Et voilà un nouveau chapitre o/ en espérant qu'il vous plaira :)

Désolé, dans le précédent le chapitre 6 je n'ai pas répondu aux reviews des guests, mais j'ai quand même lu vos commentaires. J'étais certaine d'y avoir répondu, jusqu'à ce que je relise le chapitre hier...

Alors j'y répond maintenant, avec les guest du précédent chapitre

Juliana; encore désolé de l'attente, et voilà deux nouveaux chapitres qui, je l'espère, t'aurons plus :)

Geliah; ne t'inquiètes pas, je ne l'arrêterai certainement pas :D. Il est vrai qu'il y a très très peux d'histoire avec Severus soumis, ce que je trouve dommage car cela devient trop récurant le Harry soumis et qui cherche le réconfort au près d'un Severus dominant. Voici la suite, en espérant que ça te plaira ;)

Cathy; Tu auras peut-être ta réponse ici... ;) je te laisse le découvrir

Juliana (recoucou); eheh, avec Harry, on ne sais jamais...

Yoimedu79; J'ai une fréquence de parution des plus... irrégulière. Surtout quand mon auto-correcteur fou la merde x'D (j'ai dû m'y reprendre à trois fois sur une passage de ce chapitre...) ou quand il m'arrive des bricoles irls. Sinon je dirais, au moins une fois par semaine ? Sinon aux deux semaines. J'essaie de posté le Dimanche ou la fin de semaine, quand les gens ont plus de temps libre pour lire. Je te rassure que la fiction ne sera pas en pause ;) Quant à la date de parution, comme je l'ai dit, je n'en suis moi même jamais réellement certaine... Mais un gros merci à ton review :) Je suis heureuse que cette histoire change de ce que tu as pu lire auparavant.


La noirceur de la nuit l'enveloppait comme un manteau de ténèbres. Sous ses pieds, l'herbe givrée craquait avec légèreté alors que le vent caressait son visage et ses cheveux avec la douceur d'un amant. Tout était désert, devant lui il n'y avait que la plaine, derrière lui, le néant de la nuit et à ses côtés, une forêt qui s'achevait. Et il n'y a pas une âme qui vive. Les chauves-souris étaient absentes, même les prédateurs et les rapaces nocturnes semblent le fuir.

Mais pourtant il ne cessait d'avancer, de marcher. Une destination inconnue qui lui semblait pourtant attirante, l'appelant silencieusement. Une présence invisible le forçant à aller de l'avant sans s'arrêter. Mais s'il s'arrêtait, qu'arrivera-t-il?

Une détonation dans le ciel l'ébranla avant que la pluie ne commence à tomber. Le ciel s'assombrit encore plus. Levant le visage vers le ciel, il regarda les éclairs déchirer les nuages. Tendant une main, il observa celle-ci se couvrir de la pluie. Une pluie couleur de sang.

Portant le membre rougeoyant à ses lèvres, il laissa sa langue récolter le liquide écarlate. Son corps frémi doucement et sa gorge se noua, son estomac se retourna et ses poils se dressèrent sur son corps. Un battement d'aile particulier derrière lui attira son attention et lentement il se retourna.

Mais il n'y avait rien.

De nouveau il regarda devant lui, mais une bourrasque le poussa dans son dos avant qu'un éclat doré ne passe à côté de son œil. Vif, il l'attrapa dans sa main, dans son poing. Rouvrant ses doigts, il admira l'éclat doré d'une plume alors que, résonnant au-dessus de lui, l'orage sanglant s'enhardissait.

- « Severus, réveilles-toi… »

Mais qui l'appelait comme ça ? D'où venait cette voix si lointaine ?

Est-ce qu'il la connaissait ?

Quelque chose se posa sur ses lèvres, descendit sur son cou. Fermant les yeux, il apprécia le contacte. Un léger gémissement quitta ses lèvres avant qu'une bourrasque plus forte ne l'envoie au sol et qu'un éclaire vint s'abattre non loin de lui. L'obscurité l'enveloppa entièrement.

- « Severus… »

- « Harry ? »

La voix pâteuse, Severus grogna légèrement en papillonnant des yeux. Il avait mal à la tête, à tout son corps. Son dos était en feu et sur sa peau il sentait la sueur ruisseler, glacée qu'elle était. Est-ce qu'il faisait de la fièvre ? Un linge frai fut passé sur son visage, lui provoquant un long frisson.

- « Tu as fait un cauchemar, ce n'est rien. Sans doute l'un de mes souvenirs » murmura le vampire en lui caressant le front. « Comment tu te sens ? »

- « Tu me poses vraiment la question ? Vous êtes plus bête que je ne le croyais, ex-Monsieur Potter »

Harry rigola doucement en se redressant, marchant un peu dans la pièce éclairée par une fenêtre magique qui donnait sur la forêt interdite. Le jour commençait à peine à tomber et le ciel semblait nuageux. Sans doute un orage dans l'air.

Étrangement, le potioniste n'arrivait pas à détacher son regard de la fausse fenêtre, comme s'il s'attendait à voir quelque chose apparaître d'une seconde à l'autre. L'ancien Deatheater se sentait ridicule. À quoi pouvait-il s'attendre ? La fenêtre était fausse, rien ne pourrait y apparaître.

- « Severus, tu m'écoutes ? »

Sursautant légèrement, l'enseignant se tourna vers son âme sœur. Le prince était toujours torse nu, ne portant qu'un simple pantalon. Observant attentivement sa moitié, Severus remarqua un étrange tatouage druidique sur son pectoral gauche. En fait, il ressemblait à un serpent se mordant la queue, entouré de lignes se croisant formant un cercle. Il y avait aussi quelques runes. Le tout n'était pas plus gros que son poing.

La peau de l'ancien griffon était pâle, d'un blanc presque immaculé et sans cicatrice. Le ventre était plat, musclé et était immobile sous l'absence de respiration.

- « Tu as perdu ta langue ou tu m'admires ? Parce que je dois avouer que j'ai aussi une très belle vu » rigola le vampire millénaire alors que Severus sentait ses joues s'empourprer légèrement.

- « J'étais dans la lune, mais je t'écoute… » dit-il avant de réalisé que son torse était aussi découvert. L'enseignant s'enveloppa dans la couverture qu'il ne se rappelait pas avoir vu la veille et qui était autant douce que chaude.

- « Pourquoi tu te caches ? » soupira Harry qui commença à chercher son chandail. « Je disais que les cours, les vrais, commenceraient dans deux semaines. Les deux premières semaines, c'est pour te familiarisé avec tes classes, te lier à tes élèves et voir leur niveau pour t'y adapter. Ça te permettra aussi d'en apprendre plus sur nous et d'expérimenté quelques potions qu'il faudra apprendre à tes classes. »

- « Sur la chaise, derrière toi. Es-tu en train de me demander de faire ami-ami avec mes élèves Harry ? »

- « Je te demande juste de ne pas les effrayer… »

Levant un sourcil comme seul lui savait le faire, l'enseignant regarda sa moitié comme s'il lui avait poussé une seconde tête. Alors là, s'était le comble. Lui, un fichu humain sans défense, effrayerait des créatures qui pouvaient le réduire en sauce tartare en quelques secondes ?

