Chapitre quatre : Celle qui rêvait.

Son grand frère s'était rendormi. Elle tendit l'oreille : il n'y avait plus de bruit, sauf la respiration paisible de Duncan. C'était peut-être le monstre de dessous le lit qui était revenu? Son cœur s'arrêta de battre et se cacha le visage avec son coussin. Non ! Elle en avait assez. Papa et elle avait fabriqué un spray contre le Booh, contre le monstre qui la terrifiait et voulait l'emmener avec elle quand elle dormait. Et Papa lui avait même donné une formule magique. Booh allait voir ce qu'il allait voir nom d'un hibou en sucre ! Elle sortit du lit tout doucement, en essayant de ne pas réveiller son frère. Elle se figea quand elle l'entendit se retourner, de peur de l'avoir réveiller. Un soupir paisible apaisa ses craintes. Elle se mit en marche, sur la pointe de pied, essayant de ne pas faire grincer le parquet. Après quelque pas, elle heurta quelque chose. Le livre! Son livre! Elle le prit et le posa contre son cœur, comme un bouclier. Avec son livre magique, le monstre de dessous le lit ne lui faisait plus peur. Elle se remit en marche, d'un pas plus décidé. En passant devant la chambre de ses parents, elle eut une idée. Elle ouvrit doucement la porte. Ses parents dormaient à poings fermés. Elle se glissa comme une ombre jusqu'à la table de chevet de sa maman, et prit la baguette qui était sur la table. Elle repartit en direction de sa chambre. Avec la baguette magique de maman ET le livre ET le spray anti-Booh, le monstre allait comprendre qui elle était ! Et plus jamais jamais son frère ne la traiterai de froussarde ! Arrivée dans sa chambre, elle souffla un coup, exprimant à la fois une certaine fierté et un soupçon de crainte. Elle se dirigea vers son lit, et prit un spray en plastique, tenant toujours cahin-caha la baguette de sa mère et son livre de conte. Elle appuya plusieurs fois de suite sur le pulvérisateur, murmurant sa formule magique : "Booh, disparaît avec ce jet, Booh ne revient plus ou mon père te bottera le... Booh, disparaît avec ce jet..." Quand son frère la voyait faire il se moquait d'elle. Il lui disait que ce n'était que de la fleur d'oranger qu'il y avait dedans. Mais son frère n'avait jamais vu Booh. Booh faisait peur, avec sa queue de serpent qui dépassait d'un côté et ses grand bras blanc, avec des griffes qui voulaient prendre son drap dans son sommeil.

Lorsqu'elle eut presque vidé le spray, elle se sentit mieux. Elle se glissa dans ses draps, tenant toujours le spray, la baguette et son livre. Elle se glissa sous sa couette et s'assit en tailleur. De sa main gauche, elle tenait la baguette de sa maman. De sa main droite, elle ouvrit le livre, doucement, précieusement. Elle ferma les yeux et se concentra, imaginant la lumière d'une bougie. Quelques secondes après, une douce lumière chaude et bienveillante l'éclaira. Elle déposa la baguette et tourna délicatement les pages de son livre. Elle cherchait un passage précis mais prenait son temps pour admirer les dessins sur chaque page. Des arbres dont les branches se balançaient au grès du vent, des pierres qui roulaient, écartant l'herbe sur leurs passages, des cascades qui moussaient... Mais ce qu'elle préférait était les petites fées qui se déplaçaient au fur et à mesures qu'elle tournait les pages, l'accompagnant à chaque nouveau paragraphe, animant les dessins.

Lorsqu'elle fut arrivée à la page centrale, elle ne put retenir un sourire.

Une fée, immense lui rendu. Ses cheveux d'un roux vif, long et épais descendaient en cascade voluptueuse jusqu'au creux de ses reins. Elle portait une couronne de fleurs mauve, pourpre et rose pâle, sur laquelle allaient et venaient des papillons aux couleurs chatoyantes. Les yeux de la fée avaient la couleur de l'univers, et son regard était l'essence pure de la bonté et de l'amour. Ses ailes irisée et pétillante comme des bulles de savon battaient aussi doucement que celles des papillons.

