Réponses aux reviews anonymes:

Hedwige: Avant tout, merci pour ta review! Ensuite, j'dois t'avouer que moi aussi elle m'a manqué cette scène de leur rencontre et j'ai vraiment hésiter à la décrire comme l'avait fait dans 'Hésitation'. Ca aurait été vraiment sympa à écrire (Hum... idée d'un OS!!Lol!). Mais bon, si j'avais fait ça, je n'aurais pas pu développer leur histoire comme je le voulais et la FF n'aurait pas perdurer pendant autant de chapitres!

Aylin: Ah ah ah... j'aimerais bien la voir cette danse happy. J'suis heureuse que ma FF te plaise et j'espère que tu continueras à la lire jusqu'à la fin (Parce que 'oui' malheureusement, il y aura une fin!!!! :'( mais bon...pas pour tout de suite! ).

Athenaïs: Merci pour ta review! Tu es officiellement pardonné pour ton retard de chapitres! Lol! ( Au fait, et ta FF à toi? La suite? ). Je te réserve personnellement un face à face Rose/Alice dans les prochains chapitres. :) Et pour te répondre, oui j'écris une autre FF en parrallèle de l'histoire d'Alice. ça s'appelle "Le diamant" et je viens tout juste de la commencer.

Aulandra17: Pour être originale, Merci pour ta review! Lol! ça me fait plaisir de voir que de nouvelles personnes lisent mon histoire. Finalement, ce que j'écris à peut-être un sens... :)

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Chapitre 18

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- Carlisle, Esmée, Rose chérie… On a de la visite !!!!!

Emmett ne faisait pas dans la dentelle quand il s'agissait de faire une annonce apparemment. C'est avec une voix tonitruante, qu'à peine le pas de la porte passée, il avait avertit toute la famille de notre arrivée.

Si nous avions décidé de rester discret et de nous faire tout petit, c'était sans compter le géant. Edward n'essaya même pas d'étouffer un soupir d'exaspération vu l'attitude que nous offrait son frère en guise de bienvenu. Moi, j'aimais bien ça.

Emmett agissait de façon si… naturelle, comme si notre venue ne dérangeait en rien son quotidien. Edward par contre, était un tantinet plus tendu et ne cessait de jeter des regards mauvais vers son frère.

Je ne pus me retenir de sourire à leur manège.

Ces deux-là étaient si différents mais pourtant… complémentaires.

Tout notre petit groupe le suivi jusqu'au salon, Jasper me tenant doucement la main comme pour se rassurer lui-même qu'il ne m'arriverait rien.

Nous débouchâmes dans une grande pièce d'un blanc éclatant. Le salon sans aucun doute. La pièce était décorée de tapisseries et de bois clairs. Le plafond laissait découvrir des poutres apparentes d'un bois sombre et dans un coin de la pièce sur une estrade, trônait fièrement un piano à queue qui m'était familier. Au fond, de grandes fenêtres permettaient d'admirer le jardin, en cet instant illuminé uniquement par les reflets de la lune.

Je reconnaissais tout ce que je voyais et chaque élément me rappelait encore plus mes visions. Pourtant, je n'avais pas perçu jusqu'à lors la chaleur et le bien-être qui régnaient dans cette pièce. Tout, depuis le divan moelleux jusqu'aux bougies scintillants dans un coin, m'invitait à me relaxer et à profiter du moment présent. J'étais bien. J'étais enfin chez moi. J'avais comme l'impression de me réveiller d'un très long sommeil et de retrouver tout ce qui m'était familier. Mon sourire s'agrandît tandis que je prenais conscience de ce qui nous arrivait, à Jasper et à moi. Nous étions enfin là où nous devions être.

Emmet alla directement s'affaler dans le fauteuil d'un blanc immaculé tout en s'emparant de la télécommande. J'étais enfin chez moi… c'est donc sans gêne que je m'installais à mon aise sur le canapé lui faisant face, c'est-à-dire dans une position peu conventionnelle, allongée et en appui sur les coudes. Les deux frères me regardèrent avec des yeux ronds tandis que Jasper, plus soigné, prenait place dans un autre fauteuil.

- Alors, on fait quoi ?