- « Ne me regardes pas comme ça Severus, quand tu t'y mets, tu fais peur » rigola Harry qui enfila son chandail avant de s'asseoir sur le bord du lit. « Et pendant que tu me matais, tu as du bien pu voir que je n'étais pas blessé. Je vais bien Severus, alors ne t'inquiète pas d'accord ? Je dois aller rejoindre les autres, surtout Amÿel, pour me nourrir. Je n'ai pas mangé hier et j'ai les crocs » rigola le vampire en lui montrant ses canines. « À moins que tu ne m'offres le petit déjeuné ? »

- « Même pas en rêve Harry ! Si tu crois que j'ignore les effets d'une morsure… »

Le vampire rigole et se redressa, commençant à partir. Il s'arrêta cependant à embrasure de la porte et lui sourit.

- « Severus, j'espère qu'un jour tu arrêteras de te dénigrer physiquement. À mes yeux, tu es le plus magnifique et je ne changerai aucune partie de ton être pour rien au monde »

L'enseignant regarda sa seconde moitié d'âme partir, sans un mot. Il resta ainsi, assit dans le lit à regarder embrasure vide de la porte durant de longues minutes avant d'enfin lâcher la couverture qui le cachait. Se levant lentement, Severus s'approcha de la fenêtre et ferma les yeux. Pourquoi n'arrivait-il pas à donner crédit aux paroles du vampire ? Peut-être à cause de toutes ces années où on dénigrait son apparence ? Parce que personne n'avait jamais voulu de lui, qu'on se moquait de lui s'il tentait une approche ?

Il n'était pas étonnant qu'il soit resté éternellement célibataire, acceptant de vivre seul jusqu'à sa mort. Après tout, il l'avait toujours été. S'était si étrange, comme un rêve, que quelqu'un lui fasse un compliment ou ne se moque de lui. Un frisson le parcouru lorsqu'il se rappela les doigts d'Harry sur son corps lorsqu'il était inconscient, rêvant du moment. De ses baisés sur sa nuque, ses lèvres sur les siennes.

Rouvrant les yeux, l'enseignant secoua la tête avant de rejoindre la salle de bain où il acheva de se dévêtir pour entrer sous la douche. Il se sentait un peu mieux. La nausée et le vertige étaient partis. Il n'avait plus de sueurs froides, qu'il savait sortit d'on ne sait où, mais le rêve restait frai à son esprit. Beaucoup trop pour quelqu'un qui n'avait jamais eu l'imagination fertile comme lui.

Severus resta un long moment sous la douche, même après s'être lavé, profitant simplement de l'eau coulant sur son corps tel une pluie chaude et rassurante. Il lui fallut de longues minutes même pour se décider à éteindre le jet et simplement sortir. Attrapant une serviette, l'enseignant l'enroula autour de ses hanches et s'appuya sur le lavabo sans chercher à se sécher. Il avait l'esprit qui tournait à plein régime, comme s'il réalisait seulement maintenant que tout était vrai.

Il avait dormi dans les bras d'Harry, qui était son âme sœur et un vampire. Suceur de sang qui lui avait demandé la permission de boire le sien plutôt. Il était maintenant professeur de potions dans une école emplie de créatures adolescentes, ou à peine adultes, et qu'il ne connaissait pas. Son mentor lui avait tourné le dos… non, il l'avait renié publiquement ! Son meilleur ami était mère sans parler qu'il s'agissait d'un incube. Narcissa était morte, Drago faisait sans doute une dépression, Lucius voulait sans doute sauter de la tour d'astronomie…

Et son beau-père était l'être le plus puissant qu'il avait jamais rencontré jusqu'à ce jour !

Et pour finir… il se retrouvait compagnon de l'Héritier au trône. Non, il était surtout pas mal barré!

Comment un être comme lui, froid, austère, qui renvoyait aux autres leurs paroles déplacées et leurs mauvaises pensées, pouvait-il en être arrivé là ? Le maître des potions ne le savait pas. Et cela l'effrayait. Et si le peuple d'Harry ne l'aimait pas, si ses élèves le détestaient ? Pas que cela l'inquiète, comme s'il avait eu des élèves qui l'aimaient mise à part Harry !

Pris de vertige, Severus ferma les yeux.

Bon sang, par Harry il deviendrait une personne de rang royal ! Et leurs enfants, s'ils en avaient, leur succéderaient un jour. Ils dirigeraient un peuple, devraient en prendre soin… les protéger des sorciers, protéger leurs territoires…

Il allait finir par coucher avec Harry… Cette constatation le fit autant rougir qu'elle le fit se tendre d'appréhension, ne parvenant pas réellement à imaginer la scène. Était-ce de sa faute s'il n'avait jamais connu l'acte charnelle, mise à part avec lui-même ?

Rouvrant soudainement les yeux, l'enseignant se rappela qu'Amaël lui avait aussi dit que les siens viendraient pour le voir ! Un gémissement plaintif franchi les lèvres de Severus qui laissa sa tête basculer en arrière jusqu'à toucher le miroir glacé. Lui qui avait toujours adoré la solitude, la discrétion et qu'on lui foute la paix, voilà qu'il devrait faire face à tout un peuple !

Soupirant, et prenant sur lui, l'ancien espion se retourna pour se contempler dans la glace légèrement embuée. Malgré tout, il voyait clairement son corps maigre. Ses côtes se dessinaient sous sa peau comme une douzaine de petites collines osseuses, ses clavicules ressortaient, pâles et fragiles. Son teint était cireux, pâle et presque maladif. Ses cheveux humides lui collaient au crâne alors que ses yeux noirs étaient inexpressifs. Son gros nez crochu était si visible, impossible de le manquer, comme ses lèvres trop fines. Il avait même des rides bien senties à certains endroits. Sans parler des cicatrices !

Comment Harry pouvait-il le trouver beau ? Lui qui était un véritable Apollon. Son beau-frère avait raison, il ne pouvait être qualifié que de ça. Il n'avait rien d'une tête royale, rien de beau. Même Malfoy aurait plutôt eu sa place aux côtés d'Harry, pas lui !

Fermant les yeux de nouveau, Severus tenta de décompresser. Peut-être que Harry avait une très mauvaise vue ? Oui, s'était sans doute la seule raison pour qu'il dise que lui était beau. Secouant la tête, l'enseignant se redressa et s'apprêta à sortir lorsqu'une ombre glissa au sol. Un frisson glacé le traversa, gelant son sang dans ses veines. Retenant sa respiration, l'ex-espion écouta attentivement, mais il n'y avait aucun bruit.