- Persine... Pourquoi t'as encore criée tout à l'heure ? Murmura enfin la petite fille, curieuse.

Comme si la fée l'avait entendu, elle sourit et battît un peu plus vite des ailes et lui montra la page d'à côté, sur lequel se trouvait un poème, prélude à l'histoire. Mélusine ne quitta pas la fée des yeux pour autant.

- T'as pas répondu ! Avant tu criais pas et là depuis trois nuits tu me réveilles ! Pourquoi hein?

La fée battît des ailes un peu plus fort, et insista pour que la jeune fille regarde l'autre page. Mélusine soupira et regarda la suite de lettre que la fée désignait avec insistance. Mélusine ne savait pas lire, mais elle n'en avait pas besoin, elle connaissait chaque phrase de son ouvrage préférée au mot prêt. Elle se remit à chuchoter :

Si vous vous surprenez,

A vouloir voir une fée,

A la lumière brillante,

Sur un chemin, un carrefour,

Vous ne ferez qu'un détour,

Et vous rentreriez mendiante.

Ne pas demander et recevoir,

Car c'est dans l'encre de Chine

Qu'elle murmure bonsoir

Cachée dans l'aubépine.

Et une fois aperçu,

Vous n'y croirez plus.

Voici l'histoire de Persine,

La chute de la fée couleuvrine

Née d'une goutte et du soleil

Qui vous visitera dans votre sommeil.

Préparez-vous à l'accueillir

Et prenez garde à ne pas dormir

Car de toutes les histoires

Celle-ci commence et se termine dans le noir...

Mélusine soupira, regardant les suites de mots. Si c'était la réponse à sa question, c'était beaucoup, beaucoup trop compliqué à comprendre. Elle tourna les yeux vers la fée afin de rouspéter mais à son grand étonnement, Persine avait disparu. La jeune fille tourna alors frénétiquement les pages, les scrutant une par une mais dû se rendre à l'évidence : la fée n'y était plus. Elle sortit de sous sa couette, déçue. La lumière de la baguette faiblissait. Elle était très fatiguée... La fatigue l'invitait à rejoindre Morphée.

Elle entendit un bruit, comme un crépitement. Une lumière blanche illumina sa chambre le temps d'une demi-seconde. Et quelqu'un l'appelait, au loin.

- Mélusine... Mélusine...

C'était la fée du livre, c'était...

- Persine? Demanda la jeune fille en ouvrant les yeux. Tu es Persine?

La fée secoua la tête de gauche à droite, tout en fixant Mélusine.

- Non, non je ne suis pas Persine.

Elle ouvrit la bouche pour dire quelque chose mais se tue. Depuis le premier étage provenait des échos lointains de disputes et de meubles cassés. Mélusine ne les écoutait pas. La fée n'était pas Persine, ça c'était sur. Sa peau était aussi pale que la lumière de la lune, ses cheveux gris cendre, et ses yeux aussi vert que la cime des pins. Il manquait quelque chose à la fée, et Mélusine écarquilla les yeux lorsqu'elle se rendit compte : elle n'avait pas d'ailes. La fée tendit son long bras blanc, pointa un doigt fin et élégant sur le placard :

- Prends ta baguette et notre livre, viens, allons lire dans le placard.

- Est-ce que tu es une fée ? demanda Mélusine.

- Bien sûr, lui répondit la fée en souriant.

- Alors comment tu t'appelles ?

La fée ne put répondre à la question. En bas, quelqu'un criait très fort, comme s'il avait très très mal.

- Qui est-ce qui crie? On dirait... on dirait maman.

La fée ne répondit pas. Les cris continuaient, interminables. Mélusine avait peur, la fée insista, chuchotant :

- Le placard Mélusine, viens avec moi, prends la baguette et allons lire dans le placard.

Mélusine se leva et suivit la fée. Elles s'assirent, mais au lieu d'ouvrir le livre la jeune fille regarda la fée et demanda :

- Tu restes avec moi hein? Jusqu'à ce que maman n'ai plus mal? Tu me laisses pas hein?

