Bonjour ! J'ai eu des commentaires géniaux ! Merci beaucoup à ceux qui me les ont envoyé, ça m'a fait super plaisir !
Et comme c'est un long chapitre, j'ai pu oublier des fautes orthographes, désolée !
Tiens, en passant, je me suis dit qu'il fallait que je vous prévienne... J'ai fait une très courte ( vraiment minuscule) scène un peu graphique ( Et parle bien de torture ici ! ) d'un cadavre, alors vous n'aurait qu'à éviter de lire à partir de : Une fois seul, Tom sourit ...
Je vous ai prévenu !
Bonne lecture !
Trois coups à la porte réveillèrent Harry le lendemain matin, l'obligeant une fois de plus à traîner sa carcasse à peine réveillée jusqu'à la porte où il découvrit Riddle. Il semblerait que ce dernier avait décidé de venir l'embêter tous les matins. Non pas que Harry s'en plaigne beaucoup. Se faire réveiller par un beau gosse était super, même si c'était mini-Voldemort.
En tout cas, il est mieux que Ron ou encore Neville…
Il recula assez pour laisser passer son invité et partie prendre une douche. En revenant, Harry pris le pantalon et la chemise que lui tendait Riddle sans faire attention. Il tressa rapidement ses cheveux et rejoint Tom qui s'était contenté de le regarder jusque-là.
-Réveillé ?
Non, va te faire f-
- Autant que je puisse l'être à six heures et demi du matin, répondit l'élu en baillant, une pointe de sarcasme à peine perceptible.
- Tu devrais vraiment réduire ton temps de repos.
T'ai-je demandé ton avis ?
- Mon temps de repos est parfaitement bien comme il est, rétorqua Harry.
- Dormir est inutile, renchérit Tom.
- Non, ça ne l'est pas, contredit l'élu.
Pour les humains normalement constitués
- Si, ça l'est.
- Je me vois obliger de t'affirmer le contraire, ricana avec dédain le sauveur du monde des sorciers.
- Je suis désolé de te rétorquer que tu as tort.
Et ça continuait comme ça, Tom venait le réveiller chaque matin, puis l'escortait jusqu'à ses salles de classe, partageant ses connaissances sur le monde magique. Il n'avait pas reparlé du duel, épargnant ainsi à Harry la nécessité de justifier comment il avait pu connaître un sortilège non répertorié. Il remarqua cependant qu'il s'était détendu au fil du temps en présence de Tom, souriant plus en sa présence, lui permettant de le rejoindre le soir dans sa chambre pour faire leurs devoir ensemble.
Bien sûr, cela était essentiellement dans un but d'espionnage. Il avait pour une fois décidé de suivre un des conseils que lui dictait la petite voix qui n'arrêtait pas d'essayer de lui donner des leçons. ' Sois proche de tes amis et encore plus proche de tes ennemis'.
Il ne réalisait cependant pas la dépendance qui se créait entre eux, d'un côté comme de l'autre, encouragée par le besoin de l'Horcruxe qui séjournait dans Harry de rejoindre l'âme « mère » et par la nécessité inconsciente de Tom de protéger la partie de son âme enfermée dans le corps de son futur ennemi. Ils étaient devenus plus tactile aussi, les tapes sur l'épaule se transformaient en caresses légères, les genoux se rejoignaient quand ils étaient assis l'un à côté de l'autre.
Mais Harry ne remarquait rien du manège de Riddle qui le regardait de plus en plus intensément, le sourire toujours plus charmeur.
C'est ainsi que les vacances de noël arrivèrent. Et Poudlard se vidait à vitesse grand V. Il ne restait plus qu'un Gryffondor, quatre Serdaigles huit Serpentards et plus aucun Poufsouffle.
Une sortie à Pré-au-Lard fut organisée pour les élèves restants, leur permettant d'acheter un cadeau pour leurs proches ou leurs amis. Harry en profita pour visiter la ville sorcière s'émerveillant des différences entre cette époque et l'autre.
