Voilà pour la partie 4, j'avoue avoir eu du mal à l'écrire, je viens tout juste de la terminer. J'espère vous satisfaire.

Disclaimer: les personnages sont toujours à James, cet assassin.


Quand Newt s'enfuit en courant de la salle, Thomas resta un instant en transe. Comme en hypnose, le souvenir de leurs baiser encore fraîchement présent sur ses lèvres. On ne l'avait jamais embrassé de cette manière, comme une nécessité. Le désespoir, la détresse, le besoin immensurable de s'accrocher. Les lèvres de Newt étaient divines même assaisonnée par ses pleurs. Mais ce baiser, si désespéré, il l'avait haï. Il n'avait pas pu le repousser, c'était comme un automatisme, comme si ses lèvres n'avaient pas pu quitter celles du blond. Tout un brasier l'avait consumé, le brûlant de toute part. Une voix dans sa tête lui avait crié de le repousser, qu'ils ne devaient pas faire ça. Qu'il n'avait pas le droit de profité du chagrin de Newt, que le blond ne se rendait pas compte de ce qu'il faisait. Mais c'était vain, parce que la flamme qui se propageait dans tout son corps avait finit par griller sa raison. Il n'y avait plus eu que Newt, ses lèvres si douces et un brin salées à cause de ses larmes. Juste lui et ce vaste incendie jusqu'à ce que tout se stop. Newt était parti sans un mot, s'enfuyant loin de lui.

Thomas sortit peu à peu de sa léthargie, la respiration saccadée. Il posa un regard sur ses mains, elles tremblaient. Ou alors c'était ses yeux qui divaguaient, il n'en savait rien. Il passa ses doigts trémulant sur ses tempes et jura. Parce que si Newt ne s'était pas enfuit qui sait ce qui aurait pu advenir. Oh lui, il savait, parce qu'il était un prédateur toujours assoiffé de chair, une soif que rien ne pouvait étancher. Il aurait fait la plus grosse des conneries, il aurait profité de Newt. À cette pensée il eu envie de vomir. Il se dégoûtait. Pas de désirer Newt mais de le désirer dans un moment pareil. Il devait s'en aller de cette salle, il devait se sortir ce blond de la tête. Juste le temps d'un instant. Il devait l'oublier un moment, seulement un moment parce qu'il lui avait promis qu'il serait là. Thomas ne brisait jamais ses promesses mais il ne pouvait pas approcher Newt pour l'instant. Pas maintenant.

Il se dirigea d'un pas décidé dans les couloirs, et avança avec précipitation dans l'allée vide jusqu'à arriver devant la porte de l'infirmerie. Il toqua avec frénésie sur le bois. Priant pour qu'elle ne soit pas occupé. Le mot « entrez » lui parvint jusqu'aux oreilles et il rentra en refermant la porte d'un coup sec.

L'infirmière était assise sur son fauteuil, des lunettes sur le bout de son nez, elle lisait des documents sur... Thomas n'en savait rien et il s'en fichait pas mal. Ses yeux naviguèrent sur son décolleté et sa poitrine qui se soulevait au rythme de sa respiration régulière.

-Thomas ? Tu ne te sens pas bien ? demanda la blonde en se levant.

-Définitivement pas. répondit le brun

Il s'approcha d'elle et l'embrassa à pleine bouche. Elle émit une exclamation de surprise et il en profita pour introduire sa langue. La jeune femme finit par sortir de sa torpeur et passa ses bras autour de son cou. Le brun sourit contre ses lèvres, elle ne le repoussait pas. C'était prémédité, personne ne lui résistait. Ils durent se séparer au bout de quelques secondes pour reprendre leur souffle et Thomas déposa ses lèvres dans le cou fin de sa proie. Il l'entendit soupirer, visiblement ça l'a rendait toute chose. Il descendit sa main droite le long de son dos avec lenteur la sentant se crisper sous ses doigts puis agrippa sa fesse avec force lui arrachant un cri aigu. Il dévia ses doigt sur ses hanches, puis caressa son bas ventre en abaissant de plus en plus sa main.

