Alors coucou tout le monde !
Petit mot spécial pour les lecteurs et lectrices de France à qui j'envoie tout mon soutient pour Vendredi, le treize, dernier même si je suis à l'autre bout de l'océan. Ce qui est arrivé n'aurait pas dû avoir lieu. Mes sympathies à toutes les familles, des défunts et des blessés.
Je poste ce second chapitre plutôt, pour me rattraper de l'immense absence en espérant qu'il vous plaira.
Levant le regard vers le roi, Severus ne pus qu'observer son dos alors que la musique s'arrêtait et que les danseurs/chanteurs reprenaient leur place, se tapant dans la main et se félicitant silencieusement pour le spectacle. Une ovation les accueillit, autant des élèves que des professeurs.
Ce fut en levant doucement une main que le directeur regagna le silence.
- « Bonjour à vous tous, jeunes gens. Je suis heureux de vous voir en ce jour où notre école a pu rouvrir ses portes et vous avoir en son sein. Je sais que nombreux sont impatients de passer sous notre Gargouille pour savoir dans quelle maison ils et elles seront. Je me ferais rapide pour que votre impatience ne dure pas trop longtemps. Comme vous le savez tous, notre école partage son bâtiment avec l'école pour sorciers et sorcières, Poudlard. Le Voile a déjà été mis en place pour votre sécurité, et la leur. Je sais que nombreux d'entre vous éprouvent de la haine pour les sorciers. Autant pour ce qu'ils nous ont fait par le passé, que pour ce qui se passe encore de nos jours. Je vous demanderai de ne pas tenter de le franchir. Naturellement, il vous est interdit de sortir de nuit, autant de votre dortoir que de l'école. Ou de rentrer en contact avec les élèves humains. Pour votre sécurité à tous, les armures du palais ont été mises à disposition de la Night. Je vous demanderai donc de les respecter et d'éviter de les taquiner. Elles sont là pour vous protégez, non pour vous divertir. »
Amaël regarda les élèves, sérieux, avant de reprendre.
- « Maintenant, laissez-moi vous présentez nos enseignants. Mon fils Alucard vous enseignera le Combat et la Défense… » il y eu une ovation et des sifflements qui interrompirent le directeur alors que son fils faisait la courbette. « Les cours d'Astronomie seront dirigés par l'Oracle. Le Seigneur Aegnor enseignera la Botanique, l'Étude des Peuples de la Nuit sera assuré par ma personne… » une ovation assourdissante fut la réponse à cette nouvelle et malgré qu'Amaël tenta de ramener le calme, les élèves mirent au moins deux bonnes minutes avant d'arrêter de montrer leur enthousiasme face à la nouvelle. « Les cours de Potion seront assuré par le professeur Severus Rogue. Exceptionnellement, il s'agit d'un mortel, mais il est aussi l'Unique d'Harry, mon fils. » tout le monde regarda le concerné, autant ahuri qu'heureux pour lui et le nommé eut le droit à des bourrades et des félicitations. Une jeune femme lui sauta même au cou en l'embrassant sur la joue avant de lui foutre une claque aux fesses, provoquant une monté de jalousie et de colère chez l'enseignant. « L'étude des runes et des langues sera donné par Armel. L'Histoire des Peuples de la Nuit sera aussi donné par moi et Rumplestiltskin alors qu'Alucard assurera aussi l'étude des sortilèges, appuyé par le Seigneur Aegnor. L'étude des Créatures magique sera donné par Remus Lupin » le nom fit se figé Severus Rogue qui se retint de geindre de désespoir. Pas encore lui ! « Pour les cours optionnels nous avons… »
Mais Severus n'écoutait plus. Il demanderait les noms à Harry plus tard, parce qu'en ce moment il avait seulement envie de prendre le couteau à côté de son assiette et de s'ouvrir la gorge. Oh non ! Il n'allait pas encore devoir préparer une potion Tue-loup pour ce loup-garou qui avait failli le tuer quand il était à Poudlard quand même ! Mais étirant le cou discrètement, le potioniste reconnu les vêtements miteux de l'ancien enseignant de Défense contre les forces du mal. S'était parfait qu'il n'y ait pas cette matière, au moins ce sale lycanthrope ne pourrait pas le lui ravir.
Mais que faisait-il ici ? Severus ne lui faisait pas confiance, sachant que l'homme avait autant fait partit des Maraudeurs que de l'Ordre du Phénix et était, donc, un grand partisan du citronné directeur de Poudlard. Donc possiblement un espion pour celui-ci. Serrant les mâchoires, Severus se dit qu'il n'avait pas pu mal tomber comme confrère d'enseignement.
- « Nous avons aussi mon fils Rumpelstiltskin en tant qu'infirmier. C'est aussi lui qui tiendra les tournois de combats de l'école. Vous ne pouvez-vous y inscrire qu'en étant majeur cependant, puisqu'il s'agit de véritables combats mes enfants, durant lesquels vous pourriez être sévèrement blessés. Si le club reste ouvert, et sous la supervision de l'un de nos meilleurs combattants, c'est uniquement car des jours funestes nous attendent. Comme vous furent tous avisé, le Seigneur des Ténèbres est de retour, mais ses cibles ne sont plus seulement les moldus, mais nous aussi. Sans compter sur les sorciers qui étendent leurs villages et territoires en empiétant sur les nôtres, nous chassant de chez nous. La Guerre nous fait de l'œil mes enfants et elle éclatera peut-être plutôt que nous le croyons. Je trouve donc important que vous puissiez savoir vous battre sans vous faire d'illusion à ce à quoi cela ressemblera. » un silence religieux suivit ses paroles emplit d'inquiétude. « Je voudrais aussi vous parlez du Tournois des Trois Sorciers. Il s'agit d'un tournoi chez les sorciers mortels où leurs trois grandes écoles de magie s'affrontent dans diverses épreuves. Ce tournois avait été aboli il y a longtemps, pour eux, et est aujourd'hui de retour. La Night est inscrite et, naturellement, que les élèves majeurs peuvent participer. Je m'attends à de la sincérité de votre part et je vous fais confiance pour ne pas mettre votre nom si vous n'avez pas atteint votre majorité. Et non, Rumple, les enseignants ne peuvent pas participer… »
Il y eut quelques rires alors que l'infirmier et enseignant se résignait, faisant la moue que Severus ne put que trouver adorable. Comme un gamin boudant son père
- « Maintenant que les choses sont dites, place à votre répartition ! »
Le directeur prit place dans son trône d'onyx alors que son fils commençait l'appel par les premières années. Leur nombre ? Oh, juste environs une centaine ! Severus était un peu découragé. Il allait devoir retenir tous ces fichus nom ! Il fut cependant surprit lorsqu'arrivé aux quatrièmes années, le fils Weasley, Georges, fut appelé. Celui-ci fut envoyé à Thanebris comme son frère, Harry – pour qui il y eu une ovation – et Blaise, ainsi que Drago. Luna, Neville et Theodore furent répartit respectivement à Motheram, Lomëthil et Hîthreg. Étonnement, Severus fut soulager de savoir son filleul avec Harry. Au moins celui-ci prendrait-il soin du jeune Malfoy.