Mon ton désinvolte provoqua derechef l'hilarité générale des trois hommes m'entourant. Jasper leva les yeux au ciel, habitué maintenant depuis longtemps à mon attitude.

- Eh bien, d'abord je propose que vous nous expliquiez… commença Edward.

- Oh, je t'en pris. Pas maintenant. J'ai une folle envie de voir ma chambre !

L'intéressé resta sans voix face à ma réplique. Apparemment, je ne leur avais pas prévenu que nous allions rester.

- Et puis, d'après ce que je sais, ta chambre a une vue magnifique. Tu pourrais peut-être nous la prêter, non ?

Edward resta sans voix, tandis que son frère, lui, éclata de rire.

- Toi, j't'aime bien. Répliqua alors Emmett en m'adressant un clin d'œil. Allez fréro, ne te crispe pas autant, ça ne sert à rien de discuter tant que Carlisle ne sera pas là.

- Il est où d'ailleurs ?

- Parti chasser avec Esmée.

Une voie sourde et cristalline attira notre attention. C'est à coup de talons griffés que Rosalie venait de débarquer dans le salon. Grande, blonde, fière. Magnifique, même pour notre espèce.

Le bruit d'un match en fond sonore, elle s'installa sur les genoux d'Emmett qui, soudainement, ne trouva plus aucun intérêt à la télévision.

- D'ailleurs, ils ne devraient plus tarder. Acheva-t-elle.

- Bon dans ce cas-là, je propose qu'on en profite tout de suite darling ? Répliqua de suite son amoureux en lui offrant un regard qui se voulait séducteur.

Rosalie laissa échapper un gloussement tandis qu'Edward faisait entendre son agacement.

- Heurk… je vous en pris, gardez vos pensées salaces pour vous. On a des invités, je vous signale.

- Edward, ne nous fait pas ton numéro de « vierge effarouchée » s'il-te-plaît. Et puis, tu n'as qu'à pas les lire, nos pensées. Répliqua la blonde sculpturale.

- Comme si je pouvais… Lâcha ce dernier.

La jeune-femme fît mine de ne pas entendre et entraîna son compagnon à l'extérieur de la villa.

- Désolé pour ça. Souffla Edward après leur sortie.

- Oh, ce n'est rien. Ils sont très bien assortis ces deux là, lui répondis-je.

- C'est le moins que l'on puisse dire.

Jasper laissa échapper un petit rire et me regarda d'une façon que je ne lui connaissais que trop bien. Je me relevais et il s'installa à mes côtés sur le canapé.

Au même moment et dans un timing parfait, Carlisle et sa femme, Esmée, émergèrent dans le salon. Et l'atmosphère changea immédiatement. En un instant je fus rattrapé par mes angoisses. Le ton léger que j'avais adopté en présence des 'enfants' Cullen s'était dissipé pour laisser place à un stress inconnu.

Il n'y avait pourtant aucune raison.

Les yeux topazes du docteur et de son épouse étincelaient et ils nous offrirent de grands sourires affables. Ils nous regardèrent chacun tour à tour, avant d'arrêter leurs regards quelques secondes de plus sur mon fiancée et moi. Carlisle porta ensuite son attention sur Edward et le fixa intensément, tentant apparemment de comprendre ce qui se passait sous son toit. Son fils esquissa un infime signe de tête qui aurait pu m'échapper si je n'étais pas en train de les fixer, répondant apparemment par la positive à une question.

Carlisle était un homme grand, la petite trentaine tout au plus, les cheveux clairs et d'une beauté d'Apollon. Un indicible halo de calme et de quiétude émanait de lui. Je ne savais pas pourquoi mais je me sentais bien rien qu'à sa présence, et cela n'avait rien à voir avec le pouvoir de mon amoureux.

A ses côtés et l'enlaçant étroitement, se tenait Esmée. Celle-ci était plus petite que lui d'au moins une tête. Ses boucles caramel, tombant en cascade sur ses épaules, s'accordaient à merveille avec ses lèvres rouges et sa peau diaphane.

- Carlisle, Esmée, je vous présente Alice et Jasper. On les a rencontrés dans la forêt pendant qu'on chassait. D'ailleurs Emmett et Rose sont…

- Oui, on les a croisés. Lui répondit aussitôt le docteur en levant les yeux au ciel. Permettez-moi de me présenter, je suis Carlisle Cullen et voici ma femme, Esmée.

