Chronique Rome Antique

Sous-titre : Draco dormiens nunquam titillandus

Written by Dairy22

" Le héros de roman est un être de papier, un vivant sans entrailles..." ( Paul Valéry )


Résumé : UA. – Tu es ma chose Hermione, tu fais partit des meubles de la maison parce que mon père t'a acheté : ne l'oubli jamais – Je n'appartiendrais jamais à un Romain, et encore moins à un Malefoy – Quid vivis.

Cadre : Dans la Rome Antique. Quand la vie était rythmée par les moissons et que la vie d'une civilisation dépendait de sa foi et de sa vie militaire.

Genre : Romance & Drame

Couple : Draco Malefoy & Hermione Granger.

Rating : M – violence, sexe et décadence.

Nombre de chapitres prévus : Quatre.

Fréquence de publication : environ toutes les deux semaines.

Posté le : 14 Mai 2009

Warning : /!\ Dans cette fanfiction, les noms de certains personnages changent afin de mieux les inscrire dans le contexte historique. Les premières lignes de cette fanfiction sont d'Aragon (Aurélien) que j'ai repris à ma sauce. Le reste est de moi. Vous n'allez pas me punir pour cinq lignes, si ? Le reste, le contexte etc... C'est ma passion pour la civilisation latine qui me l'a fournis. Et je dis Merci à JK. Rowling de me prêter ces personnages le temps d'une fanfiction.

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Eté

Iurare in verba magistri

Jurer par les paroles du maître

Quand tout devient trop étouffant.

Cérès, la déesse de la moisson, avait ajouté son grain de folie suivit de peu par sa fille Perséphone, divinité de la jeunesse. Rome était recouvert par un voile de chaleur. Une moiteur sans pareil régnait dans les domaines de la ville. Vers l'heure du déjeuner, la plupart des habitants de la cité romaine se réfugiaient à l'ombre d'un arbre afin de déguster un repas frugale.

Un d'entre eux était Draco Malefoy entouré de quelques uns de ses esclaves. Il avait enlevé le maintient de sa toge patricienne couleur pourpre et brodée de fils d'or, ce qui le distinguait de la "masse" comme il s'amusait à appeler toute classe inférieure à la sienne. Il jeta un regard d'épervier à ce qui formait le décor. Un lac limpide leur faisait face tandis que la végétation environnante se déteriorait au soleil.

Il claqua des doigts. Aussitôt, son plat lui fit servi dans une révérence dévouée de la part de Claudia dont il gratifia d'un air dédaigneux. Non loin de là se trouvait Hermione à laquelle il envoya un sourire carnassier. Avait-elle conscience qu'elle était sa proie et qu'aucun échappatoire n'était possible ?

Leurs regards se croisèrent chacun emplit d'une émotion contradictoire. Lui, le désir ; Elle, la haine. Oui, elle le haïssait de tout son être. Cet homme abjecte qui l'avait saisis et posséder comme un vulgaire objet dont on venait de faire la récente acquisition. Au fond d'elle, quelque chose fulminait. Une sorte de rage incontrôlable qui voulait jaillir hors d'elle à chaque instant qu'ils se croisaient. L'homme de ses cauchemars.

Elle détourna son regard et feint de ramasser la jarre qui était vide. Hermione se dirigea sans un mot vers le ruisseau menant dans les sous bois de cette forêt aux arbres espacés. Silencieusement, Ronus l'a suivit afin de lui proposer son aide. Draco avait bien vu à quoi jouait son esclave. Vénus l'avait fait tomber dans les filets de l'amour d'Hermione. Amour auquel il aura du mal à se détacher.

Draco se leva afin de les suivre. Il traversa le bosquet silencieusement et s'arrêta lorsqu'ils firent une halte au point d'arriver.

- Quelque chose ne va pas ? Finit par demander Ronus.

Hermione ne souffla mot, se contentant de remplir la jarre qu'elle portait à ras bord.

- C'est le maître ? Supposa le rouquin en plongeant son regard d'un bleu azur dans le sien. Je me doute bien qu'il doit te tyranniser. Il te lance des regards étranges. Il te convoque régulièrement et…

- Penses-tu que cela te regarde esclave ? Trancha Draco qui sortit de sa cachette les yeux emplit d'une colère vengeresse. Je vais t'apprendre à tenir ta langue espèce d'impudent. Va rejoindre les autres près du lac. Je dois m'entretenir avec celle que tu considère comme ton amie.

Ronus baissa la tête en signe de soumission, ses joues en feux, bien que ses sentiments profonds étaient tout autre.

A travers les yeux orageux de l'aristocrate, on comprenait que le châtiment qui lui réservait était de taille. Une fois Ronus hors de vue, l'éphèbe à la chevelure argentée déclara de sa voix traînante :

- Je suis sal esclave. Lave-moi.