Il acquit quelques bonbons pour Kirian et Alphar, ne trouvant aucun cadeau utile à leur offrir. Il chercha cependant ardemment un cadeau pour Tom. Il était étrangement devenu friand de lui, d'une façon plutôt tordu, si on mettait son côté dominateur et légèrement sadique de côté, on tombait sur un génie charmant avec une culture général phénoménale. Et non, il n'aimait pas Voldemort, il l'appréciait un tout petit peu. C'est pour ça qu'il se démenait depuis le début de sa visite pour trouver un cadeau pour Tom.
Il commençait à désespéré quand il entra dans une petite joaillerie vide. Il s'était décidé à jouer sur le coté vaniteux de mini-Voldemort en lui achetant une boucle d'oreille faite en onyx représentant un serpent qui pouvait bouger, se déplaçant sur l'oreille du porteur tel un vrai reptile. Et il comptait y appliquer un charme… intéressant qu'il avait appris il y a longtemps.
- Excuser moi, monsieur, interpella poliment Harry.
Le vendeur, un homme d'âge moyen, probablement célibataire et alcoolique, vu les yeux rouge, se tourna vers lui. Ces mêmes yeux se mirent à briller quand le vendeur se rendit compte que le seul client présent était Harry.
Je le sens pas, celui-là, pas du tout...
- Oui, mon garçon ? Demanda l'homme avec un sourire presque édenté.
Des frissons désagréables parcoururent la colonne vertébrale de l'élu pour une raison inconnu.
- Combien cela coûte-t-il ? Demanda le jeune homme en pointant l'article noir brillant. Le vendeur ne jeta même pas un regard à l'article désigné avant de déclarer le prix.
- Mille galions.
Harry regarda avec incompréhension l'homme avant de parler sans même y penser.
- Je n'ai pas autant.
Les vieux réflexes avaient la vie dure. Une décennie sans argent l'avait rendu habile à négocier les prix, au risque d'une semaine sans nourriture. Les Dursleys avaient pris un malin plaisir à l'envoyer faire des courses avec le moins d'argent possible.
Petits êtres humains sadiques se repaissant du malheur des autres en contemplant du haut de leur canapé aux motifs floraux l'anormalité les entourant.
Peut être ai-je encore un peu de rancœur à leur égard...
- Ne t'inquiète donc pas, nous pouvons toujours trouver un moyen de s'arranger, finit plus doucement le vieil homme avec un sourire qui se voulait rassurant et qui, bizarrement, ne l'était pas du tout.
Un prédateur sexuel.
Génial.
Il était un fait que Harry attirait tous les malheurs du monde, alors il n'était pas étonnant que dans son enfance il ai rencontré un ou deux prédateur sexuel. Heureusement pour lui, sa magie innée était consciente du danger là où le petit Harry n'avait vu qu'un gentil monsieur qui lui proposait des bonbons après deux jours sans manger chez les Dursleys.
Il n'avait donc pas été traumatisé beaucoup, généralement, le pédophile était foudroyé au moment même où il lui touchait la main. Ces malheureuses rencontres lui avaient cependant appris à reconnaître les personnes avec de mauvaises intentions. Et avait affûté sa capacité à s'en protéger.
Capacité qu'il comptait bien utiliser dans un proche avenir.
On n'attente pas à la virginité d'Harry Potter en s'en sortant indemne...
Il fit un sourire angélique et vit le vendeur se déplacer vers une porte latéral tout en tendant la main pour l'inviter à le suivre.
Un sourire tordu remplaça le précédent, une lueur rougeoyante apparue dans les yeux normalement vert émeraude de l'adolescent, alors que discrètement sa baguette trouva sa place dans la main du jeune homme.
Puis le monde s'éteignit.
Quand Harry redevint conscient, il était debout au milieu de la boutique, avec la boucle d'oreille en forme de serpent dans sa main. Aucun vendeur en vu.
Il tourna la tête de gauche à droite, ne voyant toujours personne dans la petite boutique.
Même pas capable de tenir une boutique correctement, c'est d'un pathétique...
