So here we are, la partie 3. Alors Tsuishin c'est occupé de la correction donc si y a des fautes allait la taper elle! (3) En espérant que ce chapitre vous plaira.


Disclaimer: Vous connaissez la chanson non? James Dashner blablablablabla


-Mais putain Minho ! Laisse moi regarder ! s'écria Thomas.

C'était la pause du midi et encore une fois, le brun avait omit de faire ses exercices. Trop occupé à copuler avec une fille quelconque. Chose qu'il ne regrettait pas, parce qu'il avait prit son pied. Mais le problème était que si Janson remarquait qu'il avait une fois de plus délibérément négligé de faire ses devoirs, il prendrait cher.

L'enseignant avait été formel « Thomas si la prochaine fois tu manque encore de faire ton devoir, je préviendrais tes parents » et la prochaine fois, c'était cette fois. Thomas ne voulait aucunement que ses parents sachent qu'il bâclait ses cours. M. et Mme. Edison le voyaient comme un élève modèle, responsable et autonome. Fait totalement utopique mais cette confiance aveugle permettait à Thomas de ne pas être totalement étouffé sous l'emprise de ses parents.

Alors devant eux il faisait le gentil petit garçon. Très studieux et réfléchi. Thomas était doté d'un talent innée pour la parole, que se fût pour embobiner les filles qui finissaient par s'ouvrir « littéralement » à lui, ou pour converser de sujet quelconque. Il jouait donc de cette qualité pour amadouer le caractère naïf de ses géniteurs. Le brun culpabilisait un peu, juste un peu parce que ce n'était en rien dans sa nature de réfléchir aux conséquences. Mais il aimait ses parents. Alors ça lui travaillait légèrement l'esprit. Si jamais ces derniers apprenaient que l'attitude qu'il adoptait auprès d'eux n'était qu'un rôle créé pour pouvoir détourner un quelconque système d'éducation, il pouvait dire au revoir à sa liberté. Il croulerait sous un tas de punitions, un apprentissage intensive de toutes les matières qu'il apprenait au lycée. Même si ça s'avérerait complètement inutile, parce que Thomas était un génie.

Il bâclait certes la plupart de ses obligations en tant qu'étudiant, en revanche il s'en sortait toujours avec une très bonne note, ce qui agaçait la plupart de ses instituteurs. Plus particulièrement Janson -nommé face de rat par Minho- qui se donnerait à cœur joie de le descendre à terre. Au sens propre comme figuré. On distinguait bien dans les yeux du professeur l'envie irrépressible d'exterminer cet adolescent. Le brun adorait en jouer, il avait toujours une réplique insolente à l'encontre de son professeur. Ce genre de remarques subtiles et recherchées pour lui rappeler que son enseignement lui était complètement futile.

Thomas adorait mettre son professeur à bout, le voir craquer sous la pression et ainsi perdre son calme devant tous ses élèves. Leur relation plus que houleuse était connue de tout l'établissement et, au plus grand damne de l'enseignant, cette situation ne faisait qu'accroître sa popularité. Il détestait Thomas et rêvait chaque heure de son existence de découvrir comment le détruire, c'était connu de tout le monde. Tout le monde le savait, Thomas le savait, et il savait également que si cette face de rat appelait ses parents, il ne se gênerait pas pour raconter à quel point leur fils était loin du garçon parfait qu'ils croyaient avoir élevés.

Parfois, le brun se demandait pourquoi Janson ne se contentait pas d'appeler ses parents chaque fois qu'il le mettait en rogne. Parce que des motifs, il n'en manquait pas, au final il en avait conclu que son professeur était juste con. Un con qui allait nuire à sa réputation s'il ne rendait pas ce stupide devoir. Alors il s'acharnait comme il pouvait pour que Minho le laisse recopier sur lui.

-Non, j'ai pas envie ! Pourquoi tu recopie pas sur ta sœur ?

-Parce que j'ai pas envie de lui prêter. répondit Rachel

La jeune fille assise juste à côté de son frère, lisait un roman policier. Ses longs cheveux lisses et noires attachées en une queue de cheval haute, que la légère brise faisait virevolter magnifiquement. Ses yeux noisettes aux éclats dorées étaient surmontés d'une paire de lunettes noires aux bordures épaisses. Elle était presque aussi grande que son frère et avec des talons de 10 centimètres, ils faisaient la même taille.