Newt criait dans le salon. Il criait à s'en arracher les cordes vocales. Il hurlait si fort qu'il ne pouvait même plus s'entendre. Il voulait que tout s'arrête, que le monde cesse de tourner, parce qu'il ne pouvait pas tourner. Pas comme ça. Rien n'allait, tout était noir. Trop noir pour lui, il voulait sortir de cet enfer. Il devait sortir. Les larmes avaient cessé de dévaler ses joues, il ne pleurait plus. Il criait seulement, comme un demeuré. Il cassait tout ce qu'il trouvait sur son passage. Des tasses, des vases, des décorations. Des souvenirs. Il les brisaient avec hystérie, chacun d'eux. Du sang coulait sur ses mains écorchées par les morceaux de verres mais il s'en moquait. Il fallait tout détruire. Il n'en voulait pas de ces objets. Les souvenirs accentuaient la peine, ils ne l'atténuaient pas. Toutes ces babioles, elles s'étaient muent en un couteau immense qu'on lui plantait dans le coeur. La lame s'enfonçait douloureusement dans sa poitrine et l'empêchait de respirer convenablement. Depuis qu'on l'avait appelé, il avait l'impression de mourir à petit feu.

Il était passé par l'hôpital avant de rentrer, pour lui dire au revoir avant qu'on la débranche. C'était son choix à elle. Elle avait souhaité qu'on l'a débranche si quelque chose n'allait pas et il la détestait pour ça. Parce qu'on l'avait débranché lui aussi. Il n'avait pas pu lui dire adieu, pas avec des mots. Il avait simplement tenu sa main avec force jusqu'à ce que les machines s'éteignent. Une minute après elle était morte. Morte.

Cette vérité le frappa à nouveau alors qu'il regardait ses mains lacérées. Il ne criait plus, il n'en avait plus la force. Il fixa ses doigts ensanglantés, se sentant perdre les pédales.

-Newt ?

Le blond releva la tête vers Minho. L'asiatique avait une mine soucieuse, qu'il n'arborait que très rarement. Il était sans doute au courant, Thomas avait du lui raconter. Newt eu un pincement au coeur en songeant au brun. Il se remémora les événements de l'après midi. Il se demanda si la promesse de son ami tenait toujours. Après ce qu'il avait fait, Newt ne se formaliserait pas si il s'éloignait. D'un côté, il espérait que ce soit le cas. Il ne se sentait pas d'attaque à affronter Thomas.

Il secoua la tête, le chassant de ses pensées, Thomas n'était qu'un problème mineur aujourd'hui. Son importance réduit à presque rien par la disparition de sa grand-mère. Il n'avait pas le droit de se sentir mal par rapport au brun et l'amour à sens unique qu'il éprouvait pour lui. Pas alors qu'il venait de perdre son repère, c'était trop égoïste.

-Salut mec. répondit le blond avec un sourire fou. Qu'est-ce qui t'amène chez moi ?

Minho s'approcha doucement, il saisit son poignet et l'attira doucement contre lui. Il le serra de toute ces forces mais Newt ne réagit pas. Ses bras pendaient le long de son corps comme s'il était fais de caoutchouc. Cependant, l'asiatique ne le lâcha pas, lui répétant inlassablement qu'il était là. Qu'il ne le laisserait pas tout seul.