Se traitant d'idiot, le potioniste s'approcha lentement de l'embrassure de la porte, tentant de ne pas faire de bruit. Il était normal qu'il n'en entende aucun, après tous ce n'étaient pas des humains qui étaient dans cet endroit ! Et il n'avait pas sa baguette avec lui.

Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine, jusqu'à en être douloureux. Se penchant légèrement hors de la salle de bain, cherchant à voir qui était dans ses appartements, l'homme aux yeux noirs ne vit cependant rien. Restant sur ses gardes, Severus sortit lentement jusqu'à aller à sa chambre pour regarder. Personne. Se dirigeant vers son laboratoire, qui était la seconde pièce la plus proche, il y jeta aussi un coup d'œil… mais il n'y avait rien.

Et ce fut au tour du salon.

D'un pas léger, Severus s'en approcha, mais lorsqu'il pénétra dans la pièce, elle était vide. Il n'y avait aucune présence, aucune ombre. Avait-il rêvé, halluciné ? Secouant la tête, avant de frotter son visage avec la paume de ses mains, Severus respira profondément. Ça n'avait dû être qu'une illusion optique, s'étant retourné trop rapidement, ou un jeu de lumière.

Rassuré, mais pas calmé, le professeur retourna dans sa chambre où il se sécha avant de s'habiller de ses éternelles robes et habits noirs. Pourquoi changer les bonnes habitudes de toute façon. Après un dernier regard aux pièces, pour se convaincre d'avantage, Severus quitta ses appartements pour pénétrer dans les couloirs.

Le soleil déclinait à l'horizon. Au travers les arches du mur, Severus pouvait admirer le ciel se colorant de couleurs chaudes. La nuit allait tombée, mais s'était le jour qui se lèverait pour eux. Maintenant, l'enseignant ne pouvait plus se soustraire. Il faisait partit des leurs, il devait prendre le même horaire, même si cela le troublait.

S'approchant, Severus jeta un coup d'œil en bas pour apercevoir les jeunes de Poudlard. Ainsi, le Voile ne fonctionnait qu'à l'intérieur du château ? Voilà la raison pour laquelle il ne faudrait en aucun moment que les élèves sortent pendant les cours de l'autre école, car ils se verraient. En prenant note, le potioniste reprit son chemin vers la Grande Salle de la Night. Il était sans doute l'heure du déjeuner. Malgré qu'il n'était pas du genre très gourmand, Severus dû s'avouer qu'il avait plus que faim !

Et avait une étrange envie de retrouver le Seigneur Aegnor et Rumplestiltskin. Tous deux étaient de bonne conversation, et l'enseignant avait envie de savoir si les jumeaux étaient réellement les enfants de son voisin de table. Parce qu'il y avait absolument aucune ressemble entre lui et les jumeaux.

Pénétrant enfin dans la Grande Salle, Severus monta jusqu'à la table professorale. Tous les enseignants étaient déjà présent et en discussion. Amaël était absent, sa place était vide, mais à sa droite il y avait un homme parlant avec une femme aux cheveux bouclés comme un mouton et à la coiffure improbable. Ses yeux étaient blanc laiteux, elle devait être aveugle, mais malgré tout elle lui sourit.

- « Bonjour Professeur Rogue. Puis-je vous avertir de ne pas laisser votre ami s'approcher de la Tour d'Astronomie ces prochains jours ? Juste un petit conseil… Sinon dites à Harry de l'accompagner. »

- « Bonjour à vous aussi. Je prends note, merci bien. Je tâcherai de le dire à Harry » répliqua Severus avant de prendre place.

- « L'Oracle ne donne jamais de conseil sans raison, Severus » lâcha Rumple qui mangeait… quelque chose qui ressemblait à un steak saignant. « Elle ne s'est jamais trompée en trois millénaires. Ah, oui, une fois. Mais ça ne comptait pas parce qu'elle s'était arrangée pour que sa prédiction échoue. Elle est un peu étrange et folle, mais c'est une gentille voyante. »

- « Votre ami, ça ne serait pas ce jeune incube à la chevelure argenté, avec ce jeune adolescent qui était en larme? » demanda Aegnor qui posa un regard noir sur l'Infirmier. « Rumple, tu ne manges tout de même pas du Centaure pour déjeuner ? »

- « Bah quoi ? J'avais envie de viande… » répliqua l'étrange homme à sa droite en prenant une autre bouchée, faisant pâlir Severus qui comprit ce qu'était le… steak.

- « Oui, Lucius est mon ami. Il est un peu à fleur de peau niveau moral. »

- « Alors gardez-le loin de la Tour. Les Hauteurs sont toujours très attirantes » fit l'Elfe de façon mystérieuse en mangeant des fèves au lard. « Mais au moins aurons-nous une bonne journée. La pluie sera parfaite pour mes cours spéciaux. J'ai prévu de présenté la Lys Aqueuse, une fleur qui ne s'ouvre que sous la pluie. Autant ses pétales renferment-elles un puissant poison neuroleptique, autant ses racines sont la base des meilleures potions de soins qui existent. La sève de sa tige fait aussi un bon aphrodisiaque, mais il n'y a que les mortels et les démons de la luxure que ça intéresse… et Rumple… » soupira l'Elfe de nuit en secouant la tête. « Je vous offrirai les meilleurs ingrédients récoltés, ils vous serviront pour vos cours » offrit le professeur, faisant sourire le potioniste.

- « J'en serais ravis. »

Levant son regard d'onyx sur la salle, Severus se rendit compte que beaucoup d'élèves étaient déjà là, mais, surtout, les maisons s'étaient mélangées. Aucune table n'était que d'une seule maison et à chacune on retrouvait des membres des trois autres. Un léger sourire naquit sur ses lèvres, alors que le potioniste se disait que jamais on aurait vu une telle chose dans la Grande Salle de Poudlard. Surtout les Serpentards et Griffondor. Mais s'était une bonne chose, se dit-il, car au moins il n'y aurait que peu de disputes entre les maisons.

Se tournant vers le mangeur de Centaure, et tentant d'ignorer l'assiette, Severus sourit au petit homme.

- « Alors, vous avez parlé avec les jumeaux Weasley ? »

Un grand sourire illumina les traits de l'infirmier et professeur. L'enseignant sombrement vêtu n'eut pas besoin de réponse verbale, elle était dans les yeux de l'autre homme. Ce dernier hocha vigoureusement la tête.

- « En fait, c'est le Seigneur Amaël lui-même qui a pris les choses en main. Il était déjà au courant, mais avait les mains liées, ne pouvant prouver la nature de mes enfants. Nous avons passé la nuit à parler de toute sorte de choses, des farces, des petits tours, des blagues, de leur… mère… de moi, d'eux. C'est difficiles pour eux de se faire à l'idée que leur vie a été un mensonge, mais nous allons finir par nous apprivoisé, j'en suis sûr. Je n'espère pas qu'ils m'appellent papa bientôt, mais je garde foi qu'un jour ils le feront. »

Severus hocha simplement la tête. Naturellement, cela avait dû être difficile pour l'autre enseignant d'évoquer son amour perdu devant ses fils, mais au moins leur avait-il parlé de leur mère.

