Bonjour !
Je sais que cela fait longtemps que je n'ai pas mis à jour mais pour ma défense, le fichier de ce chapitre s'est égaré dans les méandres de mon ordinateur et j'ai dû tout recommencer. Merci pour les commentaires ! Assez parlé, place à l'histoire !
Bonne lecture !
Harry se réveilla avec une douleur dans le ventre, comme si des centaines de fourmis creusaient dans ses intestins. Ses membres étaient lourds, sa tête battait désagréablement et une douleur sourde provenant de son épaule le faisait grimacer misérablement. Il avait l'impression de peser plus lourd qu'un troupeau d'éléphants obèses. Ou que les deux Dursley mâles réunis. Les deux métaphores se valaient.
De l'air très frais entra dans ses poumons et il prit une grande inspiration. Sa tête bougea légèrement, remuant la substance étrange dans laquelle sa tête reposait. Visqueux et humide, Harry espérait juste que ce liquide n'était pas passé par le système digestif d'un quelconque animal sauvage.
Lorsqu'il ouvrit les yeux, il ne trouva que de la verdure, avec des fleurs à l'aspect inoffensif. Aspect immédiatement contredit pas les centaines de racines mouvantes qui semblaient se rapprocher de lui.
Un rapide incendio découragea la flore carnivore de faire de lui son futur repas.
Il était allongé dos au sol, la tête dans une flaque de boue, d'après le… manque d'odeur. Autour de lui, il y avait des arbres.
Plein d'arbres.
Bien qu'ils ne fussent pas tous verts comme on pourrait si attendre. Ou peut-être était-ce lui qui ai eu une hallucination en voyant un sapin bleu turquoise se déplacer vers un bosquet où un autre arbre de la même couleur l'attendait en secouant ses branches d'un air… séducteur ?
Comment ses racines arrivaient à se déplacer sous terre était une énigme. Et comment un arbre arrivait à avoir l'air séducteur aussi.
Je vais me rendormir et prétendre que tout ceci n'est qu'un horrible rêve créé par mon subconscient tordu.
Une sorte d'hybride entre un chacal et une écrevisse sortit brusquement d'un buisson pour aller saisir au vol un petit oiseau endormi perché sur une des branches du sapin bleu.
Être éveillé est bien aussi, à la réflexion.
Il se concentra plus attentivement sur son environnement. Des branches suspicieusement tordues et mouvantes, des couleurs allant du rose au bleu en passant par des teintes orangées assez douteuses, des filets du diable très vivants et très rampants visiblement en train de se faire un festin en emprisonnant l'hybride Chacal/écrevisse dans une étreinte mortelle…
Tous ces facteurs additionnés l'amenèrent à une conclusion...Il se trouvait dans une forêt magique.
La seule forêt magique qu'il connaissait était la Foret Interdite. Harry soupira. Il devait vraiment avoir offensé une quelconque entité supérieure et surpuissante, et rancunière dans une vie antérieure.
Les membres engourdis, il se traînât péniblement contre un arbre, un bon vieux chêne moldu, lui offrant ainsi une protection relative.
Ces sales futurs mangemorts avaient bien fait leur travail. L'assommer et le traîner dans la forêt interdite était une vengeance lâche. Harry ne doutait pas que Walburga fût à l'origine du plan, les femmes étaient toujours plus vicieuse que les hommes. Et rancunières. N'y voyez pas là un propos misogyne. Disons simplement que le sort de CoupeCours doublé avec celui de Peaupois qu'Hermione lui avait lancé quand il avait finalement accepté d'essayer un produit des jumeaux Weasleys sur elle était encore frais dans sa tête.
