Voilà l'avant dernière partie! Genre je me rends compte que j'ai presque terminé, j'ai l'idée pour le prochain chapitre donc ça devrait pas tarder. Je sais pas ce qui m'arrive, pourquoi je suis aussi inspiré ces temps ci. Mais on va pas s'en plaindre pas vrai. C'est que de la description dans ce chapitre, il n'y a aucun dialogue haha. C'est juste histoire de voir comment les deux personnages ont évolué. Il est plutôt cours mais je ne me voyais pas en écrire d'avantages. J'espère que vous apprécierais, j'ai vraiment hésité à le publier ce petit là!

Disclaimer: comme d'habitude je ne suis propriétaire que de mes quelques fautes. Le plus important va à James Dashner.


8 mois plus tard

Un vent frais soufflait sur la ville, faisant danser le feuillage des arbres. Les nuages dans le ciel dessinaient d'étranges formes, laissant aux enfants le loisir de faire leurs propres interprétations. Là où une petite fille voyait un oiseau, son frère apercevait Peter Pan. Les rayons du soleil transparaissaient derrière les cumulus, éclairant le jour de son halo immense. Sur le goudron des routes, se creusaient de petites flaques d'eau, trace d'une pluie récente. Un arc-en-ciel traversait les airs, ses belles couleurs émerveillant les passants qui osaient levés la tête vers le haut. Newt observait se demandant si, dans la mesure où il le suivrait, il finirait par trouver un chaudron plein d'or.

Adossé au bord de sa fenêtre, il profitait de la brise rafraîchissante de cette merveilleuse journée. Sa rue était calme, et vide de conversation. Il regardait les voitures passées en en guettant une en particulier. Thomas, était partit pendant 2 mois en vacances avec sa famille. Il avait proposé à Newt de venir mais le blond avait décliné l'offre. La famille Edison l'avait beaucoup aidé durant ces 6 mois. Le laissant dormir chez eux pour l'éloigner de la solitude, ou laissant Thomas ou Rachel dormir chez lui lorsqu'il ne voulait pas quitter sa maison.

Rachel, c'était cette personne concernée par autrui et humble, empathique, et combatif surtout.

Elle avait énormément de faiblesses et manquait de cette assurance propre à son jumeau. Pourtant, elle était aussi belle que lui, seulement trop timide et peu confiante pour le voir. Newt l'aimait beaucoup. Parce qu'elle était simple, sans aucun chichi.

Elle sortait avec Aris depuis peu. Aris était l'un des amis les plus proches de Newt et sans doute le garçon le plus étrange qui lui eut été de rencontrer. Il se dégageait de ce jeune homme, quelque chose de singulier.

Un garçon évasif, rêveur, qui de temps à autre parlait avec un sérieux déconcertant. Newt adorait discuter avec lui, parce qu'il savait qu'il pouvait dire n'importe quoi, il n'y aurait aucun jugement. Il lui racontait tout, ses ressentis, ses appréhensions. Chaque jour lorsqu'il allait mieux, il en avait parlé avec le garçon. Et chaque jour quand il tombait plus amoureux de Thomas et qu'il voulait crier son amour, il ne cessait de le répéter à son ami. Parce qu'il ne disait rien, il se contentait de l'écouter, d'être présent. Rachel et lui, c'était un couple des plus merveilleux. Un amour insoupçonné, une relation assez discrète. Mais une idylle sincère et fidèle. Ils s'aimaient à crever.

Le blond souffla. Autour de lui tout le monde semblait avoir trouvé ce bonheur si particulier. Il n'était pas malheureux loin de là. Enfin, il n'était plus malheureux. On avait énormément fait pour lui. Tant de personnes avaient été présente. Minho, Sonya, Aris Rachel et Thomas.

Thomas qui était resté avec lui bien plus longtemps que les autres, laissant de côté ses conquêtes d'un soir. Newt lui en était reconnaissant et quelque part, il en tirait une certaine satisfaction. Parce qu'il se savait désormais plus important que toutes ces filles, il se sentait valorisé. Ils avaient parlé du baiser, furtivement seulement.

Alors qu'ils étaient plongés dans le noir emmitouflé dans une couverture. Newt avait chuchoté « j'en avais envie ». Il n'y avait pas eu d'allusion direct et le blond ne savait pas si Thomas avait compris le sens de ses propos. Le brun s'était seulement contenté de balbutier quelque chose d'incompréhensible.

