Chronique Rome Antique

Sous-titre : Draco dormiens nunquam titillandus

Written by Dairy22

" Le héros de roman est un être de papier, un vivant sans entraille..." ( Paul Valéry )


Résumé : UA. – Tu es ma chose Hermione, tu fais partit des meubles de la maison parce que mon père t'a acheté : ne l'oubli jamais – Je n'appartiendrais jamais à un Romain, et encore moins à un Malefoy – Quid vivis.

Cadre : Dans la Rome Antique. Quand la vie était rythmée par les moissons et que la vie d'une civilisation dépendait de sa foi et de sa vie militaire.

Genre : Romance & Drame

Couple : Draco Malefoy & Hermione Granger.

Rating : M – violence, sexe et décadence.

Nombre de chapitres prévus : une dizaine, pas plus !

Fréquence de publication : environ toutes les deux semaines.

Posté le : 17 Mai 2009

Warning : /!\ Dans cette fanfiction, les noms de certains personnages changent afin de mieux les inscrire dans le contexte historique. Les premières lignes de cette fanfiction sont d'Aragon (Aurélien) que j'ai repris à ma sauce. Le reste est de moi. Vous n'allez pas me punir pour cinq lignes, si ? Le reste, le contexte etc... C'est ma passion pour la civilisation latine qui me l'a fourni. Et je dis Merci à JK. Rowling de me prêter ces personnages le temps d'une fanfiction.

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Automne

Is pater est quem nuptiæ demonstrant

Le père, c'est celui que le mariage désigne comme tel

Quand on assiste à la mort du corps et de l'esprit.

Le crépuscule annonce la nuit telle les Sirènes un naufrage. Au dehors, il pleuvait encore des rayons de soleil. Des jets de lumière incandescents qui s'amoindrissaient avec le temps. Dans une synchronie parfaite, les réverbères de la ville s'allumèrent à la manière d'une chorégraphie sans note. Un homme marchait sur les dalles, ses sandales raisonnant dans la nuit, un bougeoir à la main. Le jour s'estompe derrière un voile lourd et épais chargé d'étoiles noires. Les nuages se distinguent dans l'obscur firmament comme si la déesse de la Nuit les animait d'une nouvelle vie grâce à son souffle. Une brise. Un vent saturnien.

Tout était calme et froid. La Lune dansait dans une ronde sempiternelle avec les autres composants stellaire provoquant alors des lueurs vacillantes sur les dômes, toits ainsi que terrasses. De cette masse compacte, se détache une ombre qui dessine de brèves ondulations sur un mur. Au-delà d'un rideau, il suivait cette course lente de ses yeux anthracite. Dans l'obscure clarté d'un foyer, apparaît un chat au corps souple comme fasciner par les flammes.

Il ouvrit sa fenêtre pour se laisser envahir par la moiteur de la nuit. Ce parfum trouble et inquiétant qu'il retrouvait et qui l'enivrait. Elle le portait. La Nuit. Il ne se laissait pas d'observer le panoramique de la ville oppressée par ce colosse nocturne. Les noctambules filaient de part et autre de la rue répandant dans leur sillage des sortes d'ombres chinoises. Elles étaient trahit part la présence des lumières environnantes. Celles-ci s'éteignirent. Un feu froid s'empara de son corps tandis que le vent sifflait, ronflait et agitait ses volets.

La Nuit s'échappa. Sa sœur l'aube la remplaça.

OOO

On disait beaucoup de choses de l'automne. Des choses plus ou moins vraies d'ailleurs. La plupart des gens pensaient que l'automne détériorait aussi bien le physique que le mental d'une personne. Ils n'ont pas tord.

Ce matin là, les parents de Draco le convoquèrent dans la pièce réservée aux entretiens privés de la maison. Le jeune homme était un peu surpris de se voir dans cette pièce. La dernière fois qu'il y avait mis les pieds c'était pour qu'on lui annonce son départ pour la guerre. Et aujourd'hui, qu'allait-on lui dire ?

Narcissa était assise les lèvres étrangement pincé tandis que son père, Lucius, avait un sourire ravis. L'atmosphère était néanmoins palpable ajoutant à cela le souffle du vent d'automne. Draco s'avança quelque peu avant que la voix de son père remplisse la pièce :

- Nous avons une grande nouvelle à t'annoncer. Déclara solennellement Lucius Malefoy. Tu viens d'atteindre ta majorité et le peuple romain ne considère donc plus comme un enfant. Tu sais donc ce que cela signifie ?

Draco hocha ostensiblement de la tête, un goût amer le long de sa gorge. Oui, bien entendu qu'il savait ce que cela signifiait.