La fée acquiesça. Elles lurent ensemble le livre de conte. Puis au bout de quelque temps, la fée regarda en bas, et dit doucement :

- Ta maman n'a plus mal.

Mélusine regarda la fée. Comment le savait-elle? Puis, Soudain, la petite fille se souvint de quelque chose. Cette voix, elle la connaissait. Oubliant de chuchoter elle demanda :

- C'est toi qui as crié ? Pourquoi t'as crié ? Hein?! Pourquoi? Parce que le soleil aussi il t'as pris tes ailes ?

La fée regarda la jeune fille de ses immenses yeux verts, ouvrit la bouche puis la referma.

- Je dois partir.

La jeune fille était triste de se retrouver seule. Comme si elle avait lu en elle, la fée dit :

- Je reviendrai te voir.

- Tu promets?

La fée fronça les sourcils, comme si elle évaluait la situation.

- Oui.

La petite fille était rassurée. Les fées tenaient toujours leurs promesses – sauf Persine.

- Dors, maintenant.

La fée partis dès que Mélusine ferma les yeux.

Ce fut une douleur dans le coup qui la réveilla. Elle était toujours dans le placard, la baguette de sa mère dans la main et son livre sur les genoux. Persine était dans sa page et la regardait en souriant, battant des ailes.

La jeune fille sortie de sa cachette, abandonnant son livre mais gardant la baguette de sa maman dans la main. Si maman n'avait plus mal, elle voulait aller la voir. Elle ouvrit la porte de sa chambre et fut étonnée de trouver la lumière allumée en bas des escaliers. Elle les descendit rapidement, le cœur battant. Pourquoi le secrétaire de l'entrée était cassé ? Et tout ce verre par terre, il venait d'où ? Qui se battaient ?

Quelque chose, au fond d'elle lui disait de ne pas aller plus loin. Mais elle ne résista pas à l'idée de se rendre dans la cuisine…

Mélusine se réveilla en sursaut, haletante. Dix-huit années s'étaient écoulées depuis cette nuit horrible et très régulièrement son cauchemar revenait hanté ses nuits. Par prudence infantile, elle se pencha sous le lit pour vérifier qu'elle était bien seule. Son cœur faillit sortir de sa poitrine lorsque deux yeux ronds et brillants croisèrent les siens. Elle releva sa tête brusquement et s'explosa l'arrière du crâne contre la poutre en bois qui était au-dessus d'elle. Un juron lui échappa tandis que les larmes lui montaient aux yeux. Une patte fine, blanche et noir attaqua le canapé.

- Saloperie de chat, lâcha Mélusine en se massant la tête.

- Mrraou ?

Le chat sauta sur le lit et se posa entre les jambes de la jeune femme, en toute indifférence quant à la frayeur qu'il venait de lui offrir.

Tout en se maudissant elle-même, Mélusine se recoucha, repensant à son désagréable rêve. Elle se souvînt aussi de ce que disait son oncle lorsqu'elle lui demandait ce que cela voulait dire, si c'était vraiment réel. « Tout ça, c'est dans ta tête. Tu te protèges toi-même en croyant à ton histoire.» Le chat marcha silencieusement sur elle puis s'arrêta sur sa poitrine pour s'y poser. Elle commença à lui gratter la tête. Satisfait, l'animal se coucha en ronronnant. Lord Bacon avait été le premier cadeau de son oncle et sa tante après qu'elle se soit installée chez eux. Le chaton était minuscule lorsqu'ils le trouvèrent dans le composte du jardin. Il ne devait pas avoir plus de trois semaines, tenant à peine debout et à moitié mort. Il était tout noir à l'exception de deux tâches d'un blanc immaculé. La première était sur sa patte avant droite. La deuxième juste sous la truffe, dessinait une parfaite moustache à la française qui aurait pu rendre jaloux n'importe quel bourgeois-gentilhomme. Cette moustache qui lui donnait un air aristocratique lui valu le premier baptême de Lord. Au bout de quelque mois, alors que le chaton avait repris du poil de la bête, Madeleine avait laissé par inadvertance un demi kilo de bacon sans protection. La petite boule de poil en avait fait son quatre-heure, avalant plus que son propre poids. Il avait faillit mourir d'implosion, mais Mélusine avait jouer la parfaite médicomage en lui massant le ventre à l'aide de plantes que lui donnait son oncle. Le chaton venait de gagner son deuxième prénom.

