Disclamer ==Rien ne m'appartiens tout est à J.K.R sauf l'histoire(of course)

Entre guillemets se trouvent toujours les pensées des personnages celles de Drago sont en écriture "normal" celles Hermione en gras. Et la conscience des personnages est représenter en italique.

Racontage de vie: Que dire? Je ne saurais dire ^^ Euh...cherchez l'erreur, je divague un peu mais je pense être tout de même très lucide si je vous dit que ce chapitre vous allez l'appréciez et le haïr car la fin est...quelque peu...disons que sa donne faim ;D

Ah pis pendant que jy suis (ben oé je profite) ^^ j'apprécie vraiment être mise en alerte/favorites mais j'aime aussi les reviews, un petit mots de temps en temps fait toujours plaisir à l'auteuze (en tt cas à moi ça fait plaisir)^^

Merci à ma petite Lily (Fantasia-49) pour s correction et ses encouragements ainsi que son soutien ^^Je lui fait plein de gros bisous

Rar:

Milie: Tu a reviewer le chapitre 4 mais je te réponds sur celui-là c'est plus simple (et oui je fuie la complication)^^ Ok oui j'avoue c'est bizarre et comme tu la dit il est très doué le petit Dray^^ Je suis contente que cette scène t'es fait marrer il est vrai que ça à un côté comique Draco secouant Hermione comme une prunier histoire de la faire réagir ^^ Merci pour la review. Bisous

o0o0o0Bonne lecture0o0o0o

Hermione se trouvait à la bibliothèque. Elle avait toujours aimé les livres, ils changeaient son quotidien, lui permettaient de s'isoler, se transporter ailleurs sans avoir à penser, à affronter ses peurs. Et Merlin ce qu'elle en avait besoin en ce moment. Malheureusement ils n'étaient pas très coopératifs, tout comme hier et l'avant veille au soir. Pourquoi devait-elle être amoureuse de Malfoy? La jeune fille ne comprenait pas ce qu'elle avait bien pu faire. Une question de Karma peut-être, mais cela ,n'arrangeait en rien ses affaires. Elle ne pouvait simplement pas s'empêcher de penser à lui et cette situation était réellement frustrante.

La préfète eut un soupir de désolation, elle s'approcha d'un rayonnage et effleura les livres du bout des doigts tout en consultant les titres du regard. Hermione s'arrêta, ses songes interrompus par le titre de l'ouvrage qui semblait la narguer du haut de la huitième étagère, autant dire inaccessible. Elle poussa un nouveau soupire , cette fois ne quittant pas des yeux la couverture d'un rouge défraichi sur laquelle s'étalait d'un noir corbeau le titre de l'ouvrage «L'art fascinant des potions, tome 5: Potions liantes, rêves ou cauchemars?» La réponse était là-dedans c'était certain, rester à ce procurer le volume.

Hermione vérifia l'allée, vide de tout élève et Merlin soit loué de la bibliothécaire. La Gryffondor ne doutait pas que Mme Pince la tuerait si elle surprenait ce que la préfète s'apprêtait à faire, surtout après ce qu'il s'était passé avant-hier dans l'après-midi. Assurée que tout danger était écarté, Granger se saisit d'une chaise qu'elle positionna face au livre qui l'intéressait. Sans attendre un instant elle monta dessus et tendit le bras, cependant Hermione eût tôt fait de comprendre qu'elle n'y arriverait pas. Fichues étagères beaucoup trop hautes!

Refusant d'abandonner, elle s'assura de la stabilité de la chaise avant de poser le pied droit sur la troisième, accrocha ses mains deux étagères plus haut et poussa sur sa jambe droite. La Gryffondor se retrouva en équilibre plus que précaire, ayant perdu tout contact avec le sol ou même la chaise. Une jambe dans le vide, Hermione se dit soudain que c'était une très très mauvaise idée mais trop tard pour reculer. Au loin il lui semblait entendre quelqu'un arriver, elle devait faire vite. La jeune fille lâcha une main qu'elle tendit en direction de l'ouvrage. Encore quelques centimètres et elle y serrait. Elle força un peu plus sur son pied droit, la pointe touchant que très légèrement l'étagère et enfin elle put s'en saisir.

Malheureusement pour Hermione le poids de l'ouvrage, lui fit perdre l'équilibre. La jeune fille tenta désespérément de se rattraper mais trop tard, elle était à terre le poignet quelque peu douloureux et le livre aux pieds du nouvel arrivant. La préfète fut trop surprise pour réagir et avant même qu'elle ne puisse esquisser un mouvement, une main tendue dans sa direction lui offrit de l'aider à se relever. Sans prêter attention à la personne qui avait tendu sa main, elle s'en saisit, se retrouvant sur ses jambes flageolantes en moins de temps qu'il n'en fut pour le dire.