Soudain, entrant par l'entrée des hiboux, d'immenses chauves-souris pénétrèrent dans la Grande Salles. Elles tenaient entre leurs pattes des parchemins ou des journaux. Il y avait aussi des hiboux, des chouettes, mais les chauves-souris étaient majoritaires. L'une d'elle lâcha même un exemplaire de la Gazette du Sorcier en face de lui avant de s'accrocher à son dos.

La bête faisait presque l'entièreté de son dos et le potioniste se retint de s'appuyer au dossier pour ne pas écraser la pauvre créature qui semblait attendre quelque chose. Ce fut Rumple qui donna un bout de chair crue à la chauve-souris, puis celle-ci repartie comme elle était venu.

Haussant un sourcil, Severus s'empara du journal qu'il déplia. Le professeur de potion ne crue pas à ce qu'il venait de lire !

LE SAUVEUR VICTIME DES VAMPIRES !

Très chers lecteurs et lectrices, vous avez bien lu. Notre bien aimé Sauveur, Harry Potter, a été victime des vampires. Lors de la répartition de cette année, Celui-qui-a-survécu était devenu un vampire, se disant fils de Lord Amaël. Rappelons-nous que ce dangereux personnage est à l'origine de nombreuses morts chez les nôtres par le passé. Son fils, le Comte Dracula, est quant à lui responsable de la Peste Noire qui nous toucha au XIVe tout comme de la grande chasse aux sorcières.

Autre choc, Harry Potter aurait trouvé son calice en la personne même d'un membre du corps professoral. L'ancien Deatheater déclaré et innocenté, Severus Rogue (voire biographie page 7), qui le proclama même lorsque le Directeur Albus Dumbledore (voire biographie à la page 5) lui demanda ce qu'il faisait avec ces monstres.

POUDLARD ENVAHIE PAR DES MONSTRES

Comme si la nouvelle de la perte de notre Sauveur n'était pas suffisante, voilà qu'entre les murs de la prestigieuse école de magie et sorcellerie de Poudlard se voit envahie par les créatures de la nuit ! En effet, Vampires, loup-garou et autres rejetons de ces monstruosités trouvent à faire école dans le même bâtiment que nos précieux enfants. Rassurant, Albus Dumbledore a cependant promis de tout mettre en œuvre pour protéger nos enfants contre ces immondes créatures.

Ayant lieu à Poudlard, la Coupe des Trois Sorciers serait cette année appelé Coupe des Quatre Sorciers puisqu'elle accueillera aussi ces bêtes inhumaines. Après avoir pris notre héros, envahi Poudlard, voilà que ces créatures s'infiltre même dans nos tournois. Le Ministre de la Magie a cependant confirmé que ces monstres seraient contraints à des règles striques et sévères. Si elles venaient à être enfreintes, leur champion serait disqualifié !

Tout comme ils seraient chassé de Poudlard si l'un des élèves étaient blessés par l'un de leurs horribles étudiants.

Et les articles se poursuivaient. Dégradant Amaël, lui-même, Harry… les menaçants même ! Severus n'arrivait tout simplement pas à croire à ce qu'il lisait. Aurait-il réagit ainsi, s'il n'avait pas été lié à Harry, ou aurait-il été d'accord avec Rita ? Le potioniste se doutait qu'il aurait été choqué et dégoûté par ces articles. Mais le professeur de potion savait aussi qu'Amaël n'en resterait pas là.

Si les siens pensaient que le Seigneur de Nobor plierait l'échine à leurs menaces, sans négociation, ils ne le connaissaient pas. Et le Ministre n'avait rien dans le pantalon, il se ferait dessus en posant simplement les yeux sur le Haut-vampire en train de lire un livre, ça Severus en était convaincu.

Secouant la tête par dépit, l'enseignant passa le journal à Aegnor. Ce dernier fronça les sourcils alors que Rumple se levait pour lire par-dessus son épaule. Son rire raisonna dans la salle, au travers les indignations de certains élèves. D'autres haussaient simplement les épaules, se fichant des mortels sorciers. Par contre, il y avait des jeunes, comme Blaise, qui se moquaient d'eux.

- « Parfois, c'est à se demander quel pourcentage d'eux ont un cerveau ! Comme si on ploierait l'échine pour eux. Nous ne sommes pas des Veelas, ou des chiens de Vampires, des Centaures ou des sirènes. Personne ne nous donnent d'ordre ou nous imposent des lois ! » s'exclama Blaise qui enflamma son exemplaire du journal d'un mouvement de la main, approuvé par tous les autres élèves.

- « Du calmes mes très chers élèves, les enfants. Il est vrai que les sorciers et les sorcières ne nous portent pas dans leur cœur, mais c'est la peur qui les fait réagir comme cela. Ils ne peuvent rien contre nous et cherchent à se rassurer. Soyez indulgent avec ces pauvres et faibles créatures sans cervelle. Ils espèrent nous contrôler, mais je puis vous assurer qu'aucun d'entre eux ne nous asservira. Le Seigneur Amaël ne laissera jamais une telle chose arriver. Qu'ils imposent leurs règles et il leur imposera les siennes. Il n'y a pas que nous qui soyons une menace. Peut-être le sommes-nous pour eux, mais contrairement aux leurs, nous ne sommes pas hostiles. À chaque règle qui nous sera imposée, il leur en sera imposé une. Maintenant que les choses sont clarifiées, reprenez le déjeuner. Vous ne voudriez pas être affamés pendant les premiers cours, n'est-ce pas ? » intervint Aegnor en se levant, ramenant le calme dans la place alors que Rumple secouait la tête.

- « Je me surprends qu'une guerre entre nous n'ait pas éclatée depuis tous ces siècles d'hostilités. »

Mais Severus ne dit rien. Qu'aurait-il pu dire de toute façon ? Rien. Se servant un toast, du bacon et des raisins, l'enseignant ferma les yeux un instant. Déjà avec le retour de Voldemort, les choses ne seraient pas simples, mais si les sorciers se mettaient aussi à dos les peuples de la nuit… Si les siens devaient se battre sur deux fronts, ils ne s'en sortiraient pas. Un léger soupir traversa ses lèvres alors qu'il entamait son déjeuner, le moral plutôt bas.

OoO

Amaël était assis à son bureau, lissant la Gazette du Sorcier. Il attendait patiemment que ses enfants viennent à lui pour le repas en famille. Même s'il était devenu rare qu'eux trois se rendent dans la Forêt pour chasser, ou n'importe où d'ailleurs, le Lord aimait beaucoup ces petits moments. Ils étaient des moments de joies au-travers la brume des nouvelles comme il lisait en cet instant.