- Nous avons trouvés pour toi le choix idéal. Renchérit Lucius en laissant sa joie déborder. Avec ta mère, nous nous sommes rendus sur le domaine de la famille des Julius ; la fameuse branche Julia de Rome. D'aussi riches romains que nous. Figure-toi qu'il y a là une femme qui comblera tes espoirs, une véritable patricienne ayant reçue une éducation digne et noble. Elle s'appelle Astoria. Un diamant sur le marché du mariage. Dès demain, ses parents la mèneront ici afin que vous vous rencontriez. Ses sœurs sont déjà en train de coudre sa robe de mariée. La cérémonie aura lieu après ton service militaire au prochain printemps. Tiens-toi prêt fils.

- Et si je ne le suis pas ? Fit remarquer Draco.

- Tu le seras très rapidement Draco. Menaça son père. Ce mariage nous assure notre place aux seins des grandes familles pour encore une génération. Je ne te laisserai pas salir le nom de nos ancêtres en refusant cette union. Tu n'as pas le choix.

Draco serra les mâchoires et croisa le regard de sa mère qui était presque désolé. Il sortit et claqua la porte derrière lui.

OOO

Le lendemain arriva trop vite. En début de journée, un convoi emmena la fiancée de Draco tandis qu'il observait ce spectacle depuis sa chambre, ne pouvant se déloger de sa fenêtre. Celle-ci portait un large châle mauve afin de la protéger de la pluie. Sa toge, quant à elle, était aussi blanche que si on l'avait lavé dans le ruisseau le plus pur qui puisse exister. Une fois sous les arcades, elle leva la tête.

Et leurs regards se croisèrent.

Etrangement, Draco la trouva belle. Ses cheveux étaient d'un brun sombre et son visage semblait bien proportionné comme tout le reste de son corps. Il se doutait bien qu'elle aussi devait le trouvait à son goût. Jamais une femme n'avait refusé ses privilèges. Peut-être s'était elle imaginé un époux étrangement laid, avec un grand nez, des mains courtes, le dos courbé, la voix aigrelette, une démarche chaloupé, une odeur corporelle nauséabonde, un sourire à effrayer les pires monstres de l'univers, un crâne dégarnis, des yeux porcins. Bref, tout ce dont une jeune fille craint lorsqu'on lui annonce son mariage.

Draco lui adressa un sourire victorieux auquel elle répondit. Astoria passa le hall d'entrée accueillit par la maîtresse de maison. Pendant ce temps, le jeune homme sortit de sa chambre et descendit à l'étage inférieur sans aucune précipitation. Sa toge sur lui, il s'autorisa une démarche de sénateur afin de faire bonne impression. Astoria était sous le charme. C'était gagné.

- Voici donc la chère Astoria, ma promise. Dit Draco de son habituelle voix traînante. En lui faisant un baise main.

Astoria acquiesça faiblement. Une bonne romaine parlait peu ; c'était dans les mœurs. Un sourire, qui se voulait angélique, orna le visage du blond. Ainsi elle voulait compromettre sa vie dans un mariage ? Elle aura son mariage mais il l'a fera souffrir avant. Il ne voulait pas qu'elle l'aime. Il refusait de se sentir souiller par ce sentiment qu'on appelait « amour ». La vertu des gens pauvres comme disait Draco. Selon lui, seuls les pauvres avaient besoin de se réconforter pour pouvoir affronter le lendemain. Les riches, eux, n'avaient besoin que d'une bourse bien pleine.

- Voulez-vous allez au théâtre ? On joue une sublime comédie ce soir. Prononça Draco en à peine un murmure.

Astoria accepta volontiers. Il fit préparer les chevaux par Ronus et Harrus. A sa grande surprise, il ne vit pas Hermione de la journée. Que faisait-elle donc ? Draco fit monter sa fiancée avant lui et profita de se laps de temps afin de contempler les alentours à la recherche d'une chevelure brune et broussailleuse. Personne.

En un coup de fouet, les chevaux s'élancèrent dans un nuage de poussière...