Le potioniste leva les yeux, cherchant la mère de son filleul. Il le trouva non loin de la table de la maison, en retrait cependant, et semblait tout de même fier de son fils. Sans doute était-il dans la maison que Lucius espérait pour lui. Aux tables, tout le monde bavardait. Harry semblait s'amuser avec ses amis et, comme il s'y était attendu, il avait pris le fils Malfoy avec lui. Drago semblait mal à l'aise, mais Harry faisait son possible pour l'impliquer dans la conversation.
Lui-même entama une conversation avec Rumple, découvrant que l'homme tenait son apparence depuis la perte de son époux, dû à l'enlèvement de leurs jumeaux. Ce qui fit tiquer Severus naturellement, s'était que l'enlèvement remontait exactement à l'époque de la naissance de Fred et Georges, mais, en plus, leur « mère » était un elfe de nuit. Lui, Rumple? Il ignorait ce qu'il était. Amaël l'avait recueilli quand il n'était qu'un bébé et n'avait jamais découvert ses origines.
Pendant le repas, les cheveux de tous se mirent à changer de couleur. Ainsi Amaël se retrouva avec des cheveux roses bonbon flashy, Aegnor d'un rouge sang magnifique, Alucard d'un vert vomi étonnant et ainsi de suite. Sauf Severus, qui se félicita de ne pas avoir bu de l'étrange mixture rouge, et Rumple qui était à moitié mort de rire sur la table comme les élèves. Mais ces derniers ne furent pas en restent et se retrouvèrent bientôt comme leurs parents et les enseignants, car les parents étaient allé rejoindre les enfants pour ne pas avoir à rester debout et les regarder manger.
Severus ne put retenir un grand sourire en voyant sa moitié avec les cheveux vert fluo et roses tout aussi fluo. Si les adultes et les enseignants tentaient des contres-sorts et des incantations, ou demandaient au responsable de régler cela, Amaël lui agissait comme si de rien était alors que lentement ses cheveux changeaient de couleur pour un bleu profond avec quelques mèches argentes. Étrangement, cela lui allait bien.
Pris d'un courage, ou d'une stupidité qu'il ne savait sortit d'où, Severus but à son tour. Il devait bien se mélanger aux autres non ? Mais étrangement, le « tour » agit d'une façon étrange chez lui et ses cheveux prirent une couleur d'or aussi pur que l'était habituellement la chevelure du directeur. Et elle ne changea pas de couleur. Rumple s'amusait avec ses cheveux, contre sa volonté, tentant de voir où sa petite potion avait ratée. Et ce n'était pas parce qu'il était mortel que lui dit l'infirmier.
Severus dû même le laisser admirer sa cicatrice parce que l'autre ne le croyait pas, qu'il est survécu au sortilège qu'il avait lui-même créé et qu'en plus il était un mortel ? Nan, pas possible avait assuré le quelque chose qui fut abasourdit en voyant que s'était vrai. Durant les dix minutes qui passèrent, ce fut un infirmier curieux qui lui tâtonna le flanc et la cicatrice à son plus grand dam et sous le regard noir d'Harry. Ce dernier envoya même son couteau à l'infirmer/professeur qui l'arrêta entre ses son index et son majeur sans difficulté. Severus dû bien avouer que l'autre homme avait de jolis réflexes.
Mais le cœur de Severus se serrait dans sa poitrine et l'inquiétude le gagnait. Il n'avait pas oublié la douleur qu'il avait ressentis et qui restait sans origine, tout comme il n'oubliait pas les paroles du Roi et directeur. Une guerre contre les sorciers ? En plus de Voldemort? Jamais ils ne s'en remettraient ! Quoi que Severus s'en foutait comme de sa première potion. Son monde, tout comme celui des moldus, ne l'avaient jamais accepté et toujours rejeté. Alors que celui-ci l'acceptait sans préjudice, sans moquerie. Que demander de plus ? Peut-être que son Unique gagne en maturité ?
- « Harry ! D'où tu me sors ces bouteilles d'alcool ? »
La voix d'Amaël attira l'attention de plusieurs à la place de l'Héritier au trône qui, comme l'avait dit son géniteur,avait quelques bouteilles d'alcool autour de lui.
- « Bah de ma poche Amÿel ! T'inquiète, j'en donne pas au mineur. Blaise dit que je supporte moins bien l'alcool que lui, on se fait juste une bataille de shooter de Bloody Alcooly. »
- « Ne vous saoulez pas vous autres, parce que l'infirmerie vous sera fermez qu'importe les conneries que vous ferez. Et pas de potion anti-gueule de bois demains… »
Harry rigola et fit signe à son père que ça allait avant de se boire deux shooter rouge sang d'affiler et secouer la tête. Severus soupira et cacha son visage dans sa main droite.