Son jumeau, lui avait de ce fait formellement interdit de dépasser ces 10 centimètres « hors de question que tu sois plus grande que moi » avait-il annoncé un jour alors qu'elle le dépassait d'au moins 5 centimètres. La plus grosse honte de tout les temps, selon le brun.

Mentalement ? Rachel était toujours très stricte, la droiture même. Elle ne manquait jamais un cours et s'arrangeait toujours pour avoir les meilleurs notes et les meilleures appréciations. Contrairement à son jumeau, elle n'avait pas la faculté d'être un génie, au contraire elle rencontrait toujours beaucoup de difficultés. Alors elle s'acharnait dans ses révisions et ses devoirs. Parce que contrairement à son frère, elle se souciait de son avenir. Elle tentait parfois de le raisonner, de lui dire qu'il devait arrêter ses conneries. De lui faire comprendre que la vie ne se résumait pas à s'immiscer entre les cuisses de toutes les filles de l'univers, qu'il y avait bien plus que cela. Mais parler à Thomas s'apparentait à parler à Grigri. Grigri avait été l'ami imaginaire de Rachel et aussi loin qu'elle s'en souvienne, il n'avait jamais été très réceptif.

Enfin c'est ce que Rachel déduisait du silence obstiné de son ex compagnon. A bien y réfléchir, la brune se demandait s'il avait vraiment été son ami. Elle referma son livre - le brouhaha incessant de la cours l'empêchant de se concentrer pleinement sur sa lecture- et risqua un regard de côté pour voir ce que fabriquaient les deux garçons. La brune passait toujours la pause du midi en leur compagnie, la présence de son frère lui prodiguant un sentiment de sécurité. Souvent, elle était témoin malgré elle, de scènes assez gênantes. Un peu comme maintenant, un Thomas complètement avachi sur Minho, ce dernier tentant tant bien que mal de cacher son sac de cours.

Mais il allait céder et ça Rachel comme Thomas le savait. Parce que le brun savait se montrer très persuasif. Avec les filles il fonctionnait avec son charme et avec Minho c'était plus...physique ? Restait à définir quelle genre de persuasion consistait à écraser son meilleur ami. Cependant cette fois ci l'asiatique semblait plus tenace qu'habituellement. Au grand désespoir de Thomas qui avait vraiment besoin de ces notes.

-Aller Minho prête ta feuille ! Tu sais que je suis foutu si je fais pas cet exercice.

-T'es un génie ! Je suis sûr que tu peux faire ça en deux minutes. répliqua Minho

-Mais on a que cinq minutes avant le reprise des cours !

-Bah voilà ça te laisse trois minutes de relecture !

-Minho fais pas faire caca !

-C'est toi qui fais chier !

-Non c'est toi !J'ai la diarrhée à cause de toi !

-Ah ouais beh toi t'es qu'un putain de laxatif !

Ils continuèrent de s'insulter mutuellement de déclencheur à excrément jusqu'à ce que pour le grand malheur du brun la sonnerie retentisse. Maudit soit Minho, il était dans la merde la plus total. Plus besoin d'aucun laxatif, ça sentait le caca à plein nez. Il se pinça l'arête du nez, réfléchissant à une dernière solution. Plusieurs plans se formèrent dans sa tête, certains si farfelus qu'il se mit à rire tout seul sous les regards éberlués de sa jumelle et de son meilleur ami. Si toutefois il pouvait encore le nommer ainsi, le misérable traître. Finalement il opta pour un classique.

-Bon beh je suis malade je vais à l'infirmerie.

Affabulation total, mais dernière alternative qu'il possédait. Alors il se dirigea vers le bureau de l'infirmière tandis que les deux autres s'orientaient en direction du labo. Il n'aurait qu'à utiliser ses atouts masculins pour rester le plus longtemps possible. S'il fallait se la taper, il le ferait, elle avait dans la vingtaine après tout et possédait un corps de rêve.

Blonde, la poitrine voluptueuse, des yeux bleus et des lèvres pulpeuses, le fantasme de l'infirmière par excellence. Ouais définitivement si Thomas avait l'occasion de coucher avec elle, il le ferait sans aucun remord. Il avança donc dans les couloirs, la démarche nonchalante un sourire en coin pour les filles qui le croisaient. Il s'amusait à les catégoriser en trois groupes. Celles qu'il s'était faites, celles qu'il allait se faire ou celles qu'il ne se ferait jamais. Dans cette section hormis sa sœur, il y avait les filles trop coincées, les moches et les filles en couple. Enfin à condition de savoir que c'était le cas, si certaines filles voulait tromper leur mec avec lui, il n'en avait cure.

