*

Chapitre 14

*

Il était environ minuit et un ciel sans étoiles nous surplombait. Rien ne bougeait et aucun son ne nous parvenait aux oreilles sinon le bruit de nos pas crissant sur le sol. Si je n'avais pas été vampire, je n'aurais sans doute pas eu la chance de percevoir le moindre des traits de la personne qui m'accompagnait tant il faisait sombre. Et même là, j'avais du mal à discerner Jasper. Sans sa main plantée dans la mienne, je n'aurais su dire s'il était vraiment lui ou si c'était une créature fantastique qui se tenait à mes côtés… Ce qui était à peu prés la même chose, en fait. Nous courions depuis plus de quatre heures maintenant, profitant du déclin du jour pour parcourir le plus de kilomètres possible sans être vus par quiconque. Ce qui était assez facile en fin de compte puisque la seule présence vivante à dix kilomètres à la ronde devait être un ours en pleine hibernation. Il n'y avait tout simplement personne. Depuis notre arrivée dans ces montagnes éloignées d'Europe du nord, nous n'avions pas croisé une seule âme qui vive. Nous aurions bien pu nous balader la tête à l'envers en étant transpercés par les rayons du soleil que ça n'aurait rien changé. Personne ne nous aurait vus. Mais Jasper ne voulait prendre aucun risque et privilégier la sécurité, vieux réflexe de ses années en tant que soldat sans doute.

Le paysage qui s'était offert à moi jusqu'à lors était sans conteste l'une des plus belles choses que je n'avais vues. Avec la présence du cercle polaire arctique tout proche et l'hiver qui pointait son nez, la température était descendue d'un cran et tout ce qui nous entourait était recouvert de neige. Chaque chose, jusqu'à la moindre petite pierre, était dissimulée sous une épaisse couche blanche. Les monts alentours avaient revêtus un voile tout aussi immaculé, tandis qu'un ruban de brume argenté les entourait paresseusement. J'avais presque l'impression d'être dans un nuage tant tout semblait moelleux et duveteux. Le panorama qui défilait sous mes yeux à mesure que j'avançais était presque solennel et je m'émerveillais d'autant plus en pensant que peu de gens avait eu l'occasion de voir pareil spectacle.

Cela faisait maintenant une semaine que Jasper m'avait convaincu de quitter l'Espagne et de l'accompagner à travers le vieux continent. Ce qui n'avait pas été très compliqué, non plus. Il ne m'avait rien expliqué de là où nous allions, puisque je le savais déjà. J'avais eu la vision de notre voyage à la minute où il décidait de le mettre en place. Ce que j'ignorais c'était le but de ce périple. D'habitude, nous visitions chaque ville de fond en comble, voyant tout ce qu'il y avait à voir avant de repartir vers d'autres cieux. Mais là, non. Il m'avait fait traverser au pas de course des villes magnifiques comme Toulouse, Amsterdam ou Moscou pour me mener dans les grandes étendues désertiques de ce pays. En plus, il ne voulait rien me dire tout en sachant pertinemment que les surprises n'étaient pas mon activité favorite. Ce n'est pas que je me plaignais d'être seule avec mon amour dans un endroit reculé, mais ne pas savoir où j'allais ne me plaisait que moyennement. Nous allions au nord, toujours au nord… il comptait m'emmener voir les glaciers polaires ou quoi ? Ça n'aurait pas été pour me déplaire… en fait, en plus de cent années d'existence, je n'avais jamais eu l'occasion de voir un iceberg de mes propres yeux. C'était peut-être là l'occasion espérée… et puis je me demandais quel goût pouvait bien avoir un phoque. Un goût de poulet, probablement.

J'en étais là de mes suppositions lorsque mon amour ralentit sa course.