-Merci. Souffla la rouge et or , en vrillant son regard dans celui de l'arrivant. Cependant elle regretta bien vite son geste en croisant les yeux de son homologue.

-Pas de quoi. Mais assis toi, j'ai pas envie de te ramasser une nouvelle fois. Joignant le geste à la parole Draco se saisit de son bras et conduit la jeune fille vers la table, qu'il savait comme étant la table attitrée d'Hermione Granger.

Elle se laissa faire trop abasourdi pour réagir, en colère contre elle-même mais aussi contre lui. Que faisait-il là? Elle avait passé la journée d'hier à l'éviter ne voulant pas lui parler et pour ce faire elle avait même dormi dans la salle sur demande deux soirs de suite. Certes pas très Gryffondor mais elle était certaine qu'il chercherait des explications sur sa fuite précipitée de la grande salle, mais plus encore sur le non-fonctionnement de la potion. Or Hermione ne voulait surtout pas parler, pas avec lui, pas tant qu'elle éprouverait ce qu'elle ressentait. Elle ne voulait pas aimer Draco Malfoy. Point.

Le Serpentard de son côté ne savait pas très bien pourquoi il l'avait aidé, ça avait été spontané et il ne regrettait pas son geste. Bon il n'était pas non plus rendu à trouver ça honorable mais c'était un début. Et déjà pourquoi cherchait-il Granger? C'est vrai il avait été débarrassé de sa présence depuis la veille, après la fuite précipitée de la rouge et or, d'ailleurs il ne comprenait pas pourquoi la potion n'avait plus fonctionnée. Voilà donc la raison pour laquelle il l'avait cherché toute la journée, c'était pour ça pour avoir des réponse sur cette satané potion et pour rien d'autre!

-Granger.

-Malfoy.

-Qu'est que tu fais là?

-Je te cherchais Granger.

La jeune fille se sentit très mal-à-l'aise. Il ne pouvait pas déjà être au courant, non bien sur que non, elle même ne le savait que depuis avant-hier. Il ne pouvait pas, si?

-Et pourquoi? Feignit la Gryffondor.

-Le lien ,il s'est rompu. Ne te méprends pas ça ne me dérange pas, loin de là. Mais je veux juste savoir pourquoi et étant donné que t'es Miss-je-sais-tout, tu dois le savoir non?

-Je faisait des recherches justement. Répondit la jeune fille, soulagée.

-Ah bon? Je pensais que tu t'essayais à l'équilibriste. Ironisa le vert-et-argent.

-Très drôle, je ne suis pas responsable du fait que cette bibliothèque soit si haute, ni même que ce fichu livre se trouvait tout en haut.

-Les étagères sont si hautes car nous sommes des sorciers, dans ce cas un accio suffit.

-J'avais oublié. Murmura Hermione, gênée.

-Oublié?! S'étrangla Malfoy. Comment peut-on oublier un truc pareil. Rassure moi tu te souviens être une fille?

-Ton humour n'amuse que toi, passable au passage. Bon si tu veux bien j'étais occupée là, donc..

-Dit Granger, ôtes moi d'un doute t'es pas en train de me congédier là?

-Si. Tu veux des réponses je recherche les réponses, je t'en informerais, sur ce....

-Tutu Granger, je reste. Objecta le jeune homme, ignorant pourquoi il y tenait tant.

-Bien.

Sans plus se préoccuper de son homologue la préfète se saisit de l'ouvrage que le Serpentard avait ramené à la table. Avec son doigt elle survola l'index avant de se rendre à la page qui l'intéressait. Essayant de ne pas prêter attention à Draco qui était si proche, elle se concentra sur le livre. Mais elle le regretta presque aussitôt car ce n'était pas bon, mais alors pas bon du tout, Malfoy ne devait pas voir ça. Il ne devait pas savoir et malheureusement si le Serpentard tombait la dessus, il saurait. Fichu livre, plein de savoir!

Consigné à l'encre noir, un minuscule paragraphe, unique preuve de son crime et accessoirement explication on ne peut plus explicite de l'affection qu'elle portait à son homologue, s'étalait sur quelques lignes et qui signerait la fin d'Hermione Granger si quiconque venait à poser les yeux sur ces dernières: «Il n'existe aucun contre sort ou potion pouvant annihiler les effets de la potion Colletate, les sorciers victime de ces effets ne peuvent qu'en attendre la dissolution. Néanmoins il existe une alternative à cette attente, seule la reconnaissance du sentiment qui les lient pourra annuler le sort dans les plus brefs délai.»

