Note de l'auteur (Mince... c'est bien moi?? Je crois que oui. ^^ ): Tadammmmmm!!!! Oui, ce chapitre mérite un 'tadam' et de nombreux points d'exclamation, à mon avis. Car, d'une, c'est enfin la rencontre avec THE Cullens (tout du moins, une partie.) et de deux, vous l'avez beaucoup attendu. Moi aussi d'ailleurs. :)

Bon pour la petite histoire, je devais terminer ma FF sur ce chapitre mais suite à de nombreux cris de désespoir et de menace de meurtres sur ma personne (lol!), j'ai décidé de continuer! Alice et moi, on s'aiment trop pour se quitter tout de suite en fait! :) Alors j'espère que vous apprécierez autant que moi ce chapitre.

Merci pour vos reviews!!!!


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Chapitre 17

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Nous étions de nouveau dans un avion, direction l'état de Washington cette fois-ci. Jasper n'avait montré aucune résistance à effectuer ce voyage, mais il avait quelques doutes sur ce que nous allions trouver là-bas. Il avait peur que je sois déçue. Mais pas moi. Je savais exactement ce qui allait se passer et j'avais hâte de le vivre réellement. Mon amour ne comprenait pas comme moi tout ce que cette simple rencontre allait changer dans nos vies. Je connaissais ces personnes avant même de les avoir rencontré et je les aimais déjà. Je savais parfaitement comment ça allait se passer mais cela n'enlevait en rien à mon état de stress élevé. Mes doigts ne cessaient de taper frénétiquement contre le siège et même l'homme à mes côtés, pourtant capable de gérer les émotions, ne pouvait rien faire pour me calmer. Je n'avais jamais été aussi anxieuse. Sa main caressa doucement la mienne puis l'emprisonna fermement.

« Tu vas me rendre dingue si tu continu. » Railla-t-il. Ma main ne pouvait plus bouger, et indépendamment de ma volonté mon pied prît donc le relais, tambourinant contre la paroi de l'appareil. Jasper laissa échapper un soupir d'exaspération et je tentais tant bien que mal de me contrôler. Mais c'était peine perdue. Ça me rendait folle de rester assise-là à attendre.

« Je ne peux pas m'en empêcher. Désolé. » Déclarais-je d'une petite voix. Je tentais alors de me changer les idées, de penser à autre chose qu'aux Cullens. Mais il n'y avait rien d'intéressant dans cet avion… à part Jasper, qui feintait maintenant de dormir. Soudain un gloussement attira mon attention. A l'autre bout de l'appareil, deux hôtesses ne cessaient de nous jeter des regards langoureux. Enfin, c'était plutôt le don juan assis à côtés de moi l'objet de leurs convoitises. On aurait dit deux adolescentes avec les hormones en folie. Il ne me fallût pas beaucoup d'efforts pour percevoir des bribes assez éloquentes de leur conversation.

«… vais aller voir… » « … oseras pas !! » «…service spécial… » « … supplément en nature… »

Cette phrase plus qu'inutile fût suivie d'une nouvelle série de rires stridents et indécents, alors que l'une d'entre elles s'avançait vers nous. On aurait dit une cour de récré où Jasper était le nouveau jouet que l'on s'arrachait. Non, mais franchement ! D'une, ce 'jouet' était à moi, et de deux, il 'dormait' profondément. Deux choses qu'elles n'avaient pas remarquées apparemment. L'hôtesse arriva finalement à notre hauteur avec son chariot à roulette rempli de nourriture raffinée, de serviettes chaudes et de vins de grand luxe ; Et comme par hasard une de ses vulgaires serviettes blanches tomba par terre. Elle se pencha pour la ramasser, tout en offrant à mon fiancé une vue imprenable sur sa poitrine pratiquement dénudée. 'Vue' que bien évidemment il n'eût pas la 'chance' de voir puisque ses yeux étaient fermés et qu'il était figé comme une statue. Elle se releva doucement, tout en nous regardant tour à tour. Un grand sourire s'emparât alors de ses lèvres peintes en rouge. Mais enfin pourquoi réagissait-elle de cette façon ? Elle avait bien vu que mon amour 'dormait' alors pourquoi était-elle encore là ? Elle prît la bouteille de champagne et en versa une flûte qu'elle me tendît. Encore sous le coup de son attitude bizarre, je n'amorçais aucun geste pour prendre la coupe de cristal, elle prît alors la parole.

« Mademoiselle, si vous voulez bien… » Mais qu'est-ce qu'elle faisait ? Je ne lui avais rien demandé à la fin.

« Non, ça va aller merci. » J'avais été assez claire, non ? Direct, simple, sans être trop dure.