« Qu'est-ce que… »

« Chuuuut » Me coupa-t-il, tout en mettant un doigt sur mes lèvres. Je ne pus que l'interroger du regard, à mesure qu'il s'arrêtait. « Tiens toi tranquille deux minutes et attend moi là »

Il bifurqua alors vers l'Est, me laissant plantée là comme une idiote. Mais où allait-il ? Peut-être avait-il entendu un bruit suspect ? Mais alors, pourquoi n'avais-je rien entendu ? Je n'étais pourtant pas si distraite que ça… Ou alors il était allé chasser? Mais alors pourquoi me laisser en plant ? Je n'aimais pas qu'il s'éloigne… pas depuis cette fameuse partie de chasse. Et je devais aussi avouer que, toute seule, les lieux n'étaient plus aussi accueillants et chaleureux. Je ne pouvais quasiment rien distinguer, si ce n'est le bout de mon nez, et si on m'attaquait je ne verrais rien venir. Soudainement une horrible évidence me traversa l'esprit en un éclair : Et si on attaquait Jasper ?!! Mais enfin, pourquoi s'était-il éloigné ? Je commençais alors à l'appeler doucement dans la nuit, avant de prendre la décision d'aller le chercher par moi-même. J'avançais alors dans la même direction que lui quelques instants auparavant, lorsqu'il me surprit en surgissant de derrière un arbre. Je ne pus m'empêcher de retenir un hoquet de stupeur, avant de plaquer rapidement ma main sur ma bouche dans le but de faire le moins de bruit possible : Je ne savais toujours pas s'il n'y avait aucun danger. J'allais de nouveau l'interroger lorsqu'il me prît de court en m'embrassant fougueusement. Je ne pus m'empêcher de sourire sous ses lèvres et il se recula brisant ainsi notre étreinte.

« C'est ma punition pour t'avoir désobéit ou ma récompense pour t'avoir sauvé ? » Lui demandais-je, malicieuse.

« Juste une envie que je ne pouvais plus contenir... Et comment ça, me sauver ? » Je lui offris un sourire radieux avant de lui répondre.

« Eh bien, j'étais inquiète… tu es parti si précipitamment, je me suis dit qu'il y avait sans doute un problème. » Il me regarda avec des yeux ronds, ne pouvant cacher sa surprise.

« Oh… je suis désolé. » Commença-t-il. « Ne t'inquiète pas, il n'y a aucun problème. Je ne pensais pas que tu l'aurais pris de cette manière, mais enfin… je… je ne voulais pas que tu… enfin, tu verras… » Il avait bredouillé sa phrase avec une nervosité que je ne lui connaissais pas. Il se passait quelque chose et les yeux fuyants de mon amour en disaient long sur la situation. Un rictus était apparu sur son visage et quelques petits plis barraient son front. Il était anxieux… et moi, de plus en plus curieuse de savoir ce qui se tramait. Jasper n'était pas souvent troublé et quand cela arrivait, c'était surtout à cause de moi. Mais là, je n'y étais absolument pour rien, ce qui rendait la chose encore plus alléchante.

« Jazz… dis-moi ce qui se passe, s'il-te-plaît. » Ma voix s'était faite implorante et était monté dans les aigus, ressemblant étrangement à celle d'un enfant qui demande un bonbon. Il fourragea dans ses boucles blondes pendant quelques secondes et passa sa main sur sa nuque plusieurs fois. Je ne cessais de le fixer, essayant en vain d'avoir un indice. Il me sourit nerveusement et m'enlaça la taille, avant de me conduire doucement vers cet arbre d'où il était sorti. Je le regardais, de plus en plus étonné par son comportement si inhabituel.

Nous arrivâmes alors à un espace dégagé au cœur de cette forêt. Illuminé par des centaines de bougies, on aurait dit être en plein jour. Chacune d'elles scintillait fiévreusement dans son photophore, protégé ainsi du vent glacial qui s'était levé. Je me rapprochais naturellement de Jasper pour m'en protéger également, avant de m'apercevoir qu'il attendait fébrilement ma réaction.