Harry se souvenait encore de l'horrible crâne chauve et de la peau constellée de tache rouge-orange qu'il avait dû arborer pendant plus d'une semaine. McGonagall avait refusé de le " guérir " sous prétexte que cela venait d'une préfète et qu'il s'agissait donc d'une punition méritée et légitime, Mme. Pomfresh avait rigolé et l'avait chassé, affirmant que s'il avait survécu à une centaine de détraqueurs et un dragon, il devrait bien être capable de supporter sa punition sans problème. Et Rogue... il ne voyait même pas pourquoi il aurait été demandé. Il se serait sûrement pris un ou deux charmes de picotement en plus pour ' Stupidité chronique et incapacité cérébrale' sans parler du petit ' Et 100 points en moins pour gaspillage d'air et perte de temps' qui aurait sans doute suivi.
Quant à Walburga...
Le regard meurtrier et le sourire venimeux qu'elle lui avait lancé ne faisaient que le conforter dans l'idée qu'elle était à l'origine de sa condition actuelle.
Et encore, meurtrier est un euphémisme...
Il passa la première heure à essayer de se rappeler les conseils d'un vieux manuel de scout que Dudley avait quand il était enfant, malheureusement sa mémoire était comme sa vue, défaillante. Il commença vraiment à s'ennuyer pendant la deuxième heure, il entreprit donc naturellement de résoudre une grande question philosophique qui était " Comment tuer Walburga Black sans tuer accidentellement son futur parrain ?". Il se trouva vite rejoint par une petite voix qui sortait de nul part. Mais bon, il n'était plus à ça près niveau bizarrerie, non ?
La défenestration ? proposa Harry titillant un brin d'herbe qu'il arrivait à atteindre presque sans bouger.
' Non' répondit la petite voix ' Dumbledore a placé des charmes qui empêchent quiconque de tomber'
Et de toute façon, ça tuerait Sirius, soupira avec découragement l'élu.
' Si on peut arriver à lui extraire les ovaires après qu'on lui ai donné La Goutte du Mort Vivant et que l'on les congèlent..' commença à s'enthousiasmer la petite voix, apparemment ravie de pouvoir planifier un meurtre.
Oh, c'est dégoûtant, grogna Harry, dégoutté qu'apparemment, une part de lui-même aussi petite soit-elle, est osé dire 'ovaires' et ' Walburga' dans la même phrase.
' Si tu veux atteindre tes objectifs, il faut que tu te salisses les mains' grogna la petite voix, mécontente de ne pas pouvoir expliquer son plan jusqu'au bout.
' Merci mais mes mains ne se saliront pas entre les jamb- à l'intérieur du corps de Walburga Black' fini brusquement Harry en rougissant à ce qu'il avait failli dire à voix haute. Il entendit un commentaire moqueur de la petite voix qu'il ne comprit car sa douleur se faisait ressentir de plus en plus.
Harry et la voix ne parlèrent plus, l'un trop occupé à arracher l'herbe environnante et l'autre n'ayant plus envie de parler à une personne qui ne savait pas reconnaître un génie même quand il en contenait un .
Un autre couple d'heure se passa dans ce silence apaisant.
Harry se reconcentra finalement sur son environnement après avoir passé en revue ses différentes blessures qui n'étaient pas très graves et pouvaient se soigner facilement, le plus gros danger qu'il courait en ce moment était la perte de sang, l'infection, ou encore de mourir dévoré par un quelconque animal fantastique qui aurait été attiré par l'odeur de son sang.
Les préoccupations normales d'un garçon de 15 ans en plaine puberté par Harry James Potter, pour Harry James Potter.
Il se réinstalla plus confortablement dans l'arbre, s'allongeant dos au sol alors que ses bras s'écartaient de chaque côté de lui. Il releva la tête et contempla le ciel étincelant de la nuit tombante.
Ça faisait tellement, tellement longtemps qu'il n'avait pas eu le temps de juste souffler, de laisser son corps se détendre complètement et de ne plus avoir à se soucier de quoi faire et que dire.
Ses yeux se troublèrent un peu en regardant la vaste étendu bleu foncé qui le surplombait.