- « Je suis tombé sur un alcoolique… »
- « Non, juste sur un gamin qui adore faire la fête… Il va sans doute débouler une dizaine de fois les marches et tomber de la tour d'astronomie, rien de bien grave. » fit Rumple en testant l'élasticité de la cicatrice. « Magnifique ! Et sans fils d'or en plus. Étonnant, vraiment étonnant qu'ils soient parvenus à vous sauver ! J'ai créé ce sort, vous n'auriez pas dû en réchapper... C'est un miracle ! »
Severus reteint une réplique acerbe et aiguisée. Non mais ! Depuis quand débouler les marches une dizaine de fois et chuter de la tour d'astronomie étaient deux choses sans importances ? Harry avait beau être techniquement mort, il s'exploserait le crâne et les os dans une telle situation. L'inquiétude le gagna encore plus. Bon sang, il virait poufsouffle!
Secouant la tête, Severus continua de manger et de tenir la conversation avec les deux hommes qui l'encadrait. Il en apprit plus sur Neville par Aegnor, sur sa croissance beaucoup trop rapide à un tel point qu'ils avaient dû user de puissant glamour sur lui lors de sa rentrée à Poudlard. Le botaniste avait le poste parfait et Rogue ne s'étonnait plus de la passion de l'ancien joufflu pour cette matière. Avec un tel père adoptif il y avait de quoi ! L'elfe de nuit lui en apprit autant sur de nouvelles plantes que l'avait fait Amaël auparavant.
De Rumple il en apprit plus sur sa famille, sur son époux qui n'avait pas supporté la disparition de leurs enfants. Un elfe de nuit, comme lui apprit le Seigneur, est attaché à sa progéniture et ne peut, souvent, qu'enfanté qu'une fois. Si son ou ses enfants meurent, alors l'elfe se laisse aussi mourir. Rumple avait survécu avec l'espoir qu'un jour il retrouve ses petits jumeaux. Il en parlait avec tant d'espoir que Severus se trouvait cruel de ne pas parler des jumeaux Weasley, mais lorsqu'une larme coula sur la joue de l'homme à la race inconnue, le potioniste n'y tint plus.
- « Il y a deux jumeaux, deux elfes de nuits, qui allaient à Poudlard et qui correspondent à l'âge qu'auraient les vôtres pour nous. » Immédiatement, l'infirmier le regarda et à la table des enseignants les conversations se turent. Discrètement, Amaël souriait, fier de la décision du potioniste, car il savait déjà la vérité. « Le fait qui est étrange, est que leurs parents ne sont pas des elfes de nuits… et qu'ils sont en âge de recevoir leur héritage magique, malgré que cela soit prématuré d'un an. Ce sont les plus gros farceurs de notre école. Ils ont apporté une toilette à Harry en deuxième année quand il a vaincu un basilic. » raconta Severus, un sourire en coin, mais sous le rire de Rumple qui fixait maintenant les jumeaux Weasley avec espoir.
- « Et vous croyez… »
- « De qui tiendraient-ils leur envies de farces ? Molly et Arthur ne sont pas des farceurs, bien trop sérieux. Le père s'entiche des moldus et la mère est à la maison comme une poule à surprotéger ses enfants. Ils n'ont de personne de qui tenir cela. »
Le reste du repas, Severus dû parler des jumeaux plus amplement à cet homme qui avait tout perdu et le potioniste se sentait coupable. Et si les enfants n'étaient pas les siens ? Il lui aurait offert un faux espoir. Mais quelque part dans son cœur, l'homme qui était appelé le Graisseux savait qu'il voyait juste. Les jumeaux n'étaient comme personne dans leur famille. Ils s'en détachaient comme des moutons noirs. Et ils étaient des génies quand il était question de farce, comme l'homme à sa droite.
Lorsque tous eurent fini de manger, et qu'Harry était rendu à danser sur la table avec Blaise en chantant une chanson étrange - tout en buvant à même la bouteille d'alcool - les responsables de maisons durent emmener leurs élèves à leur dortoir. À sa propre surprise, et murmurer par Rumple, Severus fut celui qui conduisit les Thanebris à leur dortoir. De nouveau, il était directeur de maison, d'une certaine façon.
Soutenant son Unique, qui en profitait largement pour être contre lui, Severus se retenait de lui lancer un stupéfix. Non, mais sérieusement, à quoi songeait Harry ? Celui-ci souriait comme un abruti et lui parlait dans sa langue natale sans qu'il ne comprenne rien. Mais intérieurement, et jamais il ne l'aurait avoué, il espérait que ses mots venaient du cœur.
- « Harry, je ne comprends pas ce que tu dis… »
- « Je te dis que je t'aime et que j'ai très… envie de paaaaasser le reste de la n-n-nuit avec toi, sous la couette » fit Harry en rigolant. « Oh, sans rien faire parce que je sais que tu n'en as pas enviiie… mais pas-passer la nuit loin de toi… tu vas m'manquer »
Severus soupira, et montra les dortoirs respectifs à chaque année. Il fut bien obligé cependant d'emmener avec lui Harry jusqu'à ses quartiers, parce que le prince ne le lâchait pas. Et qu'il empestait le sang.
Pourquoi personne d'autre ne parvenait-il à le sentir ? Et quand il touchait le torse du jeune homme, Severus sentait très bien que celui-ci était poisseux. Severus craignait, même s'il n'en montrait rien, qu'Harry se soit blessé ou fait attaqué et qu'il l'eut caché derrière un quelconque glamour ou Merlin savait comment. Et était-ce lui, ou Harry était plus pâle qu'habituellement, qu'il faiblissait même ? Ou était-ce seulement dû à l'alcool?
Stupide alcool aussi ! Pourquoi Harry avait-il trop bu ? Impossible de savoir si sa trop grande consommation d'alcool était responsable de cet état ou si ses craintes étaient fondées. Arrivée devant la porte de son bureau, Harry s'écroula littéralement dans ses bras dans un gémissement que Severus ne savait pas comment interpréter. Est-ce qu'Harry allait être malade, ou bien était-ce de douleur ? Inquiet, le sorcier fit léviter son Unique et ouvrit la porte, faisant passé l'ivre devant lui. À peine entré, Severus ferma la porte et emmena son fardeau dans sa chambre pour le poser sur le lit.
Dès qu'il mit un pied dans la pièce, un feu de cheminée s'alluma pour son plaisir tout comme les torches. Doucement, Severus retira les habits de sa moitié, ne lui laissant que son pantalon. Et comme il s'y attendait, il n'y avait aucune blessure visible, mais l'odeur de sang était plus forte.
