et choqué en apprenant la vérité sur le vrai Harry Potter, autant il avait trouvé Harry complètement immature. Mais n'avait-il pas dit qu'il avait à peine la majorité vampirique? Mais la voix d'Harry le tira de ses pensées.

- « Je crois savoir ce qu'il s'est passé… et si c'est ce que je crois, alors fait-moi confiance Severus, Lucius a besoin d'être seul un peu pour se reprendre. Nous irons le chercher juste avant la répartition, normalement je devais participer l'hymne d'ouverture mais mon frère peut bien prendre ma place. Amÿel gagnera du temps en faisant un discourt interminable, j'en suis persuadé. Tout ira bien pour lui. Révéler ce que l'on veut garder caché peut provoquer beaucoup de souffrance et de honte, il faut laisser le temps aux sentiments de s'apaiser. »

- « Qui êtes-vous et qu'avez-vous fait d'Harry? » fut la seule chose que Severus trouva à dire, haussant un sourcil ce qui fit éclater de rire le vampire derrière lui.

- « Je suis plus sage que je ne le parais au premier abord. Mais soit, si tu veux aller le retrouver maintenant, cependant je ne crois pas qu'il te parlera maintenant. »

Quelques coups à la porte firent relever la tête aux deux hommes. Debout dans l'embrassure de la porte, Amaël sourit tendrement à sa chair et au potioniste. Toujours aussi droit et humble, le vampire attendait patiemment qu'on lui accorde le moindrement de l'attention et lorsqu'il l'eut il attendit poliment que son dernier-né l'invite à entrer dans la pièce. Le Roi avança jusqu'à eux et Severus gardait cette impression que l'aîné glissait sur le sol tel un quelconque spectre. Il frémit lorsqu'il sentit les mains d'Harry de chaque côté de son cou, la sensation de sa peau froide et douce contre la sienne qui était brûlante et cireuse à côté de celle de l'adolescent.

- « Bon matin les enfants, je me demandais juste où vous étiez puisque tout le monde est dans la Grande Salle. Je m'inquiétais de ne pas vous y voir vous aussi. Je crois que Monsieur Malfoy Senior est aussi partit? »

- « Oui, je voulais d'ailleurs aller à sa recherche, mais Harry dit qu'il vaut mieux attendre » répondit Severus alors que la seule chose qu'il désirait était d'aller retrouver le blond platine et avoir enfin le fin mot de l'histoire.

- « Harry a raison. J'ai entendu ce qu'a dit Monsieur Malfoy fils. Laissez-moi vous présenter les principales salles que nous occuperons, ainsi que les dortoirs. Après cela vous pourrez rejoindre votre ami. Laissez-le reprendre sa maîtrise de soi Severus… »

Le nommé ne put qu'hocher la tête. Le père et le fils tenaient les mêmes paroles. Soupirant, le potioniste se leva, laissant son regard dériver sur l'être derrière lui. Harry lui offrit un sourire.

- « Je vais retourner dans la grande salle parler avec mes potes, ont se revoit tout à l'heure… »

Sans attendre de réponse, Harry partit. Severus, ne montrant rien, ne ressentait pas moins du malaise comme s'il était en train de faire le mauvais choix. Pourtant, rien ne le laissait sous-entendre, sauf peut-être son intuition. Chassant ce pressentiment, l'ancienne terreur des Griffons suivit Amaël. Ce dernier marchait lentement, attendant que Severus soit à ses côtés, mais gardant le même rythme. Severus lui en était reconnaissant, après tout il commençait déjà à s'épuiser, à se sentir fatigué. Sa blessure à son flanc était peut-être guérie, mais il avait encore besoin de s'en remettre.

Après tout, le sort était de magie noire, cruel. Ce n'était pas comme un doloris dont on se remet après quelques jours et ça, Severus n'avait pas besoin qu'on lui explique pour le savoir. Distraitement, le potioniste caressa son flanc anciennement blessé. Il se souvenait de la douleur, du goût de sang dans sa bouche, d'horribles souvenirs, mais aussi des mains douces d'Amaël et d'Harry alors qu'ils le recousaient, le pansaient. Mais cela était le passé, mais ces souvenirs en firent remonter un autre qui fit froncer les sourcils au Maître des Potions.

- « Amaël, je me souviens que ce matin Dumbledore n'avait aucune mauvaises paroles contre vous, lorsque je suis arrivé dans son bureau. Pourquoi, soudainement tant de… » Mais Severus était incapable de trouver un mot qui irait au ressentit que devait éprouver le directeur diurne.

- « D'animosité, de haine, de colère ? Simplement car mon peuple se tient loin de votre monde depuis des siècles et nous laissons les sorciers vivre sur nos terres ancestrales sans rien dire. Contrairement à ce que beaucoup pensent de nous, nous ne sommes pas des créatures de haines qui aiment massacrer les innocents. Lorsque nous le faisons, il y a de bonne raison. Les vôtres pensent que nous courbons l'échine, mais en réalité nous tentons d'empêcher l'animosité de naître entre nos peuples. Dumbledore et moi étions de bonnes connaissances. Je le conseillais parfois, comme lors de la monter en puissant de Gellert en tant que Mage Noir. Bien qu'il n'eut pas tenu compte de mes paroles malheureusement pour lui. Si Dumbledore tremble de colère en ce moment, c'est justement car nous ne courbons pas l'échine devant eux, les sorciers. Les vôtres imposent des lois cruelles aux créatures magiques, les traitants comme des animaux et des moins que rien. Un jour cela coutera cher, mais mon peuple ne se laissera jamais dicter sa conduite par des mortels. »