« C'est… sublime, Jasper. » Il ne pût s'empêcher de lâcher un souffle de soulagement, mais je ne voyais vraiment pas pourquoi il s'était tant inquiété. C'était tout simplement parfait, j'avais l'impression que les étoiles, absentes du ciel ce soir, s'étaient toutes donner rendez-vous ici. Mon amour m'invita à avancer et je pus remarquer alors ce qu'il y avait au milieu de tout cet éclat. Sur une étoffe posée à même le sol, se trouvait un petit coffre en bois travaillé et incrusté de pierres précieuses qui semblait être très ancien. Je ne savais pas comment agir, qu'étais-je censée faire ? Qu'est-ce que Jasper attendait de moi ? Devais-je m'asseoir ou au contraire rester debout ? Devais-je ouvrir ce coffre ou pas ? Comprenant mon trouble, il me prît la main et m'intima de prendre place à ses côtés par terre.

« C'est magnifique, mais… que se passe-t-il ? Pourquoi cette magnifique surprise ? Et surtout comment t'y es tu pris ? Tu n'es parti que trente secondes ! Et puis qu'y a–t-il dans cette boîte ? J'aimerais bien savoir ce que – »

« Attends !! Calme-toi et je vais tout t'expliquer. » Une vague de sérénité venant de mon compagnon m'assaillit soudainement. Je n'aimais pas quand il usait de ses talents sur moi, mais je ne pouvais pas lui en vouloir à cet instant. Je ne pouvais pas gâcher ce moment que nous partagions… et j'avais vraiment envie d'entendre ses explications.

« Alors avant tout… Très bon anniversaire, mon ange ! » Me dit-il avec une voix triomphante, un sourire resplendissant égayant ses traits. Anniversaire ? Mais enfin, ce n'était pas mon anniversaire. D'ailleurs nous autres, vampires, ne fêtions jamais ce jour de notre naissance humaine… trop de mauvais souvenirs qui en découlaient. Je le regardais avec incompréhension, me demandant s'il fallait ou non briser son moment de félicité… parce qu'apparemment, il avait tout mis en œuvre pour faire que ce jour soit inoubliable et il était particulièrement fier de me prendre au dépourvu. Je ne voulais pas casser l'ambiance mais il fallait bien que je lui dise la vérité. Après tout, il s'était tout bonnement trompé de jour dans le calendrier… il n'était même pas au bon mois ! Je pris alors mon courage à deux mains, essayant d'être la plus subtile possible.

« Mon amour… c'est très gentil de ta part… vraiment, mais… ce n'est pas aujourd'hui mon anniversaire. » Nous étions en plein mois de novembre, et j'étais clairement une fleur du printemps. Il leva les yeux au ciel tout en balançant la tête de gauche à droite. Quoi ?! Ce n'était pas moi qui avais fait une bourde cette fois. Alors pourquoi avait-il l'air aussi… blasé ?

« Non tu as raison et je le sais très bien, ce n'est pas ton anniversaire. » Il me lança un regard lourd d'un sens qui m'échappait cependant. Je ne saisissais rien de ce qu'il disait. Que les hommes pouvaient être compliqués parfois ! J'allais lui demander de plus amples informations lorsqu'il s'impatienta et continuât.

« Ma chéri… cela fait maintenant une année que tu es venue à ma rencontre à Chicago, une année que je revis pleinement et une année que je t'aime de tout mon être. » J'en restais bouche-bée ! Comment avais-je bien pu oublier cette date ?!

« Oh !!! Je suis désolé… oh tellement désolé ! J'ai oublié ! Mince… quel petite-amie je fais ! Je suis pitoyable ! Tu ne pourras jamais me pardonn- »

« Chut... » Fît-il encore une fois, m'ordonnant de ne plus parler. « Tu n'as rien à te faire pardonné et je comprend tout à fait que ça ait pu t'échapper. Avec tout ce qui nous est arrivé, rien de plus normal… » Il s'arrêta soudain et ses paroles semblaient avoir un goût de déjà vu.

« Alors ça te plaît ? » Reprit-il en désignant tout ce qui nous entourait. « J'aurais bien ramené une bouteille de champagne… mais ce n'était pas très approprié, n'est-ce pas ? » Son sourire me fît fondre, à mesure que j'opinais à sa remarque. Il avait réussi à détendre l'atmosphère et je me mis enfin à apprécier ce qui se déroulait… et les questions revinrent aussitôt dans mon esprit.