Severus ne s'y trompait pas. Il avait goutté, sentit le sien si souvent quand il était au service de Voldemort que l'on ne pouvait pas le trompé. Sans parler de son odorat développé naturellement. Après tout, les maîtres des potions qui se respectaient avaient tous un bon odorat pour reconnaître une potion versée dans quelque chose ou intégrée.
D'un coup de baguette Severus fit venir à lui des débarbouillettes et un bol qu'il emplit d'eau d'un informulé. Il commença à passer le linge frai sur le front et le torse de son âme sœur, récoltant des gémissements de soulagement, mais qui étaient faibles. Harry était inconscient et Severus ne savait pas quoi faire ! Se fiant à ce que lui disait son esprit, le potioniste fit venir à lui une potion pour dessaouler Harry et la lui fit boire. Quelques minutes plus tard le jeune homme, en apparence, reprit conscience et papillonna un instant des yeux. Son regard d'émeraude doré se posa sur celui onyx du potioniste.
- « Severus? »
- « Par Merlin, Harry ! Sais-tu comment je me suis inquiété ? Ne bois plus jamais comme ça bordel ! » s'exclama Severus en lui prenant la main et récoltant une grimace de la part de son aîné en âge. Migraine sans doute. « Où es-tu blessé Harry ? »
- « Je ne suis pas blessé Severus » répondit Harry, roulant légèrement les yeux
- « Harry, je sais reconnaître l'odeur du sang et tu l'empestes. C'est pire depuis que je t'ai retiré ton chandail… »
- « Je vais bien Severus, ne t'inquiète pas… » rigola Harry en voulant se redresser, mais le jeune homme se figea alors que Severus tombait à genoux au sol, se tenant le torse.
S'était encore cette même douleur dérangeante et lancinante au torse, mais pire encore si cela était possible. Le potioniste entendit Harry l'appelé, mais seul le noir l'entourait, l'enveloppait de ses ailes sombres et glacées. Sa respiration était sifflante, et il avait l'impression de sentir le sang perler sur son torse. Machinalement l'homme porta sa main à sa poitrine, mais il n'y avait rien, pas de sang. Rouvrant les yeux, Severus se redressa lentement et s'effondra sur le lit.
Deux bras entourèrent doucement ses épaules et il se sentit serrer contre un torse fort et s'y abandonna. Même les crucios de Voldemort n'étaient pas aussi douloureux. Un liquide froid coula sur sa nuque avant qu'une débarbouillette ne caresse sa peau doucement, suivit de légers baisers sur sa nuque qui le firent frémir. Lentement, Severus retrouva une respiration normale, sous les caresses d'Harry qui fit disparaître ses vêtements, ne lui laissant que son pantalon.
Lorsqu'il fut revenu à lui, complètement, Severus se retourna vers le prince et celui-ci lui caressa doucement la joue avant de poser son front sur le sien et de fermer les yeux. L'ancien espion fit comme lui, profitant simplement de la présence d'Harry, de l'absence de douleur, de ce corps frai près du sien. Les minutes s'écoulèrent lentement avant que l'enseignant ne caresse du bout des doigts le torse imberbe de son Unique qui frémit.
- « Montre »
Un seul mot, un ordre.
Une demande.
Une supplication.
Parce que Severus n'était pas idiot. Il savait, il se doutait, de ce qu'était cette fichue blessure. Pourquoi ne s'en était-il pas douté plutôt ? Pourquoi personne n'avait rien remarqué ? Un soupire lui répondit et deux lèvres se posèrent sur les siennes telles les ailes d'un papillon.
- « Je vais bien Severus, je te l'assure… » murmura le prince, continuant de lui caresser sa joue du bout des doigts. « Tu rêves de ce que je fais, peut-être ton corps ressentit-il des blessures que j'ai eu par le passé ? »
Severus soupira et ferma les yeux. Il ne savait pas, ne savait plus. La douleur était intolérable quand elle s'éveillait. Elle en était si vive que s'était comme si il la subissait à l'instant. Elle lui rappelait aussi le moment où on l'avait blessé au flanc. La souffrance était la même, mais pire.
De nouveau, l'enseignant sentit deux bras l'entourer avant qu'il ne soit serré contre un torse frais. Son visage fut enfuit dans un cou à la peau douce et une odeur de sang lui monta aux narines. Peut-être était-ce juste l'odeur du liquide vital qu'avait bus sa moitié ? Oui, cela devait être ça…
- « Tu es trop sur les nerfs Severus. Tu as une épée de Damoclès au-dessus de la tête et ça te fait peur naturellement. Tu n'as pas à t'inquiéter pour moi, je vais bien. Je suis plus solide qu'on ne le pense tu sais ? Je ne suis pas un petit mortel sans protection. »
Une main délicate vint se perdre dans ses cheveux, massant sa nuque avant de lui caresser le dos. Puis elle recommença le même manège. Lentement, Severus se sentit commencer à se détendre malgré qu'il ne le puisse pas complètement.
Harry lui cachait quelque chose, il en était convaincu. Au plus profond de lui, Severus savait que sa moitié lui mentait. Pourquoi, pourquoi être si cachottier quant à sa blessure ? Avait-il peur des remontrances, des points de sutures ou encore de paraître faible ?
Un bâillement lui échappa, contre son gré, alors que l'enseignant tenta encore de convaincre Harry de lui montrer sa blessure. Un petit rire lui parvint alors que deux lèvres se posèrent sur les siennes.
- « Tu es épuisé Severus. Dors, je reste à tes côtés. »
Et lentement, c'est exactement ce que Severus fit. Mais ce ne fut pas dans les rêves qu'il plongea.
Amaël était quelqu'un de très ouvert d'esprit, de tolérant. Malgré qu'il faisait partit des êtres les plus cruels et sans pitié de l'Histoire, il possédait un cœur élastique et était prêt à pardonner bien des choses. Sauf la trahison. Sauf lorsque des enfants étaient impliqués. Surtout s'ils faisaient partit de sa famille.