Parmi les filles en couple il y avait Sonya, petite amie de son meilleur ami et meilleure amie de Rachel. Même si tout menait à penser que les deux s'entendaient bien ce n'était pas du tout le cas. Sonya ne pouvait pas blairer Thomas à cause de son comportement. Elle lui reprochait d'avoir anéanti la plupart de ses amies avec son attitude de nymphomane et de créer des conflits.

Avec réflexion, Thomas l'approuvait totalement, il savait que parmi les filles avec qui il couchait, certaines l'appréciaient particulièrement. Mais aucune ne l'aimait vraiment, elles étaient seulement attachées à l'image du mauvais garçon qu'il renvoyait et à l'image de ce qu'il pourrait devenir dans les bras de l'une d'entre elles. Tout ce qu'elles souhaitaient, c'était devenir l'héroïne de ce genre d'histoire où le bad boy s'arrangeait sous l'influence d'une idylle amoureuse. Elles ne connaissaient rien de Thomas.

Au final elles voulaient autant profiter de lui que lui pouvait profiter d'elles et ça rendait son comportement exécrable plus acceptable à ses propres yeux. Sonya pouvait lui faire tous les reproches du monde, il se sentait parfaitement bien dans ses pompes. Lui ne détestait pas la jolie blonde, mais elle mettait tellement d'honneur à toujours le critiquer, qu'il avait du mal à l'apprécier. Alors ils s'arrangeaient pour ne jamais être au même endroit et avec Minho et Rachel comme amis communs, ce n'était pas souvent aisé.

Si Sonya et Janson faisaient équipe, il serait mort il y a bien longtemps, enterré ou incinéré, il n'avait pas encore fait son choix à ce sujet. Pourtant la mort il y pensait chaque jour, parce qu'elle ne frappait pas avant d'entrer, et que chacun de ses souffles l'amenait inévitablement vers le dernier. « La vie est trop courte pour... » Toute la panoplie de citations débutant par ces mots définissait Thomas.

Agir, ne pas penser, parce qu'à trop penser, on finissait par en oublier de vivre. Mourir sans avoir vécu serait la pire de toutes les morts à ses yeux, elle rendrait son existence sur terre inutile. Le brun continuait de marcher, les mains dans les poches, songeant à la partie de jambes en l'air qui l'attendait à quelques pas. Mais quelque chose le stoppa dans ses pensées et dans ses pas. Newt assis par terre, les jambes repliées contre son torse et le dos adossé contre le mur. Son corps était secoué de spasmes.

Ne supportant pas de voir son ami aussi mal, le brun s'accroupit devant lui. Il posa une main sur son épaule, Newt releva la tête et fixa ses yeux embués de larmes dans le regard soucieux de Thomas. Le brun sentit son cœur se serrer, voir le garçon aussi malheureux l'attrista terriblement. Il se mit à genoux, ne tenant plus en équilibre et passa une main dans les mèches blondes du jeune homme.

-Newt ? Parle moi. Qu'est-ce qu'il y a. ? Que s'est-il passé ?

Le blond regarda autour de lui et Thomas se rendit compte que certains élèves s'étaient stoppés pour les écouter. Toujours à l'affût de commérages comme à leurs habitudes. Le brun maudit chacun d'entre eux intérieurement, Newt n'était pas une bête de foire et il ne supportait pas qu'on l'étouffe de cette manière. Il lança un regard noir à tous les élèves qui formaient un demi-cercles autour d'eux, ce qui fit déguerpir les plus intelligents. Malencontreusement les plus intelligents, ça ne comportaient qu'une infime partie de ces individus.

-Bordel de merde. jura-t-il entre ses dents

Il attrapa Newt par le poignet et l'emmena dans une salle de classe vide. Il se retourna vers le blond qui était au milieu de la classe et n'osait pas faire le moindre geste. Il semblait totalement perdu et Thomas s'approcha de lui, très inquiet. Pas plus tard que ce matin, son ami était tout souriant et plein de joie. Alors qu'est-ce qui avait pu effacer son sourire si communicatif ?

Quel événement avait pu le rendre aussi dévasté. Thomas voulait savoir, il devait savoir pour être en mesure de lui venir en aide. Parce que chaque goutte qui venait mouiller le visage du blond, chacune d'entre elles, brisait quelque chose en lui.

-Newt..