Hermione se sentit très mal, car certes elle avait la solution quant à son interrogation mais à présent elle le regrettait. Il aurait était préférable qu'elle l'ignore. Car une chose était certaine il ne l'aimait pas, c'était elle et ce depuis le commencement. La déclaration sur la tour ne voulait rien dire, elle l'avait juste mal interprété tout comme elle avait mal saisit la couleur de la potion, rouge certes mais pas par Malfoy, par elle. Et le fait d'admettre qu'elle était bel et bien amoureuse de lui avait rompu le lien, simplement. La Gryffondor allait approfondir ses réflexions pour le moins déplaisante lorsque la voix de Draco la ramena brutalement à la réalité.

-Alors Granger, quelques choses d'intéressant?

-Hein?..Heu....Quoi?!...Non. Mentit la préfète.

-T'es sûr? Interrogea le jeune homme, tout en venant se placer derrière la préfète pour regarder par dessus son épaule.

-Inutile, la page à été arrachée. Déclara Hermione en fermant violemment le livre, essayant non sans peine de ne pas se sentir troublée par la proximité du Serpentard. Pour ajouter plus de poids à son mensonge la Gryffondor jugea préférable de changer de sujet:

-Blaise n'est pas avec toi?

-En retenue. Répondit laconiquement Draco toujours aussi proche.

-Qu'a t-il encore fait? Questionna la rouge et or pour qui une telle situation n'étais pas surprenante.

Il faut dire qu'avec Harry, Ron et Blaise elle avait son compte. Bien que pour Zabini s'était beaucoup plus rare, les deux Gryffondors eux battaient des records donc elle n'était pas sûr que cela soit une valeur certaine pour l'échelle de comparaison.

-Il a expédié Gallagan à l'infirmerie. Narra Draco, tout sourire au souvenir de son ami défigurant Kyle dans la salle commune des Serpentards.

-Mais il a perdu l'esprit. S'exclama Hermione visiblement furieuse, je lui avait pourtant dit de laisser tomber.

Malfoy retint de justesse une réplique acide. Granger était si naïf parfois qu'il était convaincu que si elle n'était pas si courage et intelligente - donc bonne pour Serdaigle – elle aurait fait sans nul doute une excellente Poufsouffle.

-Grangie, Grangie. Commença Draco sur un ton emprunt d'un grande sollicitude comme si il s'adressait à une enfant ignorant. Gallagan t'as insulté et bien que j'ignore pourquoi, Blaise te considères comme une amie, de ce fait s'en prendre à toi est très très mal perçut par notre ami. Sans oublier que Blaise est le leader -si l'on m'exclu- de la maison Serpentard. Or s'en prendre au leader ne peut rester impuni sinon c'est la place pour l'anarchie.

-Ta vision des choses est très étriqué, c'est vrai quoi, Gallagan est un idiot mais il a le droit d'exprimer son avis sans pour autant finir au pilori.

-Chez les gentils Bouffons d'or peut-être, mais certainement pas dans ma maison, Grangie.

-Arrête avec tes surnoms stupides.

-Pourquoi ils t'énervent?

-Évidemment.

-Alors il en est hors de questions. S'amusa Draco.

A cet instant Hermione devrait être en colère et lui faire sentir, elle le savait mais cependant même avec toute la volonté du monde elle n'y arrivait pas. Fichu Serpentard bien trop proche pour sa santé mentale.

-Et bien où est partit ton mordant petite lionne?

Hermione eût vraiment très envie de lui répondre que si il l'appelait encore une fois comme ça, elle allait réagir mais certainement pas de la façon à laquelle il s'attendait mais elle s'abstint néanmoins de tout commentaire.

-Granger! Hého!Je te parles. S'exclama Draco énervé par le manque d'intérêt que Hermione lui portait, sans parler du fait qu'il la trouvait absolument adorable à mordiller sa lèvre inférieure ce qui l'agaçait fortement.

-Hein?! Quoi? Non, non je t'écoutes. Heu..tu disais?

-Il est clair que j'avais toute ton attention.

-T'es d'un comique Malfoy, c'est effrayant.

-Ah non en faite tu la toujours, ta verve. Rétorqua Draco visiblement très amusé par la situation.

-Bon, que veux tu Malfoy? Ton petit jeu ne m'amuse plus. S'énerva la préfète, que l'attraction qu'exerçait son homologue sur sa personne rendait irritable.

-Je te l'ai dit des réponses.

-Et je t'ais répondu, la page du livre est arrachée. Or c'est le seul qui aurait pu nous donner plus qu'un semblant de réponse.

-Je ne parle pas de la potion, on est détaché ça me suffit amplement. Seulement, m'éviterais-tu Granger?

-Qu'est ce qui te fait dire ça Malfoy? Attaqua Hermione vexée par les paroles du vert-et-argent.

-Heu...le fait que tu ais découché deux soirs de suite peut-être? Ou alors c'est ta fuite précipitée après le cours de potion, durant lequel tu ne m'a pas décroché un mot même lorsque j'ai failli renverser ta potion.