Lucius faisait partit de sa famille, par Harry, tout comme Drago aurait dû en faire partit. Le Roi avait mal à son cœur inexistant lorsqu'il repensait à la douleur qu'avait subie l'incube à cause de la révélation de ce qu'il était, lorsque son fils l'avait appris, par les paroles de ce dernier. Une mère ne devrait pas subir cela alors qu'elle a tant souffert, tant perdu.
Mais ce qui le mettait dans une rage noir, rendant son visage aussi expressif que le sol de marbre sous ses pieds, s'était l'histoire des enfants de Rumplestiltskin. Quelqu'un leur avait arraché leur bonheur, leurs petits êtres fragiles alors qu'ils les avaient emmené hors du village.
Hors des sécurités… Ils voulaient juste leur montrer la plage, leur faire entendre le bruit de la mer comme il l'avait fait avec Rumple quand il avait adopté l'enfant naissant. Cela avait marqué son esprit profondément, Amaël le savait. S'était même le seul bruit qui remontait le moral à son enfant adoptif.
Le Seigneur à la chevelure d'or et de miel se rappelait parfaitement sa réaction lorsque sa chair lui avait appris ce qui s'était passé. Sa colère s'en était ressentie dans tous le royaume et il avait tué bien des mortels. Morts qui avaient été mises sur le dos de Tom, mais de cela, Amaël s'en fichait.
Il avait retourné l'Angleterre pour retrouver ces jumeaux, ses petits-fils, mais cela n'avait rien donné. Aryen, époux de Rumple, avait commencé à se laisser mourir lorsque Samaël avait mis en avant l'évidence. Les enfants avaient été enlevés et si on ne les retrouvait pas, s'était car ils n'étaient plus vivants.
Une larme solitaire et carmine coula sur sa joue. Aryen avait été son gendre préféré. Doux comme un agneau, malgré qu'il cachait bien sa force et sa cruauté. Il avait accepté Rumple sans demander sa nature exacte, sans la rechercher. Amaël n'avait jamais su si son fils adoptif et l'elfe étaient des Uniques. Rumplestiltskin était plutôt discret là-dessus, mais maintenant le Seigneur de la Nuit n'avait que très peu de doute.
Et voilà que les enfants avaient été retrouvés.
Fred et George Weasley. Des sorciers de bas étages avaient enlevés leurs enfants et n'étaient même pas capable de les différencier ! Amaël se souvenait du jour où il avait posé le regard sur les deux têtes rousses. Au fond de son âme, il avait su. Mais ses mains étaient liées. Il ne pouvait reprendre les enfants, car il n'avait aucune preuve de leur véritable nature. Cette dernière avait été enfuie profondément et ne referait surface que lors de leur héritage magique.
Ce qui était maintenant fait.
Fermant les yeux, Amaël reprit contenant. Il ne devait pas céder à la colère, pas maintenant. Il avait beau avoir toutes les raisons du monde, il se devait de rester un exemple pour son peuple entier. Il avait demandé aux Weasley de venir le rejoindre dans son bureau. Rumple les conduirait, avec ses fils, ici-même.
Et il les interrogerait jusqu'à ce qu'ils cèdent, qu'ils lui disent pourquoi ils avaient enlevé les nouveau-nés de son fils.
Balayant son immense bureau des yeux, le Haut-Vampire sourit cependant de contentement. Cet endroit lui avait tant manqué. Il y avait de bons souvenirs, comme de mauvais. Portant une main à son cœur mort, Amaël s'appuya nonchalamment sur son bureau en bois de cerisier, sculpté par ses soins.
Les gravures représentaient Nobor et la forêt qui l'entourait alors qu'un dragon volait dans le ciel. S'était une scène qu'il avait vue, des siècles avant de fabriquer le meuble. Son regard d'or coula doucement sur les murs où se tenaient des vitraux représentants ses enfants à qui il sourit. Ces derniers lui rendirent son sourire, ce qui lui réchauffa le corps.
Derrière le bureau, trois vitraux qui donnaient sur le lac. L'un était plus grand que les autres, rectangulaire sur la longueur mais arrondit sur le dessus. Les deux plus petits étaient des demi-cercles, mais ils représentaient la même créature. Un Séraphin. Comme dans la salle de bain où s'était réfugié Lucius, les créatures avaient trois pairs d'ailes d'or comme leur longue chevelure qui ondulait dans un vent imaginaire.
Les Séraphins étaient des êtres importants pour les siens. Ils étaient comme des esprits protecteurs. Lors de la Grande guerre des Ombres, un Séraphin lui avait même sauvé la vie. Comment oublier la prestance et la puissance d'une telle créature ? Mais cela faisait des siècles que personne n'en avait vu un. Ils étaient considérés comme étant disparus maintenant.
Quelques coups à sa porte firent lever le regard de l'être vampirique qui prit place à son siège de marbre noir. Tête haute, il ouvrit la porte d'un simplement mouvement de main, las.
- « Entrez, Madame, Monsieur Weasley. Vous aussi les garçons, Rumple. »
Silencieusement, les cinq personnes entrèrent. D'un mouvement de la main, Amaël invita les jumeaux à prendre place face à lui, tout comme Rumple. Il n'y avait que trois sièges et les parents Weasley durent rester debout.
- « Les garçons, savez-vous pourquoi vous êtes ici ? Dans cette école ? Je veux dire, pourquoi vous n'êtes plus à Poudlard… »
- « Nous supposons, » commença Fred
- « À juste titre, » continua George
- « Que nous ne sommes pas humains ? » dirent les jumeaux en cœur, faisant sourire le Directeur.
- « En effet, et savez-vous à quel ethnie vous appartenez ? » les deux rouquins se regardèrent avant de regarder leurs parents, puis ils secouèrent la tête. « Vous êtes des Elfes de Nuit les garçons. Votre nature a été enfuie profondément en vous, d'où le pourquoi vous n'y ressemblez pas. Je dois aussi vous dire, que les deux personnes qui vous accompagnent, ne sont pas vos parents. Ce qui se trouve à être logique, puis qu'ils n'ont aucun gène elfique. »
Rumplestiltskin tourna son regard vers les plus vieux Weasley alors qu'une aura noir et meurtrière se dégagea de lui. Mais avant qu'il ne saute, littéralement, à la gorge des deux roux, Amaël se trouvait derrière lui et le maintenait assit. Les mais sur les épaules de son fils adoptif, le Seigneur regarda les jumeaux.
