Voilà le second chapitre de ma fic qui raconte l'histoire d'Alice.
Personnellement, je le préfère au premier chapitre mais je trouve qu'il sonne un peu comme un "Bella/Edward" mais bon...
Reviewsez si vous en avez envie! :)
Pour répondre à Jenifer: Oui, si tout va bien, l'histoire ira jusqu'à sa rencontre avec Jasper. J'hésite encore quant à celle avec les Cullen.... :/
[ Disclamer*: Mais pourquoi, faut toujours "disclamer"?? Vous pensez sérieusement que SM va venir sur ce site et nous pousser en justice? ]
[ Vaut mieux pas tenter le diable alors... Non, le perso d'Alice ne m'appartient pas et l'histoire qui en découle non plus. :) ]
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Chapitre 2
P.O.V. Elias
Je sortais immédiatement de ma torpeur, parcourant les mètres qui me séparait de la porte de sa chambre en quelques secondes. Si un seul de mes collègues avait été dans le bureau au même moment, ils auraient vite compris que je n'étais pas tout à fait humain. J'arrivais enfin à l'endroit de mon supplice, Alice était de l'autre côté. Je tendis l'oreille, et écoutais les mouvements à l'intérieur. Je ne percevais que les battements de son cœur, rien d'autre. Je me permis de flairer la pièce discrètement, pour être sûr de mes suppositions. Une odeur de chocolat, rien de plus.
« Elias ? C'est toi ? » M'interpella-t-elle. Je l'avais dérangée, mais elle ne semblait pas en danger. Je passais la tête furtivement par l'entrebâillement et lui adressais un grand sourire. Son visage reflétait de nombreux doutes.
« Pourquoi as-tu… hum… laisse tomber. » me dit-elle.
« Alice, je… je… » Tentais-je de bafouiller maladroitement, cherchant une excuse plausible à ma visite impromptue. D'habitude, j'avais plus de maîtrise de moi-même, ce qu'elle remarqua derechef.
« Oh, tu sembles confus. Tout va bien ? »
« En fait, non, » Je décidais de jouer la sincérité... tout du moins, en partie. Lui dire que j'avais senti l'odeur d'un funeste vampire dans sa chambre, ne l'apaiserait pas vraiment. Elle posa ses grands yeux sur moi, tentant de savoir ce qui se tramait. « J'ai eu le pressentiment que tu n'allais pas bien. » Ajoutais-je dans un souffle. Elle me regarda les yeux ronds, encore une fois.
« Eh bien… d'habitude, c'est à moi qu'arrivent ce genre de péripéties, les intuitions bizarres. Ça doit être contagieux ! Mais tu vois, je vais bien. Merci de t'inquiéter quand même. » Elle ne saisissait pas le danger de la situation, et c'était une bonne chose. Je voulais la préserver de toute inquiétude. Il fallait vraiment que je garde un œil sur elle, si James était venu ici, jusque dans sa chambre, elle était en grand danger.
« Me Permets-tu de rester avec toi pour m'en assurer ? » Je la gratifiais de mon plus beau sourire, sachant qu'elle ne pourrait y résister. Je n'aimais pas user de tels artifices avec Alice, elle avait tellement d'emprise sur moi que je ne pouvais me résoudre à n'être qu'un homme avec elle. De plus, j'avais l'impression qu'elle pouvait lire en moi, comme dans un livre ouvert. Dés que j'utilisais mes capacités de vampire non loin d'elle, elle me jaugeait d'un air suspect.
« Hum… à ta guise. » Je savais qu'elle préférait être seule à cet instant, sa crise était encore récente. Elle avait besoin de reprendre ses esprits, mais je ne pouvais pas m'éloigner. Si James revenait, je devais être prêt à le contrer. Je décidais donc de me faire le plus discret possible, ne voulant pas la perturber plus encore. Je restais immobile, appuyé à la porte, le regard vide.
« Pourquoi as-tu pensé que je n'allais pas bien ? » Demanda-t-elle tout d'un coup, me tirant par la même occasion de mes rêveries.
« Eh bien, je te l'ais dit : un pressentiment. » Je ne devais pas paraître très crédible à ses yeux.
« Ah… Pour tout te dire, moi aussi, j'ai eu cette impression à ton sujet, avant que tu ne viennes, ici. » Ajouta-t-elle, les yeux fixés au loin. Elle était soucieuse, je pouvais le voir à son attitude. Assise en tailleur sur son lit, elle trifouillait les pans de sa couverture. Le rythme de son cœur était normal, mais je compris vite ce qui n'allait pas. Elle s'inquiétait pour moi.
« Mais tu vois, je vais bien. » Lui répondis-je, reprenant ses propres paroles. Elle esquissa un sourire, et je dus contenir un soupir de soulagement. Les « intuitions » d'Alice arrivaient toujours après ses crises. Elles étaient toujours très vagues et je n'en avais jamais compris la substance.