Newt resta résolument muet, il ne voulait pas le dire. L'énoncer à haute voix lui était impossible. Ce matin encore son monde tournait sous un ciel bleu clair et magnifique. Ce matin encore, les rayons du soleils éclairaient son visage pour le baigner dans sa lumière protectrice. Ce matin encore, la brise caressait sa joue d'un geste maternelle. Ce matin encore son monde était en vie. Alors non, il se tairait, il nierait la vérité, le destin irrévocable qui venait de l'anéantir. Pour le plonger dans l'obscurité oppressante. Thomas essuya une larme sur sa joue et caressa sa peau, le blond ferma les yeux. La présence du brun lui apportait un léger réconfort alors il se cala dans ses bras, sanglotant toujours autant. Il s'agrippa aux tissus de son haut et le serra de toutes ses forces. Il ne voulait pas qu'il parte. Jamais.

-Tu vas mieux ? questionna Thomas contre son cou

Il expira grandement et d'une traite raconta la raison de ses pleures.

-On vient de m'appeler, Tommy. L'hôpital, ils ont dit qu'ils ont fait tout ce qu'ils ont pu. Mais elle est morte Tommy. Ma grand-mère est morte ! J'ai plus personne !

Thomas ne dit rien, il resserra son étreinte et enfoui son visage dans son cou. L'une de ses mains tapotait doucement son dos, dans un rythme régulier qui apaisa le blond. Il était orphelin complètement orphelin. Après ses parents voilà que la seule personne qui avait prit soin de lui, après cet événement tragique, venait de le quitter.

Newt savait que ça arriverait, car chaque jour il était confronté au temps qui affaiblissait le corps autrefois si robuste de sa mère d'adoption. Mais il pensait avoir plus de temps, plus d'instants à partager, plus d'amour à donner et à recevoir. Il avait l'impression de ne pas lui avoir dit tous ce qu'il ressentait à son égard.

Que certains « je t'aime » manquaient.

Il se sentait plus vide et incomplet que jamais. Thomas rompit leurs étreinte et Newt faillit lui crier de ne pas s'en aller, de ne pas l'abandonner. De rester avec lui pour toujours. Mais le brun resta là, il prit son visage dans ses mains et lui sourit tristement. Ses yeux brillaient, Thomas connaissait sa grand-mère. Elle aimait beaucoup le brun et son humour quelque peu maladroit- oh bien sûr elle ignorait tout de ce côté obscure qui l'habitait- et il savait que le brun vouait un grand respect à la vieille dame et qu'il pouvait le comprendre.

Pas totalement, personne ne pouvait entièrement le comprendre. Mais il était là et sa présence était ce dont Newt avait le plus besoin. En ce moment même elle lui était vital. Thomas lui était vital.

-T'es pas tout seul Newt et tu ne le seras jamais. Tant que je serais là. Il y aura toujours quelqu'un pour toi et je te promet d'être là pendant très longtemps. Tu sais... je ne peux pas te dire que tout va bien parce que là tout de suite moi même je n'y crois pas. Et tu vas pleurer, tu vas être tellement triste que parfois t'aura envie de ne plus exister. Tu en voudras à la terre entière, à toi, à moi, à n'importe qui. Chaque jour, chaque heure, chaque minute, chaque seconde son manque se fera ressentir plus grandement. Mais un jour ça ira, parce que t'auras fais ton deuil. Ton sourire réapparaîtra sur ta bouille d'ange, tu recommencera à rire, tu vivra pour rendre honneur à son souvenir. Tu seras heureux. Je ferais tout mon possible pour que ça arrive. Jamais je ne te laisserai tout seul.

Le cœur de Newt battait frénétiquement contre sa poitrine, sans vraiment avoir conscience de son acte, il agrippa les cheveux bruns de Thomas et aplatit ses lèvres contre les siennes. Le garçon empoigna ses hanches, lui arrachant un soupir dont le brun profita pour faire rencontrer leurs langues. Les lèvres de Thomas il en rêvait depuis tellement longtemps et aujourd'hui, il s'accrochait à elles comme à une bouée de sauvetage. Le baiser avait cette consonance de désespoir et à travers celui ci tous les sentiments de Newt fusaient. Un torrent d'émotions le submergeait et ses larmes avaient redoublées. Elles donnaient un goût salées au baiser . Seulement, la conscience de Newt, finit par le rattraper. Elle apparue dans un recoin de sa tête, comme un avertissement et il se retira pour s'enfuir loin. Loin de la salle de classe, loin de Thomas.


Fin de l'histoire!
Non je déconne on se dit à la prochaine fois! Much love! 3