« Mais permettez-moi de vous servir une coupe de champagne.» Je ne lui avais rien demandé, je lui avais dit que je ne voulais rien… et pourtant elle insistait. C'était quoi ce bazar ? Je la regardais assez étonnée quand son regard croisa le mien.

« Nous offrons des suppléments spéciaux, à l'arrière de l'appareil. Rejoignez-moi dans dix minutes. » Oh !!! Bizarre, cette conversation. Bizarre et… extrêmement gênante. Elle s'en alla alors, me gratifiant au passage d'un clin d'œil appuyé.

Quand elle fût hors de notre portée, je lançais un petit coup de coude à mon voisin de siège.

« Jasper… t'as entendu ? » Mon amoureux ouvrît alors les yeux et un sourire moqueur habilla aussitôt ses lèvres.

« Oh, oui… j'ai tout entendu. » Me dit-il avant de se mettre à pouffer de rire.

« C'est la première fois qu'il m'arrive un truc pareil. » Répliquais-je avant de m'enfoncer au fond de mon siège.

J'étais encore sous le choc. Ce n'était pas Jasper que l'employée était venu séduire, mais… moi.

« Tu es si belle, mon amour. C'est normal que tu tournes les têtes. » Jasper avait parlé d'une manière si détendue qu'on aurait dit que ces choses là nous arrivaient tout les jours. « Mais je ne pensais pas vraiment avoir de la concurrence parmi les hôtesses. » Continua-t-il en me regardant du coin de l'œil.

« Moi non plus je ne le pensais pas. » Il se redressa illico de son siège, me toisant durement alors que ses yeux brillaient d'une toute autre étincelle.

« Alors j'ai vraiment de la concurrence ? »

« Je t'en pris… ne t'y mets pas, toi aussi ! Je pensais vraiment qu'elle venait pour essayer de t'aguicher toi ! Jamais je n'aurais cru que… » Ma voix se perdît soudain, tandis que je repassais les évènements dans ma tête. Alors son fameux 'jeté de serviette' n'était pas destiné à mon fiancé, mais à m'éblouir moi. Les hôtesses entre-elles ne parlaient pas de Jasper, mais de moi ?!! Oh… c'était inhabituel. Je me faisais souvent aborder par des hommes, mais jamais par une femme, et qui plus est aussi directe !

Jasper croisa ses doigts aux miens et regarda l'anneau qui ornait main gauche. Il changea d'humeur instantanément, devenant tout de suite plus tendre et… amoureux.

« Apparemment, elle n'a pas vu que tu étais ma femme. » Dit-il en baisant nos mains entrelacées. Il me faisait fondre lorsqu'il me regardait de la sorte. C'est dans ses moments là que je me félicitais de l'avoir abordé dans ce café de Chicago. C'est aussi dans ses instants que je réalisais à quel point j'étais chanceuse. Mais tout cela il le savait déjà, alors…

« Je ne le suis pas encore, je te signale. » Lui répliquais-je d'un ton espiègle.

« Oh… tu es donc libre de la rejoindre alors !?!! »

« Je ne suis pas réellement motivée pour ce genre d'activités là, tout de suite. Peut-être qu'à l'atterrissage j'irais la voir, qui sait ? » J'avais parlé de la manière la plus détachée possible, ce qui accentua l'attitude de Jasper. Il se mît à rire avant de continuer de la même manière.

« J'aimerais bien voir ça ! » Oh !! Il n'avait pas osé ?!! Apparemment, si.

J'adorais cette facette de notre relation, cette complicité qui nous rendait inséparable. Nous avions l'air de gamins de dix ans en train de se chamailler de la sorte, mais rien ne me rendait plus amoureuse de lui. J'adorais le mettre en rogne, puis le faire rire, puis l'énerver à nouveau… avant de l'entendre s'esclaffer encore. J'adorais ce son. J'étais heureuse, comme jamais je ne l'avais été avec quiconque et entendre l'homme à mes côtés me répliquer des âneries ne me dérangeait pas le moins du monde. Tant que c'était lui et pas un autre. Tant que c'était nous.

Je lui lançais une petite tape sur sa jambe, déliant par la même occasion nos doigts entrecroisés. Il les ramena aussitôt dans la même position.