Severus ne répondit rien. Principalement car il ne savait pas quoi réponde. De toute façon, qui le pourrait? Il était lui-même un sorcier qui avait réagi au quart de tour en apprenant qu'il était au milieu d'un amas de vampire. Il n'était donc certainement pas en position pour dire ce qu'il en pensait. Malgré que sa façon de penser fût maintenant différente, et qu'il leur faisait confiance, Severus considérait qu'il n'était pas une référence. Cela faisait, à ses yeux, que quelques jours qu'il les connaissait après tout. Severus chassa de nouveau ses pensées, se focalisant sur ce qui l'entourait. Il n'y avait aucun tableaux, ce qui était déstabilisant pour l'enseignant qui était habitué de voir les portraits vivants, les entendre parler ou simplement se plaindre. Mais à la place des tableaux, les armures sans têtes étaient là. Cela avait quelque chose de mal sain et un frisson lui parcouru l'échine. Il avait l'impression que les armures étaient vivantes, mais immobiles.

- « Est-ce que ces armures vous inquiète? » fit la voix douce du directeur nocturne

- « Elles me mettent mal à l'aise… » avoua-t-il, ce mordant la lèvre inférieur, le professeur jeta un regard noir aux armures.

L'autre homme rigola, semblant amusé par le mal être de la terreur des cachots.

- « Elles veillent à la sécurité des élèves. Si jamais une âme indésirable pointait le bout de son nez, parvenant à briser mes protections, elles se ligueraient toutes contre l'importun. Je puis vous dire que trois milles armures contre vous ne vous laisse que peu de chance de survie. »

Severus hocha simplement la tête. Là était la vérité. Un système de protection plus qu'efficace, même si le potioniste le trouvait extrême. Trois milles armures ? N'avait-il pas confiance envers les autres enseignants ? Puis Severus songea à quelque chose. Le jour, ils dormaient. Ils ne pourraient donc pas être éveillé en cas d'intrusion, ni couvrir la grandeur de l'école. Alors que les armures… L'enseignant fut finalement tiré de ses pensées par la voix de son… ami ? Oui. Étrangement, Severus ne pouvait que considérer le vampire ainsi. Comme un ami.

- « Ici vous avez la classe de Combat et de Défense, matière enseignée par Alucard. Mon petit démon de fils est l'un des meilleurs guerriers parmi les nôtres, malgré que Rumplestiltskin le batte sans trop de difficulté. Il est sournois ce sale démon… Il est d'ailleurs notre infirmier. » rigola le Directeur de nuit.

Severus eut un sourire en coin. Si quelqu'un était capable de mettre la raclée au fils aîné d'un Roi sans avoir peur d'un retour des choses, le potioniste était prêt à payer cher pour le rencontrer. Ils passèrent ainsi devant de nombreuses classes jusqu'à pénétrer de nouveau dans les cachots. Telles des ombres dans le brouillard, Severus parvint à voir les silhouettes des jeunes serpents qui allaient à leur dortoir. Sous le lac où ils pouvaient observer les sirènes, le Calmar Géant et d'autres créatures qui aimaient les ténèbres.

- « La nostalgie vous gagne Severus? »

Décidément, Severus ne s'habituerait pas du passage du vouvoiement au tutoiement… comme si l'homme savait dans quel état émotionnel il se trouvait, les mots et les tournures de phrases à choisir. Il ne lui avait pas demandé s'il allait bien, non, parce ce que cela devait se voir et aurait été une question inappropriée.

- « Nostalgie et autre. Je dirais plutôt que tout va trop vite. En une journée j'ai fait face à la joie d'un père de me retrouver, puis de sa colère et son rejet. Une nouvelle école dans mon ancienne école, apprendre que mon meilleur ami m'a caché des choses importantes sur lui et mon filleul, ma découverte et ma déclaration d'Unique face à tout le monde, des élèves que j'avais et croyais connaître, mais qui m'ont bien eut… Tout cela en même pas une journée. Je suis perdu pour être franc et… et je crains que ma déclaration, mon acceptation de mon lien avec Harry ne provoque quelque chose. »

- « Mais cela a déjà provoqué quelque chose. D'ici demain, tout mon peuple saura que mon Héritier au trône a trouvé son Unique chez un Mortel et que celui-ci l'accepte. Depuis plus de six millénaires aucun Mortel n'avait accepté l'un des nôtres vous savez ? »

Sous le choc, Severus ne répondit pas. Ou plutôt, son cœur le fit pour lui. Manquant un battement, l'organe pompe commença à battre plus vite, laissant la peur se répandre dans tout son être malgré que cela ne se voyait pas. Severus gardait la tête droite, un masque implacable sur le visage. Mais dans quel monde avait-il plongé ?

- « Mais comme nous en sommes au sujet de votre déclaration, autant vous l'avouer… Harry est bien un Potter, mais n'en porte pas le nom. La famille Potter n'existait pas à sa naissance, mais ils partagent le même sang. Harry l'ignore cependant et j'anticipe le jour où je devrais le lui révéler car il déteste tout ce qui s'approche de loin ou non à cette famille depuis que ce James vous a fait du mal. »

Severus hoche simplement la tête lentement.

- « Je ne lui dirais rien, je vous le promets, mais cela ne change rien pour moi. Qu'importe son sang, Harry est Harry »

- « Alors il ne vous faudra pas l'oublier le jour où il l'apprendra et lui faire savoir que cela n'affecte ni votre perception de sa personne, ni vos sentiments. »

- « Et que voulez-vous dire par « Mais cela a déjà provoqué quelque chose» ? Qu'est-ce qui sera provoqué par ma déclaration ? »

- « Eh bien tout mon peuple voudra voir celui qui, un jour, régnera aux côtés de mon fils héritier par la Mort ! » et Amaël éclata de rire lorsque Severus perdit ses dernières couleurs. « Ils viendront vous rencontrer et vous serez présenté naturellement. Chaque ethnie offrira un présent à votre couple de par leur culture et traditions. Cela sera un simple mauvais moment à passer et qui devrait durer environ une semaine. Vous serez juste le centre de l'attention de mon peuple entier… » rigola Amaël qui semblait bien s'amuser de l'anticipation et du malaise qui gagnait Severus.

