Tout d'abord, désolé du retard!! Je sais je n'ai pas d'excuse... Mais l'histoire d'Alice va (très) bientôt prendre fin (Cette fois-ci vraiment! :p) alors je veille à ce que les chapitres soit parfaits et puis je fais durer le plaisir.

J'espère que vous aimerez ce chapitre. Je vous préviens de suite, pas de testostérone dans celui-ci. On est entre filles! Je sais, je sais... Jasper vous manque! Il reviendra très bientôt! :p

Enjoy!


*

Chapitre 23

*

- Alors tu as prévu quelque chose de spécial pour la nuit de noce ? me demanda Rose.

Nous étions chez le fleuriste, affairée toutes les deux devant un comptoir à choisir les compositions florales pour le mariage. Mariage qui approchait maintenant à grand pas. Devant nous s'étalaient des dizaines de bouquets tous plus beaux les uns que les autres et je n'arrivais pas à en choisir un seul. Des roses blanches ou rouges, des freesias, des tulipes nacrées… je n'avais que l'embarras du choix. Ma seule demande avait été d'intégrer une fleur spéciale à mon bouquet : un lys blanc, en souvenir du premier cadeau de mon Jasper.

J'avais demandé à Rosalie d'être ma demoiselle d'honneur plusieurs jours auparavant et depuis elle mettait tout son cœur dans les préparatifs. Qui d'autres aurait été mieux placé pour ce rôle ? Personne à mon avis. C'était une évidence. Rose était la sœur que je n'avais jamais eue et je la voulais à mes côtés pour ce jour si spécial.

- Hein ? Qu'est-ce que tu veux dire par « spécial » ?

Discuter de ma nuit de noce avec ma demoiselle d'honneur dans une boutique de fleurs n'était pas l'idéal. Mais Rosalie avait le chic pour provoquer des situations incongrues.

- Bah… des tenues affriolantes, de la chantilly, des menottes… ce genre de choses.

La dame tenant la boutique et qui se trouvait à quelques mètres, se retourna aussitôt, avant de nous jauger en entendant la réplique de Rosalie.

- Rooose ! Lui sifflais-je entre mes dents, la gratifiant au passage d'un coup de coude dans les côtes. Ce n'est pas mon genre, ni celui de Jasper. Et puis ça ne te concerne pas.

- Bah… moi tout ce que je dis c'est que ça peut vous aider. Répliqua-elle avec un haussement d'épaules.

- Quoi ? comment ça « nous aider » ?

Je ne comprenais pas où elle voulait en venir. Tout ce que je savais c'était que la lune de miel était plus qu'attendue de mon côté. De celui de Jasper aussi apparemment. Si l'échéance du mariage n'était pas aussi proche, nous nous serions déjà probablement sautés dessus.

Rosalie se retourna pour me faire face, affichant une mine sérieuse et parlant si bas que même moi, j'eu du mal à l'entendre.

- Tu sais que tu vis dans une maison de vampires aux sens décuplés. Chuchota-t-elle avec une œillade appuyée.

- Je ne comprends rien de ce que tu racontes. Lui avouais-je.

La belle blonde laissa échapper un soupir d'exaspération qui attira une nouvelle fois l'attention de la vendeuse.

- Dans notre maison, il n'y pas beaucoup d'intimité, tu sais et… on entend tout Alice, vraiment tout.

Et bien justement, il n'avait rien à entendre. C'est à peine si je n'étais pas devenue bonne-sœur tellement nous ne nous touchions pas.

Devant mon air, elle continua…

- On entend tout, reprit-elle, et vous… on entend jamais aucun bruit qui sort de votre chambre.

Mince…

Si j'avais pu, je me serais cachée dans un trou de sourie. Notre vie de couple ne concernait personne d'autres que Jasper et moi ; et pourtant toute la maisonnée devait probablement se poser des questions. Non… quand même, les Cullen avaient autre chose à faire que se soucier de notre vie intime, non ? Non !!? S'ils ne s'en préoccupaient pas… ils étaient, au moins, tous au courant, ce qui était tout aussi gênant.