' Sort d'ici et ne laisse personne te voir' ordonna fermement la petite voix venant du fin fond de son esprit.
Comme tu veux ma chère, mais avant…
Harry se rapprocha des étalages et vola quelques bijoux qui avait l'air cher et coûteux. Deux d'entre eux était des colliers identiques avec une chaînette en argent et des petit éclats d'onyx et d'or intégrés. Ils n'étaient pas vraiment beaux mais Harry était sûr que Kirian et Alphard allaient les adorer.
C'est certainement mieux que des bonbons.
Le reste des bijoux fini dans sa bourse sans fond avec le reste de sa fortune. Il ne ressentait pas de honte à voler ainsi, ce n'était pas comme si le gérant était un honnête homme. Et il fallait bien lui faire payer sa tentative de viol, quoi de mieux que ruiner son commerce ?
' Ce n'est pas très Gryffondor tout ça' commenta avec amusement la petite voix. Elle aussi avait été tenté de cambrioler la boutique, mais elle s'était résignée à ne pas le faire. Son hôte serais certainement contre. Quel plaisir de voir celui-ci faire cela de son plein gré.
Tant mieux, je suis à Serpentard désormais, et un Serpentard ne laisserais pas passer une telle chance, non ?
Son regard était sombre quand il dit ça. C'était sa façon de punir de punir l'homme pour avoir essayé de profiter de lui, il ne pouvait pas se rendre au ministère et porter plainte au bureau des Aurors. Premièrement parce que son identité était totalement fausse et deuxièmement parce qu'il connaissait comment le système fonctionnait. Il avait déjà vécu ça avec les Dursley. On croyait toujours l'adulte et non l'enfant même si les marques de brûlure et les hématomes était plus que visible.
Regardant autour de lui encore une fois, Harry mit sa cape d'invisibilité qu'il emportait partout et s'enfuit rapidement avec son ... achat ( pas si acheté que ça), le froid s'infiltrant à travers ses vêtements beaucoup trop moulant à son goût. A croire que la vendeuse lui avait vendu deux tailles en dessous.
( Nda :Au risque de me répéter, le vol, c'est mal... Et la pédophilie et le viol aussi ! C'est même horrible !)
Le repas de noël à Poudlard fut grandiose, les plats défilaient, transportés par des petits lutins verts qui chantaient des chansons abrutissantes. Le père noël rouge et blanc se baladait dans le ciel à bord de son traîneau, tirer par des sombrales invisibles en émettant par un intermittence un petit 'hohoho' joyeux. Coca Cola avait encore frappé.
Harry et Tom étaient assis l'un à coté de l'autre, en face de quatre Serdaigles qui débattaient sur un sujet ennuyeux.
- Tu crois qu'ils savent que c'est censé être les vacances scolaires et un repas de fête ?
Tom releva la tête de son flanc à l'abricot et regarda en direction du groupe qui discutait.
- Ce sont des Serdaigles, répondit Tom en haussant les épaules.
- Ce serait un service à leur rendre que de les distraire, ajouta avec une pointe de machiavélisme Harry en levant son verre à ses lèvres.
- Moins dix points à Serpentard pour incitation au chaos, déclara d'un air maussade le futur mage noir en vertu de son statu de préfet.
Harry s'étrangla.
Est-ce que je viens bien d'entendre ce que je viens d'entendre ?!
L'élu se racla la gorge. Avant de tourner vers son condisciple, conscient des yeux bleu lumineux scintillant qui était actuellement sur lui.
- Est-ce que tu te sens bien Tom ? Demanda prudemment le survivant en regardant son… ami avec une très légère pointe d'inquiétude, à son corps défendant.
- Dis-moi Hadrian… Est ce que tu sais qui sont les Gaunts ?
Tom était plutôt curieux sur ce que Hadrian savait. Il ne savait pas si le manque de réaction était un bon ou un mauvais signe.