-J'avais un rendez-vous avec le professeur McGonagall pour...pour mon orientation. Mentit effrontément la préfète.

-Au début de l'année? Tiens j'étais pourtant sûr que ça se faisait vers le milieu de l'année.

A cette réplique Hermione eût très chaud mais vraiment très chaud, elle miss-je-sais-tout n'était même pas capable de fournir un mensonge correct. Cependant elle ignora le rouge de gêne qui lui montait aux joues et rétorqua la voix parfaitement calme:

-Oui, mais je préfère m'y prendre tôt et par ailleurs je ne vois pas en quoi cela te regardes.

-Là tout s'explique, répondit Draco d'une voix d'où perçait tout son scepticisme et pour rajouter du poids à ses paroles, il lui fit un petit sourire narquois avant de poursuivre:

-Cependant j'ignore toujours où tu as passé tes nuits.

Hermione qui abordait une jolie teinte pivoine, qui n'avait plus rien à voir avec la gêne depuis que son homologue lui avait sourit, mit donc plusieurs secondes à comprendre ces paroles. Évidement elle pesta contre sa maudite personne, incapable d'aligner une phrase concrète en présence du Serpentard et ce depuis cette foutu révélation lors du diner de l'avant veille.

-Je ne vois pas en quoi cela te regardes.

-Tu radotes Grangie.

-Je...je..j'avais à faire. Répondit Hermione en cachant son exaspération et son malaise. Cette conversation lui rappelant étrangement le cours de potion à cause duquel tout avait commencé.

-Toute la nuit? Deux fois de suite?

-Je...oh...et puis ça ne te regardes pas.

-Encore? T'es plus proche de la sénilité que je ne le pensait. Fit Draco sarcastique avant de poursuivre:

-J'attends un réponse.

-Tu l'as déjà eu.

-T'étais avec quelqu'un?

La phrase avait jaillit sans même qu'il n'eut conscience de l'avoir pensé et c'était réellement frustrant. Bien sûr son intérêt pour les aller et venues de la préfète avait pour unique but de déterminer si cette dernière l'évitait, rien de plus. Bien qu'un tel fait s'avérait....intolérable et ceci n'avait rien avoir avec une quelconque douleur de savoir que Granger le fuyait par dégoût mais plutôt parce que personne n'ignorait un Malfoy. Non ça n'avait carrément rien à voir.

-J'ai comme un air de déjà vu Malfoy. Répondit Hermione.

Comprenant sa référence au cours de potion il rétorqua:

-Donc tu étais avec quelqu'un?

Hermione leva les yeux vers le plafond, amusée puis reporta son attention sur le Serpentard certaine de ne pas rougir:

-Serais-tu jaloux Malfoy?

Sa question avait fusé, innocente requête telle une taquinerie. Cependant une chose n'avait pas été prise en compte par la jeune fille, elle avait momentanément oublié le caractère du jeune homme ainsi que la haine indicible qu'il lui vouait.

-Tu prends tes rêves pour la réalité Granger. Et il est hors de question qu'un être tel que moi ne s'intéresse à une sang-de-bourbe agaçante et inférieure telle que toi.

Sa voix avait claqué tranchante, impitoyable. Toute trace de sourire même minime avait fui le visage de Draco, ses traits étaient durs et ses yeux d'un gris acier n'exprimant que dégoût et mépris. Sans le moindre mots de plus, il ramassa son sac abandonné plus tôt au pied de la table et quitta la bibliothèque d'un pas rageur.

Hermione renifla bruyamment s'interdisant silencieusement de se laisser aller aux pleurs, elle était une Gryffondor, elle était forte et elle ne pleurerait pas. Malheureusement son corps ne semblait pas être en mesure de tenir cette résolution. Les larmes glissèrent sur ses joues rougies s'écrasant avec force sur la couverture vieillie de l'ouvrage, seule preuve écrite pouvant témoigner de l'amour qu'elle portait à Draco Malfoy.

o0o0o0o0o0o0o

Dans un coin isolé de la serre numéro quatre le préfet-en-chef attitré ruminait ses sombres pensés, surveillant du coin de l'œil l'Armocia qui lui faisait face, étrange plante violine au venin dangereux. Hermione était comme toujours au centre de ses préoccupations. Décidément cette fille s'incrustait même lorsqu'elle était physiquement absente. Et ce seul fait lui tapait sur les nerfs.

-Dray?Hey dit, on fait équipe?!

Le-dit Dray soupira de lassitude:

-Ne m'appelle pas comme ça! Et de quoi parles tu, Pansy?

-Ben du cours, tu sais il nous faut retirer le venin le l'Armocia.....par équipe.

-Non. Souffla Draco.

-Ah si, c'est la vieille Poufsouffle qui la dit. Argumenta la Serpentard.