Secouant la tête, le Seigneur se leva pour s'approcher d'une fenêtre ouverte. S'appuyant sur le bord, il respira l'air frai de la nuit. Au loin, il vit des chauves-souris voler ensemble et qui passèrent devant la lune tel un nuage de mauvais augure. D'ailleurs, il y avait de nombreux nuages, des vrais, qui passaient devant l'astre nocturne. Un frémissement parcouru l'échine d'Amaël. Un orage se préparait.

Se détournant du ciel noir d'encre, l'Immortel arpenta lentement son bureau, dans le silence le plus total. Il sentit une présence se glisser dans son dos avec la même absence de bruit, faisant fleurir sur ses lèvres un pâle sourire de fierté. L'homme à la chevelure d'or et de miel n'eut pas à se retourner pour deviner la présence de son fils aîné qui le fixait, attendant quelque chose.

- « Bonjour Samaël, mon ange déchu. Comment vas-tu ce matin ? J'espère que tu as bien dormi et laisser les anges tranquilles ? »

Un léger rire grave lui répondit, accentuant son sourire qui ne s'était pas fané. Lentement, le haut vampire, plus que richement vêtu, se retourna vers sa chair et son sang. Comme d'habitude, son fils portait des vêtements sombres aux multiples ceintures et un long manteau couleur sang fait en peau de loup-garou. Son enfant les avait tués de ses propres mains avant de concevoir son habit.

Lui-même avait fait ses propres habits. Argenté, de diverses teintes, et brodé d'ors, sa robe portait des arabesques argent plus sombres, quelques-unes étaient d'ailleurs presque noires. Une capuche pendait dans son dos, lui permettant de se protéger de la pluie si jamais elle venait à tomber. Si lui, tout son être dégageait un port royal, son fils ressemblait plus à ce qu'il était. Un tueur, un soldat, un guerrier sans pitié. Un chasseur qui vous traquerait jusqu'à vous attraper, jusqu'à pouvoir vous vider de votre sang.

Le fils et la mère continuèrent de se juger du regard jusqu'à ce que le plus jeune offre un sourire à son géniteur.

- « Je vais bien même, j'ai bien dormi et j'ai laissé les anges tranquilles. Je suis passé voir les fils de Rumple ce matin alors qu'ils dormaient. Ils ont pleuré durant leur sommeil… »

- « Naturellement, les larmes ne pouvaient que couler tu sais ? Imagines-toi à leur place et toi aussi tu pleureras des larmes de sang. Ces pauvres enfants ont appris que la famille dans laquelle ils vivaient… n'était pas la leur. Rumplestiltskin prendra soin de ses petits, ne t'inquiètes pas. » répondit le Lord en s'approchant de son propre enfant, caressant ses joues avec tendresse. « Il sera là pour eux doublement, étant à la fois leur père et leur mère. »

- « Comme vous le furent pour nous, mère. » répondit Alucard en caressant la joue de son géniteur qui sourit. « La Mort n'a pas été douce avec votre cœur, mais vous nous avez… »

- « Et là est le plus important »

Amaël embrassa son enfant sur le front et s'éloigna de lui doucement.

- « Que penses-tu de cet article, dans leur Gazette ? »

- « Je crois que les Mortels sorciers ne savent pas tenir leur place. Même l'humain d'Harry sait qu'il doit nous craindre tout comme il nous doit le respect. L'une des rares qualités que l'on peut lui offrir. J'aurais espéré qu'au moins Harry se choisirait un compagnon avec un physique plus attrayant » rigola le prince avant de se taire sous le regard sombre de sa mère.

- « Samaël, tu sais très bien que Harry n'a pas choisi Severus. La Mort lui a offert une Âme Sœur en sa personne et si son physique ne te plait pas, il ne faut pas oublier son esprit. Severus est un homme de cœur, loyal et bon malgré qu'il ait mauvais caractère par moment. Il est intelligent et rusé, calme et réfléchit. Il complète bien Harry, comme toute âme sœur. Je suis heureux qu'il ait accepté Harry sans le repousser, lui offrant une chance. Ils seront heureux tous les deux, même s'ils traverseront de mauvais temps. Comme tous les couples. » défendit Amaël avant de prendre son enfant dans ses bras, tendrement. « Je sais que ton âme sœur t'a rejeté de la pire façon qu'il soit mon amour, ma vie… qu'il a fait en sorte que tu fermes ton cœur à tout amour, mais ce n'est pas parce que le mortel qui t'était promis fut si horrible, que Severus est le même. Apprend à le connaître, veux-tu ? »

Pour toute réponse, Alucard posa sa tête sur l'épaule de son géniteur et ferma les yeux. La main douce de sa mère vint se perdre dans ses cheveux épais et légèrement bouclé alors que la seconde lui caressait le dos de façon réconfortante. Amaël avait toujours été là pour ses enfants. Qu'ils soient ses deux fils biologiques, ou tous les autres enfants qu'il avait adopté, il ne leur avait souhaité que du bonheur et de trouver leur Unique.

Il n'avait jamais supporté que quelqu'un blesse leur cœur, qu'importe la façon. Il avait autant souffert que son plus vieux fils lorsque l'Unique de se dernier l'avait rejeté. Ce dernier avait même tenté de tuer son fils, son bébé… et il l'avait payé chèrement. Mais le mal était fait et depuis plus d'un millénaire, son fils avait fermé son cœur, s'empêchant de sentir le moment où son prochain Unique viendrait au monde.

Une seconde présence se matérialisa dans la pièce avant que deux bras ne viennent les enlacer à leur tour, faisant sourire le directeur de nuit qui posa un baisé sur la joue d'Alucard avant de regarder le nouveau venu. Harry avait les traits reposés, mais inquiet. La fatigue se faisait aussi voir et quelque chose d'autre brillait dans son regard. D'une main, Amaël caressa la joue de son fils.

- « Bien dormi mon petit démon luxueux ? »

- « Très bien Amÿel. Merci pour la couverture, et de ne pas nous avoir réveillé. Severus en avait de besoin. »

- « Et toi aussi vu la gueule que tu tires ! » répliqua son grand-frère en le serrant contre lui avant de l'ébouriffer. « Comment va ton cadavre ambulant? »

D'un même mouvement, Amaël et Harry lui mirent une claque derrière la tête.

- « Severus n'est pas un cadavre ambulant ! Tu ne sais pas tout ce qu'il a traversé, enduré… et je n'ai même pas été là pour lui… » soupira Harry en se détournant de son frère.

- « Désolé, Harry, je ne voulais pas te blessé… » soupira son frère en l'attirant de nouveau à lui. « De toute façon, il deviendra ton époux, alors il faut bien que je l'accepte maintenant non ? »

Un sourire lui répondit alors qu'Amaël tendait la Gazette à son plus jeune enfant.

- « Je veux que tu lises ces articles, car c'est toi qui te chargeras de régler la situation. Tu seras bientôt Roi mon chéri et alors ça sera à toi de maintenir l'ordre. Je serais toujours là pour t'épauler, mais il est temps que tu apprennes le niveau politique… »

Incertain, Harry prit la gazette.