Etait-il sur la bonne voie ? Les Gaunts étaient une des seules pistes qu'il avait. La seule famille qui était notoirement liée à Salazar Serpentard et qui possédait le don de parler aux serpents. Il s'était résigné à aller leur rendre visite aux vacances mais il n'avait pas pu résister au fait de pouvoir passer deux semaines seuls avec Hadrian. Sans ses suiveurs jaloux ou exagérément curieux.
Harry secoua la tête en fronçant les sourcils. Il ne savait pas pourquoi, mais ce nom lui donnait des envies de meurtres.
' Des sorciers indignes de leurs races et des porcs consanguins sans un neurone fonctionnel. Des bêtes immondes qui ne devraient pas être apparu sur la terre. Des horreurs à l'apparence humaine ..' fulmina avec une voix qui montait dans les aigus l'apparition qu'il était venu au cours des jours à associer à sa conscience.
Son froncement de sourcil s'approfondit face aux élucubrations de sa compagne interne… S'il ne les connaissait pas, alors sûrement sa conscience ne devrait logiquement pas les connaître non plus ? Mais là encore, on était dans le monde magique et la logique n'était ici qu'un vague concept démodé…
Tom soupira.
Harry tourna brusquement la tête vers mini-Voldemort. S'il y avait bien appris une chose à propos de ce Voldemort était que jamais, Oh grand jamais, il ne se laissait aller. Il avait toujours une posture rigide avec le menton levé en l'air, d'un air aristocratique que lui seul arrivait à rendre élégant.
Et cette image ne correspondait certainement pas à celle qui lui faisait face en ce moment même. Bien que toute personne qui ne connaissait pas Tom profondément ne verrait pas la différence. Ses épaules étaient imperceptiblement avachis, ses yeux , au lieu de l'éclat conquérant habituel qui les habitaient, semblaient ternis par la lassitude. Même son aura qui d'habitude était aussi attirante qu'une lanterne pour des insectes semblait avoir perdu sa lumière au profit d'une nuit sans lune. Il avait l'air déprimant comme ça. Comme un papillon auquel on avait arraché les ailes et qui agonisait lentement. Très lentement. Avec de petits gémissements pathétiques et inaudibles.
' Tu sais que des fois, tu me fais un peu peur… Et aux dernières nouvelles, un papillon n'a pas de cordes vocales donc ne peux pas gémir.' commenta distraitement sa conscience en entendant les pensées d'Harry.
L'élu la fit taire et se retourna vers le meurtrier de ses parents pour faire une chose à laquelle il n'était pas du tout habitué. Une chose à laquelle il répugnait de tout son être. Une chose qu'il n'aurait jamais pensé faire dans toute son existence et même après.
Il allait tenter de réconforter l'être qu'Harry avait appris à appeler son ami.
Il fit léviter tous les desserts de la table jusqu'à lui et entrepris de gaver le futur meurtrier de ses parents de sucre et de chocolat.
Finalement, les deux Serpentards s'éclipsèrent bien vite après que Dumbledore ai émis l'idée de faire un concert de noël, certes Harry adorait son futur directeur, mais il ne fallait pas pousser.
Ils passèrent la soirée à discuter de tout et de rien, profitant simplement de la présence de l'autre, Noël n'avaient jamais eu de signification particulière pour eux. Pendant les onze premières années de sa vie, Harry les avaient passé dans son placard, sous l'escalier, à écouter les Durleys s'échanger des cadeaux et regarder des films de noël. Quant à Tom, mieux valais rester enfermé dans sa petite chambre à l'orphelinat que d'écouter les surveillantes farcir la tête des enfants avec de merveilleuse histoire de magie de noël. Plutôt hypocrite quand on prenait en compte le fait que ces mêmes personnes avaient été sur le point de ' l'exorciser pour la même raison. Parce qu'il pouvait faire de la magie. Mais bon, leurs QI n'avaient jamais dépassé celui d'une fourmis, alors...