Il avait toujours aimé le ciel, grand, vide et inviolable. On ne pouvait pas s'y poser, on ne pouvait pas le posséder, on ne pouvait pas le détruire.
C'était en quelque sorte réconfortant de sentir la caresse de l'air sur lui alors qu'il était seul dans le silence. Quel endroit magnifique pour réfléchir que le ciel.
Il avait toujours voulu que son animal totem, son animagus, soit un oiseau. Pouvoir se transformer en volatile, battre des ailes et s'envoler là où il pouvait sans contrainte, voyager là où il voulait, loin de sa vielle Angleterre.
Le vent pour seul compagnon et le soleil comme unique allié …
'Oh, s'il te plaît, tu es vraiment dramatique...'
Il n'avait jamais trouvé le courage de tout laissé tomber, de juste… s'enfuir loin et tout recommencer à zéro. Il avait déjà pensé à partir plus d'une fois, mais… mais chaque matin en se réveillant, il voyait le visage de Ron, de Neville, de Dean et de Seamus. Et chaque matin au petit-déjeuner, il saluait Hermione en la prenant dans ses bras. Alors quand chaque soir, il pensait à devenir un oiseau, il allait se coucher en sachant que demain, il verrait à nouveau leurs visages.
C'était une boule sans fin, l'élu savait qu'à partir de maintenant tout allait empirer, Voldemort était de retour dans sa ligne de temps et complotait sûrement déjà pour tuer des centaines de sorciers qu'il jugeait indigne. Sa consolation était qu'il avait probablement empêché la mort de Cédric en saisissant la coupe une demi-seconde avant lui.
Harry essuya les larmes qui coulaient le long de son visage en repensant à ses amis, ils lui manquaient tellement … Leurs aventures folles, leurs moments de rigolades et leurs discutions au coin du feu...
Mais assez pleuré, il était temps de rentrée chez lui.
A Poudlard
Essayant de penser à un moyen de se sortir de là, Harry ne remarqua pas le serpent qui ondulait sur le sol humide de la forêt, ses bobines tordues de façon alarmante par ce qui semblait être son dernier repas. Enfin, il ne le remarqua pas jusqu'à que le dit serpent sois enroulé autour de son cou.
§ Arrête § cria rapidement Harry en fourchelangue en sentant le serpent se resserrer autour de sa gorge.
Le reptile se détendit immédiatement et se recula suffisamment pour que Harry eût une vue d'ensemble sur son corps. Le serpent était encore jeune, il atteindrait probablement plus de deux mètres à l'âge adulte. Pas vraiment une pensée réconfortante sur le moment.
§ Qui est-tu ? Il n'y a qu'un seul fourchelang et il est à Poudlard § demanda suspicieusement le serpent, en sortant furtivement sa langue pour goûter l'air.
§ Hadrian… Hadrian Viper ...§ répondit Harry entre deux halètements de douleur. Apparemment, sa blessure à l'épaule s'était ré-ouverte quand il s'était redressé de surprise.
§ Ce n'est pas un endroit pour un humain ici.§
Non, sans blague.
§ Pourquoi est-tu là ? § s'enquit le serpent en laissant glisser son corps à terre dans un bruit sourd.
§ Je … j'ai été blessé, par des gens § haleta Harry avec difficulté. S'il y avait bien une chose qu'Harry avait appris avec Smilirace, c'était que parler avec un serpent était comme parler à un enfant. Il fallait utiliser des mots simples et surtout oublier toute métaphore.
§ Personne ne devrait blesser un Haut-parleur § déclara le serpent solennellement avant d'ajouter § Je vais chercher mon humain, il pourra t'aider § déclara le reptile avec ce qui semblait de la… malice ?
Le serpent partit, le laissant seul dans une forêt pleine de bestioles plus dangereuses les unes que les autres. Hagrid et ses détentions lui avaient fait réaliser à quel point cette innocente verdure pouvait se montrer mortelle.