- « Par Merlin, mais qu'ai-je fait? » se lamenta Severus en prenant son visage dans la paume de ses deux mains

- « Vous avez fait ce qu'il fallait en écoutant votre âme et votre cœur, tout comme votre instinct. Harry ne pouvait pas tombé sur meilleur Unique que vous Severus. Mon peuple ne regarde pas le physique, alors n'essayez pas de l'utiliser pour vous rabaissez jeune homme. » sourit le Lord en lui montrant d'un mouvement ample du bras, comme s'il désirait lui montrer tout le mur devant lequel ils s'étaient arrêté, une immense parcelle dudit mur qui était gardée par quatre armures. « Voici le dortoir des Thanebris. Leur mot de passe est Naärëm. Il s'agit d'une langue morte dont il ne reste que des gravats. Cela signifiait; « N'aie crainte du noir ». Les parents le répétaient souvent à leur enfant la nuit. Naärëm, Naärëm misthril dirth. N'aie crainte du noir, n'aie crainte du noir mon enfant. »

Ils s'engouffraient déjà tous deux dans le dortoir lorsque le Seigneur avait parlé cette langue disparue et Severus ne pus que la trouver magnifique. Elle roulait sur la langue de l'être vampirique comme la plus belle chose du monde. Porteuse de mille promesses comme si elle allait offrir le paradis à tout instant. Un léger frémissement même parcouru son corps. Pourquoi cette langue avait-elle disparue ? Aux oreilles du Maître des potions elle était la plus belle des langues.

Et puis l'enseignant s'arrêta, figé d'émerveillement.

Une douce musique celtique s'élevait par une harpe enchantée qui jouait seule alors qu'un doux feu crépitait dans des cheminées de pierre noire. Le salon était immense et, contrairement aux salons des dortoirs de Poudlard, il y avait de très nombreux fauteuils qui faisaient faces aux cheminées qui furent dénombrées à dix par Severus. La chaleur était douce, mais l'endroit gardait une douce fraicheur qui était la bienvenue avec la fin de l'été qui était toujours chaud. Le salon était entièrement de pierre et de bois. Le plafond était vouté et ensorcelé pour représenter la nuit en train de tombé, même si les dernières lueurs du jour était très loin maintenant. Sauf que le ciel n'était pas noir, mais rouge. Comme à Nobor.

Les meubles de bois étaient noirs. Il y avait de nombreuses tables pour travailler ainsi qu'une bibliothèque derrière une porte entrouverte et qui promettait d'une grande. Quant aux fauteuils et aux divans, leurs couleurs étaient sobres et se mariaient bien à l'endroit. Il y avait cinq statues, une entre chaque cheminée, et qui étaient là pour protéger les élèves. Amaël ne plaisantait pas sur la sécurité des enfants qui étaient sous sa garde et Severus ne pouvait que l'admirer pour cela. Ici, aucun être mal intentionné ne pourrait pénétrer ces murs sans en payer le prix au centuple de ses intentions. Sur les murs nus Severus pu voir des bannières aux couleurs de la maison avec son animal symbole.

L'endroit était plus que chaleureux et Severus s'y sentait très bien. Un peu plus et il aurait pris place dans l'un des grands fauteuils pour siroter un thé tout en corrigeant les travaux de ses incapables d'élèves. Mais il fut entrainé par le directeur de nuit qui lui fit visiter les dortoirs, qui descendaient sous terre grâce à un escalier en colimaçon. Chaque étage représentait une année. Les plus anciens étaient en bas complètement, car étant les plus hauts, les plus jeunes pouvaient plus facilement demander de l'aide. Mais comme le lui fit savoir Amaël, s'était par le passé. Cette année s'étaient les plus vieux qui étaient dans les premiers dortoirs et les plus jeunes au plus bas.

Severus n'eut pas besoin d'explications; s'était pour protéger les enfants plus jeunes.

Les deux hommes visitèrent chaque palier et chaque palier avait quatre dortoirs par années tant ils étaient nombreux. Severus pris une grande respiration, se disant que ses classes seraient immenses ! Sans doute le double de celles qu'il avait à Poudlard, avec les plus grosses classes naturellement.

Et puis ils passèrent au dortoir des Motheram. Ce dernier se trouvait un étage en dessous, deux couloirs plus loin. Comme pour le précédent dortoir, dix cheminées, une bibliothèque privée pour la maison, un grand nombre de places où s'asseoir ou étudier. Sans oublier les bannières de la maison. Par contre, les dortoirs étaient sur le même étage. On y accédait par une porte qui donnait sur un long couloir où se trouvaient sept portes qui conduisaient, chacune, au dortoir d'une année en particulier. Dans le couloir il y avait quatre armures aussi, tout comme il y en avait cinq dans le salon. Ce qui fit sentir à Severus qu'il n'avait sans doute pas du tout vu les armures qui gardaient les escaliers menant aux dortoirs des Thanebris.

Les deux dortoirs restant furent semblables, ce qui fit voir au potioniste qu'aucune maison n'était privilégiée, que toutes avaient été décorées avec le même goût, le même financement. Il n'y avait que l'emplacement des dortoirs qui variait, protégeant toujours ceux des plus jeunes. Si un quelconque intrus parvenait à pénétrer dans un dortoir, il devrait passer devant celui des aînés et les affronter pour atteindre les plus petits. Et Severus se doutait qu'il serait suicidaire de s'attaquer à des jeunes ne se contrôlant pas parfaitement et qui, en plus, n'étaient pas humain. Merlin savait de quoi ils étaient capables !