- « Il y a 16 ans, les fils de Rumplestiltskin ici présent, furent enlevés. Des jumeaux dont la mère était un Elfe de Nuit aux cheveux roux... »
Les jumeaux regardèrent leurs parents d'un regard emplit d'incompréhension.
- « Je sais que deux minables sorciers comme vous n'auraient pu nous enlever ces enfants. Alors je vous le demande, gentiment. Qui a enlevé mes petits-fils? » La voix du vampire était devenu menaçante.
Les jumeaux le regardèrent, puis regardèrent Rumple et ensuite leurs parents. Arthur regardait sa femme sans comprendre, il eut un petit rire
- « Mais, ils sont nos enfants. Je le sais, ma femme était enceinte de jumeaux… je… Dumbledore t'a même reconduit après l'accouchement, avec les petits, parce que j'étais pris au travail… » rigola Arthur alors que sa femme fermait les yeux. « Molly… »
- « Fermes-là Arthur !... »
- « Maman ? » firent les jumeaux, pâlissant comme leur père alors qu'ils comprenaient.
- « Une fausse couche, un petit tour de Dumbledore, et voilà comme si de rien était n'est-ce pas ? » fit le Directeur nocturne alors que Rumple regardait les jumeaux. Des larmes coulèrent sur ses joues.
- « Mon époux est morts à cause de vous. Il est mort de désespoir, croyant que nos enfants avaient été tués ! » hurla-t-il en regardant Molly alors que sa voix se brisait dans un sanglot, attirant les regards des jumeaux qui étaient sous le choc. « Je… désolé, je ne voulais pas crier… je… »
- « Si tout est vrai… » murmura George
- « Ça veut dire… » enchaîna Fred
- « Que vous êtes, notre père ? » firent-ils en cœur alors que Rumple hochait la tête vigoureusement, incapable d'articuler. « S'était cool le tour avec les cheveux ! »
Un petit rire traversa les lèvres de l'enseignant qui était plus que touché des paroles de ses enfants alors qu'Amaël n'avait pas brisé le contact visuel avec Molly.
- « Ainsi, ce serait Dumbledore qui a arracher ces enfants à leurs familles… Monsieur Weasley, je comprends bien votre choc et je devine que vous ne jouez pas la comédie. Vous êtes un être bon et naïf, beaucoup trop pour votre bien. Mes petits-fils n'ont pas été blessés, maltraités et c'est un point pour vous. Je suis persuadé que vous les avez élevés comme vos propres enfants, mais je suis navré de vous dire que vous n'êtes plus leur père. Vous devez comprendre ce que cela implique ? Vous ne serez pas puni pour un acte dont vous n'êtes responsable. Mais votre femme… malgré qu'elle est pris soin de Fred et George, elle reste responsable de leur séparation avec leur vraie famille, ainsi que la mort de mon gendre. »
La nommée s'était tendue, tout comme son mari. Les jumeaux regardaient leur père biologique, même si la ressemblance était difficile. Ils ne semblaient plus que concentré sur l'être à l'origine incertaine.
- « Vous pouvez partir monsieur Weasley. Votre femme ne rentrera pas cependant. L'acte dont elle est complice est au-dessus de vos lois viles et racistes. Nous nous chargeront de la punition. Les enfants resteront avec nous, ils seront en sécurité ici. Je suis persuadé que vous saurez expliquer la situation aux vôtres. »
Une ou deux minutes s'écoulèrent avant qu'Arthur Weasley ne comprenne la situation. Il ouvrit la bouche, mais lorsque son regard croisa les deux orbes d'or, son échine flancha et l'homme sortit sans un regard en arrière. Amaël ne ressentait rien pour le pauvre petit homme, mise à part de la compassion. Il venait de faire le même acte qu'on leur avait imposé; arracher deux enfants à leur famille.
Mais eux ils les récupéraient.
D'une main douce et tendre, il caressa la nuque de son fils adoptif avant d'essuyer ses larmes.
- « Rumple, mon petit Djinn, tu veux bien faire visiter aux jumeaux ? Je suis sûr que cela leur plairaient de découvrir de nouvelles salles et chemins secrets… »
Il ne fallut pas long pour que l'infirmier de l'école se lève et soit suivit des jumeaux. Ces derniers jetèrent un regard en arrière et Molly les regarda aussi une dernière fois avant que la porte ne se referme.
- « Vous savez déjà tout, espèce de monstre, alors pourquoi me garder ici !? »
Amaël ne répondit pas et s'avança vers la femme rondelette qui se recula jusqu'au centre de l'immense pièce. Le suceur de sang commençant doucement à lui tourner autour, tel un prédateur autour de sa proie. Silencieux, Amaël ne faisait que la regarder.
- « Je peux passer le message à Dumbledore, que vous savez, que vous avez récupéré vos si précieux petits-fils… »
- « Pour l'heure, disons que Albus est le dernier de mes soucis. Il paiera en temps et en heure sa traîtrise. D'ailleurs, je préfère laisser les messages moi-même… »
Baguette en main, l'ex-lionne le suivait, tournant sur elle-même.
- « Et qu'attendez-vous de moi pour ne pas me relâcher ? »
- « Simplement vous faire payer d'avoir pris les enfants de mon fils… »
Mais avant que la femme ne réponde, l'homme à la chevelure d'or feula comme un chat, montrant ses crocs, puis bondit sur elle. Un cri perçant traversa les lèvres de Molly Weasley alors que son dos percutait le sol et que les canines de l'homme se plantèrent dans sa gorge.
Mais personne ne l'entendit hurler.
OoO
Léchant ses lèvres, gouttant encore le sang gras qui avait coulé dans sa bouche, Amaël marchait dans les couloirs de son école. Au loin il entendait clairement de jeunes élèves qui s'amusaient dans leur dortoir. Les Thanebris semblaient bien s'amuser et cela fit sourire le directeur. Cependant, ce n'était pas eux qu'il voulait aller voir.
