Le voilà, le seul, l'unique, le véritable, le magni... Oups, je m'emporte! :) Voilà le premier des deux bonus que je vous ais promis: Le mariage du point de vue de Jasper.
Bon, je sais j'ai un peu tardé... toutes mes excuses! ça a été bien sympa de se replonger dans cette histoire et de retrouver mes perso préférés. J'aime bien ce chapitre, alors j'espère qu'il vous plaira aussi.
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Bonus 1
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Mais enfin qu'est-ce que j'étais en train de faire ? J'allais me marier ? Moi ? Celui qui avait juré de ne jamais tomber amoureux allait se marier. Quel comble !
Je n'étais pas prêt, non, pas le moins du monde et ça se voyait comme le nez au milieu de la figure. Un instant, mon reflet dans le miroir me fît frémir : On aurait dit un condamné à l'échafaud. J'étais pâle, plus encore qu'à l'ordinaire et mes traits étaient tirés. Mon cœur se soulevait au moindre de mes gestes et mon estomac était retourné par des spasmes nerveux. Je n'arrivais pas à rester tranquille et mes mains tremblaient. Et ce fichu nœud de cravate me serrait tellement le cou !
Aujourd'hui était censé être le plus beau jour de ma vie… alors qu'est-ce qui m'arrivait ?
Les questions fourmillaient dans ma tête et je n'arrivais pas à rester concentré deux secondes. J'étais tellement à cran que mon pouvoir semblait s'être mis sur pause. Je ne ressentais plus les sentiments des personnes alentour. En fait, je ne savais même pas ce que je ressentais moi-même. Une partie de moi était heureuse. Heureuse de savoir que j'allais rendre Alice folle de joie. Mais une autre, plus grande, n'était qu'un chamboulement de sentiments surprenants : appréhension, gêne, peur, inquiétude, désarroi, colère…
Je lui avais fait une promesse, celle de l'aimer jusqu'à la fin. Etais-ce possible, après tout ? En étais-je vraiment capable ? Je lui avais fait aussi une demande aussi, celle de m'épouser, mais je n'avais vraiment pas réfléchi à tout ce que cela impliquait. Et c'est seulement maintenant que je le réalisais. C'était donc de ma faute, si j'étais dans un tel pétrin. Pourquoi ne pas lui avoir demandé de prendre un chien, d'acheter une maison ou de simplement continuer comme ça ? Non… bien sûr, parce que la bête aurait finie comme casse-croûte, que nous avions déjà un foyer et que j'étais un sombre idiot.
Quel crétin !
Je n'étais pas sûr d'être capable de prendre cet engagement, surtout je n'étais pas sûr de moi. Mais enfin qu'est-ce que je faisais là, habillé comme un pingouin et arborant une face de déterré ? Et Alice ? Étais-je sûr d'elle ? Etait-ce vraiment elle la femme de ma vie ? Je l'aimais à cet instant, c'était certain et je ne voulais pas la faire souffrir. Mais l'aimais-je assez pour rester à ses côtés pour l'éternité ? Mon cœur était-il à ses grand pour lui jurer fidélité jusqu'à ma mort ? Je ne savais pas. Je ne savais plus. Mais qu'est-ce que je devais faire ?
Et bien sûr, c'est trente minutes avant d'entrer en scène que je me posais ce genre de questions.
Je devais dire un mot, un seul. Le mot le plus compliqué du dictionnaire : Oui. Mais je ne savais vraiment pas s'il allait pouvoir passer la barrière de mes lèvres vu l'état dans lequel j'étais.
Bon sang… mais qu'est-ce qui m'arrivait ?!!
J'avais besoin d'air, vraiment. Il fallait que je m'en aille d'ici, que je m'éloigne de toutes ces fleurs et ces rubans pendant un instant. La simple vue d'un confetti me conforta dans mon idée : il fallait que je parte. Je devais réfléchir, me vider la tête. Il fallait aussi que je respire parce que là j'étais carrément en train d'étouffer.