Les deux hommes avaient échangés peu de mots. Severus parce qu'il avait l'impression qu'il se noierait dans l'inquiétude d'une seconde à l'autre et Amaël ne disait rien, respectant le mutisme du premier. Severus ne pouvait que lui être reconnaissant.

Et puis, alors qu'il traversait le Grand Hall, qui avait énormément changé - à la place des pierres grisâtres se trouvaient des pierres taillées dans du marbre noir -, Severus eut soudain un flash qui le figea. Il se souvenait du moment quand on le torturait, d'une lame froide blessant ses chairs, l'explosion, de nouveau les tortures et puis les cris. Une main sur sa joue, froide comme le marbre dont était dorénavant fait le Grand Hall, ramena Severus à la réalité.

Le potioniste regarda son nouveau directeur sans le voir. Il n'y avait plus pensé, mais qu'était-il advenu des autres cette nuit-là?

- « Amaël… la nuit où Harry m'a sauvé la vie… que s'est-il passé? Que sont… que sont devenus les autres ? »

Le Lord soupira doucement. Quoi que Lord, réalisa Severus, était une insulte à son rang. La main quitta sa joue, se posant sur son épaule.

- « Ils sont tous morts. Harry, Alucard, et ceux qui les accompagnaient les ont tous tués sans cérémonie. Harry leur a fait payer ce qu'ils t'ont fait… »

Encore un changement entre le vouvoiement et le tutoiement réalisa Severus alors qu'une de ses mains commençait à trembler sous le souvenir. Il aurait dû mourir, il avait failli mourir ! Il l'avait senti d'ailleurs, les mains de la Grande Faucheuse sur son corps, tentant de prendre son âme. Ou avait-ce été Harry regardant ses blessures ? Severus ne savait plus, n'était même pas sûr de vouloir savoir ni qu'on lui dise comment ils étaient tous morts…

- « Est-ce qu'ils ont remonté au Seigneur des Ténèbres? »

Ça s'était la question qui le tuait, la question qui devait tout dire. Est-ce qu'il avait raison de continuer de craindre pour sa vie ou non? Est-ce que le Lord noir avait fait face à sa moitié enragée? Parce qu'il n'était pas dupe. Le potioniste savait qu'Harry avait dû être hors de lui en le sachant au gouffre de l'enfer, après tout s'était l'unique chose qu'il méritait, alors il avait besoin de savoir. Est-ce que son Unique avait fait la peau à Voldemort pour le venger?

- « Malheureusement non. Nos meilleurs traqueurs ne sont pas parvenus à le pister, ce qui relève du miracle. Mais Tom n'en restera pas là. Nous avons porté un coup dur à ses partisans qui sont maintenant fortement diminués. S'il ne peut pas attaquer maintenant et qu'il doit récupérer les fidèles perdu, Tom ne restera cependant pas inactif j'en suis sûr. Il voudra faire payer ces pertes méritées.

Severus hocha lentement la tête, comprenant que la menace restait donc toujours bien présente pour lui. Mais étrangement, il n'avait qu'à semi peur. Après tout, il n'avait qu'à regarder où il était, qui l'entourait, qui était son Unique… Qui aurait eu le courage de l'attaquer ? Soupirant cependant, le potioniste ne put que se dire qu'il allait en baver. Il avait toujours la marque après tout et au-travers elle, Voldemort pouvait le faire souffrir. Frottant distraitement son avant-bras marqué à jamais, Severus leva les yeux vers son compagnon de découverte. Il fronça cependant les sourcils sous le sourire mystérieux du roi. Sans trop savoir pourquoi, Severus remonta la manche cachant sa marque alors que la voix d'Amaël s'élevait dans le silence nouvellement installé.

- « Remerciez Harry. »

Le cœur de Rogue manqua un battement.

Sa marque avait disparue.

OoOo

La salle de bain était en marbre blanc. Quelques colonnes entouraient les lavabos positionnés en rond. Tout était silencieux et aucun fantôme ne s'amusait à faire déborder les toilettes. Malgré tout, il y avait une personne qui brisait ce silence de mort par ses sanglots. Le vitrail, illuminé par les rayons de la lune, représentant une sorte d'ange possédant six ailes d'or regardait cette pauvre silhouette recroquevillée dans un coin. La chevelure d'argent de l'attristé tombait devant son visage, le cachant à la créature ailée qui ne savait pas quoi faire pour remonter le moral à ce pauvre homme.

Ses ailes s'agitèrent doucement et quelques plumes d'or tombèrent sur le sol à ses pieds. Le vitrail ne pouvait parler, réconforter. Juste être une présence silencieuse qui soutenait une personne en larme.

Et puis la porte de la salle de bain s'ouvrit, surprenant l'ange quelconque. Une silhouette avança dans la sombre pièce et les torches s'allumèrent, surprenant l'homme en larme. Celui-ci redressa la tête et l'ange sourit en voyant son visage gracieux et aristocratique, mais il ressentit aussi de la tristesse à le voir ravagé par les larmes.

Le feu des torches révéla la silhouette bien connu du prince héritier et le vitrail se sentit soulagé d'une certaine façon. La famille royale était connue pour sa bonté envers son peuple, qu'importent à quelle race ils appartenaient, et ne supportait pas que l'on fasse du mal à celui-ci.