« Ne t'inquiète pas, je te tiens au courant dès que j'ai pris ma décision. Après tout, le changement peut être bénéfique. »

Sur ce, sans prendre le temps de m'en informer… il m'embrassa. Pas de la manière la plus tendre qui soit… non, d'une façon sauvage, délicieuse et spontanée. Mes mains ne trouvèrent même pas le chemin jusqu'à lui tellement j'étais abasourdie. Contrairement à Jasper, qui me tenait fermement contre lui d'une main et qui, de l'autre, caressait ma jambe jusque l'intérieur de mes cuisses. Notre baiser fût vif et violent, et ce n'est qu'après plusieurs secondes lorsque je rouvris les yeux que je vis les regards outragés de nos voisins de sièges. Mon amour lui ne semblait pas s'en rendre compte. Ses yeux brillaient d'une lueur que je ne lui connaissais que trop bien.

« Tu oublis notre accord. » Arrivais-je à articuler après quelques instants, le temps de reprendre mes esprits. J'avais un sourire béat collé à la figure et encore le goût de Jasper sur les lèvres. J'aurais tellement voulu qu'il le brise ce fichu accord !

« Non, je ne l'ais pas oublié. Mais je voulais juste te remettre sur le droit chemin… tout en restant sage, bien évidemment ! »

*

Nous étions maintenant en route vers Forks. Nous avions réussit à 'emprunter' une décapotable flambant neuve qui ne nous servirait apparemment à rien, puisqu'il pleuvait à torrent. En fait, elle ne nous aurait pas servit à grand-chose non plus si le soleil avait été de la partie. Le ciel était lourd et gris… on aurait presque dit que toute la pluie des Etats-Unis se déversaient sur cette région. Le trajet entre l'aéroport et les abords de la ville ne dura que quinze minutes. Mais même en si peu de temps, mon cerveau dériva vers ces personnes et l'anxiété me reprît aussitôt. Je collais mon front à la vitre et reportais mon attention sur l'extérieur. L'après-midi touchait à sa fin et la seule chose que l'on voyait à des kilomètres était la forêt. Nous allions bientôt les rencontrer. Mais qu'est-ce que j'allais leur dire ? Que je les avais 'vu' au cours d'une de mes obscures visions et que nous allions devenir une grande et belle famille? Je savais que tout allait bien se passer, qu'ils nous accepteraient… mais ils allaient sûrement me prendre pour une folle avant ça.

« Tu peux stopper la voiture s'il-te-plaît ? C'est là, à dix kilomètres au nord. » Et comme par hasard, la pluie s'arrêta aussitôt.

Je n'avais aucune idée de comment je savais que c'était ici. Juste une impression.

Jasper se rangea sur le côté de la chaussé et coupa le moteur. Il sortît de la voiture, mais pas moi. J'étais comme statufiée, figée par mes craintes. Et si, en fait, ça ne se passait pas bien ? Si mes visions n'étaient pas si fiables que ça ? Et si… et si… Je ne pouvais plus bouger, même plus respirer. Il ouvra doucement la porte et une onde de calme m'atteignît aussitôt. Il s'accroupit à mes côtés avant de prendre ma main et de me regarder droit dans les yeux.

« Ne t'inquiètes pas… ça va bien se passer. » Je n'en étais pas convaincue, mais je devais me forcer à aller là-bas. Je devais essayer au moins de les connaître. Je ne voulais pas continuer mon existence avec des regrets, alors je devais me bouger. Et puis, Jasper était là.

Je soufflais un bon coup et sortît de la voiture, avant d'entraîner mon ange à ma suite. Nous courions à travers les arbres et le vent vint se perdre dans mes cheveux. Lorsque nous arrivâmes enfin là où il le fallait, je ralentis et mon amour m'imita. Je reconnaissais l'endroit, même s'il n'avait rien de particulier. Nous étions en plein cœur de la forêt, entourés de toutes parts par des arbres… rien d'étonnant. Nous étions, là, debout… lorsqu'une odeur attira mon attention… puis une autre… puis une odeur de sang frais. Un cerf… ou plutôt deux. Ils approchaient. Jasper l'avait perçu lui aussi puisqu'il m'attira à lui en un geste protecteur. Je lui offris un petit sourire, puis, en une fraction de seconde, ils étaient là, devant nous.

Emmett et Edward.

Exactement comme je les avais vu. Ils nous regardaient bizarrement avec l'air de se demander si nous étions une menace ou pas. Deux vampires inconnus sur leur territoire… ils devaient sans doute se méfier. Le plus costaud des deux, Emmett, la chemise couverte de terre et les cheveux parsemés de feuilles, s'avança dans notre direction. Il se mît à grogner et il me fît aussitôt penser à un grizzli. Mais son frère le stoppa dans son élan. Il leva la main en l'air pour le faire patienter. Et Jasper me serra un peu plus fort contre lui, avant de se tendre, prêt à attaquer.

