Donc voici la deuxième partie (y en aura 5) j'ai passé ma journée sur ce chapitre je sais pas si il vaut quelque chose. C'est la première fois que j'exploite ce genre de caractère (je parle de Thomas) donc soyez indulgents.:)

Disclaimer: J'ai ouïe que James Dashner possédait les personnages mais en vérité Newt est à moi.


Thomas se retira et alluma une cigarette comme à chaque fois. Il expira la fumée qu'il venait d'aspirer et sourit malicieusement quand elle vint taquiner cette fille. Qui elle était ? Où l'avait-il rencontré. Tout ça importait peu. La demoiselle le toisa, le regard fiévreux et les joues rougies. Le brun sourit en la voyant ainsi, sa poitrine se soulevant au rythme de sa respiration saccadée. Il adorait voir ses conquêtes après l'acte, et juger l'effet qu'il produisait sur elles. Bien sûr l'acte en lui même restait ce qu'il préférait. Se délecter de la sensation qu'il créait chez sa partenaire d'un soir. De ses gémissements et savoir que c'était lui qui les provoquait. La voir frissonner sous ses doigts, se cambrer à chaque coup de rein. L'entendre supplier d'aller toujours plus fort, plus vite. Oh il s'en donnait à cœur joie.

- Tu en veux une ? Demanda t-il en lui tendant une clope.

Elle l'attrapa en le remerciant, laissant Thomas allumer le mégot à sa place. Le brun se plaça sur le côté du lit. Ils l'avaient fait dans une chambre d'hôtel et s'il avait compris, elle séjournait ici pendant quelques jours. A en voir la qualité, elle devait pas se faire chier dans la vie celle là. Thomas ferma les yeux et inspira, ça puait le sexe, ça puait le sexe dans toute la pièce et il pensa à ce que diraient les femmes de ménage. Pauvre jeune fille, elle était partie pour être la cible de tout les commérages. Thomas sourit d'un air mauvais. Il écrasa sa clope dans le cendrier posé sur la table de nuit et souffla.

Puis il arriva, comme il était apparu alors qu'il couchait avec cette inconnue. Son visage, s'imprimant dans sa rétine à chaque fois qu'elle hurlait de plaisir. Sa voix qui raisonnait en écho dans sa tête et qui répétait inlassablement « Tommy », comme seul lui savait le faire. Il était toujours là depuis qu'ils s'étaient rencontrés ce fameux soir, il ne le quittait pas. Chaque fois qu'il prenait son pied ses cheveux blonds se manifestaient, son visage enfantin apparaissait parfaitement distinct. Comme s'il était vraiment là et que la fille qui se trouvait sous lui n'était qu'une illusion.

Elle pouvait être la plus belle de toutes les créatures, le coup le plus magique. Aucune n'arrivait à lui faire oublier le magnifique sourire de Newt. Newt qui depuis cinq mois maintenant faisait parti de ses plus proche amis. Newt qui était toujours là pour lui. Newt qui semblait si fragile mais qui ne l'était guère. Newt qui répandait toujours sagesse et douceur autour de lui. Newt, que Thomas avait l'impression de souiller par ses fantasmes pervers. Parce qu'il ne devait pas penser à lui de cette façon, il n'en avait pas le droit. Il était la lumière et lui les ténèbres, et il n'avait pas le droit de l'enfoncer dans ses abysses. Il ne pouvait pas.

- Tout va bien ? S'inquiéta sa conquête d'un soir

« Qu'est-ce que ça peut te faire ? » pensa Thomas

Le brun rouvrit les yeux et lui fit un sourire charmeur. Il se pencha vers elle et l'embrassa, elle agrippa sa nuque et approfondit le baiser. Il devait arrêter d'y penser, ne plus penser à Newt de cette façon. Alors, il caressa la chaire de cette jeune fille avec ses doigts, sa langue, il explora une deuxième fois chaque parcelle de son corps, se délectant de ses soupirs. Pourtant il le savait, il se manifesterai encore, il se manifestait toujours.