-Je sais et pour répondre à ta question je ne ferais pas équipe avec toi, maintenant dégage. Ordonna le vert-et-argent.

Draco regarda son «amie» s'éloigner les larmes aux yeux. Il n'en ressentit aucune culpabilité. Cette fille produisait un effet plus dévastateur que Granger sur ses pauvres nerfs. Il grinça des dents réalisant que ses pensées étaient à nouveau tournées vers son homologue. Il se haïssait pour cela, il la haïssait de lui faire ressentir tout ce qu'il ne comprenait pas. Il n'était pas censé ressentir le moindre sentiment, alors pourquoi? Granger, encore et toujours Granger. Cette fille, il en était certain, prenait un plaisir sadique à le voir si torturé.

-Tu as attristé ta fan numéro une. En éprouve tu du remord? Questionna Blaise en s'installant d'office à ses côtés.

-Pas des moindres. Répondit laconiquement le préfet.

-Je me disais aussi. Où étais-tu ce matin? Je t'ai cherché après ma retenue et tu n'étais nul part.

-J'étais forcement quelque part. A la bibliothèque. Poursuivis Draco sous le regard insistant de son ami.

-Toi, dans une bibliothèque? Loin de moi l'idée de toucher ta fierté mais bouquins poussiéreux et Draco malfoy sont rarement placés dans la même phrase, encore serais-tu Hermione que ça ne serait pas une surprise mais...

Le jeune homme interrompit son discours et resta muet,la bouche ouverte par l'étonnement, dans le genre de quelqu'un qui fait face à une révélation étonnante.

-C'est Hermione, hein.

Le ton n'était nullement interrogatif mais pourtant le préfet jugea utile de déclarer:

-Je voulais des réponses, j'ai donc été trouvé celle qui me les apporteraient, en l'occurrence Granger, d'où la bibliothèque.

-C'est l'unique raison? Demanda innocemment Blaise en essayant vainement d'attraper la tige de l'Armocia sans se faire piquer.

-Ne commence pas.

-Le déni n'est pas la solution, loin de là. Écoute Drake...

Blaise n'eut malheureusement pas le loisir de finir sa phrase avant que son ami ne saisisse non sans précaution sa plante et ne parte s'installer parmi la masse des élèves de Serdaigle avec qui la maison Serpentard partageait se cours.

Néanmoins le préfet regretta bien vite son choix lorsqu'il reconnut le jeune homme qui lui faisait à présent office de partenaire.

-Te retrouves tu si démunis, que le temps d'une heure tu quittes ta position de prince pour t'allier aux communs des mortels, Malfoy? Voilà qui est surprenant, vraiment. On en apprend chaque jour. Déclara froidement le Serdaigle pour qui l'animosité qu'il ressentait envers le préfet-en-chef était à son apogée.

-N'est-ce pas là, la principale qualité, si l'on peut nommer cela ainsi, de ta maison? Demanda Draco,méprisant.

-Quelle réplique Malfoy! Il est clair que les serpents ne peuvent en dire autant.

-Insinuerais-tu que ma maison n'équivaux en rien la tienne, Tymson?

-Tu compr.... Commença Éden avant d'être interrompu par le professeur Chourave qui venait de faire irruption entre eux deux, un air bienveillant sur le visage.

-Si ce n'est pas merveilleux! Vous voir mettre de côté vos différents en faisant fi de vos maisons respectives, c'est tellement admirable. Je rajoute cinq points à chacune de vos maisons, mais n'oubliez pas de retirer le venin à chacune de vos plantes. S'extasia la directrice des Poufsouffles au comble du bonheur.

Les deux jeunes hommes la regardèrent s'éloigner rapidement interloqués, le professeur avait sans nul doute mal interprété leurs quelques phrases échangées.

-Il serait temps que quelqu'un lui dise, que trainer dans des serres contenant des plantes et des champignons aux effets plus ou moins «magiques» la font quelque peu planer.

-C'est un professeur Malfoy. Rabroua le Serdaigle.

-Qu'importe...Et puis évite de me faire la moral, je suis un Malfoy.

-A l'ego démesuré.

-Je t'emmerde, Tymson.

-Tu m'en vois ravi. Honnêtement je me demande comment Hermione peut-elle te supporter. Elle est trop tolérante, surtout lorsqu'elle a affaire à un veracrasse tel que toi.

-Que veux-tu dire? Interrogea le préfet, ne relevant pas l'insulte faite sur sa personne.

-Elle est trop conciliante envers toi et envers l'autre serpent. Zabinni ne mérite pas son amitié. Répondit Eden en se saisissant de la plante.

-Bien sur que si, Blaise est un type bien, aucun doute que tu ne le vaut pas. Objecta Draco tout en découpant avec application la tige de l'Armocia que le Serdaigle tenait entres ses mains.