- Et maintenant tu es un vieux patapouf obèse, qui ne sert plus à grand-chose, murmura Mélusine au chat qui miaula doucement.

Tout en caressant Lord Bacon, la jeune fille laissa ses souvenirs d'enfance divagués, cherchant à remonter le plus loin possible. Les promenades en forêt avec sa mère, les après-midi a essayé de forcer la pièce secrète de leur père avec son frère, les repas du dimanche chez les Weasley, les vacances en France chez son oncle et sa tante… Elle se souvenait aussi du jour ou son frère avait reçu sa lettre de l'école de Sorcellerie de Poudlard, et des courses qu'ils avaient fait ensemble pour la rentrée… Elle se rappelait avoir pleuré après qu'il soit partis dans le train, triste à l'idée de jouée sans lui et de devoir attendre si longtemps avant qu'il ne revienne…

La nuit ou sa famille a été assassinée, elle ne garde que peu de souvenir très confus, comme si elle ne pouvait réussir à mettre la main dessus. Lorsqu'elle eu onze ans, elle avait commencé à poser des questions à Armel ou Madeleine, mais les réponses étaient limitées : « C'est la guerre ma chérie… C'est injuste… Il n'y a pas d'explication malheureusement…Tu ne sais pas quelle époque c'était… ». Comme si après tout ce temps la blessure n'avait pas cicatrisé. Elle avait continué quelque temps, insistant pour avoir plus de détails mais son oncle ne lachait rien de plus. Lassée de s'entendre dire toujours les mêmes choses insatisfaisantes, elle avait fini par arrêter.

Après cette nuit, elle était venue vivre en France, en Bretagne, chez son oncle et sa tante. Elle se souvenait aider sa tante à donner des bains à Léon, son cousin de quatre ans son cadet. Elle aidait souvent Madeleine dans son atelier au sous-sol de la maison. Madeleine était couturière et même sans l'aide de la magie, ses vêtements étaient des plus splendides. Elle se remémora en riant la première fois qu'elle était entrée dans la boutique de son oncle. Tout était si… Magique ! Elle aurait pu dormir là bas si son oncle ne l'avait pas forcé à rentrer. Depuis ce jour-là, elle avait passé chaque minute de son temps libre à aider Armel dans la boutique, l'assistant avec application quand il devait faire des potions. Elle se souvient aussi de la première dispute qu'elle avait eue avec lui. C'était dans la même boutique au début du mois de juin. Elle venait d'avoir onze ans.

- Tonton ! Tonton ! Je vais bientôt recevoir ma lettre pour Poudlard !

La fillette venait d'arriver avec sa tante dans l'apothicaire et était excitée comme une puce. Son oncle faillit renverser le chaudron autour duquel il s'affairait. Il s'arrêta et regarda la fillette à travers les vapeurs de la potion.

- Tu n'iras pas à Poudlard, nous t'avons inscrit à Beauxbatons, dit-il calmement.

- Mais non ! C'est Poudlard, c'est comme Duncan, il était à Serdaigle et moi aussi j'irai à Serd…

- Mélusine, avait coupé Armel, tu iras à Beauxbatons. C'est une très bonne école aussi et…

- NON ! avait crier la petite fille, sentant son rêve de fouler les mêmes couloirs que son frère et ses parents partir en fumée. Duncan m'avait dit que…

La réaction de son oncle avait terrorisé Mélusine. Il avait jeté le chaudron à main nue à terre, renversant la mixture.

- Malheureusement Mélusine, c'est maintenant à nous de prendre les décisions et tu ne foutras pas un seul pied dans cette école tant que la guerre ne sera pas finis et que Dumbledore dirigera cet établissement ! Maintenant partez, vous me faites perdre mon temps.