Tom profita sans vergogne de l'épuisement d'Harry pour s'incruster dans son lit et le prendre dans ses bras. Il était étonnant à quel point il s'était attaché à Viper. Il avait bien sur envisagé un empoisonnement, une sorte de philtre indétectable, sans odeur et sans goût, mais rien. Il avait bien ingéré un bézoard plusieurs fois mais après avoir presque fait un malaise à cause de toutes ces pierres, il avait du se rendre à l'évidence. Ces sentiments… étaient naturels, à sa grande contrariété. Il avait eu une période de déni, bien sûr. Comment lui, de toute les personnes, pouvait tomber pour un pauvre sang pur, simple et absolument idiot par moment.
Il avait fini par relativiser, si cette… attirance ( car ce n'était rien de plus qu'une simple attirance, Tom en était convaincu) le poussait vers Hadrian, pourquoi pas ? Il laisserait faire en faisant attention à ne pas s'investir émotionnellement. Le danger était surtout là, l'attachement, inacceptable.
Tom Riddle était un homme prêt à tout pour obtenir des connections dans les hautes sphères politiques. Quitte à côtoyer intimement les héritiers des grandes puissances, homme ou femme, il était ouvert d'esprit. Une telle attirance, même si rare, n'avait jamais été autant prolongée, car souvent assouvie.
Il avait envisagé de la faire disparaître avec des moyens radicales, mais la lecture des effets secondaires face au rituel nécessaire avait été une dissuasion efficace. Il s'était alors résolu à régler son problème naturellement, physiquement. Sans compter le plaisir que se serait de dominer une telle puissance magique dont il avait eu un avant goût lors du duel.
Ce qu'il avait ressentit … c'était grisant, le pouvoir contenu derrière la petite silhouette d'Hadrian était enivrant. Sa magie semblait pouvoir se fondre dans la sienne, la complétant si plaisamment. Il avait perdu, certes, mais ce n'était rien comparé à ce qu'il avait gagné. Un adversaire à sa hauteur. Un adversaire qui avait pu le battre par la ruse, lui, l'héritier de Serpentard ! Un adversaire capable d'utiliser sa baguette sans tressaillir, capable de canaliser suffisamment de pouvoir pour pouvoir lancer un sort. Ses camarades, comme Abraxas, l'avaient déjà essayé à son insu, lors de sa première année où il avait eu la stupidité de la laisser derrière lui. Des étincelles de couleur blanche avait été tout ce qu'ils avaient pu en tirer.
Hadrian avait fait plus que ça, il avait utilisé des sortilèges qui lui était inconnu, alors que Tom se vantait de connaître toute la bibliothèque de Poudlard.
Il avait cherché ce sort, après le combat. Que se soit dans la bibliothèque ou dans la réserve il n'en était fait aucunes mansions, absolument rien.
Il continuait de penser que ce sort appartenait exclusivement à la famille Viper. Il était une pratique connue de tous les sang pur que de créer des sorts pour les membres exclusifs de la lignée.
Il avait découvert ensuite que son cher adversaire était Fourchelangue. Un haut-parleur, comme lui. Un cousin peut-être, ou même un frère disparu, une famille ! Bien plus acceptable comme possible lien émotionnel, presque désirable.
Certes, le serment l'avait convaincu du contraire alors il avait dû admettre qu'il n'était pas autant déçu qu'il l'avait cru. Après tout Hadrian devait devenir sien, il n'était pas question qu'un autre le touche. Un être aussi puissant q'Hadrian devait forcément être à lui. La magie elle-même avait crée un lien, qui était-il pour l'ignorer ?
Il lui avait appartenu depuis qu'ils avaient combattu en duel, depuis que leurs magies s'étaient affrontées, depuis qu'Hadrian l'avait battu ! Une victoire uniquement dû à sa propre stupidité mais tout de même.
Il avait décidé de le séduire pour de vrai. Tom s'était dit que si Hadrian n'était pas de sa famille alors le seul moyen de l'attacher à lui était par le sentiment le plus addictif qu'il connaissait. L'amour.
