Hermione se baissa pour l'aider à s'asseoir sur le lit, mais Drago, la rejeta violemment et y parvint seul. Elle resta donc en retrait, constatant que le jeune homme reprenait peu à peu des couleurs ce qui la rassura. Mais le coup devait lui avoir secoué les méninges en plus du reste parce qu'il lui lança ce à quoi elle ne s'attendait pas du tout :
- J'lai pas volée
celle-là. Les dents encore serrées.
Elle poussa
alors un soupire de soulagement.
- T'inquiète pas comme ça Granger, le matériel est encore utilisable ! Entre deux grimaces. Mais tu devrais en prendre un peu plus soin quand même.
- Ha mais c'est pas vrai ! T'es impossible. Il va vraiment falloir que l'on mette les choses au point. Et pour une fois, je suis d'accord avec toi, tu ne l'avais pas volé.
Drago à peu près remis du choc, se redressa pour la fixer.
- Pousse pas quand même. Si nous étions dans un autre contexte, je n'aurais pas donné cher de ta peau.
- Comment ça pousse pas ? Tu m'insultes et je devrais me laisser faire ! Et puis quoi encore. Je te signale que nous avons déjà été dans un autre contexte comme tu dis et que tu as détallé comme un lapin.
Drago ne releva même pas cette réflexion.
- J'ai reconnu que j'étais allé trop loin alors
n'en fais pas trop.
- Trop loin ? Jusqu'à quel point
Malfoy ? La jeune femme saisit l'occasion pour le pousser dans ses
retranchements. Elle voulait voir jusqu'où il irait.
- Ca
ne doit déjà pas être très marrant d'être
née de parents moldus et d'avoir moins de pouvoir que les
vrais sorciers alors, c'est vrai, vu qu'on est coincé
ensemble, je ne devrais pas en rajouter.
Au fur et à mesure de son discours, le visage de la gryffondore se décomposait. Alors voilà ce qu'il pensait... réellement...
- Quoi ? Moins de pouvoirs que les « vrais sorciers » ? Je suis une vrai sorcière et bien plus puissante que toi Malfoy. Et sache que je suis fière de mes parents, ils ont beaucoup plus de coeur et de dignité que les tiens !
- Ferme là Granger. Je t'interdis de parler de mes parents comme ça. Tu ne les connais pas.
- Je les connais bien mieux que toi tu ne connais les miens en tout cas.
Et la rouge et or le fixa alors d'un air de défi : ton père est un assassin.
Il lui bondit alors à la gorge et la fit basculer violemment sur le lit, lui bloquant les mains au dessus de la tête et s'asseya à califourchon sur elle pour l'immobiliser.
- Lâche
moi Malfoy. Elle essayait de se débattre de toutes ses forces,
mais rien à y faire, même affaibli, il était plus
fort qu'elle.
- Retire ce que t'as dit !
- Ton père est
un assassin, c'est la vérité.
Le serpentard
était maintenant rouge de colère et il serrait ses
poignets tellement fort qu'elle faillit crier de douleur. Devant la
haine qui imprégnait ses yeux, elle se permit alors de
rajouter doucement :
- Mais je sais que toi tu n'en es pas un.
Drago changea peu à peu de regard, exprimant alors le questionnement.
- Je sais que tu n'as pas tué
Dumbledore et que tu avais même abaissé ta baguette.
-
Comment sais-tu ça ? Personne n'était dans le bureau à
part le vieux fou et les mangemorts
- Si, Harry était là,
sous sa cape d'invisibilité.
Il écarquilla les yeux,
jamais il ne s'était douté que Saint Potter assistait à
la scène. Mais pour l'instant, ça n'était pas le
sujet
- Et alors qu'est-ce que ça change ?
- Reconnaît
le, tu sais très bien que ton père a commis des
meurtres. Mais ça ne veut pas dire que tu es comme lui.
La conversation avait complètement dérivée et le jeune homme du avouer qu'elle avait une nouvelle fois mis dans le mille. Son esprit commença alors à divaguer sur tous les évènements qui s'étaient produits avant son arrivée ici. Un brin de nostalgie lui serra le coeur. Drago était persuadé qu'il ne sortirait jamais d'ici alors quelle importance maintenant !
- Bon tu peux me lâcher maintenant, tu me fais mal.
Cette phrase le fit sortir de ses rêveries pour se focaliser sur la situation, lui rappelant étrangement le moment qu'ils avaient partagé. Elle le vit alors esquisser son fameux rictus, et frissonna. Ça n'était jamais bon signe.