Thomas était au courant que s'il lui demandait, Newt accepterait de se donner à lui. Il connaissait les sentiments du blond pour lui, et ce depuis le premier jour, lorsqu'il avait indirectement avouer que Thomas lui plaisait. Mais c'était différent maintenant, le brun l'avait compris, il le savait. Il savait que son ami était tombé amoureux de lui. Un amour qu'il ne pourra jamais lui rendre, parce qu'il était Thomas. Son truc à lui c'était la baise, les coups d'un soir. Newt méritait mieux que ça, il était incroyable, il était parfait. Il méritait de connaître le véritable amour, celui là même que Thomas ne connaîtrait jamais. Parce que tout était trop noir en lui pour qu'il soit capable d'aimer de cette manière. L'amitié et la famille, il n'y avait que ça qui comptait dans son monde. L'amour était un luxe qu'il ne pouvait pas s'offrir. Il en était incapable.

Pourtant, il ne pouvait pas s'empêcher parfois de flirter avec lui. Caresser ses cheveux blonds, laisser sa main traîner sur sa cuisse. Lui adresser la parole d'une voix suave. Embrasser sa joue. Il adorait voir son ami rougir de gêne. Quelques fois il oubliait ses résolutions le temps d'un instant, et songeait à le faire sien. Mais sa conscience le rappelait à l'ordre. Sa conscience et Minho. L'asiatique ne supportait pas sa façon d'agir, il lui faisait comprendre clairement. Thomas avait encore les bleus de leurs dernière bagarre à ce sujet. Même s'il n'y avait pas vraiment lieu de se battre, après tout. Thomas pensait pareil, seulement il ne contrôlait pas ses désirs. Il voulait Newt c'était comme ça, s'il pouvait y changer quelque chose il le ferait. Chaque fois qu'il y pensait, il se dégoûtait un peu plus de lui même.

D'ailleurs était-ce vraiment du désir ou de la curiosité ? Parce que c'était la première fois, qu'un garçon l'attirait. La silhouette bien formée de la gente féminine lui avait toujours suffit jusque là. Alors pourquoi maintenant que Newt faisait partie de son monde, elles semblaient toutes fades les une à côté des autres ? Elles n'avaient pas cette aura de bienveillance que le brun se plaisait à ressentir. Elles n'avaient pas le pouvoir de lui faire ressentir ces milles sensations en même temps. Aucune n'était sa principale préoccupation. Elles n'étaient pas lui et c'était ça leurs défauts. Mais lui, ne devait surtout pas devenir elles. Surtout pas.

La solution serait de s'éloigner de lui de ne plus lui parler. Faire comme si ce n'était pas arriver, comme s'il n'existait pas. Comme si ça n'avait été qu'un rêve, une illusion créée par l'odeur de l'encens. La lumière n'aurait jamais du revenir ce soir là, ils auraient dû rester plongé dans l'obscurité, et Newt aurait du partir avant que Thomas ne puise le voir. Ça aurait dû se passer comme ça. Ils n'auraient jamais dû se rencontrer. Le brun avait essayé de l'ignorait pendant une semaine mais ça n'avait fait que renforcer son envie alors il avait vite fait d'abandonner. Puis ça avait rendu Newt triste et ça il ne le supportait pas. Pourtant, il lui brisait le cœur et ça il le savait.

Newt finissait tranquillement de ranger la maison, sa grand-mère était endormie sur son fauteuil, une couverture posée sur ses genoux. Le blond adorait la regardait dormir, elle semblait si apaisée dans ces moments, et il savait que beaucoup de problèmes la tourmentaient lorsqu'elle était éveillée. Depuis la mort de ses parents lors d'un crash d'avion, il n'avait pu compter que sur cette femme. Ils n'étaient que tous les deux dans cette demeure. Il fut un temps où ils n'étaient également que tous les deux sur cette planète aux yeux du blond. Un temps où personne d'autre n'importait à part elle. Parce que personne ne pouvait le comprendre mieux que sa grand mère. Elle l'avait élevé depuis l'âge de trois ans, l'avait consolé, l'avait engueulé, avait écouté ses peines. Elle était son pilier, son modèle. Il ne chérissait personne plus qu'il ne la chérissait elle.