-Et toi? Continua l'autre, mérite-tu son amitié ou même le respect qu'elle te témoigne.

-Granger et moi ne sommes pas amis et elle ne me respecte pas.

-C'est faux, elle te respecte comme elle respecte chaque êtres humains ou non humains qui croisent son chemin. Simplement elle ne fait que te retourner la haine et le mépris que tu lui voue. En quelque sorte elle fait miroir.

Le préfet fut si surpris par cette déclaration qu'il manqua de lâcher la petite fiole dans laquelle il avait recueilli le précieux nectar contenu dans la plante. Alors comme ça son homologue le respectait et elle ne le haïssait pas réellement. Ce dernier point était vraiment une surprise pour lui. Draco avait pu à de nombreuses reprises constater qu'elle ne faisait que retourner ses paroles. Comme l'avait si bien dit le Serdaigle, un miroir, c'était exactement ça. Cependant il ignorait qu'elle pouvait éprouver pour lui, ne serait-ce qu'une once de respect. Apparemment il s'était trompé. Cette remarque l'avait déstabilisé. Néanmoins il n'en montra rien comme à son habitude et se tourna vers son partenaire pour approfondir son interrogatoire:

-Granger ne peut pas me respecter, elle me l'a bien fait comprendre.

-En même temps vu comment tu la traitre, je la vois mal lâcher un truc dans le style « t'es peut-être un connard doublé d'un raciste Malfoy mais je te respecte » tu crois pas?

-Tu l'aime?

A l'instant où la question franchit ses lèvres le vert-et-argent se maudit de ne pouvoir pas mieux contrôler ses actions dès lors que Granger entrait dans l'équation. C'était assurément déstabilisant et irritant. De plus, le jeune homme ignorait pourquoi, mais la réponse de Tymson lui semblait d'une importance primordiale. C'est vrai quoi, qu'est-ce que ça pouvait bien lui faire que Kyle soit amoureux de la sang-de-bourbe?...Rien, il en était certain et qu'importe l'étrange douleur qui avait pris place dans son estomac ça ne signifiait absolument...rien.

-Pourquoi cette question Malfoy?

Le Serpentard eut très envie de lui rétorquer qu'il n'avait en aucun cas l'intention de répondre à cette question, cependant face au ton suspicieux qu'avait employé Eden, il jugea préférable de répondre:

-Cette information s'avèrerait être de la plus haute importance pour faire de ta vie et de celle de Granger un enfer.

-C'est ce que je te disais, tu ne mérites pas son respect. Tu ne mérites rien venant d'elle.

Le préfet-en-chef accusa le coup. Tymson avait raison, du moins il y songea une fraction de seconde avant de se rappeler qu'il était un Malfoy et que de ce fait il n'avait pas à éprouver de telles bassesses.

La cloche qui annonça la fin du cours finit par le tirer de ses sombres pensées. Il s'avança vers le fond la serre pour y porter les fioles à son nom contenant le précieux venin, il les déposa sur la table bancale mise à contribution et s'apprêtait à quitter la serre surchauffée en compagnie des autres élèves, quand le professeur Chourave le retint.

-Mr Malfoy, je tenais à vous dire que je trouve votre attitude vraiment honorable. Quoi de mieux pour rapprocher les maisons en temps de guerre que de voir le leader de l'une d'elles s'allier à une maison rivale c'est tout...

Mais déjà Draco n'écoutait plus le professeur, il trouvait son discours très ennuyant et sans intérêt. C'est vrai quoi il avait parlé avec un crétin de Serdaigle le temps d'une petite heure et déjà on venait lui prendre la tête. Il n'avait pas envie d'être celui qui rapprocherait les maisons et encore une fois si on venait à lui attribuer ce rôle ça ne pouvait être que la faute de Granger. Tout était de la faute de son homologue, le vert-et-argent en était convaincue. Tout ses faits et gestes, la moindre de ses paroles, tout, absolument tout contenait à un moment ou un autre le nom de Granger, que se soit au début, au milieu ou à la fin et parfois même aux trois.

Hermione avait fini par faire de sa magnifique existence une sorte de lieu glauque que seule sa présence pouvait illuminer et ça il ne pouvait l'accepter. Il ne pouvait simplement pas la nommer alors l'accepter c'était proscrit. Sa faute, oui simplement de la faute de Granger, le Serpentard en était persuadé et cela n'avait absolument rien à voir avec de l'amour c'était certain. Et voilà qu'il recommençait à dériver sur le sujet Granger, alors que quelques secondes auparavant il n' avait été question que de rapprochement entre maison. Cette fille était vraiment....

-Mr Malfoy, vous m'écoutez? Demanda le professeur inquiète, en secouant la main devant les yeux du préfet-en-chef.