Harry savait où trouver Lucius. Le chef de la famille Malfoy n'avait aucun secret pour lui et, même si ce dernier l'aurait voulu, Harry le connaissait trop bien pour qu'il puisse le lui caché longtemps. Harry avait éloigné volontairement Severus de son meilleur ami, pas pour le blessé ou égoïstement, ou par jalousie, mais parce qu'il savait comment Lucius le recevrait. En le rejetant, voulant rester seul. Le regard émeraude croisa les perles d'argent et Malfoy détourna le regard.

- « À quoi t'attendais-tu Lucius ? Ton fils a le même caractère que toi sur bien des points… »

Lucius resta silencieux alors que le suceur de sang prit place à ses côtés. Machinalement, Lucius posa sa tête sur l'épaule du prince qui l'entoura d'un bras protecteur, laissant ses doigts froids se perdre dans ses cheveux.

- « Oui, à quoi t'attendais-tu ? Il n'a pas été élevé dans notre monde Lucius. Il a été élevé comme n'importe quel mortel, malgré qu'il fut sorcier… Cela n'aurait pas dû être ainsi, nous le savons tous les deux, n'est-ce pas ? Je suis navré Lucius, c'est de ma faute si ton dragon n'est pas des nôtres dans son cœur… » soupira Harry, posant sa tête contre celle de l'ancien Deatheater

Le cœur mort d'Harry se serra dans sa poitrine. Entourant le corps tremblant de sanglots de Lucius Malfoy, Harry le serra contre son cœur, caressant tendrement sa tête.

- « Narcissa ne l'a pas bien pris n'est-ce pas ? »

L'incube redoubla de sanglot et Harry ferma les yeux. C'à quoi il avait pensé avec Severus était donc juste. Cissa avait dû être enragée d'apprendre que son époux était un incube, mais qu'en plus celui qu'elle croyait être son fils ne l'était pas. Car ce n'était pas elle la mère de ce petit dragon, mais Lucius. Et si l'ancienne Black n'était pas ici, s'était qu'elle était morte.

- « Et Drake t'a surpris à la tuer, car elle t'a attaquée n'est-ce pas. Tout comme elle a menacée de tuer Drago. » Ce n'était pas des questions et Lucius resta silencieux alors qu'Harry continuait de caresser sa longue chevelure. « Je n'imagine pas comment il a dû t'être difficile d'annoncer tout cela à Drago

Le silence seul fut la réponse qu'obtint Harry. Ce dernier berça délicatement l'être dans ses bras. Depuis longtemps il connaissait Lucius. Ils avaient toujours été proches, dès leur première rencontre.

Une larme carmine coula sur la joue d'opale du vampire alors qu'il y repensait, à cette relation qui s'était établie entre eux. Il leur avait été difficile de feindre la haine et encore plus dur à Lucius de tenter de le tuer lors de sa deuxième année. Hors, il y avait Dobby et celui-ci devait être témoin de sa supposer haine viscérale pour le Survivant. Mais maintenant, tout comme durant les étés, ils n'étaient plus obliger de jouer la comédie.

- « Severus sait pour Drago et toi, que vous êtes des incubes. Amÿel le conduira bientôt ici, car Severus veut plus que tout venir te retrouver. Lorsque tu t'es enfuit, j'ai bien cru qu'il allait te courir après. Severus est très ouvert d'esprit Lust, mais surtout il tient à toi et à Drago. Il ne te jugera pas, je te le promets. Tout comme il m'a accepté en sachant ce que j'étais. Il n'a pas fui, Lucius, ni ne m'a rejeté. Il m'a laissé l'embrasser alors que normalement il devrait me considérer comme un monstre. De toute façon, tu as bien vu comment il a réagi avec Drago. Penses-tu réellement qu'il te rejettera toi ? »

Lucius redressa la tête, le regardant avec espoir. Harry lui sourit et chassa les larmes maculant les joues de l'aristocrate.

- « Et le gouvernement sorcier ne pourra pas mettre la main sur tes possessions, tu le sais bien non ? Tout ira bien Lust, tout ira bien. » Murmura Harry, attira de nouveau le chef de la famille Malfoy dans ses bras. Ce dernier enfuit son visage dans le cou de l'être vampirique alors que ses larmes se tarissaient sous les paroles rassurantes de son ami et prince. « Amÿel parlera avec Drago, où je le ferai si tu préfères. Après tout, c'est moi qui l'ai fait naître non ? » Rigola Harry alors que dans son cou un rire fut étouffé. « Je me souviens que tu me hurlais de le sortir de ou bien tu m'arracherais la tête avec les dents… avec mes dents. »

Un rire étouffé lui parvint de son cou et Harry se permit un léger sourire. Il avait toujours détesté voir Lucius dans cet état de faiblesse, craqué de nouveau. Mais après tout, Lucius n'était même pas considéré comme majeur dans leur société. Les incubes, comme les succubes, n'atteignaient leur majorité qu'à cinq cent ans. Lucius étant à peine dans la trentaine d'années, il n'était qu'un enfant. Un enfant devenu adulte trop vite, et mère de surcroit.

Des bruits de pas se firent entendre ainsi qu'une conversation. Reconnaissant facilement la voix de Severus et de celui grâce à qui il était sur cette terre, Harry regarda son protéger. Posant ses lèvres sur le front d'opale de Lucius Malfoy, le prince héritier lui offrit un doux sourire.

- « Désirs-tu que je reste, ou que je parte et revienne dans une minute ? »

La réponse ne se fit pas attendre quand la prise de Lucius se fit plus ferme sur sa taille durant un instant et qu'une faible voix ne murmure « ne m'abandonne pas, pas une nouvelle fois » qui serra le cœur mort de l'être vampirique.

- « Je ne t'abandonnerai plus Lucius, plus jamais. »

La porte s'ouvrit lentement alors que Lucius se décollait de lui, sachant que Severus ferait sans doute son jaloux face à cela. Harry n'avait pas le cœur à lui expliquer sa proximité avec le chef de la famille Malfoy. Après tout, s'était à Lucius de s'expliquer, car cela était son histoire… Même s'il était impliqué personnellement.