Amaël savait que son enfant, le plus jeune, lui cachait quelque chose. Il avait vu la réaction de Severus, une douleur bien réelle. Trop, alors qu'il n'était plus blessé. Le potioniste était encore faible, mais aucune raison d'avoir mal. Alors qu'Harry…
Secouant la tête, il soupira doucement. Il détestait quand son benjamin faisait cela, jouer les cachottiers. Cela n'emmenait que de la souffrance pour la chair de sa chair, mais Harry ne semblait pas le comprendre. Peut-être que la leçon ne lui était pas assez forte ? Mais avec toutes les mésaventures qu'il avait connu, il aurait dû avoir compris.
Dépassant le dortoir en fête, Amaël sentit discrètement l'air, cherchant une odeur en particulier. Il devait maintenant parler avec le jeune Malfoy. Celui-ci n'était cependant pas venu à son bureau comme il l'avait demandé. Ce n'était pas étonnant, en sachant comment était le petit.
Un léger sourire naquit sur ses lèvres. Lucius était une bonne mère, il en était sûr. Le petit semblait être quelqu'un avec un sacré caractère. Semblable à sa mère, d'une certaine façon. Mais Drago ne semblait pas prêt de l'accepter, leur monde. Ce qui était dommage.
Suivant l'odeur du jeune incube, Amaël se retrouva bientôt devant un mur. Sans porte. Penchant doucement la tête, le directeur de la Night posa sa main sur la surface de pierre avant de se reculer légèrement.
Lentement, le mur commença à se modifier. De pierre, le mur devint de bois et de fer forgé. Un sourire naquit sur les lèvres du haut-vampire. La Salle sur Demande. Un endroit où un élève de Poudlard pourrait être tranquille.
Avec douceur, le seigneur entra dans la pièce. L'endroit était froid, humide et surtout, il n'y avait aucune source de lumière. Cependant, lui n'était pas affecté par la noirceur. Après tout, il était une créature de la nuit.
Il aperçue dans un coin une petite silhouette qui sanglotait. Il l'entendait clairement même, comme s'il était juste à ses côtés. Le cœur du vampire se serra dans sa poitrine. Comme un enfant pouvait-il tant souffrir?
- « Drago ? »
Sa voix se répercuta en écho, faisant sursauter l'enfant qui bondit sur ses jambes, se plaquant contre le mur derrière lui.
- « Ne m'approchez pas, monstre ! » cria le blond décoloré, effrayé.
- « N'aie pas peur Drago, je ne te veux pas de mal, je ne t'en ferai jamais. Je suis le directeur de cet endroit, la sécurité de toutes les personnes présentes fait partie de mes préoccupations premières. Surtout celle des élèves qui, comme toi, ignoraient tout de notre monde… »
Le vampire s'approcha encore un peu de l'adolescent tremblant.
- « Je veux juste que nous parlions, tu veux bien ? Laisses-moi mettre un peu de lumière ici. » D'un mouvement de la main, Amaël alluma les torches aux murs et d'un second, il fit apparaître deux fauteuils. S'installant dans le premier, il fit signe au jeune incube de prendre place à son tour. « Ne sois pas craintif Drago, tout va bien. Je ne suis pas une menace pour toi. »
Lentement, l'adolescent aux cheveux argent pris place, sans lâcher les prunelles d'or de l'aîné. Un sourire aux lèvres, Amaël fit apparaître une table pleine de nourriture, deux tasses avec du thé. Surprit, Drago brisa le contact visuel.
- « Je me suis dit que tu devrais être un peu affamé. Tu n'as pas tant mangé au soupé… »
Amaël essayait seulement de mettre à l'aise le jeune homme, ce qui commençait peut-être à être le cas puisque le jeune homme prit quelques morceaux de poulets et une salade de couscous. Ce qui fit sourire le vampire qui ne se servit rien cependant, puisqu'il n'avait pas faim.
- « Je ne veux pas… parlé… » murmura Drago entre deux bouchées.
- « En effet, à ce que je vois en ce moment tu préfères mangés. J'espère que cela te plais ? Je sais que nous avons des mets qui sont différents des vôtres dans le monde magique, mais nous avons aussi de la nourriture classique. » il eut un léger rire. « Tu croyais que tout le monde buvait du sang ? C'est un gros préjugé, qui se comprend. Mais non, il n'y a que nous - Haut-vampire - qui buvons du sang. Tu n'imaginais tout de même pas Lucius avec un verre de sang à la main ? » rigola Amaël. « Juste lui proposer et il perdra ses couleurs, mais gardera la tête haute en haussant un sourcil comme ça. » et Amaël leva un sourcil de façon très Malfoyienne.
Un léger sourire naquit sur les lèvres de Drago qui pris une petite serviette de papier pour essuyer ses yeux.
- « Tu sais Drago, ta mère, Lucius, n'a pas eu la vie très facile… C'est même plutôt l'inverse. Lui aussi, au début, ignorait tout de notre monde. Lorsque nous l'avons trouvé, je t'épargne les détails, il ignorait même ce qu'il était. Sa propre mère le traitait de monstre et le battait. Il était à moitié mort lorsque nous sommes arrivés. Et tu veux savoir le pire ? Il était à peine plus âgé que toi, physiquement… Je te dirais, qu'il n'avait que 16 ans, peut-être 15 en apparence. Mais Drago, sache que lorsque Lucius a su qu'il t'attendait, qu'importe l'origine de cette grossesse… il en était tellement ravi. Mais les choses n'ont pas été simples pour lui. Il était en couple avec quelqu'un, ils allaient se mariés… mais malheureusement, son nouveau compagnon a connu l'Appel de l'Âme. Il leur fut impossible d'être ensemble, même si le compagnon de ta mère t'a élevé durant un temps et qu'il aimait Lucius - et toi - plus que sa propre vie. Mais Voldemort est arrivé, séparant de force Lucius et cette personne. Je ne te la nomme pas, car je sais que tu voudras la retrouver et il ne vaut mieux pas. Ta mère a assez souffert Drago. Il a épousé Narcissa, a fait croire que tu étais leur enfant à tous les deux pour te protéger car si les autres Deatheaters avaient sû pour votre nature, ils vous auraient tués. »
Drago ne parlait plus, gardait le silence et la tête baisse.