Comme l'avait fait remarquer Rose, il n'y avait que très peu de vie privée chez les Cullen. Le revers de la médaille, sans doute.

- Et bien… tout le monde n'a pas à être aussi démonstratif que toi et Emmett.

Leur couple était loin d'être discret… et même un humain à l'ouïe défaillante aurait pu saisir ce qui se passait dans leur chambre à coucher.

Rosalie me toisa d'un air de maîtresse d'école.

- Bon… d'accord, soupirais-je déjà vaincue. Si tu n'entends rien, c'est parce que nous ne faisons rien.

Absolument rien. Affreusement rien. Impitoyablement rien.

Rien. Niente. Que dalle. Nada.

- Bien, alors qu'est-ce que je disais ?! Mise sur les fanfreluches, les dentelles, le charme et la sensualité et ton Jasper… hop… dans la poche, ma vieille. S'esclaffa-t-elle.

- Rose… la réprimandais-je aussitôt. Tout va bien entre Jasper et moi.

- Mais… m'interrompit-elle.

Je la fis taire d'un signe de la main avant de continuer.

- C'est juste que l'on a choisit d'attendre… le mariage, avouais-je en baissant les yeux.

C'était ridicule. Juste risible à souhait et le dire à haute voix rendait réelle la stupidité de la situation. Mais à mon plus grand étonnement, Rosalie ne se mît pas à rire ou à se moquer de notre choix.

- Hum… j'admire. C'est très mature comme décision. Dit-elle en tournant une rose entre ses doigts. J'aurais bien aimée faire preuve d'autant de maîtrise de moi-même et de patience. Mais je dois avouer que quand Emmett est dans un rayon de deux kilomètres, je ne suis plus vraiment moi-même. (1)

Elle esquissa un sourire et baissa les yeux vers la table de travail. Rose et son géant de mari était fait l'un pour l'autre. Inséparables et tellement complémentaires, on ne pouvait les imaginer que réunis.

- Non mais… moi aussi, c'est la même chose avec mon fiancé.

Mon fiancé… ah que j'aime ce mot… que j'aime entendre et prononcer ces paroles… mon fiancé…

- Si je pouvais je lui arracherais ses vêtements à chaque fois que je le croise, continuais-je, mais on se dit que la nuit de noce ne pourra en être que meilleure. Quelle idée stupide j'ai eu…

Rosalie sourit de nouveau, et m'exhiba un assortiment de rose et de lys sous le nez.

- Moi, je prendrais celui-là si j'étais toi. Assena-t-elle au moment où la gérante revenait vers nous.

- Très bien. Va pour ce bouquet.

*

- Bien, il reste quoi à faire ? Questionna la belle blonde alors que nous sortions d'une énième boutique.

La journée touchait à sa fin et nos bras débordaient littéralement de paquets. Je vérifiais de suite ma 'check-list' avant de lui répondre.

- Hum… déco, c'est fait… musique, c'est fait… mon cadeau pour mon Jazz, c'est fait…

- Oh… tu l'appelles « mon Jazz »… Si ça c'est pas mignon, je ne m'y connais pas ! Se moqua Rosalie avant de pouffer de rire.

- Chut… tu me déconcentres ! Lui dis-je en barrant de grandes lignes sur mon calepin.

Elle se calma mais la ligne de ses lèvres trahissait déjà son envie de recommencer.

- Alors… il ne nous reste plus… que… LA ROBE !!! Oh j'ai faillis oublier le plus important ! Ma robe ! Mince !!!

- Tu ferais mieux de te dépêcher parce que les magasins vont bientôt fermer… Répliqua Rosalie en m'indiquant sa montre.

C'était bien ma chance. Oublier le plus important.

Mince, mince, mince et re-mince !!!

- Allez grouille toi, Rose ! Viens !!

Il me fallu tout mon self-control pour ne pas me ruer à vitesse vampirique parmi les passants de cette rue bondée. Mais c'est en courant que nous atteignîmes une première boutique à l'allure bon chic, bon genre… qui ferma ses grilles sous notre nez.