Au début, le ténébreux avait dormit sur le sol froid du parquet de la chambre de Newt et même lorsque l'anglais venait chez les Edison, il lui laissait le confort de son lit. Puis au fur et à mesure, ils avaient fini par partager tous les deux le même lit. Ça s'était fait de manière naturelle, et c'était devenu une habitude à laquelle ils étaient devenus accro. La relation qu'il entretenait depuis des mois avec Thomas était des plus ambiguës. Combien de fois leurs lèvres avaient faillit se frôler à nouveau ? Il ne saurait le dire. Il avait apprit à ses dépends qu'il ne laissait pas le brun indifférent. Mais Thomas était-il seulement conscient de ce qu'il ressentait ? Ça, Newt en doutait fort. Le jeune homme dont il était épris n'était pas des plus vif d'esprit.

Sa grand-mère lui manquait encore, mais la douleur était moins présente. Elle avait laissé place à un sentiment d'espoir et chaque jour c'était pour elle que Newt souriait. Pour elle et pour lui. Parce qu'il méritait d'être heureux, qu'elle s'était battu férocement pour qu'il soit épanouit et aujourd'hui il l'était. Il travaillait dans une petite librairie, entouré de livres. Les histoires, Newt en était presque aussi amoureux que Thomas. Elles étaient sa source de délivrance, le meilleur moyen de s'envoler loin de ce monde, parfois trop morne, trop fade. Il avait beaucoup lu durant ces deux mois de vacances. Ses autres amis également étaient partis en voyage et tous l'avaient invité au préalable. Mais il avait décidé que ces huit semaines seraient un test.

Une épreuve pour s'assurer qu'il pouvait se prendre en charge, sourire à la vie sans qu'on ne lui demande. Et il y était parvenu, il avait passé des semaines à se consacrer à lui même. Se gavant de sucreries à en faire pâlir un dentiste. Se promenant le jour, un sourire confiant sur les lèvres, parce qu'il avait confiance en la vie. Aujourd'hui, il savait que le bonheur avait sa place dans chaque existence, comme le malheur, comme l'amertume et le désespoir.

Les sentiments positifs aussi finissaient par se manifester. Il suffisait d'apprécier le moindre instant de bonheur. « Il en faut peu pour être heureux » Newt comprenait aujourd'hui à quel point c'était vrai. Les peines qu'il avait enduré n'était pas moindres, et elles l'avaient empêcher trop longtemps de se rendre compte de l'allégresse qui l'entourait. Mais il avait finit par apercevoir la mince lumière qui s'échappait de son monde pour finalement bannir l'obscurité que Newt craignait tant. Il détestait toujours autant le noir mais il le trouvait moins destructeur à présent. Parce qu'il se sentait capable de combattre. Il pouvait rivaliser contre l'obscurité.

La route semblait infinie, alors que le brun regardait par dessus le tableau de bord. Son père qui conduisait à ses côtés tapotait joyeusement le volant de ses doigts. Il était infatigable, depuis déjà bien des heures qu'ils roulaient, pas une once de fatigue ne l'avait envahit. Thomas s'était toujours accordé à dire qu'il avait le père le plus énergique de la terre entière, si opposé au reste de la famille. Sa mère dormait à l'arrière avec Rachel, leurs ronflements venant accompagner le bruit du moteur.

Il se demandait s'il ronflait lui aussi . On ne lui avait jamais reproché alors il se disait que ce n'était pas le cas ou que ça n'était pas dérangeant. D'ailleurs, il n'était pas gêné par le bruit que faisaient les deux femmes de sa vie à l'arrière. Elles n'égalaient pas le bruit du moteur. La petite famille venaient de passer des vacances à la mer chez le frère de Mme Edison. Thomas avait pu voir son adorable cousin, le petit Chuck, 13 ans. Ce qu'il adorait ce garçon, même s'il l'exaspérait souvent à parler sans arrêt. Chuck avait les cheveux bouclés, un visage et un ventre rond, des yeux rieurs. Il était la cible de bien de moqueries à cause de sa corpulence et il éloignait les mauvaises critiques de sa gentillesse infinie.

Caractéristique qu'il partageait avec Rachel. Thomas était plus dur, plus rancunier. Si on l'attaquait, il ripostait avec un niveau supérieur. Il n'était pas doté de cette patience, de ce calme qui habitait sa sœur et son cousin.

Pour lui, la moindre agression méritait une punition. Lorsque Thomas avait demandé à Chuck pourquoi il réagissait aussi naïvement face aux insultes, le bouclés avait simplement répondu « Si j'en avais quelque choses à faire, ça voudrait dire que ces gens compte pour moi. Ces gens ne comptent pas pour moi. Ils sont personnes, ils existent pas. Moi je sais ce que je vaux, et je vaux quelque chose ». Thomas avait été subjugué par autant de maturité. Son petit cousin et sa sœur jumelle se fichait tout simplement éperdument du regard des autres. Ils se focalisaient sur eux même et sur la propre impression qu'ils se faisaient de leurs images. Ils n'essayaient même pas de plaire à leurs proches, ils voulaient se satisfaire eux et personne d'autre. Un attribut que le brun leurs enviait. Lui qui accordait tant d'importance à ce qu'on pensait de lui.