-Hein?! Oui, évidemment. Bon excusez moi je dois y aller, j'ai un cours.

Et sans attendre le moindre signe d'acceptation de la directrice des blaireaux et sans même savoir si elle en avait terminé avec son laïus, Draco partit en direction de son cours de défense contre les forces du mal où, à en juger par sa montre, il arriverait avec un retard de plus de dix minutes.

Il traversa le parc à grandes enjambées mais ralentit l'allure en arrivant dans le château. Il ne pouvait se permettre d'arriver négligé et presser. Les couloirs de château étaient quasiment désert mais il croisa néanmoins quelques chanceux de Gryffondor qui n'avait manifestement pas classe et pour améliorer son humeur ils étaient tous des septièmes années. La vie était réellement injuste. Draco bifurqua sur la droite et gravit rapidement deux escaliers avant de traverser un corridor aux tableaux plus ou moins joyeux. Certains de leurs occupants se permirent même de le rabrouer, lui, un Malfoy. Le préfet se fit la promesse de leur mettre le feu sitôt qu'il en trouverait le temps et regretta de ne pouvoir le faire de suite. Tout ça c'était uniquement la faute de...Chourave.

Cette veille chouette l'avais mis en retard. Or chacun savait qu'un Malfoy n'était jamais et je dis bien jamais en retard. Tout à son urgence il tourna à gauche et bouscula un élève. Sans lui jeter le moindre regard il continua son avancé. Cependant un rire qui ne lui était pas inconnu vint rompre le silence étouffant qui habitait les couloirs. Sans même en connaître la cause il accéléra l'allure et ce n'était surement pas dans l'espoir de voir la propriétaire de ce rire...absolument pas.

Draco dévia sur sa gauche et se figea brutalement à l'angle du couloir. Il serra les poings d'énervement face à la scène qui s'étalait sous ses yeux. Hermione était appuyée au mur, souriante et devant elle, une main posée à même le mur de pierre à quelques centimètre du visage de la préfète, se tenait Eden qui lui souriait et qui du point de vue - parfaitement objectif - de Draco se tenait beaucoup trop près. De plus son attitude de playboy faisait très dragueur à la manque. Bien évidemment le préfet occulta le fait qu'il avait lui même usé à de nombreuses reprises de cette position mais avec beaucoup plus de classe,cela va de soit.

Ses phalanges se faisaient douloureuses tellement elles étaient confinées dans la paume de ses mains. Draco pouvait sentir une colère froide parcourir chaque fibre de son corps. Jamais il n'avait ressenti une telle haine pour qui que ce soit, même Potter était hors course sur ce coup. Eden Tymson devait mourir, aucune autre alternative n'étais permise. Mais avant de déchiqueter morceaux par morceaux ce bellâtre de seconde zone, le préfet devait éloigner son homologue au plus vite et lui faire comprendre qu'elle n'avait pas le droit de faire ça, ni avec le Serdaigle, ni avec un autre qui n'était pas lui.

Sans chercher à trouver une raison à son comportement possessif ni à ses pensées pour le moins curieuse, le vert-et-argent s'avança vers eux, le regard meurtrier, dents et poings serrés. Il n'avait jamais semblé si terrifiant.

Entendant des pas brisant son instant de bonheur, Hermione tourna la tête pour apercevoir son homologue visiblement hors de lui se dirigeant vers eux. Eden sembla lui aussi remarquer l'humeur du préfet car il se rapprocha imperceptiblement de la jeune fille dans un geste qu'il voulait protecteur. Ce geste n'apaisa pas la préfète, au contraire il ne fit qu'accentuer son sentiment de culpabilité. Elle avait l'impression de trahir Draco. Bien évidemment elle n'ignorait pas que c'était totalement stupide et injustifiée de penser ainsi, mais elle ne pouvait aller contre.

Lorsque le préfet arriva à leur hauteur, son aura se trouvait si terrifiante que le Serdaigle recula légèrement bien malgré lui, Draco en profita justement pour saisir le bras de la préfète, ne lui laissant d'autre choix que de le suivre. Eden retrouva un semblant de lucidité en voyant la préfète récupérée de son bras libre son sac. Ne voulant pas voir la jeune fille partir surtout au bras de Malfoy il se mit en travers de leur chemin, mais Draco se contenta de le pousser lourdement sans le moindre scrupule avant de lui adresser un regard qui le paralysa. Hermione tira sur son bras en voyant la façon dont son homologue avait poussé le Serdaigle, mais la prise étant trop forte elle ne put s'en défaire et c'est en lançant un dernier regard désolé à Eden qu'elle suivit le préfet.

Draco était très loin d'être serein et pourtant le contact de sa main sur le bras d'Hermione lui était apaisant, au moins elle était avec lui et bien loin de cet idiot de Tymson. Mais il était encore furieux, elle avait ri avec lui, elle était seule avec lui dans un couloir désert. Elle n'avait pas le droit, elle était à lui, point. Apercevant une porte entrouverte, Draco n'hésita pas un seul instant et y pénétra.