« Attends Em', ils ne nous veulent aucun mal. » Déclara le plus jeune. Son frère le regarda avec des yeux ronds avant de battre en retraite, marmonnant quelque chose que même moi je ne réussis pas à déchiffrer.

« Oh, c'est bon Emmett. » Siffla l'autre.

« Vas-y, fait ton truc, monsieur le devin ! » Emmett fît un petit geste théâtral de la main en direction de son frère, avant de s'appuyer contre un arbre.

« Boucle-la, tu veux ? » Dit-il en se retournant pour lui faire face.

« Moi tout ce que je dis, c'est que c'est toujours la même chose. C'est monsieur Edward qui récolte toujours les lauriers et c'est... »

Emmett parlait vite et fort, et il me fallût un temps d'adaptation pour suivre leur discussion. Je n'avais pas prévu ça dans ma vision et Jasper, à mes côtés, semblait tout aussi étonné que moi. Il s'attendait à une menace, à de grandes explications sur notre venue, à des prises de décisions difficiles… mais pas à ça. Ils se bagarraient. Ils n'avaient pas l'air de se rendre compte que nous étions là. Ils se disputaient comme des gamins ou plutôt comme… des frères, tout simplement.

« … de faire l'enfant ! On discutera de ça plus tard. » Edward se retourna alors nous faisant de nouveau face. « Lui, c'est Jasper et elle, Alice. Et ils ne sont pas là pour se battre… enfin, Jasper qui est là, a prévu de te dérouiller la tête si tu touche à un de ses cheveux. » Acheva-t-il en me désignant.

Il avait un don, tout comme moi. Celui de lire les pensées. Ce dont, apparemment, je n'avais pas parlé à mon amoureux qui tombait à présent des nues.

« Ça aurait été quand même plus convenable de nous laisser nous présenter nous même, tu ne penses pas Edward ? » Lui dis-je alors. Je quittais l'étreinte de mon amour pour m'avancer dans ce no man's land qui nous séparait tous les quatre. Le jeune-homme aux cheveux roux s'avança lui aussi. Il était plus grand que ce que j'avais imaginé, me dépassant d'au moins vingt centimètres. Il m'offrît un sourire franc et sincère, avant de me serrer courtoisement la main.

« Tu as raison. Bonjour… ou plutôt bonsoir. » Il leva les yeux au ciel et effectivement la nuit était tombée, sans que je m'en aperçoive. Il continua alors.

« Enchanté, Edward Cullen. Mais tu le savais déjà apparemment. »

Il voulait une explication, mais comment par de simples mots illustrer tout ce qu'il voulait savoir ? Comment lui présenter tout ce que j'espérais de cette simple rencontre, sans pour autant passer pour une désespérée compulsive ? Il pouvait lire les pensées, alors je décidais donc d'aller au plus simple : lui montrer mes visions le concernant lui et sa famille. Il resta un long moment à scruter mon esprit et à y assimiler les informations. Son introspection finît, il me fixa intensément avant de se détendre. Je me sentais bien. Tout allait se dérouler à merveille.

Emmett et Jasper à l'écart semblaient ne plus rien comprendre.

« Mais enfin c'est quoi ce bordel Eddy ? » Emmett avait l'air de franchement s'impatienter.

« Alice… » La voix de Jasper me ramena à la réalité.

« Tout va bien, ne t'inquiètes pas. » Je lui fis alors signe de me rejoindre et lui pris délicatement la main. Emmett l'imita en avançant aux côtés de son frère. Je décidais donc de mettre un terme à leur attente à tous les deux, en leur expliquant la situation.

« Edward a un don comme toi et moi, il peut lire dans les pensées des gens. Je lui ais montré mes visions. » Dis-je à l'adresse de mon fiancé, puis me tournant vers Emmett j'ajoutais « Quant à moi, je vois l'avenir. »

« Et elle nous a vus dans ses visions… toi, moi, Rose… enfin toute la famille. » Acheva Edward.

« Quoi ? Comment ça tu nous as vus ? »

« Eh bien… tout ce que je peux te dire c'est que nous allons bien nous entendre, Emmett. »

Ce n'était pas faux, c'est tout ce que je pouvais lui dire qui ne sonnerait pas comme une folie. Entendant parfaitement mes pensées, Edward me sourît subtilement. Emmett lui, ne parût pas se satisfaire de ma réponse puisqu'il se tourna vers son frère, une grimace sur le visage. Sentant que les tensions du début s'étaient apaisées, Jasper s'avança et leurs serra la main, à tout les deux.

Mettant fin à tout ce cérémoniel, Edward se retourna vers la forêt avant de dire :

« Bon… et si je vous présentais Carlisle ? »