Et le fait qu'il ait l'épaule en sang n'arrangeait pas ses affaires non plus.
De nouveau seul, Harry eut le temps de songer que seul autre Haut-parleur était Riddle. Donc le serpent était Nagini . Il préféra s'évanouir avant que son cerveau ne fasse une dépression nerveuse.
Harry fut réveillé par une main secouant son épaule. Il ouvrit les yeux pour tomber dans ceux bleus de Tom Riddle qui le scrutait avec attention, un sourire tordu aux lèvres.
Et quelles belles lèvres…
- Réveillé, belle au bois dormant ? Demanda Riddle en se relevant, époussetant avec soin toutes les feuilles qui auraient eu l'audace de s'accrocher à sa robe.
L'illusion tomba brusquement en morceaux, pourquoi avait-il même pensé ça en premier lieu ?!
Et La belle au bois dormant ? Un conte de fées moldu ? Si les seigneurs des ténèbres ne respectait même plus leurs dogmes, où allait le monde ?
- Mauvais perdant, fut tout ce que répondit Harry, en essayant de bouger le moins possible. Il aurait dû faire semblant de perdre ce foutu duel, l'idée de mettre une raclée au meurtrier de ses parents avait surpassé toutes ses pensées logiques, à son grand malheur.
- Crois-le ou non, mais je n'avais aucune idée de ce que compter faire Walburga, déclara Riddle en jetant un charme de lévitation sur Harry, le soulevant dans les airs. Il le fit tournoyer un peu, voire s'il avait d'autre blessure a part celle encore apparente à son épaule. Une fois certain que sa nouvelle proie n'avait de blessure dangereusement mortelle, Tom se mit en route pour le château de Poudlard, en priant secrètement pour ne pas faire de mauvaise rencontre. Parce que croyez-le ou non, qu'il sois l'héritier de Serpentard n'avait absolument aucun impact sur les créatures magiques exempts de tout liens avec les reptiles. Le souvenir des chevaux carnivores était encore frais dans sa tête ...
- J'ai décidé, je ne te crois pas, déclara Harry au bout de dix minutes de silence pesant, juste avant de se prendre un arbre en plein visage.
-Aïe ! Mais arrête ça !, se plaignis le blesser en se reprenant un coup.
Soupirant, Riddle le reposa à terre avant de le prendre dans ses bras en passant un bras autour de ses épaules et sous ses genoux, en tentant d'appuyer le moins possible sur l'épaule blessée. Il aurait dû penser à apporter des potions de soins, quoique voire souffrir Hadrian était assez divertissant.
-Oh mon dieu, déclara ironiquement Harry en réalisant que Riddle le portait comme on tenait une femme, Cela fait-il de toi mon prince charmant ? Demanda sérieusement le Serpentard en se rappelant son réveil. Le comparer, lui, à une stupide blonde qui n'avait faire que dormir et qui avait eu besoin d'un prince pour la réveiller... Ce qui voudrait dire que Riddle s'associait lui-même à un sauveur en le reléguant à une simple Barbie en détresse …
Je suis sûr que ça peut être à la base d'une étude psychologique...
- Alors comme ça, tu est fourchelangue ? demanda Tom avec une indifférence complètement truquée en ignorant la question de Harry.
- Non, je ne le suis pas, nia immédiatement l'élu, parfaitement éveillé pour le coup, Je me suis contenté de reproduire le sifflement en espérant que ce stupide serpent partirait.
Harry sentit Tom se tendre imperceptiblement à l'insulte à l'encontre du reptile.
Un sujet sensible ? Intéressant, intéressant...
- Evidemment, sourit Tom, pas dupe, Pourquoi tu ne l'as pas dit ?
- Pourquoi l'aurais-je fait ? Cela ne m'aurait rien apporté.
Penser comme un Serpentard et agir comme un Serpentard, son nouveau passe-temps.