D'un coup de main, je retirais cette fichue cravate qui m'obstruait la trachée et ouvris la fenêtre pour sauter. Devant moi s'étendait le rideau sombre de la forêt de Forks, derrière l'éclat des festivités. Sans une seconde de plus, je me mis à courir vite… tellement vite en fait, que bientôt mon cerveau se vida. Sans même y réfléchir, je sautais de branches en branches et laissait l'instinct reprendre le dessus. Je n'étais plus Jasper, ni un homme qui allait se marier. J'étais seulement une créature de la forêt sans obligations ni contraintes. L'air frais s'abattit sur mon visage et jamais rien ne m'avait fait autant de bien. Ici, je n'avais pas de décisions cruciales à prendre ou de choix de vie à décider. Non, j'avais juste à courir et à apprécier cette liberté si longtemps refoulée.
Je ne voyais plus rien, ni les arbres m'entourant, ni les rayons du soleil qui filtraient à travers. J'étais là où je devais et mon corps exultait de cette nouvelle identité. Je pouvais respirer à plein poumons sans que quiconque ne vienne troubler mon calme si souverain.
Mais c'est justement à ce moment là, lorsque je lâchais enfin prise que je sentis un souffle dans mon dos et l'odeur particulière d'un autre Cullen qui me suivait : Edward. Il était tout proche et il se rapprochait. Bien sûr, il me rattrapait sans problème.
Et merde !
Moi qui pensais pouvoir courir vite, Edward me rattrapa sans aucune difficulté. Je m'arrêtais au beau milieu d'une clairière, maigre trouée parmi le voile opaque des bois. Sans me retourner, je le sentis s'arrêter à un mètre derrière moi. Il ne bougeait pas, ne parlait pas. Mais que voulait-il ? Sans même que je le décide, mon don absorba ses sentiments et les fît miens. Il était en colère, déçu, inquiet, ahuri, déconcerté, optimiste, suspicieux, satisfait, confus… déterminé. Tout cela en même temps. Je m'étonnais toujours de la multitude de sentiments contraires qui pouvaient habiter une personne, et Edward ne dérogeait pas à la règle.
Il se planta ensuite face à moi et me fixa… d'un air qui aurait pu faire fuir n'importe quelle personne. Mais je n'étais pas n'importe qui et même si je considérais Edward comme un ami, jamais je ne fuirais devant lui, ni devant personne d'ailleurs. S'il voulait se battre, j'avais des années de guerre derrière moi comme avantage.
- Allons, calme-toi Jasper.
Il me disait de me calmer, alors que lui-même était en colère! Je ne répondis rien.
- Viens, on rentre.
Il avait posé sa main sur mon bras et m'invitait à retourner vers la demeure Cullen. Mes idées étaient trop embrouillées et mon cerveau trop accaparé pour saisir quoique ce soit.
- Non. Je veux rester seul.
Puis, la pensée de la villa blanche me guida vers une autre qui me fît plus mal que je n'aurais jamais voulu l'avouer : Alice. Je l'avais laissé seule et qui sait dans quel état elle devait être maintenant. Elle devait sûrement être au courant de ma fuite stupide et lâche. Je ne pus m'empêcher de songer à elle, dans sa magnifique robe blanche, pleurant toutes les larmes de son corps à cause de moi, de ma faiblesse. Et mon cœur se fendît en deux. J'eus mal, plus encore que lorsque je me débattais avec ces questions sur le mariage.
- Elle ne sait rien… et elle n'a pas besoin d'être au courant.
Bien sûr, monsieur le devin était au courant de tout ce qui se passait dans ma tête et je n'avais pas eu besoin de prononcer une parole. Il ne cilla pas à ma réplique mentale et se contenta de continuer de me fixer.
- Tu vas rentrer avec moi, tout de suite et toute cette histoire sera oubliée.
Il était sympa quand même. Je devais lui rendre ça : il était prêt à ne me poser aucune question et à ne rien dire à Alice. Je n'en méritais pas autant. Mais rentrer là-bas était impossible.
- Non, je ne peux pas. Je veux rester seul. Répétais-je.
J'avais vraiment besoin de réfléchir et sa présence ne faisait qu'obstruer mes pensées. Les traits d'Edward se durcirent immédiatement, laissant apparaître ses sentiments à mon égard.
- Ecoute-moi bien, dit-il en pointant un doigt sur ma poitrine, je ne te laisserais pas faire ça à Alice. Tu m'entends ? Je ne sais vraiment pas pourquoi, mais elle t'a choisi et je t'assure que tu vas lui faire honneur aujourd'hui.