« Hum, hum… je le vois, oui. » Opina-t-elle sans grande conviction. « Mais je sens que quelque chose ne va pas. D'habitude, ce n'est pas aussi clair, pas aussi précis. Tu connais un certain… James ? »
Mon sang ne fit qu'un tour et ma gorge se serra. Comment diable pouvait-elle connaître James ? J'y avais sûrement fait allusion. Cependant, je devais lui demander.
« James ?? Non, pas à ma connaissance. Pourquoi me demandes-tu cela ? »
« Je... je t'ais vu te battre avec un homme et tu le désignais de ce prénom. Il finissait par te… » Sa voix finit en un murmure. J'avais saisit : James finissait par me tuer selon ses visions. Etrangement, à cette possibilité, je ne fus pas spécialement inquiété. Après tout j'avais vécu pendant 489 années, il arriverait ce qui devait arriver. Mais il était hors de question que je la laisse ici, en danger, avec ce monstre dans les parages. Mon changement d'état d'esprit me permit d'esquisser un sourire. J'avais toujours relégué les crises d'Alice au second plan, pensant que ce n'était que sa façon de relâcher la pression. Je n'y prêtais guère d'attention, j'étais plus préoccupé par son état physique. Et soudain, alors qu'elle m'annonçait ma mort prochaine, je la croyais fermement.
« Mais bon, je suis folle. Ne l'oubli pas… » Elle tentait vainement de me sourire, mais sous le coup de la tristesse que je devinais, celui-ci se mua en une grimace. Je m'approchais alors de son lit et tendit le bras pour lui prendre la main délicatement. Elle ne se retira pas au contact de ma peau glaciale, ce qui me fit plaisir. Depuis le temps que je la connaissais, elle ne se formalisait plus de ce petit détails.
« Alice… ma chère Alice. Ne t'inquiète pas pour moi. Je ferais tout mon possible pour rester en vie le plus longtemps possible. » Lui lançais-je d'un ton qui se voulait léger.
Elle fixait les replis de l'édredon, se pliant au mutisme. Je devais la réconforter, lui intimer l'ordre de ne pas s'inquiéter pour moi, la protéger quoiqu'il m'en coûte.
« Écoute, Je vais bien et je te crois. Mais je ne préfère pas y penser pour l'instant. Tout ce qui compte c'est que toi, tu sois sauve. M'as-tu compris ? » Je plantais mon regard dans le sien, essayant de savoir à quoi elle pensait.
« Sans toi, ce ne serait pas le cas. » m'avoua-t-elle.
« Ça tombe bien parce que je n'ais l'intention d'aller nulle part pour le moment. » lui répondis-je. C'était vrai, je ne la quitterais pas. James était un traqueur, et si je devinais bien, Alice était sa nouvelle proie. Elle courait un bien trop grand danger dans cet hôpital. Mon cerveau se mit en route, cherchant des solutions à notre problème. Quelles options s'offraient à moi ? James n'abandonnerait jamais, il chercherait toujours à s'abreuver de son sang. Il considérait chaque humain comme un repas potentiel. Humain… tout le problème était là, Alice était humaine. Je comprenais mieux à présent ce que je devais faire.
P.O.V. Alice
« Elias ? C'est toi ? » Aucune réponse. La porte s'ouvrit à la volée, et se referma aussitôt. J'entendais de nouveau des pas, de l'autre côté de la porte cette fois ci. Je décidais donc de réitérer ma question.
« Elias ? C'est toi ? » Il ne me répondit pas, mais passa sa tête par l'embrasure et m'offrit un sourire prodigieux. Je sentais mon cœur qui s'apaisait enfin, après l'émotion. Toutefois, il m'avait surprise et un peu effrayée en ne daignant pas m'accorder de réponse. Il était tout aussi bizarre que d'habitude.
« Pourquoi as-tu… hum… laisse tomber. » Pas la peine d'entrer sur ce terrain glissant. Il tenterait sûrement d'éluder ma question, et je lui en voudrais. Je n'étais pas en état d'être fâchée contre lui à cet instant, j'étais encore trop fatiguée.
« Alice, je… je… » Son incertitude me pris au dépourvu. Je n'étais pas habituée à le voir si vulnérable et je ne pus m'empêcher de le lui en faire la remarque.
« Oh, tu sembles confus. Tout va bien ? »
« En fait, non, » Il avait dit cela sans me regarder, l'inquiétude me submergea aussitôt. Il était d'ordinaire si espiègle, son attitude était maintenant grave. « J'ai eu le pressentiment que tu n'allais pas bien. » Ajouta-t-il, portant enfin son regard sur moi. Je le fixais en vain, tentant de comprendre ce qui lui arrivait. C'était la première fois que je le voyais aussi dérouté.
« Eh bien… d'habitude, c'est à moi qu'arrivent ce genre de péripéties, les intuitions bizarres. Ça doit être contagieux ! Mais tu vois, je vais bien. Merci de t'inquiéter quand même. » Mes paroles furent plus sèches que je ne l'aurais voulu. Avant que je puisse m'en excuser, il avait déjà repris la parole.