Il avait alors découvert que son petit protégé était totalement innocent. Peut importe le nombre d'allusions ou de phrases sibyllines lancées, son petit serpent restait imperméable à toute tentative de séduction ! Il avait bien vu les regards de convoitise qu'Hadrian attirait, de la part des Serpentards mais toutes les autres maisons. Sa victoire sur lui l'avait rendu populaire auprès de tous, lui garantissant une attention constante des verts et argents avide du pouvoir énorme qui se cachait dans son petit serpent. Il avait dû réprimer les Serpentards en se servant de Walburga comme exemple, comment avait-elle osée toucher à ce qui était sien ?! Elle l'avait payé, devenant la risée de la maison de Salazar, perdant sa place de favorite.
Il avait entreprit ensuite de devenir plus intime avec Hadrian, l'appelant par son prénom, l'aidant à s'adapter à cet endroit inconnu. Mais rien ! L'attitude de son serpent ne changeait pas ! S'il avait fait ça avec toutes autres filles ou même les garçons, il aurait été sûr qu'en moins d'une semaine il aurait déjà eu des relations … corporelles avec !
La frustration le tuait, l'obligeant à prendre des douches froides régulièrement. Avant, il lui suffisait de trouver un amant puis il le laissait en lui envoyant un oubliette. Il ne comprenait pas pourquoi mais plus rien ne l'excitait si se n'était pas son petit serpent.
Son corps semblait s'être totalement associé à ses émotions, lui interdisant de dépasser une certaine limite qui n'avait jamais été là jusqu'alors.
Il avait bien essayé de soulager sa frustration mais tous ses partenaires lui semblaient fades et inintéressants. Dumbledore le surveillait d'encore plus prêt, le forçant à cesser définitivement ses aventures. Il ne rêvait plus que désormais de dominer les yeux si vert, si Serpentard d'Hadrian. Le faire mendier pour son attention, le forcer à le reconnaître et à l'aimer, le forcer à se donner à lui.
Mais Hadrian restait de glace. Personne ne pouvait être si inconscient quand même ! Même les filles les plus prudes de Poufsouffle étaient plus réceptives !
Soufflant une dernière fois de frustration face à ses pensées omniprésentes, Tom resserra ses bras sur son petit serpent et s'endormit, inconscient du fait qu'une pensine remplis à ra-bord de souvenirs décisifs pour l'avenir reposait en dessous de lui, dans une malle qu'un simple Alohomora pourrait déverrouiller.
En se réveillant, Harry se dit que sa vie était vraiment partie en vrilles. Quel était le pourcentage de chance qu'il se réveille, le matin de Noël, 50 ans dans le passé, en se servant de Voldemort comme peluche ?
Soupirant ( il faisait beaucoup ça, ces derniers temps) il se releva en tentant tant bien que mal de s'extraire des bras de Riddle sans le réveiller. Non pas que l'envie de lui jeter un Aguamenti lui manquait mais ce matin, il avait envie d'être un peu seul. Il ne pût s'empêcher de jeter un charme de préservation sur ses cheveux, il avait horreur de sa coiffure de premier de la classe, tellement inesthétique.
Il s'éclipsa rapidement après ça, ne voulant subir les foudres d'un futur seigneur des ténèbres en rogne. Il parvenait toujours pas à croire à quel point son nouvel ami était vaniteux, il avait même eu un bon fou rire quand Tom, à la suite d'un cours de DCFM, l'avait traîné dans les toilettes pour se recoiffer. Un paon serait sans doute son animal totem si le serpent n'avait pas été une possibilité.
Il se dirigea vers la bibliothèque qui était ouverte durant les vacances. Les vols n'étaient pas vraiment craint, avec si peu d'élèves restant à Poudlard. Il allait se diriger vers la section Défense quand son regard fut attiré par un jeune garçon qui étudiait les arbres généalogiques des plus grandes familles de sang purs de Grande-Bretagne. Les cheveux noir en bataille, les lunettes rondes et l'insigne de Gryffondor.
Oh bordel.
-Bonjour.