Aussi loin qu'il pouvait remonter dans ses souvenirs, il avait toujours connu Newt. Il se souvenait du petit garçon de 3 ans tenant la main d'une belle jeune femme aux longs cheveux blonds. Il se souvenait de l'immense sourire peint sur son visage, et de ses yeux pleins d'adoration pour sa mère. Ce qu'elle était belle. Minho ne l'oublierait jamais. La beauté angélique de Mme Isaac. Elle dégageait une aura chaleureuse qui semblait la protéger elle et son fils de la noirceur du monde. Un soleil étincelant que l'obscurité ne pouvait éclipser. La première fois que Minho l'avait vu lâcher la main de son fils, incitant ce dernier à s'amuser avec les autres enfants du parc. Le sourire de Newt avait instantanément disparu. Le petit garçon s'était agité dans tous les sens en pleurant, jusqu'à ce que sa mère le prenne dans ses bras. Le berçant tout doucement et lui murmurant qu'elle ne partait pas. Qu'elle serait toujours là. Minho avait beau être jeune à ce moment là, il s'en souvenait. Il se souvenait de l'amour inconditionnel que Newt portait à sa mère. Deux mois plus tard le drame s'était produit. L'ange avait rejoint le ciel, Newt avait perdu ses deux parents. Son père, il ne l'avait jamais rencontré, il l'avait seulement aperçu sur des photos. Sa beauté n'égalait pas celle de sa femme mais le regard qu'il portait sur son épouse et son gamin sur chacun de ses clichés. Ce regard, c'était celui là même que les parents de Minho lui accordaient depuis toujours. Ce regard qui disait « tu es mon plus beau trésor ». Oh oui les parents de Newt étaient incroyables, et leurs disparitions fut tragique même si le blond n'était alors âgé que de 3 ans. Du petit gamin souriant, il était devenu un garçon maussade et fermé. Excluant toute demande d'amitié, le coeur obscurcit par la tristesse. Ses yeux noir comme les ténèbres étaient devenu le reflet de sa nouvelle existence. C'était injuste pour un enfant, s'était dit Minho en l'observant dans la cours de récrée de la maternel. Éloignés de tous les autres, si loin de tous les rires, de tous les cris d'amusements. Si loin des enfants qu'y étaient eux, joyeux et naïfs, inconscients de ce que pouvait être le véritable malheur. Pourtant, Newt avait finit remonter la pente, il n'était jamais redevenu le petit garçon d'autre fois, le départ de ses géniteurs l'ayant complètement changé. Mais son sourire était réapparu et au fil du temps Minho avait compris, il avait compris que la personne qui avait réussi à rendre Newt de nouveau heureux c'était celle qui avait remplacé ses parents dans leurs rôles de tuteurs.

La mère de sa mère, créatrice de l'ange. Elle même doté de cette beauté que sa propre fille avait emporté jusqu'au cercueil. Elle était la sauveuse, l'héroïne qui avait secourut Newt. Les jours étaient passés et le blond avait finalement brisé la barrière qu'il s'était construit, acceptant les mains qu'on lui tendait. La première fois que l'asiatique avait serré ses petits doigts dans les siens, il s'était promit qu'ils seraient inséparables. Sauf qu'il avait faillit à sa promesse, il l'avait abandonné pendant un temps, un long moment. Si Thomas ne l'avait pas hasardeusement rencontrés, ils n'auraient pas recrées ce lien d'autrefois. Dire qu'il s'en voulait était un euphémisme. Il se détestait pour ça. Alors depuis ce jour où Thomas les avait réunis tout les trois, il s'était fait le serment de le préserver contre toute forme d'orage. Allant même jusqu'à risquer son amitié avec le brun, trop séducteur et manipulateur envers le blond.

Minho sentit son ami trembler contre lui, il se demanda un instant s'il pleurait avant de réaliser que non. Newt riait comme un déjanté dans ses bras et c'était pire que s'il pleurait. En temps normal l'asiatique aurait rit parce qu'entendre quelqu'un rire le faisait irrémédiablement s'esclaffer. Pas cette fois ci. Il caressa les cheveux blonds de son ami, attendant qu'il se calme. Newt continuait de rire, comme s'il avait vu quelqu'un s'étaler par terre.

- Minho tu ne sais pas quoi ? s'esclaffa le blond. J'ai embrassé Tommy ! Il m'a dit à peu près la même chose que toi et pouf ! Hahahaha si si c'est vrai je te jure hahahaha

Et ses rires redoublèrent de plus belle jusqu'à ce que l'un deux se transforme en sanglot suivit de tous les autres. Alors Minho resserra un peu plus son étreinte tandis que le blond laissait évacuer toute sa peine. Il n'en avait pas finit de pleurer, c'était certain. Ils le savaient tout les deux, Newt était de nature sensible, rendu fragile par la mort de ses parents. Il lui était impossible d'encaisser le choc. Mais après tout qui pouvait prétendre s'en sortir face à la douleur d'une perte ?

Minho songea à Thomas, espérant qu'il n'abandonne pas leur ami à cause d'un baiser. Sinon il devrait lui en toucher deux mots, ou et quelques points. Newt avait besoin d'eux et seul il lui était impossible de l'aider. Mais surtout il savait que seul Thomas pouvait lui rendre son sourire. Il connaissait assez les deux garçons pour savoir ce qu'ils ressentaient l'un et l'autre. Pour le blond c'était aisé, contrairement au temps où ils étaient enfants, il n'avait plus cette faculté de pouvoir cacher ses sentiments. Contrairement à Thomas qui lui savait parfaitement masquer ses émotions. Sauf que Minho le sentait, il le voyait que le brun aussi tombait amoureux de Newt.


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