« Me Permets-tu de rester avec toi pour m'en assurer ? » Il se tenait toujours contre la porte, me gratifiant d'un sourire majestueux, ses cheveux couleurs ébène plongeant sur sa nuque. J'en oubliais presque mon nom, chaque parcelle de mon corps lui appartenait. J'en étais plus étourdie que par une de mes crises. Il me fallut quelques instants pour contrôler ma voix et reprendre mes esprits. L'effet qu'il me faisait n'était pas naturel, j'en étais certaine.
« Hum… à ta guise. » Je ne pouvais décemment formuler une phrase plus longue à cet instant. Je le laissais agir de la sorte, si ça pouvait l'apaiser. S'il voulait rester, qu'il reste. Je n'y voyais aucun inconvénient mais je ne comprenais pas le but de cette demande. D'habitude, c'était de moi qu'on essayait de se protéger, et pas l'inverse. Son comportement m'intriguait et je voulais en connaître les raisons.
« Pourquoi as-tu pensé que je n'allais pas bien ? » Demandais-je, le faisant sursauter.
« Eh bien, je te l'ais dit : un pressentiment. » Il ne me disait pas tout, je le sentais. Mais un souvenir me revint brutalement en mémoire. Une pièce sombre, deux hommes qui se battent en duel, un prénom évoqué « James », une voix qui m'est familière, soudainement un mort… Elias !! Ce n'était pas un souvenir… une vision, une prémonition issue de ma dernière crise. Jamais elles n'avaient été aussi distinctes. Je pouvais voir chaque détails, presque sentir l'odeur des deux opposants. J'en fus toute retournée. Je devais le prévenir et lui épargner ce destin funeste.
« Ah… Pour tout te dire, moi aussi, j'ai eu cette impression à ton sujet, avant que tu ne viennes, ici. » Je n'osais pas le regarder. Il allait vraiment me prendre pour une folle après ma déclaration.
« Mais tu vois, je vais bien. » Me répondit-il, m'imitant pratiquement. Je ne pus m'empêcher de sourire, sa maigre tentative pour m'apaiser n'était vraiment pas brillante. « Hum, hum… je le vois, oui. » Lui dis-je vaguement. « Mais je sens que quelque chose ne va pas. D'habitude, ce n'est pas aussi clair, pas aussi précis. Tu connais un certain… James ? » J'osais lui révéler un détail crucial de ma vision, guettant sa réaction à ce prénom.
« James ?? Non, pas à ma connaissance. Pourquoi me demandes-tu cela ? » Il était resté impassible, cependant je crus voir une once d'inquiétude traverser ses yeux.
« Je... je t'ais vu te battre avec un homme et tu le désignais de ce prénom. Il finissait par te… » Je n'osais prononcer la fin de cette phrase. La proférer à voix haute aurait rendu l'horreur de la situation plus réelle encore. Il esquissa un sourire… j'en concluais qu'il ne me croyait pas.
Ma crainte s'était révélée juste, malheureusement. Il devait sûrement me voir comme un autre de ses patients de l'institut. J'essayais donc de me rattraper d'une façon pitoyable. « Mais bon, je suis folle. Ne l'oubli pas… » Je tentais un maigre sourire qui se changea en une horrible grimace. Il s'approcha alors de mon lit, où j'étais installée, et me pris la main. Celle-ci était constamment gelée mais ça ne me gênais pas le moins du monde. Je m'en accoutumais et retenais pour moi, les questions qui me taraudaient l'esprit à ce sujet. Elias n'étais pas très loquace à son sujet.
« Alice… Ne t'inquiète pas pour moi. Je ferais tout mon possible pour rester en vie le plus longtemps possible. » Me dit-il d'un ton nonchalant. Celui-ci ne fit que confirmer la perspective qu'il ne me prenait pas au sérieux. Je ne m'hasardais plus à capter son regard, la honte s'emparait de moi.
« Écoute, Je vais bien et je te crois, » Il souleva mon menton, au même moment que mon estime de moi-même remontait des échelons. « Mais je ne préfère pas y penser pour l'instant. Tout ce qui compte c'est que toi, tu sois sauve. M'as-tu compris ? »
Il voulait que je sois sauve ? C'est lui qui était menacé de mort et c'est moi qu'il voulait protéger. Ridicule. « Sans toi, ce ne serait pas le cas. » lui dis-je, ne trouvant rien d'autre à lui opposer.
« Ça tombe bien parce que je n'ais l'intention d'aller nulle part pour le moment. » Cette perspective me réconforta quelque peu, même si je savais que cette quiétude ne durerait pas. Elias, mon cher ami, était en danger et je devais tenter de l'aider avec mes maigres moyens.
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Reviews si le coeur vous en dit!! Et... merci de m'avoir lu. La suite dans pas longtemps!