C'est sous nos yeux ébahis que toutes les échoppes de la rue commerçante de Seattle bouclaient leurs portes.

Je me laissais alors tomber sur le trottoir.

- Non !! Mais comment je vais faire, Rose ? criais-je d'une voie plus aigüe que la normale.

Mais quelle idiote ! Je n'avais plus le temps de revenir chercher une robe maintenant. Le mariage était dans moins de deux jours et j'étais surchargée de travail. J'avais beau avoir des capacités hors du commun, je ne pouvais pas me dédoubler et personne d'autre ne pouvait venir essayer ma robe à ma place.

Là… je suis dans de beaux draps…quelle gourde !

- On se calme là… me sermonna-t-elle, laisse moi réfléchir.

Elle s'accroupit à mes côtés et se concentra.

- Tu es bien une couturière de talent, non ?

'De talent' si on veut…

- Oui… mais jamais je n'aurais le temps de me coudre une robe en si peu de temps. Deux jours Rose, deux jours. Je n'ais même pas le tissus. Je suis foutue… je suis…

- Stop !!! Attend j'ai peut-être une idée.

J'étais suspendue à ses lèvres. À ce moment précis, si Rose m'avait dit d'aller me pendre chez les grecs, j'y serais allée sans me poser de questions.

- Tu penses pouvoir te faire une robe de mariée en deux jours si tu as déjà la base ?

- Oui, mais…

- Pas de 'mais'… Attends laisse moi réfléchir encore…

Elle se leva et commença à faire les cents pas à côtés de moi, sur le trottoir. Elle était tellement perdue dans ses pensées qu'elle ne se souciait pas de bousculer plusieurs dizaines de personnes.

- Oui, j'ai trouvée ! S'écria-t-elle triomphante.

- Quoi ? Quoi ?

Je me mis aussitôt sur mes pieds pour écouter sa solution de génie. Parce qu'il fallait en être un pour dégoter une issue à ce problème.

- Je vais le faire.

- Hein ?

Je ne comprenais plus rien. C'était moi ou plus rien n'avait de sens ? C'était quoi, au juste, la cause tout ce bataclan ? Décidément, ce n'était vraiment pas mon jour.

- Les préparatifs du mariage… je vais le faire ! Toi tu vas te concentrer sur ta robe et moi, je vais m'occuper de tout le reste. C'est super, non ?

Elle tapa des mains frénétiquement, laissant l'hystérie la gagner. D'habitude, c'était plus mon genre de réagir de la sorte. Mais là, non. Son entrain m'était difficilement communicatif.

- Tu ne peux pas, Rose. Il y a tant à faire. Et tellement de détails…

Des petits rien mais qui faisaient la différence. Et c'était spécialement ces petits détails que je voulais soigner. Il n'y avait que moi pour être aussi consciencieuse.

- Je t'adore Alice, tu le sais. Mais qu'est-ce que tu peux être casse-pieds parfois ! Dit-elle en se calmant.

- Non, mais… il y a tant à faire. Soupirais-je.

- Ecoute-moi bien, répliqua-t-elle du tac-au-tac, les mains sur les hanches. Je me suis déjà mariée trois fois avec Emmett alors c'en n'est pas un de plus qui va me faire tourner la tête.

Elle n'avait pas tort. Elle devait s'y connaître mieux que moi. Rose et Emmett avait déjà convolés en juste noces trois fois. A croire qu'ils ne savaient pas s'arrêter.

A bien y réfléchir, c'était la solution rêvée.

- D'accord.

- Quoi ? j'ai rêvée ou tu viens bien de me déléguer tes pouvoirs d'organisatrice suprême ?

- Rose… la sermonnais-je, encore une fois.

- Ne t'inquiètes pas, je vais faire du très bon boulot. Ajouta-t-elle en me serrant dans ses bras. Maintenant, viens. Je crois qu'Esmée pourra t'aider.