- Oh, suis-je bête, tu l'ignorais, murmura Tom en secouant légèrement la tête avant de planter un regard scrutateur dans celui de Harry, Je suis aussi fourchelangue.
Harry demeura impassible. Il ne fallait pas être un génie pour comprendre. Tom était apparu juste après sa rencontre avec l'emblème de Serpentard, et le serpent n'avait pas non plus été très discret sur la lignée de son propriétaire. Deux et deux font combien déjà ?
Mais cela ne voulait pas dire que Harry allait admettre ce que le grand brun sous entendait. Il allait ce contenter de jouer l'ignorance. Malheureusement, ce n'était pas pour rien que Harry avait gagné le concours de ' Qui avait finir en bouilli le plus souvent ?'. La malchance lui collait à la peau.
- Ce qui signifie...
Non, ne le dit pas !
- .. que nous sommes de la même famille, compléta Tom avec un sourire lumineux.
Il l'avait dit.
Harry se dégonfla intérieurement de dépit. L'ignorance était impossible à simuler maintenant. Encore un plan génial qui tombait à l'eau à cause de Voldemort.
- Non, impossible, annonça catégoriquement Harry, frissonnant légèrement à l'idée d'être lié à un futur tueur sanguinaire. Le même tueur sanguinaire qui le portait dans ses bras en ce moment même. Depuis quand sa vie était-elle devenue si compliquée ?
Tom ne répondit rien mais resserra sa prise sur le corps qu'il tenait.
Ils marchèrent encore une dizaine de minutes avant que Harry ne reprenne la parole.
- J'ai soif Riddle.
- Encore une demi-heure et on est arrivés, déclara Tom, et tu peut m'appeler Tom, après tout, on est de la même famille.
- J'ai soif Riddle, répéta simplement Harry, trop épuisé pour contredire mini-Voldemort.
Un soupir lasse retentit alors que Tom Riddle tentait de régner sur son caractère.
' Ne pas tuer le gosse énervant ' se répéta Tom en serrant les dents d'exaspération.
Le futur mage noir reposa lentement Harry au sol et s'accroupit à ses cotés, prenant la tête du blessé sur ses genoux. Il lui ouvrit délicatement la bouche et mis le bout de sa baguette au bord de ses lèvres en incantant doucement un Aguamenti dont il régla le flux.
Une fois la soif du malade apaisée, les deux fourchelangue reprirent le chemin du château, Harry encore un peu étourdit par la perte de sang. Il s'endormit rapidement.
Il ne remarqua pas le regard brillant que posa Tom sur son corps, ni la touche légère de ses doigts sur sa joue lorsque ce dernier le déposa sur l'un des lits de l'infirmerie .
En sortant de l'infirmerie, toute trace de sentiment disparu du visage du futur mage noir. Comment cette garce avait-elle osé toucher à Hadrian ? Il ne pouvait pas attendre que le nouveau Serpentard se réveille. Son attirance et son envie de le protéger s'expliquaient enfin. Il devait être un membre de sa famille !
Il avait tellement cherché à la retrouver, et après toutes ses années, quelqu'un qui avait le même don que lui apparaissait enfin, un cousin, ou peut-être même un frère exilé. Sa mère avait été trop faible pour survivre à un accouchement donc il avait automatiquement pensé que son père était sorcier. Dès sa première année, il avait cherché son nom dans les registres des anciens élèves, mais rien. Pas une seule petite mention.
Au début de la troisième année, il avait dû se résigner au fait que sa mère était peut-être la sorcière du couple et avait alors cherché son nom dans les registres après avoir utilisé une potion d'héritage qui servait généralement a trouver des héritiers potentielle sur l'arbre généalogique à la mort du seigneur de la famille.
Il n'avait pour l'instant rien trouvé, n'ayant pas le temps de s'attarder sur le sujet à cause de ses nombreux devoirs de préfet et d'héritier de Serpentard. Tom accéléra légèrement le pas. Il n'avait plus besoin de chercher, Hadrian était la réponse à tout.