Il me serra ensuite la main très poliment, avant de faire de même avec mon fiancé. Toutes ces formalités et ce ton solennel me rendaient mal à l'aise. J'étais déjà habituée à eux. Je les connaissais depuis longtemps. Mais pas eux, ni mon amour. Alors je devais m'obliger à patienter. Ce qui ne me plaisait que moyennement.

Je sentis alors des ondes de quiétude et de patience émaner de l'homme à mes côtés.

- Enchanté. Ça fait longtemps que nous attendions de vous rencontrer. Dit ensuite Jasper.

- Comment ça vous nous attendiez ?

Esmée. Sa voix chantante correspondait parfaitement au personnage. Gracieuse, raffinée, délicate.

Jasper se tourna vers moi et me pressa doucement la main pour que je prenne la parole. J'étais la seule en mesure d'expliquer notre venue ici et les raisons si spéciales qui nous avaient poussées à entreprendre ce périple.

- Je vous ais vu, dis-je simplement.

Mais comme je l'avais prévu, des grimaces d'incompréhension apparurent aussitôt. Je continuais alors.

- J'ai des visions. Je peux voir l'avenir depuis que j'ai été transformée. Et je nous ais vu venir ici et… y rester.

Dit comme ça, j'avais un peu l'impression de m'imposer chez eux. Une réalité me submergea alors et mes angoisses revinrent aussitôt : Les Cullen ne nous connaissaient pas et ils n'avaient aucune raison de nous accepter. Mes visions n'étaient pas une raison suffisante et nous n'avions aucun droit d'entrer dans leur intimité.

- Mais… enfin… mes visions sont subjectives, bien sûr. Nous ne voulons surtout pas vous déranger en quoique ce soit. Ce n'est pas parce que je nous ais tous vu vivre ensemble que ça va forcément se passer comme ça. Je ne sais pas à quoi j'ai pensé. On n'aurait pas dû débarquer comme ça à l'improviste. Ça ne se fait pas ! Nous devrions peut-être nous en aller… Vous devez sûrement nous prendre pour des fous et…

- Alice…, m'interrompît doucement la voix de Jasper.

Tout au long de ma tirade, je n'avais même pas respiré. Je relevais alors les yeux pour voir que quatre paires d'yeux me scrutaient avec tous la même lueur d'incrédulité.

- Oui… désolé, Dis-je toute confuse, J'ai le chic pour m'emballer un peu trop vite.

Carlisle éclata alors d'un grand rire que s'empressa d'imiter les deux autres personnes assises à ses côtés. Je sentis Jasper se détendre à côté de moi. Ces trois là devaient être de bonne humeur pour que mon amour abaisse les barrières.

- Eh bien, nous ne vous attendions pas. Mais notre maison vous est ouverte.

Esmée approuva d'un signe de tête.

- Mais permet moi de te poser une question sur ton don Alice. Comment cela fonctionne-t-il?

Là, il me posait une colle.

- En fait, je ne le sais pas moi-même. Je vois ce qui va arriver comme si j'y étais ou plutôt comme si j'assistais à la scène, sans vraiment en faire partie. Mais pour ce qui est de l'élément déclencheur… je n'en ais véritablement aucune idée. Parfois, si je me concentre j'arrive à voir le futur des personnes qui me sont chères. Mais la plupart du temps, je ne contrôle rien.

- Très intéressant. Si tu veux mon avis, tout cela va évoluer avec le temps. Mais j'aimerais en reparler avec toi plus tard, Déclara Carlisle.

J'opinais rapidement. Il y aurait donc un « plus tard ». Ils ne me prenaient pas pour une folle. Cette évidence me remplît aussitôt de joie et c'est avec un clin d'œil subtil que je le faisais comprendre à mon amour.

Tous se levèrent pour suivre Esmée qui avait décidé de nous faire faire le tour de sa maison. Au détour d'un couloir, Edward prît alors la parole se souvenant d'un détail qui lui avait échappé.

- Tu as dit tout à l'heure que vous aviez tout les deux un pouvoir. Quel est le tien Jasper ?