Non, non, non ! C'était impossible, ça ne pouvait pas se passer comme ça ! Il n'était pas prêt à rencontrer un Potter. La possibilité ne lui avait même jamais traversé l'esprit. Et s'il le reconnaissait ? S'il réalisait qu'il n'était pas celui qu'il prétendait être ? Si…
- Tu cherche quelque chose ?
Harry cligna des yeux et regarda avec crainte ce qui était manifestement son grand-père. Et tenta de donner une réponse à peu près cohérente sur pourquoi il le fixait étrangement depuis plusieurs minutes.
-Bonjour, je cherche les livres qui parlent de … de l'héritage magique, créatures et tout ça …
Excuse médiocre, mais salvatrice sur le moment. Vive lui.
- Oh, c'est par là , désigna l'ancêtre d'Harry avec un geste négligent de la main, Je suis Charlus Potter, termina-t-il en lui tendant la main.
Harry la pris joyeusement et se présenta à son tour en tentant de ne pas avoir l'air aussi crispé qu'il l'était en réalité.
- Qu'est-ce que tu fais là ? Peu de gens se lèvent tôt le matin de noël surtout pour aller à la bibliothèque, demanda Harry en regardant l'ouvrage que tenait son grand-père. Serait-il un sang pur raciste qui ne supporte pas les Nés moldus?
- Je dois apprendre tous les arbres généalogiques des sang purs parce que je serait le futur chef de la famille Potter. Mes parents m'ont obligé à rester à Poudlard pour les apprendre par cœur, termina-t-il avec une moue de dépit, heureux de trouver quelqu'un pour l'écouter se plaindre.
Harry lui offrit une tape sur l'épaule et ils commencèrent à discuter de tout et de rien. Harry découvrit ainsi que son grand-père avait pour ambition de devenir un auror et de se marier avec Dorea Black. Harry fut choqué mais n'en montra rien. Ne survit pas qui veut dans la fosse aux serpents.
Si cela allait vraiment avoir lieu alors lui et Draco Malfoy avait un lien de parenté, aussi lointain soit-il. Bizarrement, ce n'était pas une perceptive réjouissante. Même carrément flippante.
- Tu a déjà entendu parler des Gaunts ? Demanda Harry en se rappelant sa conversation de la veille.
- Oui, admit avec une grimace l'héritier Potter visiblement réticent à parler de ce sujet, c'est une très vielle famille de sang pur, lié directement à Salazar Serpentard lui-même. On raconte que la famille vit dans la pauvreté. D'après les livres que j'ai lus, les Gaunts ont la folie ancré dans leurs gènes.
- C'est possible ? Demanda avidement Harry.
- Les Blacks ne sont pas connus pour être les plus stables des personnes tout comme les Potters sont connus pour être démesurément obstiné, mais cela n'est que des suppositions, des idioties que les vieux sorciers ressassent de temps en temps quand il pleut, tenta de rire Charlus en ne voulant pas s'appesantir sur le sujet.
Sentant la réticence de son interlocuteur, Harry changea de sujet mais se promit de revenir chercher plus d'informations quand la lune serait haute dans le ciel et que les ombres cacheraient sa silhouette.
Ils furent interrompus quand Tom retrouva finalement Harry alors qu'ils discutaient potion avec Charlus .
- Le brassage de potion est un art très rependu parmi les cracmols, expliquait Charlus, comme ils ne peuvent pas faire de magie, ils ont-
Il se tut brusquement en blanchissant.
- Ils ont ? Demanda Harry, étonné du brusque changement de couleur de son aïeul.
- Rien ! Je vais te laisser, s'exclama-t-il rapidement en rangeant ses affaires en un temps record, Bonne journée et joyeux Noël, finit-il en s'enfuyant de la bibliothèque.
Trouble du comportement ?
C'est une fois seul que Harry sentit l'aura glacée qui émanait de derrière lui.
Ah non, juste de la lâcheté.
Rangeant discrètement ses affaires en ayant l'air le plus naturel du monde, Harry tenta une tentative de fuite, vite arrêtée par la main ferme qui se posa sur son épaule. Il étouffa un rire nerveux quand un souffle d'air chaud chatouilla son oreille.