Il se rendit rapidement dans la salle commune de Serpentard et repéra celle qui était la cause de la souffrance de Hadrian. Elle allait servir d'exemple. On ne touche pas à sa famille.
Le lendemain matin, la première chose que vit Harry fut le sourire excité de Riddle.
'S'il continu de sourire comme ça, je vais le frapper…', grommela la petite voix énervante qui le hantait depuis peu de temps.
Harry avala de travers. Les seules fois où il avait vu un sourire excité sur le visage de Voldemort était quand il s'apprêtait à tuer Ginny et quand il le torturait dans le cimetière.
Soupirant, Harry essaya de se redresser sans que sa tête tourne trop vite, en repoussant une tentative de Tom de l'aider. Il était blessé, pas mourant au point d'accepter l'aide de mini-Voldemort.
Il regarda encore une fois l'héritier de Serpentard dans l'incompréhension avant que les souvenirs de la soirée précédente lui reviennent en mémoire.
Mini-Voldemort le prenait pour son frère. Grosse erreur à laquelle il allait devoir remédier le plus rapidement possible.
- Je ne suis pas de ta famille, commença d'emblée Harry, pas d'humeur à faire dans la subtilité.
'Et ça se dit Serpentard...'
- Bien sûr que non, répondit le futur tueur en série avec un air malicieux. Était-ce même possible pour un futur mage noir d'avoir cet air là ?
Il ne le croyait pas s'était évident. Harry allait devoir faire des recherches sur ça. Il ne pouvait pas boire du Veritaserum, ce serait carrément suicidaire, mais il ne pouvait pas laisser croire à Tom qu'ils étaient de la même famille. C'était cruel pour un orphelin, même lui avec toute la haine qu'il pouvait éprouver pour son futur, ne pouvait pas le laisser croire ça.
L'infirmière arriva peu après lui ordonnant de rester jusqu'au dîner pour s'assurer que sa blessure soit bien cicatriser et qu'il n'y ait pas d'infection. Il réussit à se débarrasser de Tom lorsque la cloche du début des cours sonna. Apparemment, il ne voulait pas ternir son image de parfait petit préfet.
L'élu passa sa journée à compter le nombre de planches qui composaient le plafond et à lire les ingrédients qui se trouvaient sur les boites de potions comme le Poussos ou le Récureins.
Il se demanda pendant une bonne heure comment les apothicaires se fournissaient en venin de gorgones. D'après ce qu'il avait cru comprendre des discutions de ses anciens camarades Gryffondors, les gorgones était fortes et vicieuses, classé hautement dangereuses dans leurs livres de Défense Contre les Forces du Mal.
Le repas de l'infirmerie ne fut même pas touché, Harry étant trop occupé à essayer de faire passé son pied derrière sa tête.
Il ne sortit que lorsque l'horloge annonçant la fin des cours sonna. L'élu se rendit directement dans la grande salle, ne voulant pas être de nouveau en tête-à-tête avec Riddle. Il y retrouva Kirian et Alphard. Il les aimait beaucoup, bien qu'il savait qu'ils choisiraient toujours Tom sur lui. Ce dernier vint quelques minutes plus tard, un sourire aux lèvres en s'asseyant à la droite d'Harry. Bizarre.
Ne voulant pas prêter trop d'attention à son futur ennemi, Harry se retourna vers ses deux autres amis. Il ne parvint cependant pas à se concentrer en sentant les dizaines de regard lourds poser sur lui. Le pire était le regard bleu pétillant d'un certain professeur de métamorphose.
C'était quand même super angoissant de sentir des dizaines de personnes le regarder couper son steak.