La jeune femme se souvînt comment son oncle s'en était voulu le soir même. Il était gêné, maladroit, cherchant ses mots pour s'excuser. Mais Mélusine l'excusa entièrement lorsqu'il lui remit une petite boîte noir rectangulaire. Lorsqu'elle l'ouvrit, elle resta bouche bée devant l'ancienne baguette de sa mère. Son oncle lui avait alors raconté l'histoire de la baguette. L'arrière, arrière, arrière, arrièrearrière(…) grand-mère de Mélusine la fabriqua elle-même, à l'aide d'un morceau d'écorce de saule pleureur. Elle fut surprise par une fée qui était indignée que l'on puisse faire ainsi du mal à un arbre. L'aïeule se répandit en excuse mais promis que si la fée lui donnait un petit, tout petit morceau de l'une de ses ailes, alors la sorcière pouvait réparer l'arbre. Curieuse de voir une humaine réparer un arbre, la fée accepta, et l'ancêtre de Mélusine répara l'arbre avant de partir avec sa baguette. Depuis, chacune des femmes qui l'avaient possédée l'avait donnée à sa fille. Elle regarda son oncle, amusée. Bien qu'elle ne croyait maintenant plus aux contes, elle avait apprécié l'histoire et avait promis à son oncle d'en prendre le plus grand soin.

Elle se rappela sa rentrée dans l'école magique française et la joie de découvrir ses matières. Elle se rappela son premier cours de potion, et elle sourit en se disant que dès ce jours là elle avait su le métier qu'elle voulait faire plus tard : le même que celui du Professeur Liebensthoffer. Elle aussi apprendrait aux autres à faire des potions. Elle se souvint aussi du premier Halloween qu'elle avait eu à l'école : le 31 au matin, les adultes étaient heureux. Et des adultes heureux, Mélusine n'en avait pas beaucoup vu avant cela. Ils se prenaient dans les bras, riaient et parlaient fort, faisaient des blagues. Beaucoup d'adultes étaient venus dans l'école, et même les plus grand élèves étaient en fête. Le repas Halloween avait été transformé en un gigantesque bal ou parents et élèves avaient été conviés. Madame Maxime, la directrice, leurs avait expliqué avant le repas que la guerre était finie, que le Mage Noir avait été mystérieusement détruit grâce à bébé qui s'appelait Harry Potter.

Bien que la guerre soit finie, Mélusine n'avait plus envie d'aller à Poudlard. Elle avait ses amis et ses habitudes dans le magnifique Palais de Beauxbatons. Elle se rappela combien ses années étudiantes filèrent rapidement, dans un tourbillon de sentiment propre à l'adolescence. Après avoir obtenu ses diplômes, elle avait décidé de faire un tour du monde de deux ans avec Bill Weasley afin de découvrir le plus de choses possibles, de rencontrer le plus de créature, et bien sûr d'élargir son cahier de potion, car Mélusine avait gardé en tête son objectif de devenir professeur. Elle rigola franchement en revivant leurs tracas multiples et variés qui avait jalonnés leurs périples. Après cela, elle se souvint du premier jour où elle avait officiellement travailler en tant que potionniste dans l'apothicaire de son oncle. Cela faisait maintenant bientôt trois ans qu'elle travaillait pour lui. Elle se rappela sa réaction lorsqu'elle lui avait fait part de ses projets professionnels. Il avait eu peur qu'il soit déçu, ou qu'il s'énerve. Mais Armel l'avait encouragé et aider à rédiger ses lettres. Peut-être que la première réponse arriverait tout à l'heure, dans la journée.

Mélusine bailla. De tous ses souvenirs d'enfance, celui qu'elle préférait était bien sur l'histoire de Pérsine, qu'elle ne se lassera jamais d'entendre.

Et sur ses bonnes pensées, Mélusine s'endormit, loin de tout cauchemar.


Je remercie les personnes qui prennent le temps de me lire :)

N'hésitez pas à me faire part de vos critiques, positives ou négatives elles sont toujours constructives!

A tout bientôt,

Cailloue