Une salle de classe, vide, des plus communes mais il ne s'attarda pas sur l'aménagement de la pièce, elle ne l'intéressait pas. D'un sort il referma la porte faisant sursauter la préfète. Sans la moindre douceur il se tourna vers Hermione et la détailla, l'œil haineux. Il lui en voulait, il ignorait pourquoi mais le fait était là, elle n'avait pas le droit. Inconsciemment il referma sa prise sur son bras et se ne fut que lorsqu'elle poussa un gémissement de douleur qu'il en prit conscience. Immédiatement comme brûlé il la lâcha sans toutefois s'éloigner.

Hermione sentit ses yeux s'embuer, elle avait peur. Draco était visiblement très en colère contre elle et elle était terrifiée par ce qu'il pouvait lui faire, bien qu'elle douta qu'il ne se montre violent. Elle releva les yeux pour rencontrer ceux du jeune homme qu'elle ne pensait pas aussi proche. Le regard du Serpentard la scrutait, impitoyable.

La voir si faible, vulnérable devant lui ne lui procura aucun plaisir, bien au contraire. Sa colère retomba derechef mais pas son sentiment de possessivité. Elle était à lui, il devait la protéger. Pourquoi il l'ignorait, mais elle était sienne. Sans préavis et sans le moindre signe avant coureur, la moindre parole, il s'empara de ses lèvres. Ni douceur, ni tendresse simplement une envie irrépressible, incompréhensible. Il en avait un tel besoin et ce ne fut que lorsque que leurs lèvres entrèrent en contact qu'il constata à quel point elle avait pu lui manquer.

Hermione se retrouva brutalement acculée au mur, mais elle n'y porta guère attention. Elle n'eut aucune résistance lorsque le jeune homme quémanda pour approfondir leur baiser. Elle passa sa main dans la chevelure blonde du Serpentard réclamant plus de contact, comme un manque. Oubliant qu'il n'était pas censé être ici à embrasser cette fille qui allait à l'encontre de son bon sens moral, oubliant jusqu'à l'heure qu'il était et qu'il devait se trouver en cours, Draco colla son corps à celui de la Gryffondor posant ses mains sur ses hanches. Il en voulait tellement plus mais pas seulement physiquement. Bien plus encore...il la voulait elle, toute entière. Pas que son corps mais elle, Hermione Granger.

Réalisant ce que signifiait de telles pensées, il se recula violemment. Non il ne pouvait pas, il ne voulait pas. Hermione, elle le regardait hagarde ne comprenant pas le brusque revirement de situation. Hésitante, elle fit un pas dans sa direction mais s'arrêta net lorsqu'elle le vit reculer de trois pas en la regardant avec effroi, puis sans un mot il quitta la salle précipitamment.

La préfète ne sut comment interpréter sa fuite. L'unique sentiment qu'elle percevait clairement dans toute la confusion de son esprit fut l'abandon. Jamais de toute cette existence elle ne s'était sentit aussi seule et démunie. Les larmes dévalèrent ses joues pâles alors qu'elle s'écroula au sol et se recroquevilla sur elle-même, vaine tentative pour se défendre et oublier le monde extérieure.

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Totalement déconnecté de la réalité qui l'entourait, Draco déambulait. Il n'irait pas en cours qu'importe c'était inutile. Insignifiant face à la révélation qui l'avait heurté de plein fouet, déstabilisant son monde organisée, sa vie toute tracée, Hermione avait tout changé. Le préfet était troublé et effrayé ignorant comme faire face à ce changement, à cette révélation pour le moins inattendue. Elle avait raison depuis le début et à présent, il en avait pleinement conscience.

Il l'aimait.

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Draco à été long à comprendre mais enfin il y est arrivé. Pff et oui je sais elle l'aime, il l'aime tout va bien dans le meilleur des mondes..ouep enfin si on veut ou plutôt si je veux! ^^ Moi je dirais qui même pauvre Hermione ce faire jeter ainsi sa craint :D Aie je vous dirais bien...enfaite non vous lirez au prochain chapitre, le dernier ^^

Second racontage de vie (important; Enfin si on veux)^^: Ou pas parce que enfaite (oui oui je continue à raconter ma vie, d'ailleurs y'en, à t-ils qui la suivent?)^^ enfin bref donc il y aura peut-être deux chapitre et non pas un à venir car ben j'ai écrit une fin mais elle est...euh....sadique donc je pense l'améliorer (enfin si on veux) avec un autre chapitre mais sinon je mettrais tout en un mais du coup il n'y aura plus de suspense pour vous (et non on ne crie pas youpi)!!.