Il avait presque l'air menaçant avec son regard sombre et sa mine renfrogné. Presque…
Mais il avait raison. Alice méritait mieux et j'étais persuadé de faire le bon choix en m'en allant. M'en aller ? Voilà qu'Edward m'avait conduit à l'issue plus vite que je ne l'aurais pensé. J'étais venu ici pour réfléchir et voilà que je parlais de quitter Alice et le mariage.
- Tu ne vas pas lui faire ce mal. C'est clair ? Reprit-il plus fort.
C'était la première fois que je voyais Edward s'énerver. Mais ce qu'il disait ne faisait que conforter mes idées. Je n'étais pas prêt, et Alice méritait mieux qu'un lâche.
- Je ne peux pas, tu comprends ça ? lui criais-je à mon tour. Je ne sais plus ce que je suis en train de faire, je ne sais plus pourquoi j'épouse Alice.
- Tu l'aimes, espèce de crétin ! Et bien sûr que tu n'es pas prêt, personne ne l'est jamais vraiment. Et tu crois qu'Alice, elle se sent comment ?
Alice… nouveau coup de poignard. C'était un coup bas, il savait parfaitement qu'en me parlant d'elle, ma volonté allait flancher.
Il expira durement et retourna s'appuyer contre un arbre.
- Ecoute, je comprends tout à fait. Dit-il d'une voix plus calme. Tu as peur et c'est normal…
- Je n'ais pas…
Il me fît taire d'un signe de la main. En fait, je n'avais pas peur… J'étais terrifié.
- Tu sais, ça ne fait pas longtemps qu'on se connaît. Mais je vois comment vous vous regardez, toi et Alice, et ça crève les yeux que vous êtes faits l'un pour l'autre.
- Ce n'est pas ça le problème. J'aime Alice, bien évidemment… mais…
Mais quoi ? Moi-même, je ne savais même plus.
- Tu sais, je ne te comprends pas en fin de compte. Honnêtement, j'aimerais un jour être capable de trouver une personne qui me fera revivre de cette façon. Je souhaite vraiment que tu ouvres les yeux, parce que ce que tu es sur le point de laisser partir et ce que tu as toujours cherché. J'en suis persuadé. J'aimerais partager avec une personne ce que toi, tu as, avec Alice.
Et voilà, il connaissait sur le bout des doigts mon point faible et il en jouait. Quel arnaqueur ce type ! Mais il était sincère… et agacé aussi. Mes pensées l'agaçaient ! Un maigre sourire s'esquissa sur mon visage.
- Je sais, mais je ne sais pas si je suis capable de… si je suis digne d'elle, tu comprends ? Je ne veux pas me tromper pour ensuite lui faire plus de mal. Je ne veux pas faire d'erreur.
Je ne voulais pas lui faire du mal. C'était une vérité absolue. Mais j'étais là, au beau milieu de la forêt, à des lieux de notre maison, et sans qu'elle le sache, je lui faisais déjà du mal.
- Justement, c'est le problème. Tu vas faire des erreurs et tu dois même en faire. Sans prendre de risques, tu n'avanceras jamais. Aujourd'hui tu as la possibilité de changer le destin de deux personnes : le tien et celui d'Alice. C'est ton choix et ta responsabilité. Les cartes sont entre tes mains, mais sache que les deux éventualités comportent des dangers. La vraie question est : veux-tu affronter ces difficultés seul, ou es-tu prêt à le faire avec Alice à tes côtés ?
Alice. Ma chère Alice. Après le discours d'Edward son visage tourbillonnait dans ma tête, son rire, sa façon de bouger, ses baisers, tout ce qui faisait qu'elle était elle.
Est-ce que j'étais vraiment prêt à laisser tout ça derrière moi ?
C'en était trop. Je m'assis à même le sol et prît ma tête entre mes mains. J'étais vraiment perdu mais en même temps, ce qu'il venait de dire était tout à fait vrai. Je ne pouvais pas laisser Alice. J'en mourrais, si ça devait être le cas. Pourquoi tout était si difficile ? C'était le jour de mon mariage, bon sang !
Edward ne bougea plus pendant une seconde, le temps que je reprenne mes esprits.