- Alors Hadrian, bien dormi ? Demanda une voix dans son dos qui ne pouvait appartenir qu'à Riddle. Voix fort fort terrifiante en l'occurrence.
- Bien. Parfaitement. Paisiblement. Profondém-
- Et le charme de préservation était-il volontaire ? Ou alors ta baguette serait-elle dotée d'une vie propre ? Demanda sombrement le futur mage noir avec une voix où perçait l'irritation et une toute petite (vraiment minuscule) pointe d'amusement sadique.
Prenant son courage à deux mains (il était un ancien Gryffondor tout de même !) Harry se retourna et fit face à … l'homme le plus sexy qu'il n'ai jamais rencontré.
Riddle était devenu un dieu vivant. Son visage était magnifique avec son nez légèrement tordu et ses yeux bleu où perçait des traits grenats. Ses cheveux, qu'il n'avait apparemment pas réussit à coiffer, tombaient de façon artistique de chaque cotés de son superbe visage et les pointes encore humides montraient qu'il venait juste de se doucher, lui donnant l'air encore plus désirable. Le serpent qui se baladait sur son oreille ne faisait que rajouter un petit coté rebelle au préfet habituellement tiré à quatre épingles.
Au diable Aphrodite, la beauté avait trouvé sa nouvelle égérie.
' Oh, s'il te plaît' geignit sa conscience avec incrédulité ' Il a l'air d'un sauvage ! '
Harry revint brusquement à la réalité en contemplant son cadeau accroché à l'oreille de Tom. Réalisant qu'il venait de complimenter le futur meurtrier de ses géniteurs, Harry secoua la tête. Il devenait digue.
Constatant qu'il avait oublié de déballer ses cadeaux, Harry bouscula légèrement Tom et s'enfuit à toutes jambes de la bibliothèque pour rejoindre la salle commune, ignorant ostensiblement le cri de surprise de mini Voldemort. Il n'était pas encore sûr que Tom ne chercherait pas à se venger pour sa blague matinale, la fuite était la meilleur stratégie. Il manqua ainsi le regard noir d'une ombre qui se cachait entre les rayonnages, dans la section dédiée exclusivement aux philtres et aux poisons.
Une fois seul, Tom sourit et secoua la tête. Son petit serpent était vraiment amusant. Il s'apprêtait à aller le rejoindre quand son regard fut attiré par la Une de la Gazette du Sorcier, sûrement oublié ici par Charlus. Tom prit le journal et regarda l'article.
Un meurtrier en cavale dans les rues de Pré-au-lard !
Tom fronça les sourcils et baissa les yeux sur la de brusquement fermer les yeux en se détournant avec dégoût.
Eww, c'est répugnant...
Le cadavre était en charpies, des bouts de corps et des entrailles semblaient disposés de façon à former un cocon ouvert et les membres du commerçant avaient été arrachés et recousus sommairement, là où un bras devrait se trouver, une jambe était accrochée. Le pauvre homme avait perdu sa virilité au passage et sa tête…. Enfin, la partie restante du crâne était brûlée de sorte que tout ce qu'il restait était des bouts de chaires calcinées.
Tom rouvrit les yeux et regarda encore une fois la photo. A première vu le meurtre avait l'air d'une violence extrême mais si on regardait bien, il y avait presque de l'art dans la manière dont été agencé les … éléments de la scène. Les coupes étaient nettes et précises, il n'y avait pas trop de sang et les membres étaient positionnés de façon a former des ... ailes de papillons ? La pointes de chaque pied touchait le pouce de chaque main. Deux côtes avaient été plantés dans le cou de la victime dans une parodie d'antennes.
Définitivement un malade mental.
Tom reposa le journal et sortit de la bibliothèque, plus intéressé par rejoindre son petit serpent que par un meurtrier qui avait de graves problèmes psychologiques.
Je sais, c'était un peu gore... Mais c'est Voldemort... A bientôt !