Les écouteurs dans les oreilles, il faisait défilé une série de chansons aléatoire. Sur la vitre embuée, il écrivait un nom. Newt. Le blond lui avait manquait durant ces deux mois et il lui manquait encore plus alors qu'ils allaient bientôt se revoir. L'attente lui était insupportable. Il désirait prendre le garçon dans ses bras, s'assurer qu'il allait bien. Pas une seule fois l'anglais avait quitté ses pensées durant les vacances.

Aucune des beautés dont il avait fait la connaissance ne l'avait détourné de son ami. Il avait changé, Thomas avait complètement changé. Lui qui, autrefois, s'envoyait en l'air avec la première inconnue, était devenu des plus abstinent. Il ne désirait plus assouvir ses pulsions sexuelles sur toutes ces filles. Un changement qui avait plu à son entourage, également Sonya dont il était devenu plus proche désormais. Étrangement, il se sentait plus libre, comme si ce sentiment ancien l'avait rendu prisonnier d'une quelconque manière. Il prenait plus de temps pour penser à son avenir, à sa famille, à ses amis et à lui même. Il prenait la vie plus aux sérieux, et devenait plus attentif à ce qu'on lui disait.

Il savait maintenant qu'elle était la définition même de toutes les émotions qui le submergeaient depuis si longtemps. C'était indéniable, un sentiment qu'il ne pouvait réfuter parce qu'il était bien trop fort. Il était amoureux. Lui Thomas Edison était amoureux. Fou amoureux de Newt Isaac.

Ce garçon qu'il avait rencontré dans l'obscurité. Il aimait ses cheveux blond, sa peau douce sans imperfection. Ses yeux semblables à un océan de ténèbres. Ses lèvres fines, son sourire, son nez qui se retroussait lorsqu'il riait. Ce rire si jovial et communicatif. Sa voix tintée de cet accent British qui le faisait craquer. Sa franchise parfois déconcertante. Son humour un peu décalé et parfois pas drôle. Son altruisme. Sa maladresse aussi, sa manie de se pincer les lèvres lorsqu'il était plongé dans ses réflexion. Sa gestuelle très prononcé.

Tout ce qui faisait Newt, toutes ses qualités et le peu de défauts qui le constituait. Tout était une perfection pour Thomas. Il se sentait stupide de pas l'avoir compris plutôt. Non, il se sentait stupide de ne pas l'avoir accepté plutôt. Parce qu'il savait depuis bien longtemps et qu'il avait simplement eût peur, peur de s'engager dans une relation, dans la routine, d'être dépendant de quelqu'un. Il était terrifié pour dire vrai, parce qu'un plan cul c'était simple.

On avait aucune attention à lui accorder, il n'y avait pas ce sentiment de possessivité qui nous habitait si quelqu'un d'autre l'approchait. Cette peur constante de le perdre, de le voir nous filer entre les doigts. Ça commençait à la baise et ça s'arrêtait à la baise. Le désir physique que ressentait Thomas pour Newt était présent mais secondaire, parce qu'avant tout il voulait le chérir.

Tenir sa main dans la rue, et tuer du regard quiconque osait regardait son blond trop longtemps. Déposer mille baisers sur sa peau blanche, sur ses joues, sur ses lèvres sur son nez. Lui chuchotait dans l'oreille tout l'amour qu'il lui portait. Le regarder pendant des heures sans se lasser. Profiter de sa simple présence. Jamais il ne s'était sentit aussi guimauve, romantique. Lui qui d'ordinaire n'était pas sentimental, faisant abstraction de ce qu'il ressentait. Sauf que ce qu'il ressentait aujourd'hui était bien trop incommensurable pour qu'il l'exempte. Il n'avait d'ailleurs pas envie de l'exempter. Il état fier de pouvoir ressentir quelque chose d'aussi éblouissant, d'aussi sincère. Quelque chose d'aussi beau.

Il aperçu enfin le panneaux imposant de la ville, et souffla de soulagement. Ce n'était qu'une question de minutes avant qu'il ne soit au près de lui. Il avait tant de chose à lui dire, tellement que ça le démangeait. En regardant un peu plus haut, il se rendit compte qu'un arc-en ciel surplombait la ville. Thomas adorait les arc-en-ciel et petit il pouvait courir pendant des heures quand il en voyait un. Parce qu'il recherchait chaque fois activement le fameux chaudron d'or dont on lui avait parlé.

Aujourd'hui, son trésor se trouvait sur le rebord d'une fenêtre et il attendait impatiemment son retour.


Dites moi ce que vous en avez pensé. Si c'état pas trop nul haha