Et là, tout s'éclaircit, comme d'un coup de baguette magique : j'aimais Alice plus que ma vie et je ne pouvais pas être loin d'elle. Il ne suffisait qu'à voir ce que j'étais devenu : cela faisait un jour que je ne l'avais pas vu et j'étais presque bon à enfermer.L'évidence me frappa de plein fouet et les nombreuses raisons pour lesquelles je lui avais demandé sa main eurent raison de moi.
J'allais me marier aujourd'hui.
- D'accord, on rentre. Déclarais-je d'un ton ferme, en me levant.
Edward ne parla pas, mais sentir qu'il était heureux et satisfait ne fût pas très difficile.
- Tu avais préparé ton discours, hein ?
Il éclata de rire, à ma plus grande surprise.
- J'avoue que j'étais un peu préparé. Si tu savais quels coups foireux Emmett a fait avant tout ses mariages avec Rose… On va dire que j'ai un peu d'entraînement dans la matière, et que tu n'es pas le premier à flancher devant l'obstacle.
A mon tour, j'éclatais de rire et par la même occasion, fît redescendre toute cette pression.
- On verra quand viendra ton tour.
Il m'adressa un sourire complice avant de s'engouffrer dans la forêt, sur le chemin inverse.
***
Elle s'approchait tout doucement et mon cœur, s'il avait pu, se serait arrêter de battre. Elle était tellement belle… et elle allait être mienne .Je n'arrivais toujours pas à y croire. Carlisle la guidait doucement et un magnifique sourire s'étirait sur son visage.
Lorsque soudainement, elle interrompît la marche, ne suivant plus du tout le rythme de la musique. Les notes fusaient à toute allure, mais Alice ne bougeait pas d'un pouce. Elle me regarda et ses traits se déformèrent horriblement pour n'être plus qu'une grimace confuse de tristesse.
Elle se détourna alors, sans un mot ni une explication. Mon Alice était partie dans un souffle, me laissant là, au pied de l'autel, désemparé…
- Hé, ho mon vieux !!
Emmett claqua des doigts devant mon visage pour me faire revenir à la réalité.
- La Terre appelle la Lune… la Terre appelle la Lune… répéta-t-il avec un sourire moqueur.
- Em'… oh… heu… je… balbutiais-je en passant une main dans mes cheveux.
Je m'étais laissé emporter, encore une fois.
- Ouais, ouais… ne t'avises pas de faire ça à Alice tout à l'heure parce que je sens qu'elle va défaillir sinon.
- Pas de souci. Lui répondis-je sans grande conviction.
J'étais face à l'autel, Emmett, mon témoin se tenait juste à côté. Edward avait disparu encore une fois en compagnie de Carlisle. Rosalie et Esmée s'affairaient avec les derniers détails. Tout le monde s'agitaient autour de moi, et ma mésaventure dans la forêt semblait être passé inaperçue.
Tous mes doutes s'étaient évanouis comme par magie. Je ne comprenais pas mon brusque changement d'humeur. En fait, je ne tentais pas de le comprendre, j'avais bien d'autres choses en tête. Comme celle de ne pas faire fuir Alice.
J'étais concentré, déterminé. Je me mariais… dans moins de quinze minutes et ma plus grande peur pour le moment était qu'elle réalise quel idiot j'étais et qu'elle s'en aille en courant. J'essayais tant bien que mal de rester tranquille mais rien à faire. Ce n'était pas la même appréhension que plus tôt dans la journée. Non. C'était du bon stress, cette fois. Malgré cela mon estomac était tellement noué que je n'arrivais plus à aligner deux phrases. Emmett le remarqua et pressa mon épaule d'un geste réconfortant. Geste qui si j'avais encore été humain, m'aurait broyé les os. Le maigre sourire que je lui rendis ne dû pas le satisfaire puisqu'il plissa son nez avant d'ajouter :
- Je n'étais pas aussi nerveux pour mon mariage, tu sais.
- Je ne suis pas nerveux. Répliquais-je dans un souffle.
Non, je n'étais pas nerveux. J'étais bien plus que ça. Je n'étais plus qu'un paquet de nerfs prêt à exploser en milles morceaux à tout moment.