Hermione obtempéra malgré que son cœur criait à la révolte. Draco enleva la totalité de sa toge sans la quitter des yeux, désormais vêtu d'un simple pagne attaché autour de ses hanches afin de dissimuler sa virilité. Il se plaça devant Hermione qui commença à passer de l'eau sur son torse imberbe. Selon Draco, la parce que la pilosité était réservée aux barbares. L'eau du ruisseau leur arrivait aux chevilles. Le liquide clair coula sur le corps finement musclé du jeune homme et se perdit dans l'étendue aquatique en des gouttes sempiternelles telle une pluie d'automne. Hermione réitéra son opération en évitant soigneusement les iris grises de son maître.

- J'aurais besoin de tes services ce soir. Informa-t-il d'une voix plutôt calme.

- Je pense plutôt qu'il s'agit d'une obligation me concernant. Répondit Hermione d'un ton plus agressif qu'elle ne l'aurait voulu.

L'aristocrate enserra son poignet avec force :

- Connais-tu la signification du mot respect ?

- Dans ma contrée, le respect on dit que ça se mérite. Mais il semblerait que les Romains ont d'autres dogmes.

La réponse ne tarda pas à arriver : Draco la gifla fortement.

- Comment oses-tu ? Persifla-t-il. Tu es ma chose. Tu fais partis des meubles de la maison parce que mon père t'a acheté : ne l'oubli jamais.

- Je n'appartiendrais jamais à un Romain. Cria Hermione. Et encore moins à un Malefoy.

- Quid vivis. Répliqua le jeune homme. De toutes les manières, je te possède entièrement chaque nuit et ce soir en fera partit.

Il finit par s'en aller, renversant la jarre remplie d'eau au passage…

OOO

De retour au domaine Malefoy, Draco demanda à Harrus et Ronus de rester quelques instants dans la cour intérieure pendant que Claudia et Hermione réunissaient les autres esclaves au même lieu. Les commérages se turent peu à peu pour faire place à la voix du maître.

- Un d'entre vous à voulus se mêler de ma vie privée en contestant les décisions que je prenais. Il sera donc sanctionner. Retourne-toi. Ajouta-il à l'adresse du rouquin.

Par la suite, il demanda à Claudia de bander les yeux à Ronus tandis que celui-ci plaçait ses mains sur une colonne qui soutenait le plafond de la maison. Draco sortit un long fouet d'un coffre et il le fit claquer l'air avec un sourire sadique, presque amusé. Néanmoins, il ne toucha personne avec cette arme. Il délégua cette tâche ingrate silencieusement à Harrus qui était médusé. Comment son maître voulait-il qu'il torture son meilleur ami ?

Harrus marqua un temps d'hésitation. Devait-il faire l'inadmissible ? Ronus lui pardonnera-t-il d'avoir obéit à un ordre si cruel ?

Le regard que lui lança Draco répondit à ses questions. Oui, il était contraint de le faire.

Avec une grimace de dégout, Harrus agita le fouet qui siffla pour finir sa course sur le dos de Ronus qui contint un cri de douleur : Il y était habitué depuis enfance et son dos portait de nombreuses séquelles. Le fouet lacéra sa peau en de fines entailles couleur rougeâtre d'où s'écoulaient des perles de sang. Draco regardait cela avec un sourire satisfait. Autour d'eux, les esclaves réprimaient des cris d'horreur : cette punition devait être exemplaire.

Hermione détourna la tête. Tout en Draco la répugnait. Il avait beau avoir une apparence avantageuse, à l'intérieur de lui, tout n'était que méchanceté, vice et corruption. Draco mit fin à cette torture lancinante lorsque Ronus ne pu plus se tenir sur ses jambes, exténué. Il grelottait d'épouvante tout comme Harrus qui avait toujours le fouet dans sa main gauche, se rendant alors compte de ce qu'il avait fait.

- Bon travail mon cher Harrus. Dit Draco d'une voix mielleuse en enlevant le foulard qui était sur les yeux de Ronus. La cadence des fouets était excellente.

Ronus se retourna pour observer Harrus qui avait lâché le fouet. Draco les observa tour à tour et prononça à l'adresse du jeune homme roux :

- Oui, c'est ton ami qui s'est occupé de cette basse besogne. Tu pense bien qu'un aristocrate comme moi ne peut pas se livrer à ce genre d'activités dégradantes.

Puis il rit. D'un rire étonnement sincère comme si on venait faire une excellente plaisanterie. Ronus respirait la rage. La rage de l'étrangler. De cogner sa terre contre le marbre dur. De le fouetter jusqu'à ce que son âme le quitte, s'il en avait une. Oui, Ronus se demandait si l'homme devant lui avait bel et bien une âme qui puisse le sauver lorsqu'il atteindrait le seuil de la mort. Mais non, tout en lui, n'était que cruauté.

Ronus se leva en titubant jusqu'au jardin où il rejoignit sa hutte. Hermione tenta de l'aider à se lever mais il l'a repoussa avec dignité. Puis il disparut sous le soleil de l'été.