- « Tu y réfléchiras pendant que nous irons chasser, naturellement. Je ne te demande pas une réponse immédiate, mais elle sera importante car je m'en porterai garant. »

Un hochement de tête lui répondit alors qu'Amaël voyait les traits de son enfant changer. Ils devenaient de plus en plus mauvais, colériques. Le haut-vampire se demanda même si son enfant arriverait à lire l'entièreté des articles lorsque le journal s'enflamma d'un seul coup. Ses cendres tombèrent au sol pendant que le jeune vampire serrait les poings, tremblant de rage.

- « Ne laisse pas la colère fausser ton jugement Harry, mon fils. Je t'ai laissé être impulsif ces trois dernières années, mais maintenant que ton Unique et toi vous êtes acceptés et que tu prendras bientôt ma place, tu n'y a plus le droit. Tes décisions auront des répercussions sur notre peuple. Si tu en fais des mauvaises, cela pourrait coûter des vies. »

Harry hocha lentement la tête, reprenant doucement mais surement, le dessus sur ses émotions. Son frère lui offrit une petite tape dans le dos, fraternel, en signe de soutien.

- « Severus n'aimerait pas qu'une guerre éclate entre les siens et les nôtres… Je crois qu'il ne me le pardonnerait pas en fait. Car malgré que son monde l'ait rejeté, il reste son monde… » soupira Harry en secouant la tête. « Je crois que la meilleure chose à faire, reste qu'à chaque restriction que nous aurons, nous leur en imposerons une aussi pour que nous soyons égaux. »

Amaël hocha la tête, fier de la décision de son fils.

- « Très bonne décision. Tu peux aussi en parler avec Severus tu sais ? »

Harry hocha la tête avant de sourire.

- « Après le repas, je meurs de fin ! »

Le rire de son immortel parent emplit le bureau, faisant vibrer légèrement les vitraux.

OoO

Severus se tenait devant sa classe silencieuse. Eux le jugeaient, il les jugeait aussi. Depuis une dizaine de minutes, peut-être plus, tous étaient silencieux. Lui-même ne savait pas, pour une fois, comment commencer une conversation. Parce qu'il n'avait jamais été dans une telle situation.

Cela faisait bel et bien dix minutes que ses élèves étaient arrivés, avant lui, mais le cours n'était même pas commencé ! S'il avait cru avoir le temps d'ouvrir le bouquin d'Harry sur les philtres de soins et autres potions pour accélérer la guérison de diverses blessures, il ne pouvait pas s'être plus trompé !

Severus songeait qu'avec le Tournoi, il serait plus que pratique d'avoir au moins un niveau qui pourrait en fabriquer, ce qui permettrait à Rumple d'avoir un stock suffisant pour les autres blessés. Prévoir était essentiel. Mais voilà, ses quatrièmes années de Thanebris étaient là avec Motheram et attendaient le début du cours.

Où il devrait sociabiliser avec ses élèves…

Pourquoi il ne pouvait pas mourir, là, maintenant ?!

Il se racla légèrement la gorge et reprit sa marche entre les bureaux, s'attirant les regards des élèves. D'un mouvement de baguette, il fit se refermer la porte et les rideaux, les torches se mirent à briller de façon plus forte. Retournant à son bureau, Severus resta droit.

- « Je m'appelle Severus Rogue et je serais votre professeur de potion jusqu'à la fin de votre scolarité. Comme vous le savez déjà, je suis lié à Harry qui ne nous fait pas l'honneur de sa présence pour ce premier court… » quelques rires montèrent et Severus posa son regard sur Drago. « Mais comme je le connais, il arrivera dans une dizaine de minutes avec tout un tas d'ennuis. Je n'ai pas pour habitude de sociabiliser avec mes étudiants, à faire ami-ami. Cependant je ne suis plus enseignant à Poudlard et j'ose espérer que vous n'êtes pas des cornichons omnipotents. C'est pour cette raison que je ferai l'effort d'être moins… terrifiant pour vous. »

Balayant la classe des yeux, il ne vit aucune moquerie dans les yeux des élèves. Seulement du respect. Ni peur, ni haine. Cela faisait si, étrange. Que ses élèves ne tremblent pas, ne lui lancent pas de regard noir ou ne parlent entre eux à voix basse pour se foutre de lui.

- « Bien, alors, comment voulez-vous faire ? Chacun se présente, nom, ethnie… votre cours qui sera votre préféré, vos attentes quant à celui-ci ? » proposa Severus alors qu'un jeune qui semblait plus jeune encore que Drago levait la main. D'un signe de tête, le potioniste lui donna la parole.

- « Je m'appelle Härentel, je suis un incube de 240 ans originaire de Nobor. Mon cours favoris ça sera le cours de botanique, je passe mon temps en forêt… Je n'ai pas vraiment d'attente quant à votre cours, sauf peut-être évité d'avoir mon chaudron qui se transforme en fusée…. »

Severus hocha la tête et une bonne partie du cours fut ainsi consacré à ses élèves qui se présentaient. Étrangement, Severus retenait bien les noms les visages. Il était surtout étonné du nombre d'ethnie différente, des origines diverses de ses élèves. Il avait un anthropomorphe d'Égypte dont les ancêtres – ou les parents – avaient sans doute inspiré les dieux de ce même pays dans l'antiquité. Deux nagas étaient aussi présents Syrias et Syros – respectivement un anaconda et un cobra – ainsi que des dryades. Trois anges déchus qui étaient adultes, malgré qu'ils doivent se présenter durant les cours. Quelques anges, ce qui étonna énormément Severus à qui il fut expliqué qu'ils étaient là que pour l'année pour un échange étudiant, et naturellement des vampires, loup-garou, Elfes de Nuit…

Lorsque la fin du cours se rapprocha, le potioniste se sentait détendu. Légèrement fatigué à cause de sa blessure, et du fait qu'il n'était pas parfaitement remis, mais il se sentait léger, presque euphorique. Il était même parvenu à rire ! Jamais il n'avait fait cela auparavant durant une classe… S'était comme s'il était sous une potion calmante ou anesthésiante. Il avait appris le nom et l'utilisation de certaines des potions de son monde alors que ses élèves lui avaient échangé leurs connaissances sur certaines des leurs. Et puis une question le fit tiquer.

- « Professeur, qu'est-ce que ça vous fait d'être l'Unique d'un des nôtres ? Je veux dire… ça ne vous fait pas peur, on ne vous terrorise pas ? »

La question avait été posé par un autre incube et sa question semblait lui tenir à cœur. Physiquement, il dépassait son filleul, mais il semblait plus enfantin.