Le regard émeraude se posa finalement sur la sombre silhouette de son Unique et une bouffée de chaleur le submergea. Tout ce qu'il ressentait, s'était de l'amour pour le potioniste et une envie ferme de le faire sien à l'instant. Qu'importe que son Amÿel soit là, que Lucius soit là et qu'importe qu'ils se trouvent dans des toilettes.

Il avait l'envie de découvrir chaque parcelle de ce corps qu'il savait trop maigre, pour le bien de l'homme, et couvert de cicatrices. Mais cela ne l'horripilait pas, ne le remplissait pas de dégoût. Au contraire. S'était de la culpabilité de ne pas avoir su protéger son Unique, mais aussi de l'attirance. L'envie de les faire oublier, de remplacer la douleur qui les avait causées, par du plaisir d'une union charnelle entre eux.

Harry avait envie de découvrir la voix de Severus perdu dans le plaisir, mais ça ne serait pas maintenant. L'homme n'était certainement pas le genre facile et, Harry s'en doutait, à facilement se laisser dominer ou se faire soumit dans les bras d'une quelconque personne. Hors, il était un vampire qui avait attendu son Unique durant plus de trente ans, l'avait vu le rejeter, aimer une mortelle, l'avait su souffrir sans qu'il ne puisse rien faire… Severus ne lui résisterait pas !

Lorsqu'il pénétra dans la salle de bain, après son choc initial face à la découverte de la disparition de sa maque, Severus ne s'était pas entendu à cette scène. Lucius séchant ses larmes aux côtés d'Harry. Lui qui croyait que l'aristocrate détestait son ancien élève honni... Mais le regard que lui porta le prince héritier provoqua la naissance d'un incendie dans le creux de son ventre et de ses reins. Comment pouvait-il y avoir tant de désir et de luxure dans un regard si vert et doré ?

Le potioniste, s'il n'avait pas eu autant la maîtrise de lui, se serait caché derrière le roi qui venait d'entrer à son tour de peur que le fils de celui-ci ne lui saute dessus pour le prendre à même les lavabos, les colonnes de marbres ou le mur sans se soucier du lieu ou des éventuels témoins.

- « Merlin… faites qu'il ne me saute pas dessus maintenant » pria intérieurement Severus, détachant son regard de son unique pour se concentrer sur son ami qu'il approcha lentement. « Lucius ? »

Le nommé détourna lentement le regard, se tendant perceptiblement face à la mention de son nom. Comme s'il allait faire quoi ? Se demanda Severus. Il n'allait pas le rejeter, le chasser et l'insulter. Bon sang, ils étaient amis depuis l'école ! S'approchant lentement, le potioniste pris place à côté de l'aristocrate et lui offrit un pâle sourire.

- « Qu'est-ce que tu crois, imbécile ? Que je vais te rejeter toi et mon filleul ? Merlin, dit moi que ce stupide Griffondor qui me sert d'Unique ne t'a pas transmis son impulsivité et son manque de réflexion ? »

- « Eh ! » s'écria le dit Griffondor alors que Lucius eut un sourire sincère.

- « Je me fiche du quoi tu peux bien être Lucius. Tu pourrais être un troll des montagnes que tu resterais mon ami. Je te signale que j'ai une sangsue bipède immature comme Âme-sœur et qui menace de me sauter dessus à chaque fois que nos regards se croisent. »

Le blond rigola et se détendit alors que ledit suceur de sang rougi jusqu'à la pointe de ses cheveux sous le regard bien veillant du directeur de l'endroit. Severus posa une main sur l'épaule de son ami alors qu'Amaël faisait signe à son enfant de sortir, d'un mouvement discret du menton, mais Harry secoua négativement la tête. Lucius soupira doucement et ferma les yeux.

- « Continuerais-tu de dire ces paroles si tu savais que j'ai tué Cissa et que… »

- « Tu es la mère de Drago ? » souris le potioniste. « Pitié, Lucius, penses-tu réellement que ça me choquerait ? Je m'y suis fait que des hommes pouvaient, disons, tomber enceint. » Severus regarda le Roi vampirique qui eut un léger sourire. Tous deux se souvenaient de la réaction du premier lorsqu'il avait appris la maternité du seigneur avec son fils aîné. « Qui est le père ? » demanda Severus alors que l'incube posait son front sur son épaule, gardant le silence qui se fit lourd. L'éclair qui traversa les yeux de son unique, lorsqu'il croisa son regard, le laissa deviner. Fermant les yeux, le potioniste caressa doucement le dos de son meilleur ami. « Ça ne change rien pour moi, Drago reste mon filleul et tu restes mon meilleur ami Lucius. Cela s'arrangera avec Drago. Tu le connais, il est plus impulsif qu'un griffon quand il se met en colère. Il est sous le choc, laisses-le encaisser la nouvelle. »

Lucius hocha simplement la tête, semblant tout de même au bord du gouffre. Severus avait bien vu à quel point Amaël tenait à ses enfants et quand, après qu'il eut nommé les élèves de Poudlard rejoignant la Night, les parents étaient allé rejoindre leur rejetons, ils les avaient vu si fier et emplit d'amour pour leurs enfants. Même la mère Nott avait montré son affection en serrant son fils dans ses bras, un sourire plein de fierté peint sur le visage. Il n'était pas dur pour Severus de savoir que Lucius était plus qu'attaché à son enfant, malgré ce qu'il montrait souvent en publique et que son rejet lui faisait atrocement mal.