OOO

Durant tout le temps de la soirée, Draco se montra courtois ; voir plus polie que la normale. Astoria était subjuguée. Qui pouvait bien être ce jeune homme avec une si grandeur d'âme ? Elle rit de ses plaisanteries et fut étonné qu'il ait pensé à ramener un coussin dans l'amphithéâtre qui était en pierre, preuve de grande galanterie à Rome. Tout s'était passé à merveilles. Tout, jusqu'à ce qu'il la raccompagne chez elle…

La nuit était tombée depuis plusieurs heures. Le silence était troublé que par leurs rires retentissant dans l'obscurité. Draco avait passé son bras sur les épaules de la jeune fille qui avait les joues rosies de gêne : c'était la toute première fois qu'un homme la tenait de si près. A Rome, les effleurements étaient loin d'être interdit. Mais une fille devait préserver sa virginité jusqu'à ce qu'elle soit offerte à son époux. Sinon c'était le déshonneur familial. Astoria tremblait un peu à cause du froid. Draco la serra un peu plus contre lui en regardant l'horizon. Ses ongles entrèrent dans la peau d'Astoria de plus en plus fort. Elle cria de douleur.

- Quelle est belle la souffrance. Susurra Draco en regardant droit devant lui et lui faisant de plus en plus mal volontairement. La première fois que j'ai connus la douleur, la vraie, j'ai crus que je venais d'atteindre le royaume des cieux. Tous les maux que je ressens me sont bénéfiques pour vivre. Je ne pourrais pas vivre sans souffrir. Et je tâche de partager ma passion avec les autres. Je suis très violent. Tu ne peux pas savoir à quel point. Serais-tu prête à passer ta vie aux côtés d'un homme qui te battra sans aucune raison valable, juste pour qu'il se sente un peu plus heureux ? Serais-tu prête à passer des matinées à dissimuler tes blessures derrières des artifices ? En clair, serais-tu capable d'aimer un bourreau ?

Astoria semblait plus paniquer qu'autre chose. Ses yeux étaient furtifs, lorgnant le seuil de sa maison. Elle voulait s'enfuir, rentrer chez elle, pleurer à chaude larme. Elle ne voulait pas d'un mariage comme celui-ci. Pas d'un homme de cette envergure.

Astoria hocha la tête en signe de dénégation. Draco sourit largement et murmura :

- Je savais bien que ton bonheur était trop précieux pour être sacrifier.

Il lui vola un baiser tout en lui mordant la lèvre inférieure afin d'y goutter un peu de son sang.

Draco la laissa partir et rentra chez lui. Un sentiment de satisfaction l'envahit alors. L'insécurité était décidément la seule chose qui faisait fuir les femmes…

OOO

Pendant ce temps, sur le domaine Malefoy, deux silhouettes se détachaient de la pénombre. Ronus et Hermione. Ils étaient dans le potager que cultivaient les esclaves, à l'abri des regards indiscrets. Le rouquin s'approcha et cassa le calme apparent d'un ton grave :

- Hermione, si je t'ai fais venir ici c'est pour te dire quelque chose d'important qui me taraude depuis trop longtemps. Je… Depuis que tu es arrivée je ne cesse de penser à toi. Même si nous vivons au même endroit il arrive parfois que tu me manques. C'est inexplicable. Je crois que je t'aime. Non en fait j'en suis sûr. Je suis amoureux de toi Hermione et…

- Je t'arrête tout de suite Ronus. Trancha Hermione d'une voix étrangement calme. Nous n'avons rien à faire ensemble que se soit maintenant ou dans une autre vie. Nous sommes esclaves : jamais nous serons heureux. Il faudra t'y faire. Je ne peux pas accepter de vivre avec un homme en ce moment. Tout devient si…compliquer.

- T'engager avec un autre homme t'est impossible. Mais ouvrir les cuisses devant le maître ne te gène pas. Maugréa Ronus en la jaugeant. Je t'aime malgré tout Hermione. Je sais bien que ce n'est pas de ta faute. Mais je serais prêt à faire abstraction de ces quelques difficultés...

- Je suis enceinte. Coupa Hermione d'une voix émue teintée par la tristesse.

Un voile s'abaissa. Puis vint le néant.

OOO

Il était très tôt dans la journée. Le coq venait juste de lancer ses premières notes. Le paysage d'automne se révéla peu à peu avec l'ascension du soleil dans l'étendue céleste. Quelques domestiques étaient en train d'aménager un carrosse de valises plus ou moins lourdes sous la fraîcheur matinale.

Narcissa et Lucius Malefoy se rendait en Egypte avant l'hiver pour la santé de cette dernière. Il n'était pas bon de rester en saison hivernale à Rome. Les températures étaient basses. La neige tombait en amont sans se préoccuper des dégâts qu'elle faisait. Après un dernier au revoir à leur fils, lui donnant les instructions à suivre durant leur absence, ceux-ci s'en allèrent, encore amer de voir résilier le mariage avec Astoria. En effet, cette histoire avait fait grand bruit dans le domaine. Draco avait crié couvrant la voix de son père. Il avait dit des choses horribles. Des choses que ses parents pardonnèrent aussitôt par amour filial. Amour surdimensionné.