- « Je sais que Lucius a tué celle que tu considérais comme ta mère, mais sache que s'il l'a fait, s'était uniquement pour te protéger. Car si cette Narcissa l'a attaqué, elle aurait fait pareil avec toi. Les Sorciers ne nous acceptent pas, ne nous aiment pas et ça ne date pas d'hier. S'il ne l'avait pas fait, tu ne serais plus de ce monde peut-être. »
Un silence embarqua entre eux deux.
- « C'est très difficile pour toi, j'en suis sûr Drago. Mais sache qu'ici, nous nous soutenons les uns les autres. Ce n'est pas comme à Poudlard, une compétition entre les maisons. Imagine cela comme une sorte de très très immense famille. Dans ta maison, ils seront tous là pour toi. Pour répondre à tes questions, te rassuré… mais avant tout, tu devrais parler avec Lucius. Ta mère est très affectée tu sais ? Autant par ce qu'il s'est passé que par tes paroles… » posant sa main sur celle de l'adolescent, il lui offrit un grand sourire. « Si tu veux, va parler à Severus. Il a dû subir le choc lui aussi tu sais ? D'apprendre qu'un de ses élèves honni était en fait une créature de la nuit et qu'en plus ils étaient des âmes sœurs… »
Un simple hochement de tête lui répondit.
- « Mais je ne veux pas lui parler ! Je le haïs, je le déteste ! Il m'a mentit toute ma vie, ma fait croire que j'étais un sang pur alors que je suis qu'un… qu'un bâtard ! »
Les larmes ruisselèrent de nouveau sur les joues pâles. Doucement, Amaël se leva et vint serrer l'enfant dans ses bras.
- « C'est faux. Tu es le fils de ta mère, et il t'aime plus que tout au monde. Il a mentit pour te protéger, et à cause de ce mensonge il risque sa peau s'il part d'ici… c'est pour ça que Lucius restera ici, il sera en sécurité entre nos murs. Mais tu n'es pas un bâtard Drago… » soupira doucement le haut-vampire, surprit que l'enfant se laisse faire avant de comprendre. Il avait simplement besoin de support, même s'il rejetait tout le monde et fuyait. Ce n'était pas maintenant qu'il irait voir son fils…
Ce ne fut qu'une heure plus-tard qu'Amaël parvint à calmer le jeune Malfoy, qui s'endormit dans ses bras. Les joues rougies et mouillées, il ressemblait à un chérubin triste. D'une main douce, le seigneur vampire les sécha du bout de ses doigts, le cœur lourd. Il connaissait l'histoire de Lucius pour l'avoir vu évoluer, grandir, récupérer avant de chuter durement.
Prenant Drago dans ses bras comme un jeune enfant, le Directeur nocturne le ramena dans son dortoir. Les couloirs étaient maintenant déserts, naturellement, et il ne croisa que le Seigneur Aegnor qui se dirigeait vers les serres. Un léger salut de la tête et les deux hommes continuèrent leur chemin. Les autres enseignants devaient faire le tour des dortoirs, s'assurer que les plus jeunes n'étaient pas trop déstabilisé.
Lorsqu'il entra dans le dortoir du jeune endormi, plusieurs regards se tournèrent vers lui. Ce fut Blaise qui s'approcha. Le noir n'eut pas à dire un mot et le Seigneur lui remit le jeune homme que Zabini serra contre lui comme la chose la plus précieuse du monde.
- « Je vous confie monsieur Malfoy, monsieur Zabini. » Regardant l'entièreté du dortoir il ajouta, « Il est maintenant l'heure d'aller dormir. Demain sera un nouveau jour et vous aurez vos classes spéciales. Il sera aussi temps pour ceux qui le souhaite, de mettre leur nom dans la coupe. »
Après avoir salué les jeunes, qui le lui rendirent, Amaël traversa une ombre. L'endroit où il arriva n'était pas inconnu, il s'agissait des appartements de Severus. Tout était silencieux, mise à part un doux rythme cardiaque et une respiration profonde dont il n'avait pas de difficulté à identifier le propriétaire. Silencieusement, le Lord s'approcha de sa source. Il ne put retenir un doux sourire.
Allongé sur le lit, dans les bras l'un de l'autre, Severus et Harry dormaient profondément. Le premier était parcouru de quelques frissons, principalement car il avait le torse nu. Le second le serrait dans ses bras, le visage enfuit dans ses cheveux, le regard paisible.
S'approchant silencieusement, semblant glisser sur le sol, Amaël s'assit à leurs côtés. Replaçant une mèche de son fils, il ne pu s'empêcher de l'embrasser sur le front, récoltant un petit gémissement mécontent avant que le jeune vampire ne bouge légèrement pour se blottir plus contre son âme sœur, si cela pouvait encore être possible.
Un sourire attendrit se peint sur les lèvres du buveur de sang qui se leva et, d'un geste de la main, fit apparaître une couverture chaude sur les deux corps endormis. Son regard se posa sur le feu de foyer et celui-ci s'éteignit tout comme les torches allumées.
Dehors le Soleil se levait, mais pour eux, la nuit leur ouvrait ses bras. Il était l'heure de dormir. Souriant, repu et rassuré, Amaël disparu de nouveau dans une ombre, s'y fondant, il avait encore quelques petits trucs à régler avant d'aller dormir. Après tout, personne ne l'attendait lui…
Et voilà, fin de la Répartition 8D En trois chapitre.
En tout et pour tout, la Répartition fait 22 567 mots bout à bout, sans mes commentaires de débuts et de fins de chapitres... Oui, ça aurait été le plus gros chapitre que j'ai écris jusqu'à maintenant et vous comprenez pourquoi il est divisé en trois x'D?
Le prochain chapitre, on change de jour -parce que mine de rien ça doit faire 4 chapitres qu'on est le même jour x3? - avec les débuts de cours, un peu spéciaux. Espérons que notre potioniste s'en sortira avec ces petits monstres!