- « Allez, viens. La répartition va bientôt commencer. Tu ne voudrais pas manquer le moment où ton fils va être placé dans sa nouvelle maison n'est-ce pas ? » Demanda Severus en souriant alors que Lucius se redressait lentement, courbaturé sans doute, et épuisé.

Severus l'aida à se relever et ce fut Amaël qui fit l'appui pour l'incube, sous le malaise de celui-ci. Severus trouva cela très Serpentard de la part d'Amaël de le laisser avec son fils qui semblait avoir des envies très peu catholique à son encontre. Deux bras entourèrent sa taille et un souffle frai caressa sa carotide, provoquant un frisson chez l'enseignant qui se tendit subitement.

- « Oh, tu as raison Severus. Je meurs d'envie de te sauter dessus, de goutter chaque parcelle de ton corps… mais je sais aussi que tu n'es pas prêt à cela et que ça serait trop vite. Mais je suis patient, après tout, cela fait plus de trente ans que je t'attends. Je peux bien attendre encore un moment pour enfin te savourer dans mes bras » susurra le prince à son oreille d'une voix emplie de désir avant de se détacher de lui pour ne laisser qu'un bras autour de sa taille trop fine, possessif.

Le geste n'était pas méchant, mais Severus ne sut comment réagir. Ses sentiments étaient partagés entre la colère; non mais pour qui Harry se prenait-il pour le prendre par la taille comme une femme ?, et un mélange de soulagement et de contentement; Harry n'avait pas peur de s'afficher avec lui, de montrer ce qu'ils étaient et ce malgré son apparence qui était repoussante. On l'appelait le graisseux, on faisait toujours d'horribles commentaires sur son nez, son visage, mais Harry semblait s'en foutre. Ce dernier lui offrit un sourire des plus ravis de ne pas se faire rejeter par son geste tant et si bien que Severus n'eus pas le cœur de se détacher de lui. Même lorsqu'ils arrivèrent à la Grande Salle.

Lorsqu'ils passèrent les doubles portes de bois massif, Severus Rogue ne pus qu'avoir le souffle coupé. La salle était immense, des colonnes de marbres, aux couleurs des maisons, séparaient les tables. Le plafond était vouté, mais aussi enchanté. Le ciel était de sang, quelques nuages de charbons le parcouraient alors que la lune éclairait la pièce. Des flammes argentes, bleues et d'ors flottaient aux dessus de leurs têtes, illuminant la pièce. Les fenêtres étaient d'immenses vitraux vivants représentant de nombreuses créatures. Ceux derrières les enseignants représentaient Amaël, au centre, encadré par ses fils, Harry à sa gauche et Alucard à sa droite, alors que dix-huit autres vitaux étaient aussi présents. Neuf à droites, neuf à gauche et de races différentes. Le vitrail d'Amaël regardait les vingt vitraux avec une tendresse parentale qui n'abusa pas l'enseignant. Ils s'agissaient des enfants de son beau-père ?!

- « Les dix-huit vitraux que tu vois sont mes frères et sœurs adoptifs. Amÿel a souvent adopté comme tu peux le voir » rigola Harry en se rapprochant de lui alors qu'enfin Severus réalisait que l'endroit était emplit d'enfants qui lui étaient inconnus. Les parents attendaient devant les vitraux muraux alors que les jeunes s'étaient placés en trois rangées de deux par deux qui arrivait presque à la double porte. Bon sang, combien étaient-ils à devoir être répartit?

Son regard fut attiré par une table placé horizontalement face aux quatre autres et surélevé sur une sorte de podium pour que les élèves puissent les voir. Là, Severus vit ses comparses d'enseignement. Ils étaient tous imposants et d'une telle beauté, sauf pour l'un qui était assez étrange, que Severus se sentit courber le dos légèrement. Réalisant qu'il n'était qu'une brindille au milieu des plus grands arbres. Il était le scrout à pétard au milieu des licornes oui! Sentant son malaise, Harry lui caressa le flanc et Severus sentit ses lèvres à la commissure des siennes. Cela eu le don de le réconforté, mais seulement un peu. Quittant le bras d'Harry, Severus alla s'installer à la place qui restait. Soit à côté de cet étrange personnage qui faisait aussi tache dans le décor que lui.

L'homme avait une chevelure longue et bouclé châtaine claire, mais sale. Sa peau était très pâle et légèrement vertes, mais pas lisse. Impossible à dire si ce qui était en relief était des écailles, ou autre chose. Mise à part ses sourcils et ses cheveux, l'homme était complètement imberbe. Ses yeux, grands, n'était pas normaux et malgré l'air taquin et amusé peint sur son visage, le faisant ressembler à un véritable plaisantin, Severus vit aux fond de ceux-ci une tristesse sans fond lorsque leurs regards se croisèrent.

- « Je suis Rumplestiltskin ! Infirmier et Gardien des clefs de l'école » fit la voix presque haut perchée, malgré qu'elle restait étrangement masculine, de l'homme.

- « Severus Rogue, professeur de potion » répondit Severus en serrant la main de ce Rumpelstiltskin.

- « Et Unique de mon petit frère et filleul » rigola l'homme. « Booooonne chaaaance » chantonna l'être étrange. « Il est aussi cruel et imprévisible que son frère, mais bien plus passionné. Quoi qu'un brin trop impulsif dans certaines situation. Appelez-moi Rumple comme tout le monde ! »

- « Bien. Il est vrai qu'Harry est aussi immature par moment, mais je m'y ferai »

Severus rapporta son attention sur la salle. Harry avait rejoint les rangs, parlant avec Blaise et Théodore, alors que Neville parlait avec les jumeaux. Pour ne pas changer, Luna fixait le plafond. Soudainement la demoiselle traversa le plancher, faisant arrêter une seconde le cœur de l'enseignant.