*

- Là… voilà. Murmura Esmée en sortant une housse beige de son dressing.

Nous étions toutes les trois dans la suite parentale de la villa blanche, attroupées comme des conspiratrices mettant en place leur plan.

Esmée tira doucement sur la longue fermeture éclair, laissant apparaître un tissu vaporeux d'une blancheur de neige. D'un grand coup sec elle la sortit et d'une main experte nous présenta l'étoffe. Rosalie n'avait pas menti. La robe de mariée d'Esmée était magnifique. A vous couper le souffle. Littéralement.

- Je l'ais toujours conservée précieusement. Elle est comme neuve. Nous dit-elle fièrement.

- Elle est sublime. Soufflais-je.

A ce que j'avais pu comprendre, Esmée et Carlisle ne s'était unis qu'une seule et unique fois, symbole parfait de leur amour. Et c'est justement cette robe que portait Esmée ce jour-là.

- Cela se faisait beaucoup quand j'étais humaine. A cette époque, il n'y avait que très peu de moyens, donc les mères léguaient leur robe à l'ainée de la famille. C'était une sorte d'héritage avant d'entrer dans la vie adulte et de voler de ses propres ailes.

Mais dans ce cas, ce n'était pas à moi de porter cette pièce d'exception. C'était à Rosalie.

- Mais… Rose…

- Nous n'avons pas vraiment les mêmes goûts… me coupa Rosalie, en allant s'assoir sur le lit.

Esmée lui sourit tendrement avant de reporter son attention sur la toilette qu'elle tenait précieusement devant elle. Ses yeux étaient voilés par de lointains souvenirs, sûrement tous fixés sur son âme sœur : Carlisle. Je me mis alors à me demander si moi aussi, après tant d'années passées aux côtés de Jasper, j'arborerais une expression semblable. Nous nous aimions, ça c'était certain. Mais qu'en serait-il dans deux ou trois cent années ?

Me tirant de mes pensées, Esmée me tendit la robe. Ce geste apparemment anodin représentait tellement plus pour moi. Jamais je n'avais pu imaginer qu'une personne m'aime suffisamment pour me considérer comme sa fille. Et c'est précisément ce qu'Esmée était en train de me faire comprendre. J'en aurais pleuré si j'avais pu.

- Tiens… il faudra sûrement faire quelques retouches, mais si tu la veux…

- Oui !!! la coupais-je aussitôt.

Rosalie s'esclaffa, et fût de suite imitée par Esmée et moi.

- Ce n'est pas maintenant qu'il faut prononcer ce mot, Alice !

Sans attendre, Esmée m'invita à revêtir le somptueux vêtement. Apparemment d'une simplicité évidente, la robe n'avait rien de banal ou de commun. Non, elle était parfaite et magnifique. Un long voile de dentelle délicate flottait sur une robe de satin entièrement brodée de fleurs argentées. Des centaines de petites perles blanches tombaient en cascade tout le long du satin et de grands voiles d'organza pendaient des manches. Le décolleté était sublimé d'un enchevêtrement d'arabesques compliquées et la taille mise en évidence par un nœud discret. Je flottais sur un nuage. Je portais un nuage. (2)

- Merci, Esmée.


(1) Huhu... tu m'étonnes! :)

(2) Parce que rien ne vaux une image, le lien de la robe de mariage qui a inspiré cette description est dans mon profil!Perso, je la trouve magnifique cette robe! :)

Bon comme vous l'avez compris, le prochain chapitre sera normalement le dernier et portera sur le mariage d'Alice et Jasper. (Aucune menace ne pourra venir changer ma décision! lol! Toutes les bonnes choses ont une fin!) Mais sachez que j'ai déjà prévu deux bonus qui viendront s'ajouter ensuite.

La dernière fois j'ai fait appel à votre générosité (on se croirait dans e telethon! :p) pour les 150 reviews, et ça a marché! Ce coup-ci si j'en demande 200, ça va aussi fonctionner, non?

J'espère que ce chapitre vous a plu. à bientôt!