Il s'apprêtait à faire savoir à sa maison à quel point leurs regards insistant l'ennuyait quand toute la grande se tut et toutes les têtes se retournèrent vers les grandes portes. Suivants le regard de ses congénères, Harry tomba sur Walburga Black. Enfin ce qu'il en restait. L'ancienne Walburga, bien soignée et coiffée, avait fait place à une fille mal en points. Ses cheveux étaient devenus gris et sa peau était fardée hématomes. On pouvait voire qu'elle boitait légèrement en avançant malgré tout vers le cercle des intimes de mini-Voldemort. Elle ne fut pas bien reçue. Il y avait une raison pour laquelle ces Serpentards n'étaient pas à Poufsouffle.
Elle se redressa et partit s'asseoir dignement à l'autre extrémité de la table, seule. Concentrant son attention sur l'évident coupable, Harry se dit que s'était pas humain d'avoir un ennemis mortel aussi canon. Mais là n'était pas la question.
- Tu n'aurais pas dû faire ça, commenta le survivant en tentant de saisir une mousse au chocolat qui était hors de sa portée. Harry se traita mentalement d'idiot. Il sortit sa baguette de dessous ses robes et fit léviter le dessert jusque devant lui.
- Je ne vois absolument pas de quoi tu parles, répondit nonchalamment Riddle en dégustant son sorbet à la banane avec un sourire amusé. Qui aurait cru que le seigneur des ténèbres avait la dent sucrée ?
- Tu vas te mettre à dos la famille Black, déclara Harry sur le même ton.
- Serais-tu inquiet pour moi ? Répondit-il moqueusement, avec une étincelle indéfinissable dans l'œil.
- Bien sûr que non, répondit aussitôt Harry en se relevant rapidement, décidé à aller à la bibliothèque avant le début de la seconde période, laissant Riddle à son dessert.
La mousse au chocolat à moitié mangée oubliée subitement.
'Chocolat…', geignit la petite voix en voyant son dessert abandonné sur la table, à la merci de tout rapace avide de glucose et de cacao.
Le chemin jusqu'à la bibliothèque fut plus rapide que prévus et Harry se retrouva bientôt à chercher tous les livres qui pourraient l'aider au sujet de prouver une vérité sans utiliser de Veritaserum.
Il ne put cependant s'empêcher de lire un court extrait descriptif sur la potion.
Dire la vérité… couleur et odeur indétectable...goût léger de vanille… Vanille !? Quoi !? La seul potion qui n'avait un goût immonde était destinées à te faire balancer tous tes secrets ?!
Après un ou deux volumes inintéressants, le sauveur du monde des sorciers tomba sur un grimoire relatif aux serments magiques. La méthode était étonnamment simple. Il suffisait de formuler sa déclaration et jurer sur sa magie qu'elle était vraie et la magie du serment faisait le reste. Il lut cependant les quelques chapitres relatifs à la formulation, ne voulant perdre sa magie bêtement.
Harry attendit le soir pour passer à l'action. Il demanda à Riddle de le suivre ne manquant pas les regards jaloux des disciples de mini-voldemort.
Une fois la porte close et les charmes de silence mis en place Harry déclama abruptement son serment magique.
-Je jure sur ma magie que je n'ai aucuns liens de parenté avec Tom Marvolo Riddle de plus de trois générations ainsi soit-il .
Une lumière douce l'enveloppa prouvant la véracité du serment énoncé. Tom était resté impassible, ne montrant pas ses émotions. Harry ne put s'empêcher de ressentir une pointe de culpabilité. Il se morigéna pour ça. Il n'allait quand même pas ressentir de la compassion pour Voldemort ! Il n'avait fait qu'énoncer une vérité !
Toute trace de remords disparut cependant quand un sourire encore plus rayonnant de Tom s'étala sur son visage. Apparemment sa déclaration n'avait pas eu l'effet escompté.
Idiotie ou schizophrénie ?
- Je suis sûr que nous pouvons quand même être … amis ? Demanda-t-il avec un sourire charmeur qui envoya des frissons dans le dos de l'élu pour une raison inconnu.
- Bien sûr, pourquoi pas.
Plutôt mourir.