- Qu'est-ce qu'il y a Granger ? Tu n'aimes pas quand je suis sur toi ? La dernière fois ça n'avait pas l'air de te gêner plus que ça ! Il sentait déjà l'excitation monter en lui, à nouveau provoqué par la domination qu'il avait sur elle. Un peu plus douloureusement cette fois tout de même, et pour cause !
C'était une sang de bourbe mais après tout, Drago avait toujours considéré ces « filles » comme une moyen d'assouvir ses désirs. Même si son père était contre car pour lui, en toucher une, équivalait à se salir, mais pour le fils... Un joli corps était un joli corps.
-Arrête enfin tu ne vas pas remettra ça
sur le tapis toutes les trente secondes. On était obligé,
point final. Affaire classée.
-On était pas obligé
d'aller là où nous sommes allé.
Elle rougit
férocement ne pouvant rien rétorquer puisqu'il avait
raison.
Pour Hermione, c'était la première fois qu'elle avait ressenti un tel désir et une telle jouissance.La sensation de sentir les mains d'un homme sur elle avait été enivrante. Fermant les yeux, elle avait voulu penser à Ron, mais sans succès. Ron n'aurait pas été aussi brutal... ou encore, il fallait se l'avouer, aussi fougueux. C'était bel et bien au serpentard qu'elle avait dit de continuer et lui demander d'arrêter aurait été au-dessus de ses forces, c'était certain.
- Par contre, il y a quelque chose que nous n'avons pas fait encore Granger.
Sa voix sifflante la terrifiait. Elle ne pouvait pas bouger et se demandait bien ce qu'il allait encore pouvoir inventer, mais elle fut très vite fixée. Il pencha son visage au dessus d'elle, la regardant dans les yeux.
- Nous ne nous sommes pas embrassé !
Sans plus attendre, Hermione pivota la tête sur le côté, cherchant à se plaquer ses lèvres contre son bras pour éviter qu'il ne concrétise son idée. Elle fermait les yeux, attendant le verdict. Mais pour toute réponse, Drago la relâcha et se leva en direction de la porte. Il ouvrit une male sur le côté qu'elle n'avait pas vu en entrant, farfouilla dedans et lui jeta des bouts de tissu sur le lit.
- Tient enfile ça, si non tu va
choper froid, t'es gelée.
Elle pris la « chose »
du bout des doigts et la leva devant ses yeux...
-Très
drôle c'est en mettant ça que je suis censée
avoir chaud, j'suis pas stupide Malfoy !
Visiblement, la tenue que lui proposait Drago n'était autre qu'une toute petite jupe en peau marron et un « soutient gorges », il n'y avait pas d'autre mots, assorti. En levant « ça », elle fit également tomber par terre deux bracelets très larges de la même couleur, mais relativement lourds.
- Ca appartenait à la fille qui m'a sauvé. Elle avait dû en voler aux Morgoles comme je l'ais fait moi aussi. Ces tenues doivent êtres spéciales parce que toutes les esclaves les portent et elles ne semblent pas avoir froid. Essaye t'as rien à perdre.
Hermione désespérait. Mais il était également vrai qu'elle commençait à mourir de froid.
- Tourne toi.
Résigné et n'ayant plus la force de se lancer dans une nouvelle polémique, il s'exécuta.
Face au mur, il entendait la gryffondore marmonner des phrases indignes d'une jeune fille bien élevée et se surpris à esquisser un sourire. Il du tout de même avouer qu'il était impatient de la voir vêtue de la sorte.
- C'est bon. Lui lança-t-elle
- Alors comment
tu...
Le jeune homme en eu le souffle coupé.
Hermione était splendide et particulièrement attirante. Un corps parfait, des formes un peu timides certes et que ses pulls larges avaient très bien dissimulé mais que le petit haut savait mettre en valeur. Même la couleur de cette « tenue » faisait ressortir ses yeux malicieux.
Voyant le regard de Drago aussi intense sur elle, Hermione ne put s'empêcher de rougir, cherchant à tirer le petit bout de tissu qui ne lui arrivait qu'au milieu des cuisses. Elle le vit déglutir pour reprendre sa question.
- Tu as un peu plus chaud ?
- Je ne
sais pas... Mais y'a un des bracelets beaucoup trop large pour
moi.
Il secoua la tête d'un air de reproche, désespéré de la voir si ingénue face à une tenue pourtant féminine. Il s'approcha d'elle doucement ce qui l'a fit reculer d'un pas.