Enfin, il ne chérissait personne comme il la chérissait plutôt. Parce qu'il y avait Thomas, qui depuis cinq mois le rendait de plus en plus faible. Il en était tombé amoureux, d'un claquement de doigt, c'était arrivé comme la pluie. Il s'était réveillé et tout avait changé, il ne le regardait plus de la même manière. Pourtant, il détestait ça, il détestait ça parce que Thomas était un salaud. Un de ses meilleurs amis mais un salaud quand même et ça tout le monde le savait, le concerné lui même le savait. Newt en avait marre, il en avait marre de ses réactions à chaque fois que l'autre se montrait trop entreprenant, il en avait marre de son cœur qui tambourinait contre sa poitrine. De son souffle qui se coupait lorsqu'il avait la malchance de voir le brun torse nu après un match.

De son rythme cardiaque qui se stoppait quand il souriait. Il était exalté de tout ça,. Il en avait marre d'espérer à chaque fois que son ami flirtait avec lui, pour ensuite être briser quand ce dernier racontait à quel point « la fille d'hier était super bonne ». Il n'en pouvait plus, la douleur était insoutenable et pourtant il continuait d'en rêver. De rêver de l'amour avec Thomas, du vrai. De leurs doigts qui s'entrelacent, de leurs lèvres qui se rencontrent. De mots doux et sincères, de romantisme et de partage. De promenades en amoureux, de regards aimants. De lui. Il espérait de tout son être un avenir impossible. Le caractère sombre et insolent du brun ne le repoussait point au contraire même. Mais non loin d'être un obstacle pour ses sentiments ce n'en était pas la cause première.

Parce que Thomas pouvait agir comme quelqu'un de bien et si on excluait l'amour il était indéniablement une bonne personne. Newt le voyait tout les jours. Quand Rachel pleurait et qu'il préférait passer son temps avec elle plutôt que de rester traîner avec ses potes. Quand il prenait la défense de ceux victimes d'intimidation au lycée. Quand il jouait sur le terrain et se donnait à fond pour son équipe. Quand il écoutait Newt lorsque ce dernier se sentait mal et qu'il avait besoin de se confier. Quand il n'était pas ce coureur de jupons. Quand il était son Tommy. Quand il lui donnait l'impression que ses espoirs n'étaient pas vain. Mais ça n'était que de l'espoir après tout.

Le blond, une fois le rangement terminer se décida à réveiller sa tutrice. Elle ouvrit difficilement les yeux et lui offrit un sourire chaleureux en le voyant. Sourire qu'il était le seul à recevoir et qu'il aimait tellement. Les yeux de sa grand-mère étaient vert émeraude, les plus beaux yeux de l'univers selon Newt. Cette femme était magnifique. Par son cœur, par sa présence, par son être entier. Elle était sa meilleure amie de toujours.

- Tu devrais peut être aller dans ta chambre mamie , lui conseilla Newt

- Mais non maintenant que je suis réveillée je vais lire un bon livre, il est encore trop tôt pour aller au lit, assura la vieille dame.

Le blond rit doucement avant d'indiquer l'horloge du doigt. Il était exactement 22h30, elle s'était endormie il y a de cela une heure. Elle n'avait pas la notion du temps lorsqu'elle était fatiguée, elle oubliait si on était le jour ou la nuit, ce trait de caractère s'était manifesté avec l'âge. Elle n'était plus la femme robuste et vigoureuse d'autre fois et ça Newt en avait conscience. Il savait qu'un jour elle ne serait plus là et que ce jour se rapprochait encore et encore à son plus grand malheur. Mais il ne voulait pas y penser, pour l'instant elle était là, elle était avec lui. Chaque rire, chaque sourire, chaque larme, chaque dispute, chaque moment auprès d'elle comptaient. Il l'aida à se lever et l'accompagna dans sa chambre, la borda et embrassa son front en guise de bonne nuit.

- Bonne nuit mon petit canard.

Newt sourit en sortant de la chambre et il décida qu'il allait dormir lui aussi. Il avait cours demain et un contrôle important. Il ouvrit la fenêtre de sa chambre pour fermer les volets, et le vit. Enfin, il vit sa voiture qui passait comme d'habitude par sa maison. Où est-ce qu'il était allé cette fois ? Newt n'en savait rien. Ce qu'il y avait fait, ça il s'en doutait. Il vit la vitre de l'automobile s'abaisser et Thomas lui faire signe de la main. Newt lui rendit son salut, ses lèvres s'étirant en un faux sourire. Il ferma les volets, la fenêtre et sauta dans son lit.

Il s'effondra.