Edward semblait intéressé et curieux soudainement. Apparemment il ne pouvait pas tout deviner. Percevant parfaitement mes pensées encore une fois, il se tourna vers moi avant de me sourire.

- Non, je ne sais pas tout, répliqua-t-il alors aussitôt.

- Je suis capable de percevoir les sentiments de chaque personne, puis de les contrôler à ma guise, lui répondit simplement Jasper.

Carlisle se figea aussitôt, prenant conscience du don incroyable de mon amour.

- Vraiment ?? C'est captivant. Mais si tu…

- Je pense que l'interrogatoire devrait se terminer là pour ce soir, L'interrompit derechef Esmée. N'oubli pas que tu dois retourner travailler chéri.

- Oui, tu as raison. Répliqua aussitôt Carlisle. J'ai tendance à m'emporter un peu trop vite, moi aussi.

Cette phrase était à coup sûr une remarque subtile à mon enthousiasme débordant et c'est avec un sourire au coin des lèvres qu'il se dirigea vers la porte d'entrée.

Les détails de notre histoire attendraient. Nous n'allions pas partir tout de suite, nous aurions donc tout le temps de partager avec eux notre histoire.

***

Je me tenais face à la grande baie vitrée, dans la chambre qu'Edward nous avait gentiment proposé d'occuper. Je ne savais toujours pas si je devais cette généreuse proposition au fait que nous soyons leurs invités ou à mes incessantes lamentations au sujet de cette vue magnifique.

Le soleil se levait à présent et il teintait la forêt environnante de couleurs chaudes allant du rouge cuivré au jaune safran. L'automne touchait à sa fin et on pouvait déjà voir le souffle glacial de l'hiver agiter les feuilles des pins de Forks. Il était très tôt et les rayons du soleil conféraient aux meubles de style de notre chambre des couleurs chimériques. Je ne remarquais même pas les reflets que prirent ma peau tant j'étais absorbée dans mes pensées.

Jasper n'était pas là, cela faisait plusieurs heures qu'Emmett l'avait accaparé et l'avait entraîné dans la forêt. Ces deux là, pourtant si différents, s'entendaient déjà à merveille. C'était incroyable comment notre vie avait pu changer en si peu de temps. Même pas un jour et je me sentais déjà comme chez moi. Comment en aurait-il été autrement avec les Cullen ?

Carlisle était profondément accueillant et ouvert d'esprit ; et cela m'avait sauté aux yeux à peine le pas de la porte passé. Mon histoire à tirer par les cheveux ne lui avait posé aucuns problèmes. En fait, je le soupçonnais plus de guetter l'instant où il pourrait me questionner à son gré sans paraître impoli.

Esmée quant à elle, était la femme la plus chaleureuse que j'avais eu l'occasion de rencontrer. Elle nous avait ouvert les portes de sa maison et de sa famille, sans l'ombre d'un doute. Elle était aimante et affectueuse, et je l'adorais déjà.

Emmett, lui, était unique sans l'ombre d'un doute. Je l'avais comparé à un grizzli dans la forêt mais il m'apparaissait maintenant plutôt comme un gros ours en peluche. Une seconde en le voyant dans les bras de sa femme avait suffit à me faire changer d'avis. J'avais compris que son imposante stature ne servait qu'à dissimuler une grande tendresse qui s'exprimait surtout en présence de Rosalie. Celle-ci semblait être la huitième merveille du monde à ses yeux. Ces deux là s'accordaient parfaitement.

J'avais croisé Rosalie à peine une seconde, mais je la connaissais déjà. Les visions ont cet avantage qu'elles ne vous réservent aucune mauvaise surprise. Grâce à elle, je connaissais déjà l'aspect froid et hautain de Rosalie, il ne me restait plus qu'à découvrir ses meilleurs côtés. Et dire que j'avais hâte était un euphémisme.

Et puis, il y avait Edward qui était si spécial. Je savais que Jasper et moi allions trouver des gens formidables en venant ici, mais je n'espérais pas trouver un ami. Edward était de cela. Compréhensif, altruiste et honnête, il n'était pourtant pas très loquace. Il restait très mystérieux. J'avais beau savoir que nous allions nous entendre à merveille, il n'en restait pas moins une énigme pour moi.

Une odeur particulière me tira soudainement de mes pensées, puis en l'espace d'une seconde deux coup retentirent.