- « Ne vous inquiétez pas, Severus. Miss Lovegood reviendra dans une seconde. Cette petite ne maîtrise pas complètement ses pouvoirs. Elle n'est qu'une jeune Banshee après tout, orpheline de sa mère. Son père n'est qu'un sorcier, il ne peut pas lui apprendre à les maîtriser. »

Et en effet, quelques secondes plus tard, la jeune femme remontait au-travers le plancher pour reprendre sa place. Interloqué, Severus se tourna vers l'homme qui avait parlé. Celui-ci ressemblait à un elfe. Sa peau était pâle, blanche, et ses yeux n'avaient ni pupille ni iris, mais avait la couleur de l'huile. Sa chevelure était d'un mauve argenté qui se dégradait en bleu vers le bas jusqu'à être presque blanche aux pointes. Son nez était fin et pointu, ses lèvres pleines, de magnifiques pommettes et des oreilles pointues décorées de magnifiques bijoux. Sa tenue était royale et son port tout autant.

L'inconnu lui sourit doucement.

- « Je suis le Seigneur Aegnor des Forêts Noires de l'Arwen. De l'Islande à l'Allemagne s'étendent mes terres. » Son regard d'huile se posa sur Neville et se fit triste. « Neville est mon filleul. Ses parents, Frank et Alice était mes amis. Ne vous trompez pas, ils étaient sorciers, mais lorsqu'ils ont perdu leur… mentale, j'ai officiellement adopté leur fils. Ce qui lui a provoqué quelques séquelles physiquement. » sourit l'homme. « Mais vous voulez sans doute plus d'info sur miss Lovegood ? Les Banshee font partie de la famille des spectres qui, contrairement aux fantômes, peuvent devenir tangibles. Cette particularité des siens est combiné au fait que miss Lovegood possède du sang humain, sorcier. Et donc, mortel. Je suis même étonné qu'elle n'ait pas eu d'incident en cours avec ses pouvoirs instables. Mais le Destin fait bien les choses. »

Le silence revint alors qu'Amaël s'avançait vers un lutrin de cristal. Le pied ressemblait à une vague fine de laquelle semblait sortir un serpent aux ailes déployé son corps était taillé dans de l'onyx pur alors que ses ailes étaient taillé dans diverses pierres précieuses ou semi précieuses. Et au bas des marches menant à la table des enseignants, Alucard se tenait à côté d'un immense arbre de pierre grise terne et triste. Il y avait aussi le dos de quelque chose qui s'agita. Bon sang, mais qu'est-ce que s'était et pourquoi ne l'avait-il pas vu plutôt? Mais il fut interrompu lorsque des jeunes, qui étaient sans doute dans les plus vieux en fait…, se décalèrent pour monter sur les marches.

Harry n'avait-il pas parlé d'une hymne, comme pour celle de Poudlard?

Mais une musique venu d'il ne sut où commença à s'élever. Avant qu'il ne réalise que s'était les élèves eux-mêmes qui la faisaient ! Puis à la musique vocale s'ajoutèrent des paroles qu'il ne comprit pas. La poisse que s'était d'être un vulgaire et faible mortel, ne pouvant comprendre ce qu'ils se disaient. La langue, remarqua Severus, était la même que lorsqu'il avait été attiré par Amaël et ressemblait étrangement à celle qu'avait parlé le nommé plutôt. Et soudainement les chanteurs se mirent à se mouvoir et un bruit métallique le fit sursauter. Et pour cause ! Dans une sorte chorégraphie hypnotisant, les chanteurs jouaient de l'épée, se battaient amicalement entre eux. Harry fit même semblant de se faire transpercer par Blaise, la lame frôlant son corps en passant entre le bras et le flanc droit.

- « laissez la Mort vous guider.
Son ombre vous porte

Par-delà les destinées.

Ayez l'âme forte

Face au malheur

Chassez les larmes

Car voici l'heure

De lever vos armes.

Avancerez-vous dans le brouillard

Le cœur emplit de clarté

Vaillant même au plus tard

Où laisserez-vous les ténèbres vous guider

À l'apogée de vos rêves

Mais sans jamais oublier

Pour eux, de lever le glaive… »

Les paroles avaient coulé dans son esprit comme l'eau dans une rivière. Si soudainement que Severus en était resté surprit. Le chant était magnifique, limpide, quoi que sombre. Comme les mouvements des danseurs et chanteurs. Et puis soudain, il y avait eu la douleur.

Severus en eu le souffle coupé et les larmes pointèrent le bout de leur nez alors que sa main se posait sur sa poitrine. La souffrance le transperçait, comme une lame qui aurait percée sa chair de part en part. De sous sa clavicule gauche en descendant à son rein droit, tranchant cœur et poumons. Aegnor et Rumpelstiltskin se tournèrent vers lui, mais Severus secoua la tête. Il souffrait, mais étrangement, il avait l'impression que la douleur n'était pas sienne. Comme avec un membre amputé. Une douleur fantôme.

Relevant rapidement la tête, l'enseignant en potion chercha Harry des yeux. Les deux hommes durent comprendre, car Aegnor le pointa du doigt discrètement.

- « Il n'est pas blessé pourtant. »

Severus soupira, prenant de grandes bouffées d'air pour faire partir cette sensation désagréable. Il ne put se concentrer sur les paroles de nouveau et il sentit sur lui un regard d'or bien connu qui lui réchauffa le cœur, chassant la douleur. Amaël… bien sûr. Qui d'autre aurait pu lui permettre de comprendre les paroles ? Mais savait-il d'où lui provenait cette souffrance inconnue ?


Oui, sadisme, mais vous avez déjà la suite !

Encore navré de la longue attente. La suite ne devrait pas tardé.