- « Naturellement que je suis effrayé, Horn, chacun d'entre vous pourrait me tuer en un claquement de doigt s'il le désirait. Je suis blessé, pas au sommet de ma forme et avec mon passé j'ai appris à rester sur mes gardes. Mais je ne vous crains pas, parce que vous êtes des monstres aux yeux des autres soricers, mais parce que je ne sais pas comment m'y prendre avec vous. Comme je l'ai dit, vous pourriez tous me tuer, mais je sais qu'aucun de vous n'y tenterait. Ma crainte est naturelle car je fais face à l'inconnu. » laissant ses paroles imprégner l'esprit de ses élèves, il reprit. « Cela me fait étrange d'être l'Unique d'un élève qui, jusqu'à l'an dernier, était celui que je détestais le plus. Cependant, j'ai appris qui il était réellement, que mon jugement sur lui était erroné. J'étais naturellement effrayé au début, d'apprendre qui il était, ce qu'il était et ce qui nous liait. Mais j'ai décidé, en y réfléchissant, d'offrir une chance à Harry. Tout le monde mérite sa chance, tout le monde mérite d'être aimé. »

Un silence s'abattit sur sa salle de classe. Naturellement ses élèves n'avaient pas dû s'attendre à une telle réponse. Les plus romantiques avaient dû croire que l'enseignant aimait depuis toujours son élève, ou alors qu'il en était tombé amoureux au premier regard sur son véritable visage. Ils n'auraient pas pu être plus loin de la vérité.

Mais ses paroles avaient dû les rassurés aussi, leur faire comprendre que ses intentions n'étaient pas de nuire à Harry ou de lui faire du mal. Il agissait de façon réfléchit en donnant une chance à celui qui se prétendait sa moitié. Une chance de le courtisé.

Ce simple mot sifflait aux oreilles de Severus. Il n'était pas habité à ce qu'on lui fasse la cour ou quoi que ce soit. Mais l'enseignant était obligé de s'avouer que s'éveiller aux côtés d'Harry avait été l'un des meilleurs moments de sa vie. Il n'avait pas été seul face à son cauchemar, ne s'était pas réveillé seul, déstabilisé, perdu… effrayé.

Et ce n'était pas tout. Dormir dans les bras d'Harry lui avait fait du bien. Il n'avait jamais aussi bien dormit que cette nuit-là, malgré le cauchemar. Severus ne savait pas si en fait, il s'y ferait qu'Harry dorme dans son dortoir. Être séparé de lui après cette nuit était naturel. Harry et lui n'étaient pas marié, le premier était un étudiant et lui son enseignant. Une chance qu'ils n'étaient plus à Poudlard, car cela leur aurait été interdit et ils auraient dû se caché. Ou Harry aurait dû quitter l'école. Ou lui.

Mais dans les deux cas, Severus savait qu'Harry aurait été celui qui se serait sacrifié.

Une nouvelle main se leva dans sa classe, mais au même moment la porte s'ouvrit sur Amaël. Le directeur offrit un sourire rassurant aux élèves avant de regarder Severus dont le rythme cardiaque avait augmenté de façon drastique. Est-ce que ce con de blondie avait été à la tour, est-ce qu'il avait fait le saut de l'ange ? Était-ce Drago ?

Ou Harry ?

À cette seule pensée, qu'il soit arrivé quelque chose à son Unique, l'enseignant sentit le sang quitter son visage, ses couleurs se perdre et tout autour de lui la pièce commença à tanguer. Il ne s'entendit pas dire que le cours était terminé, mais il vit les élèves se lever et partir alors que l'homme à la chevelure d'or rentrait dans la salle de classe.

Le potioniste se sentit choir sur son bureau, ses forces le quittant lorsqu'il croisa les deux orbes couleur du métal précieux. Dans son esprit, il ne cessait de crier des non et encore des non. Il n'était rien arrivé à Harry, rien, s'était impossible… Il était juste allé manger !

- « Severus… »

- « Non, non… je vous interdit de me dire qu'Harry est… »

- « Harry n'est pas mort Severus, je vous rassure. Nous sommes plus résistants que des cafards. Non, Harry est à l'infirmerie. Mon fils nous a caché, et ce d'une façon des plus habile et viles, qu'il avait été blessé lorsqu'il est venu à votre secourt cet été. Harry est plus que doué pour utiliser des sorts d'illusion ou de brouillage sensoriel. Vous êtes le seul à qui il ne pouvait cacher la douleur et c'est d'ailleurs grâce à vous que j'ai compris son stratagème. Forcé mon benjamin à montrer ses blessures n'aurait mené à rien, alors je l'ai entraîné ce matin dans une petite chasse un peu plus qu'exigeante… Voulez-vous allez le voir ? Il est entre les mains de Rumple… »

Hochant lentement la tête, Severus se releva cependant beaucoup plus vite qu'il ne s'y était attendu et trébucha. Il se sentait de plus en plus fatigué, comme si tout lui venait d'un coup. L'enseignant réalisa que ce n'était pas sa fatigue, mais celle de sa moitié. Depuis le début, depuis le tout début, il avait à la fois sa fatigue, oui, mais aussi celle d'Harry !

- « Respirez profondément, Severus, vous faites une crise de panique… »

L'enseignant leva les yeux sur son futur beau-père, sentant son cœur battre à tout rompre dans sa poitrine, sa respiration étant plus qu'haletante. Les larmes lui montèrent aux yeux alors qu'une douleur fulgurante le pris à la poitrine, le faisant hurler de douleur.

Ses forces l'abandonnèrent, le potioniste s'attendit à ce que ses genoux heurtent durement le sol, mais deux bras l'attrapèrent et il fut serré conte un torse fort. Une odeur de forêt lui emplit le nez ainsi que celle de la sauge et du thé des bois. Une voix lui parlait, mais Severus n'entendait absolument rien.

Fermant les yeux, l'ex-Deatheater tenta de respirer profondément, cherchant à reprendre le contrôle sur sa personne. Ce n'était pas facile, mais au bout de longues minutes il y parvint. Son cœur se calma, arrêtant de chercher à sortir de son torse. Faible, fatigué, il se blotti d'avantage contre la personne qui avait commencé à le bercer, à lui caresser les cheveux. Et doucement, il se sentit sombrer dans le sommeil.

Lorsqu'il parvint à rouvrir les yeux, Severus réalisa qu'il était à l'infirmerie. Des draps chauds et douillets l'enveloppaient. Il était si bien qu'un soupir de bien-être traversa ses lèvres avant qu'une légère douleur à la poitrine ne le fasse grimacer. De douces voix lui firent tourner la tête et son cœur se serra. Deux orbes vertes aux reflets dorés, douloureuses, se posèrent sur lui.

- « Severus… tu es réveillé ? »

- « Harry… tu n'es qu'un écervelé de Griffondor impulsif et immature ! » siffla le professeur avant de grimacer, mais incapable de quitter des yeux la blessure de sa moitié.

Partant de sous la clavicule droite, une immense ligne lui ouvrait le torse littéralement. Ou plutôt, l'avait ouvert. Des fils d'or refermaient la blessure plus que sérieuse. Le torse autrefois ocre d'Harry avait rougit par le sang qui avait perlé de son immense blessure.