- Que ceci vous serve d'exemple. Lança le blond à l'adresse de ses esclaves en montant l'escalier menant aux chambres.

Un silence étouffant comme la mort s'installa. Personne ne souffla mot.

Et la journée reprit son rythme…

OOO

La soirée tomba bien tardivement sur Rome. Avec l'été, Hermione avait la forte impression que les journées devenaient plus longues et ceci n'était pas qu'une impression. Elle finit de passer une éponge sur son bras et la jeta dans la bassine et se rhabilla en vitesse. A quoi bon ? Dès qu'elle aurait franchit le seuil de la porte de Draco elle se retrouvera nue comme au jour de sa naissance. Elle souffla les larmes commençant à faire leur apparition au coin de ses yeux. Le pouvoir qu'il avait sur elle devenait étouffant. Trop lourd pour une simple personne.

Elle se leva et quitta sa hutte sous le regard inquisiteur de Claudia. Celle-ci n'osait rien dire puisqu'elle savait que s'était Draco qui l'appelait. Hermione marcha la tête droite sachant pertinemment ce qui l'attendait. Une sorte de morte douce pour l'âme. Un viol.

Elle crut que son cœur allait défaillir lorsqu'elle constata que Draco l'attendait déjà nu dans le lit au milieu de la pièce. Sans un mot, elle se déshabilla une énième fois devant son regard lubrique puis se glissa sous les draps bouillants. Hermione se laissa faire. S'était contre sa volonté, contre son caractère originel, contre nature. Mais elle le fit sans protester parce qu'elle savait ce qui l'attendait à la clef si elle refusait.

La mort.

Mais à quoi bon vivre encore si son âme et son esprit étaient déjà ternis ?

Elle ne put se retenir davantage : elle pleura.

Surpris, il se retira lentement tout en contemplant son visage devenir plus triste au fil du temps comme si une arme invisible venait d'être glisser dans sa poitrine. Draco n'était pas idiot au point de lui demander ce qui n'allait pas. Il savait bien qu'il en était la cause et il en était fier. Fier de l'avoir briser en mille morceaux comme une poupée d'enfant. Fier d'être l'auteur de sa déchéance.

Il esquissa un sourire victorieux tandis qu'il la sentait sangloter contre les draps en soie venant de Perse. Quelle idiote ! Savait-elle seulement qu'elle n'était pas la première femme qu'il avait brisée ? Avait-elle oublié qu'il excellait dans ce domaine ? Une envie folle le prit de lui faire mal ; de lui faire comprendre sa douleur ; de lui donner une véritable raison de pleurer.

Il lui saisit les poignets et le plaça au dessus de son visage tandis qu'il s'allongea sur sa silhouette frêle sans se préoccuper du poids qu'il représentait. D'un vif coup de rein, il darda Hermione comme si il s'agissait d'une arme puissante et redoutable. Jamais dans sa vie il n'eut autant envie de faire mal à quelqu'un. De la sentir crier de douleur contre son corps chaud brulant que d'une envie : La mort.

L'irascible, la vengeresse, l'inégalable mort. Il voulait détruire Hermione plus que tout au monde. Ce n'était pas un souhait mais un besoin vital. Une obsession. Depuis qu'elle était arrivé ici il ne pensait qu'à elle : ses immenses yeux chocolat reflétant bienveillance, à ses courbes généreuses qui en enivrait plus d'un, à ses cheveux à la couleur chatoyante entremêlé dans une savante danse dont personne n'avait le secret. En vérité, il détestait autant aimer. Ca l'écœurait au plus au point. Il serait prêt à donner son âme pour la voir souffrir de cet amour. Cet amour maudit et malsain à la fois. Il avait du mal à saisir le sens de ce mot. Peut-être même qu'il n'en connaîtra jamais la signification. Tout simplement parce que la première page de son encyclopédie est décerné au mot « mal ». Tout ce mal qui le hantait à s'en rendre fou. Ce mal qu'il avait besoin d'extérioriser et ainsi, en faire profiter les autres. Les diminuer, les soumettre, les faire ramper, les tuer tous autant qu'ils sont.

Et Hermione cria, se lamenta, le supplia même ! Elle voulait que tout s'arrête. Qu'il la laisse en paix. Qu'il l'a laisse mourir dans ce lit respirant luxe et volupté pour lui ; démence et sacrifice pour elle. Même si ils ne formaient plus qu'un, leur cœur ne semblaient pas près de se rejoindre car un fossé, -une mer que dis-je !- s'était formé entre eux.

L'esclave et le maître.


Ira furor brevis est

La colère est une courte folie (Horace)

To be continued

J'espère que ce chapitre vous a plus. Que le contenu en lui-même était bien dramatique. Prochain chapitre, au maximum dans deux semaines ! Mais bonne nouvelle, il ne reste plus que l'automne à écrire puisque l'hiver est déjà bouclé. C'est plus facile d'écrire la fin selon moi xD.