- N'ait pas peur, viens là !
Hermione ne fit pas un pas en avant, mais resta à sa place, attendant que Drago parcourt le reste du chemin. Il lui saisit la main sous son regard inquiet, pris le bracelet et le fit coulisser jusqu'en haut de son bras.
- Celui-ci est fait pour être là. Lui lança-t-il avant de la lâcher et de se rasseoir sur le lit.
Il ne détachait toujours pas son regard d'elle lui trouvant un petit air d'amazone très tentatrice malgré elle.
- Alors, c'est bon, tu sens la
chaleur ou pas ?
- Oui bougonna-t-elle. C'est vraiment étrange,
on dirait une seconde peau et j'ai une sensation de chaleur qui se
diffuse dans tout le corps. Je ne comprends pas quelle est cette
magie. Je n'ai jamais rien lu sur quelque chose de similaire avant.
C'est particulièrement étrange. Je me demande si les
bracelets...
- Stop Granger, on s'en fout ! T'as chaud, c'est bon !
Elle le regarda, vexée d'être interrompue de la sorte et allait répliquer lorsqu'un son du cor retentit à nouveau dans toute la structure. Ils s'interrompirent tous deux, se lançant mutuellement un regard inquiet avant d'être saisi d'un frisson de terreur à l'ouie d'une voix tout droit sortie d'outre tombe. Une voix sombre, roque et grave qui semblait émaner des murs eux mêmes.
« Tu t'es évadée... Parfait... Nous savons que tu es dans la citée ancienne et que quelqu'un te protège, mais ça ne dureras pas. Notre roi te veut, toi, et plus tu attendras pour te montrer, plus ton sort sera terrible. Si tu nous reviens d'ici ce soir, avant la cérémonie, nous te laisserons devenir notre reine sans t'injecter le nymphomis. Et sache que tout n'est qu'une question de temps ».
Le silence s'installa de nouveau. Hermione regardait Drago désespérément. Elle voulait une explication, un réconfort, un mot quoi ! Mais rien.
Il baissa la tête et ferma les yeux. Pour lui la situation était désespérée, il avait sauvé Hermione parce que c'était la seule à être dans une cellule individuelle à part l'autre fille que les Morgoles avaient repris de suite. Tout s'expliquait maintenant. Elle était destinée à être la compagne du roi. Les recherches allaient redoubler et il n'arriverait pas à la garder avec lui pour sortir de cet endroit maudit.
-Drago ? Dis quelque chose.
Il releva doucement la tête
- On va mourir ici tous les deux.
A Poudlard, la situation ne s'améliorait pas. Les parents d'Hermione étaient arrivés et tentaient d'obtenir des explications alors que les élèves avaient eu la consigne de retourner dans leurs dortoirs.
Harry tenait Ginny dans ses bras pour ne pas qu'elle s'envole et Ron, assis dans un des canapés près de la cheminée, pleurait encore et toujours. Il se tenait la tête dans les mains et appuyait ses coudes sur ses genoux.
- Ron, arrête de pleurer, ça ne la fera pas revenir plus vite. Il faut trouver un moyen de la chercher plutôt ! Ginny était impuissante face au désespoir de son frère
-Et où elle est hein ? Qu'est-ce qu'on lui fait ? Tu as entendu McGonagall... Tu as entendu pourquoi ils ont emmené toutes les filles...
A cette pensée, il ne put retenir de nouveaux sanglots.
- Je voudrais tant la protéger et là je ne peux rien faire ! Rien ! Elle est toute seule face à ces monstres et je ne le supporte pas.
Harry serra Ginny fort dans ses bras. Ils avaient découvert l'amour tous les deux lors du mariage de Bill et Fleur cet été. Mais il n'aurait jamais pensé à ce moment là, qu'en plus de découvrir le plaisir ensemble, il lui aurait sauvé la vie !
Chacun perdu dans ses pensées, ils sursautèrent à l'arrivée fracassante de Neville. Il semblait avoir couru comme jamais, son visage était rouge et il tentait de reprendre son souffle.
« Beaux bâtons et
Durmstrang ont été attaquées aussi, tout comme
d'autres écoles : en Mandchourie, en Egypte, au Pérou,
au Canada, en Australie, Afrique du sud.
Ce sont plus d'un
milliers de filles qui ont disparues ».
Tous les élèves
présents dans la salle commune de Gryffondor se figèrent
de stupeur, seuls quelques sanglots étouffés se
faisaient entendre ci et là.
La situation était
vraiment terrible.