« Comment as-tu mis en place toute cette scène ? Nous n'avons ramené qu'un seul sac à dos ! » Oui… un maigre sac, remplit presqu'entièrement de mes affaires. Jasper m'avait obligé à laisser toutes mes tenues et autres accessoires à l'hôtel de la ville la plus proche, soutenant que je n'avais pas besoin de mes escarpins Chanel là où il m'emmenait. Chose à laquelle j'avais répliqué qu'une femme avait toujours besoin de ses Chanel, peut importe le lieu et la situation.

« Top secret. Je n'avouerais rien, même sous la torture. » Me dit-il avec un sourire coquin. Je m'approchais alors de lui, souhaitant plus que tout le faire passer aux aveux… et par la même occasion profiter de cette douce torture que je lui réservais. Mes mains s'agrippèrent d'elles-mêmes à son col de chemise et l'attiraient à moi sans plus de politesse. Nos bouches ne mirent pas longtemps à se trouver, de même que nos langues à se titiller gentiment. Jasper me plaqua au sol, et je compris aussitôt le rôle de cette étoffe…

***

J'étais étendue dans une position des plus saugrenues, mais rien ne plaisait autant. Ma tête reposant sur le ventre de Jasper, mes jambes étaient enroulés autour des siennes en une courbe confuse ; tandis que ses mains traçaient des cercles dans mon dos nu, longeant ainsi ma colonne vertébrale, avant de remonter vers ma nuque. Comme toujours après nos ébats, je n'avais pas envie de bouger… mais Jasper en décida autrement et se releva rapidement. Pourquoi avait-il fallu qu'il bouge ? Je lui montrais ma désapprobation en crochetant son cou et en le ramenant tout aussi prestement vers moi.

« Alice… tu n'as donc pas envie de connaître la suite de ta surprise ? Si nous tardons trop, ce ne sera plus possible et je veux que cette journée soit parfaite. » Cette journée ? Cette soirée plutôt… il faisait toujours aussi sombre. Mais qu'importe cette surprise… j'avais assouvi bon nombre de mes désirs ce soir, et rien d'autre ne pouvait me ravir autant. Mais pas Jasper apparemment… il s'était remis sur ses jambes et trépignait littéralement d'impatience. Je me levais à contre cœur et entrepris de me rhabiller, ce que mon amour s'empressa d'imiter.

« Alors ? » Lui dis-je après plusieurs secondes. Il me fixait de ses mêmes yeux ambrés, mais ceux-ci luisaient d'une intensité que je ne leurs connaissais pas. Il se baissa et prît précautionneusement la petite boîte de couleur miel entre ses mains, avant de me la présenter d'un geste solennel. J'en avais presqu'oublié le coffre en bois.

« Vas-y… ouvre-la. » Comment résister à cet ange ? Il aurait bien pu me demander de me damner pour ses beaux yeux que je l'aurais fait sans hésiter. Je m'exécutais alors pour trouver une enveloppe blanche, décorée d'une arabesque émeraude et adressée à mon nom. Je scrutais l'homme qui me faisait face pour avoir des réponses mais il resta impassible, ne laissant rien transparaître. Je continuais ma quête pour découvrir ensuite un mot qu'il avait rédigé d'une main habile et assurée.

« Nous sommes des milliards mais une seule fait la différence, sauras-tu deviner laquelle et t'en emparer ? »

Cette phrase me laissait plus que perplexe, les charades n'avaient jamais été mon fort. Mais celle-ci avait l'air de me caresser dans le sens du poil, et j'avais plus qu'envie de découvrir ce qui se cachait derrière. Ma curiosité naturelle ne me quittait jamais !

« Une énigme ? » Lui dis-je avec une voix haut-perchée, tout en tapant frénétiquement des mains.

« Oui. C'est une chasse au trésor, mon ange. » Il m'avait eu… et son petit tout me plaisait beaucoup ! Il avait eu bien raison de me faire me lever. Jasper me connaissait très bien apparemment. Je ne pus m'empêcher de lui sauter au cou pour le remercier de toute cette mise en scène, avant de me mettre à arpenter de long en large notre clairière. Mon cerveau travaillait à vitesse grand V tout en essayant de résoudre ce mystère. Je me repassais encore et encore la même phrase dans la tête, tentant tant bien que mal de trouver un sens caché derrière chaque mot.