Draco n'attendit pas qu'ils soient à perte de vue pour rentrer à l'intérieur. Il se faufila jusqu'à la pièce de réception et entama une bouteille de vin. Il se perdit dans ses pensées lorsqu'une quinte de toux le ramena sur la terre ferme. C'était Hermione. Ses joues, devenues creuses, portaient de légères teintes pivoines en signe de gêne. Il se délecta de cette vision et l'encouragea à parler du regard.

Elle ferma la porte avant d'entamer :

- J'ai quelque chose d'important à te dire.

- Je déteste cette phrase. Informa Draco en déposant son verre sur un meuble d'appoint.

Hermione saisit son courage à deux mains et poursuivit :

- Je ne me sens pas bien depuis un moment. A vrai dire, j'ai des nausées et des tremblements. Lorsque je me lève rapidement j'ai des vertiges et…

- Je ne suis pas docteur. Coupa Draco en faisant mine de quitter la pièce.

- Mon sang ne vient plus depuis plusieurs mois. Prononça Hermione d'une toute petite voix. Je crois que je suis enceinte.

Draco fit volte-face et la contempla comme si s'était la première fois qu'il la voyait. Il serra les poings, ses jointures devenant écarlate sous la pression qui leur infligeait. Avant de disparaître par l'encadrement de la porte, il déclara d'une voix neutre :

- Ce n'est pas mon affaire.

Hermione eut le souffle coupé et laissa ses larmes coulées…

OOO

Il courrait. Il courrait le plus vite possible son cœur martelant contre sa poitrine. Il voulait oublier. Il souhaitait plus que tout que ses jambes l'emmènent vers d'autres contrées. Il voulait s'envoler, ne plus exister.

Le sport l'avait toujours aidé ; c'était son défouloir. Cela devait faire plusieurs tours de stade qu'il établissait dans le gymnase de Rome, les gouttes de sueur dégoulinants sur son corps d'athlète. Il s'époumonait avec l'effort. Ca lui permettait de se trouver loin d'ici, au-delà de ses soucis.

L'armée. La guerre. Ses parents. Ses ancêtres. L'honneur. Astoria. Sa solitude. Hermione. Sa violence.

Tout. Il voulait tout oublier.

Vivre puis renaître de ses cendres.

OOO

Draco revenait du stade, l'air épuisé. Il croisa Ronus qui lui lança un regard venimeux derrière son dos. Il entra dans l'atrium de sa maison et se déshabilla afin de plonger dans le bassin central qui recevait la pluie. L'eau était glacée. Mais il n'en avait cure. Il voulait sentir la froideur glisser sur son corps, l'envahir. Il ne voulait plus avoir conscience de son enveloppe corporelle. Etre là physiquement mais pas mentalement. Difficile à expliquer à quelqu'un possédant un minimum de raison.

Il ferma les yeux et se laissa respirer très lentement comme si chaque inspiration il le volait à quelqu'un. Hermione était-elle véritablement enceinte ? Astoria aurait-elle des propos diffamatoire sur la famille Malefoy ? Reviendrait-il vivant de la guerre ?

Toutes ces questions sans réponses.

- Voulez-vous que je rajoute de l'eau chaude ? Proposa une voix douce qui le fit ouvrir les yeux.

Claudia était penchée sur le bassin avec une jarre remplit d'un liquide fumant. Draco fit un signe de dénégation et se leva nu. En général, les romains n'étaient pas pudiques. Enfin, un peu plus que les grecs. Mais les bains publics ils en avaient l'habitude. Néanmoins, le regard que porta Claudia sur son corps le fit sourire. Il l'attirait sans aucun doute. Il enfila un pagne et monta les escaliers menant à sa chambre sans un regard derrière lui. Pourtant il dit à l'adresse de son esclave :

- Je t'attends.

Claudia leva des yeux pleins d'espoir vers sa silhouette puis déposa la jarre à ses pieds. Elle le suivit avec précipitation. Il ferma la porte de sa chambre dès qu'elle fut entrée. Draco l'a fit s'allonger sur le somptueux lit tandis qu'il lui montrait sa tenue d'Adam.

Il avait juste besoin d'oublier.


Liberate me ex inferis

Sauvez-moi de l'enfer.

To be continued

Cinquante reviews, c'est possible ? C'est mon anniversaire ! Nan, je plaisante ! * éclate de rire * J'espère que vous avez aimez ce chapitre sous forme de scénettes. Bon et bien le dernier chapitre bientôt ! Désolé pour les fautes d'orthographe, je me corrige moi-même. Biz.