Mais Alice… je devais penser à elle, c'était tout ce qui, à cet instant, était capable de me détendre.
Emmett n'était pas dupe. Il se tourna vers moi et me regarda de haut en bas, comme on le fait avec une bête de foire.
- Bon, je crois que ça va aller comme ça. Acheva-t-il en haussant les épaules et en me jaugeant d'un air appréciateur.
Mes sourcils se froncèrent d'instinct. Voyant ma grimace, il me mît une grande claque dans le dos.
- Rosie m'a demandé de vérifier si tu étais impeccable. Apparemment, elle veut que tout soit parfait pour Alice.
Je reconnaissais bien là, la rigueur quasi militaire de ma future femme. Si elle avait pu, c'est elle-même qui aurait veillée à tous ces détails. Mais dans ce cas, je l'aurais vu dans sa robe de mariée et la tradition aurait été rompue, chose qu'elle voulait à tout prix éviter.
J'opinais rapidement à la remarque de mon frère. Au même moment, Edward sortit d'un pas rapide de la demeure et alla s'installer derrière son piano à queue, croulant sous les bouquets. Du coin de l'œil je le vis jeter des regards anxieux dans notre direction. Mais il n'avait plus à s'inquiéter, je n'allais plus m'en aller. Plus jamais.
Une mélodie lente s'éleva alors dans les airs et mon cœur se serra un peu plus lorsque je compris que c'était le prélude de la marche nuptiale. Sans que je le comprenne, le prêtre s'était posté à côté de moi. Emmett s'était tendu et tous les invités avaient leurs regards rivés sur l'allée. Déjà Rose s'avançait vers l'autel, dans un chemin de pétales de roses rouges. Mon regard se porta ensuite sur Esmée, assise au premier rang à côté d'une place vide pour Carlisle. Ses yeux brillaient d'émotions tandis qu'elle fixait la demoiselle d'honneur.
Mon souffle ensuite se coupa. Les portes s'ouvrèrent et la plus belle femme que la Terre avait portée s'avança vers moi d'un pas léger. Je ne remarquais pas Carlisle à son côté. Je n'entendais plus la musique qui s'était faite marche nuptiale. Je ne perçu même pas les admirations de nos amis devant sa beauté incomparable.
Je ne voyais qu'elle. Je n'entendais qu'elle. Je ne percevais qu'elle.
Mon bonheur se conjugua au sien et nos cœurs explosèrent de joie, à l'unisson. Nos sentiments ainsi entremêlés avait dû se reporter sur l'ensemble de nos amis et notre famille. Mais je n'eus pas le loisir d'y songer puisque mon cerveau ne répondait plus de rien. Il était comme transporté dans un autre monde où il n'y avait qu'Alice et moi… et son sourire divin. En cet instant, un ange était vraiment descendu du ciel. Mon regard s'ancra dans le sien et ne le lâcha plus.
Arrivés à l'autel, je ne compris même pas que Carlisle avait posé sa main sur la mienne en un geste solennel. Non. Je n'entendis pas le discours de l'ecclésiastique, car le parfum d'Alice m'envoûtait plus que d'ordinaire.
Une petite partie de moi-même se demandait encore comment j'avais pu ne serait-ce qu'avoir l'idée de la quitter.
Je tenais sa main dans la mienne et c'est avec tout l'amour dont j'étais pourvu que je lui déclarai ma flamme devant tous les gens présents. Elle y répondit d'une petite voix tendue par l'émotion qui faisait écho à ma joie intense.
Lorsque le moment du « oui » fatidique arriva, je compris enfin ce à quoi j'étais destiné. J'étais là, sur cette Terre, pour aimer Alice. J'avais enfin trouvé ma moitié, celle qui me rendait fier et complet. Celle qui faisait de moi un homme. Je pouvais bien mourir dans la seconde, j'avais vécu l'essentiel. J'avais trouvé celle qui me fallait. Mon Alice.
Pour toujours et à jamais.
Volà, voilà... alors vous en pensez quoi? Jasper a eu des doutes, mais c'est normal, non? Et Edward est toujours le même grand frère protecteur! :)
Bon pour toutes les perverses ( ne niez pas!! Je sais qu'il y en a!! :p ), le dernier bonus mettra en scène la lune de miel des amoureux.