Des milliards… mais une seule fait la différence… hum… ça ne voulait rien dire, je ne comprenais rien. D'abords qu'est-ce qui était aussi important ? Rien sur Terre ne pouvait être aussi nombreux… ou au contraire, TOUT ! Une vérité me frappa en pleine tête : Il existait des milliards de plantes et d'animaux sur la planète et par la même occasion des milliards de personnes ! Comment étais-je censée trouver la chose qui était unique ? C'était tout bonnement impossible…

Des milliards de litres d'eau dans l'Océan…

Des milliards de kilomètres séparant le pôle sud et le pôle nord…

Des milliards de personnes insouciantes…

Des milliards d'étoiles dans le ciel…

Etoile… C'était peut-être ça… Elles étaient bien des milliards et l'une d'entre elles était essentielles aux voyageurs, comme nous : l'étoile du berger. Mais je ne voyais pas comment je pouvais l'attraper. J'étais peut-être douée dans bien des domaines mais je ne savais pas voler, et puis le ciel était vide ce soir. Je m'arrêtais soudain pour voir que Jasper me transperçait de son regard. Pendant que j'étais perdu dans mes pensées, vacillant entre deux théories l'une aussi vaseuse que l'autre, il n'avait pas bougé. Il était toujours debout sur le tapis, attendant sans doute que je trouve la solution. Je m'attardais un instant sur lui et fût subjuguée comme toujours par sa beauté. Ses mèches cuivrés étincelaient autour de son visage, et contrastaient avec sa peau d'une pâleur angélique. Il était entouré de ces minuscules bougies dorées. Leurs flammes dansaient doucement dans l'air, créant ainsi une atmosphère au rythme lent mais envoûtant. Et puis tout d'un coup, je réalisais : Ce n'était pas d'étoiles dont il fallait que je m'empare, mais d'une bougie !! Une simple chandelle, à l'apparence d'une étoile ! La solution était là sous mes yeux !

J'avais fait le plus compliqué, il ne restait plus qu'à trouver laquelle. Elles n'étaient peut-être pas des milliards, mais il en avait un peu partout autour de nous… et aucune ne se distinguait. Du moins, pas à mes yeux, elles étaient toutes semblables. Je scrutais chacune avec une lenteur délibérée, essayant de savoir si c'était elle « l'élue » mais rien... Jusqu'à ce que je lève finalement les yeux au-dessus de ma tête. Il y avait là, à une vingtaine de mètres et accroché à la branche d'un arbre, un photophore d'un rouge passion. Il était clairement différent des autres, mais pourtant il ne sautait pas aux yeux au prime abord tant il était petit et en retrait. Je souris malicieusement à mon amour lorsque celui-ci, suivit mon regard. En un rien de temps, il sautait d'une branche à une autre pour m'attraper mon bien.

Il bondit dans ma direction et m'adressa un clin d'œil, avant de me tendre l'objet. Je m'empressais d'inspecter la petite cavité à l'arrière de celui-ci pour trouver enfin… une autre lettre, semblable traits pour traits à la précédente.

« Encore une ? » Demandais-je sans cacher ma déception.

« Tu ne pensais tout de même pas que ça allait être aussi facile, non ? » Jasper fît semblant de me réprimander, mais il cachait mal sa satisfaction. Il savait parfaitement qu'à présent, j'étais tout entière dans ses filets et que rien ne pouvait m'empêcher de terminer cette quête. J'ouvris délicatement le pli qui m'était adressé pour lire encore une fois son écriture longiligne et élégante, formant une nouvelle énigme.

*

Ah ah... Je sais que vous pensiez tous que c'était la vision des Cullens... mais non! :)

Au départ, ça devait être celle-là mais j'ai eu envie de faire durer l'histoire d'Alice et de Jasper encore un peu... Donc, la suite dans pas longtemps!