- Entrez.

Justement Edward passa la tête par l'entrebâillement et je l'invitais aussitôt à avancer. Il se posta à côté de moi, face à la fenêtre, et planta son regard sur le paysage qui s'offrait à nous.

- J'espère que la vue te plaît, me dit-il avec un sourire au coin des lèvres.

- C'est parfait.

Je me retournais aussitôt et m'assis en tailleur au pied du lit, à proprement dit inutile. Sans se retourner, Edward reprît alors la parole.

- Ils seront bientôt là, à ton avis ?

- Je n'en ai aucune idée.

- C'est bien toi la médium, non ?

Il m'adressa un sourire tordu que je m'empressais de lui renvoyer avec une grimace.

- D'ailleurs, que sont-ils allé faire dans la forêt qui leurs prennent autant de temps ?

- Emmett peut se montrer très… passionné quand il le veut. Très têtu, aussi.

Je me souvins alors de notre rencontre quelques heures plus tôt et de leurs attitudes si bizarres.

- Dis-moi, qu'est-ce qui vous est arrivé tout à l'heure dans les bois ? Emmett était dans un sale état.

C'était peu dire en regard du carnage vestimentaire que constituait sa tenue. C'en était presque affligeant. Edward partît alors d'un grand rire guttural qui ne fît qu'accentuer ma curiosité.

- Ah, tout ce que je peux te dire c'est que mon frère aime bien faire des paris. Mais le problème, c'est qu'il ne gagne pas toujours.

J'imaginais déjà les deux garçons dans des défis aussi loufoques les uns que les autres.

Emmett pariant avec Edward qu'il ne pourrait pas escalader une montagne, avec deux cerfs vivants sur chaque épaule. Edward défiant son frère d'arrêter le cours d'une rivière tout seul. Emmett obligeant l'autre dans un jeu stupide à manger de la terre.

Je pourrais peut-être leurs suggérer quelques idées…

- Déjà essayé, il te faudra trouver autre chose… pour la terre, je veux dire.

Je le regardais sans comprendre, avant de saisir qu'il avait une nouvelle fois entendu mes pensées.

- Ça ne doit pas être évident tous les jours, non ?

- Oh, Emmett me tape sur les nerfs parfois mais c'est juste un grand malade. Rien de bien méchant.

- Non, je voulais dire…

- Je sais… me coupa-t-il aussitôt. Mon pouvoir fait que personne n'a vraiment de vie privée dans cette famille. Et c'est parfois gênant comme tu as pu le voir tout à l'heure dans le salon avec Rose et Em'. Mais c'est souvent très utile.

- Comme hier soir, dans la forêt.

Je me souvenais très bien de l'échange si particulier que nous avions eu tout les deux, nous mettant dans une bulle que personne ne pouvait percer. Je n'avais jamais pensé que communiquer de cette façon était possible. Mais peut-être l'était-il seulement parce que c'était avec Edward.

- En fait, je suis venu te voir pour m'excuser de mon comportement quand vous êtes arrivés. J'irais voir Jasper dès qu'il rentrera. D'habitude, je ne suis pas aussi à cran mais j'ai eu quelques soucis avec une de nos cousines d'un autre clan…

- Ce n'est rien. Ne t'inquiète pas. Je suis sûre que ça va aller.

Il me sourît avant de se diriger vers la porte pour s'en aller. Il se retourna au dernier moment et me regarda avec un drôle d'air.

- Pour toi, non plus ça ne doit pas être évident, n'est-ce pas ?

- Non, ça va. Emmett me plaît bien. Lui dis-je, consciente qu'il ne parlait pas du tout de son frère.

- Je fais avec. Lui répliquais-je ensuite.

C'était sûrement ça qui faisait qu'Edward était si différent des autres. Outre Jasper, c'était la première fois que je rencontrais quelqu'un avec un pouvoir si spécial. Mais Edward avait, comme moi, cette particularité que cette capacité interfère sur sa vie privée, la rendant parfois impossible. C'était donc probablement à cause de ce don, ou plutôt grâce à lui, que je voyais Edward comme un confident, un ami.

Il s'en alla alors, me laissant seule avec mes pensées encore une fois.

Décidément, je me plaisais vraiment ici.