Rumple apparu dans son champ de vision, venant aider Harry à se tourner sur le flanc, lui offrant ainsi son dos. Et le cœur du potioniste rata un battement.

Parce qu'importe ce qui avait causé cette blessure, elle avait traversé le vampire de part en part. Severus remercia le ciel que celui qui deviendrait son amant ne puisse mourir lorsqu'on lui transperçait le cœur.

- « Rum…plesti..ltskin… Doucement » gémit Severus alors que la douleur se propageait dans son dos.

- « Désolé Severus, je fais de mon mieux. »

Une main fraîche lui caressa le front, le forçant à tourner la tête vers son propriétaire. Amaël lui souriait, légèrement.

- « Ne vous inquiétez pas, Severus, tout va bien maintenant. Mon fils aura eu sa leçon et je ne crois pas qu'il nous recachera une blessure… »

Mais les voix s'éloignèrent doucement alors que Severus s'endormait de nouveau. Ou plutôt, perdait connaissance.

Ce fut un souffle sur sa nuque, une main glissant sur son torse nu et de douces lèvres glissant sur son épaule qui le sortir de son inconscience. Severus sentit des mains lui retirer sa chemise, continuer de parcourir sa peau nue, l'embrasser, lécher son cou. À peine sorti de son sommeil, Severus ne comprenait pas réellement ce qui se passait. Un faible gémissement sortit de ses lèvres avant qu'une bouche affamée ne se pose à leurs commissures, lui mordillant légèrement le bord des lèvres.

- « Severus… Severus, mon amour… j'ai besoin de toi » susurra une voix alors qu'un visage s'enfouissait dans ses cheveux. « J'ai besoin de toi… »

- « Harry ? » plus un râle qu'autre chose, le nom lui avait glissé sur la langue avec légèreté.

Un corps plus que masculin vint se blottir dans son dos, embrassant encore sa nuque et Severus les sentis, les crocs de son Unique. Leur pointe vint érafler la peau, mais loin de lui faire mal, cela lui envoya une décharge électrique dans le creux des reins.

- « Severus… j'ai besoin de toi… » la voix était plaintive, douloureuse, sanglotant à chaque mots. « J'ai si faim Sev… si faim… de toi que ça en est douloureux… »

De nouveau les lèvres glissèrent sur l'artère de son cou, mais les dents ne se plantèrent pas dans la chair. Le potioniste leva une main, voulant demander à son amant ce qu'il se passait, mais au-travers les brumes qui emplissait son esprit, Severus comprit.

Harry n'avait pas dû pouvoir se nourrir plutôt, il n'avait pas mangé la veille… ou depuis combien de temps ? Mais était-il réellement prêt à faire ça. La morsure d'un vampire excitait au plus haut point celui qui était mordu et Severus n'avait absolument aucune envie de se retrouver en érection, dans l'infirmerie, contre Harry qui plus est.

Mais une main froide s'empara de la sienne et y noua ses doigts. Embrassant chacun des siens, les lèvres du non-mort glissèrent sur sa peau avec douceur.

- « Nous ne ferons rien que tu ne désires pas Severus…. Je ne profiterai pas de toi ou de la morsure mon Unique. Je te veux consentant, en pleine conscience de toi-même… Mais j'ai si faim Severus… »

Alors, silencieusement, Severus donna son accord. Offrant du mieux qu'il put son cou, il sentit quelqu'un le soulever légèrement. Et finalement, il les sentit. Deux canines percèrent la peau de son cou, lentement. Plus elles progressaient dans sa chair et plus il sentait le plaisir parcourir son corps. Un léger gémissement traversa ses lèvres alors qu'une main taquine lui caressait le ventre, remontrait pour dessiner un pectoral. Severus sentait son sang être aspirer et malgré tout, il ne ressentait que du plaisir. Ses reins s'enflammèrent lorsqu'il sentit Harry se coller à son dos, devinant ce qu'était la bosse qu'il ressentait contre son giron. Lui-même était plus qu'étroit dans son pantalon et lentement, dans une légère litanie, il commença à gémir le nom du prince vampirique. L'ex espion le sentait se blottir contre lui, ondulant parfois contre son corps comme s'il se retenait de faire quelque chose. Les gémissements se firent plus forts et Severus arqua légèrement le dos alors qu'une main descendait sur son bas ventre. Mais tout s'arrêta, trop tôt, trop vite.

Les canines quittèrent sa chair, une langue taquine lécha la plaie pour endiguer l'hémorragie. Haletant, il se laissa être blotti dans les bras du suceur de sang qui, reput, commença à le caresser avec plus de tendresse. Tournant la tête vers son sensuel bourreau, Severus se retrouva avec la tête niché dans le cou du non-mort qui lui embrassa le front. Une main taquine lui caressa le flanc, redessinant ses côtes saillantes avec volupté. Mais rien ne vint calmer le problème sous sa ceinture qu'avait provoquée la morsure, pour la plus grande honte de Severus. Cependant, blotti contre son Unique, l'enseignant pouvait sentir contre sa cuisse que son visiteur nocturne avait le même problème.

Finalement, deux lèvres au gout de fer se posèrent sur les siennes dans un chaste baisé auquel il répondit, sans réellement y réfléchir. La main qui caressait son flanc migra sur sa joue, essuyant une larme qu'il n'avait pas senti couler. Jamais Severus ne s'était sentit si bien, si léger, malgré qu'il était aussi un peu frustré, il se sentait complet. Frustré et vidé, mais complet. Et, surtout, à sa place.

- « Dors Severus, rendors-toi. Je suis tellement désolé de t'avoir fait souffrir… »

Trop faible pour répondre, ou peut-être ne le voulait-il pas ?, Severus se laissa glisser de nouveau dans les bras de Morphée. La dernière pensée qu'il eut, fut qu'il n'avait jamais autant sombré si vite dans le sommeil depuis qu'Harry avait montré son véritable visage.


Comme dit dans la réponse à Yaoimedu79, mon auto-correcteur fou la merde cette semaine x'D Donc si vous avez des mots étranges, où qui ne devraient pas être là... cherchez pas, Auto-correcteur de merde... Si vous saviez les trucs qu'il m'a auto-corrigé Oo (j'au eu le droit à Embarcation pour embrasure de porte par exemple). Donc navré pour les fautes qu'il reste.

Pour le prochain chapitre, il devrait être en ligne Dimanche prochain -sinon le Mercredi-.

Je travail sur, non pas deux, mais trois gros projets aussi de fiction. L'une qui sera une autre fiction de Harry Potter, la seconde un cross-over et la dernière sur le Hobbit où je compte faire un rareship - parce qu'il y en a si peu... -

Alors dites-moi, quel est votre rareship préféré avec Bilbo dans The Hobbit ?

(Rareship, ou Couple rare, c'est à dire pas de ThorinxBilbo quoi x'D, mais plus... je sais pas, BilboxAzog ou BilboxElrond...)

Alors, à dimanche prochain :3, non, quoi, on est Lundi ? Pas grave...