Oublie mon nom.
Comme si toute sa vie venait de trouver un sens, Drago s'approcha à nouveau d'Hermione et l'embrassa délicatement, très délicatement. Ses lèvres effleurèrent à peine celles de la gryffondor mais prirent le temps de se faire sentir consciencieusement. Surprise, elle se recula un peu plus pour être bloquée contre le mur. Pourtant, elle ne se sentit pas oppressée ni prise au piège, il resta un peu en arrière, en la regardant. Merlin qu'il était beau, si seulement il n'était pas Drago Malefoy.
-Hermione
écoute moi. Il riva littéralement ses yeux dans ceux de
son amazone avant de reprendre en lui murmurant tendrement,
écoute-moi bien. Ne réfléchis plus. Laisse de
côté tes préjugés, tes peurs, et tes
blocages. Qu'est-ce que te dicte ton cœur ?
-Drago je…
Bafouilla-t-elle, au comble de son trouble. Ses yeux cherchant une
réponse dans l'abysse bleu en face d'elle.
-Hermione,
je sais que tu penses aimer Weasley, mais ose me dire que tu ne
ressens rien pour moi. Elle voulut répondre quelque chose,
mais il ne lui en laissa pas le loisir. Attends, J'en ais marre de
ce petit jeu malsain entre nous. Ça fait bien longtemps que
j'ai compris quelque chose. Je ne désire pas coucher avec
toi. Je… je veux faire l'amour avec toi. Tu comprends ? la
questionna-t-il en baissant la tête et en relevant les yeux,
toujours si intensément rivés dans son regard à
elle.
-Mais…
-Pas de mais Hermione. Oublie la surface,
il n'y a que toi et moi ici. Regarde moi, regarde moi bien et dis
moi que ce n'est pas ce que tu désir aussi.
-…
Il lui laissa encore quelques secondes pour réfléchir avant de reprendre tout aussi calmement, mais avec une certaine appréhension tout de même :
-Alors maintenant, je vais t'embrasser à nouveau… il marqua une courte pause pour lui laisser le temps d'assimiler correctement ce qu'il sous-entendait. Si jamais tu penses ne rien ressentir pour moi, alors repousse moi. Je ne me vexerais pas, je ne t'en voudrais pas, nous en resterons définitivement là. Je ne tenterais plus jamais rien sur ce plan, nous resterons juste… amis, prononça-t-il avec difficulté, comme si cette idée lui était douloureuse. Mais si tu ne me repousse pas…
Il se rapprocha alors un peu plus d'elle pour n'être plus qu'à quelques centimètres de sa bouche.
-Oublie mon nom et écoute ton cœur Hermione, ne pense pas à l'avenir. Il est bien trop incertain.
Ils étaient plongés les yeux dans les yeux et les sens d'Hermione s'affolaient. Elle avait bien compris ? Drago lui demandait… enfin il insinuait qu'il l'aimait ? Étais-ce si difficile à croire ? Voilà plus d'un mois qu'il le lui prouvait. Son séjour ici l'avaient profondément changé et voilà tout ce qu'attendait Hermione depuis longtemps maintenant. Elle sentit tous les sentiments refoulés pour se protéger l'envahir à la vitesse d'un raz-de-marée. Elle le voulait, elle désirait répondre favorablement à sa demande. Dans son discours, il n'avait aucun ton de défis, personne ne pouvait perdre au nouveau jeu qu'il lui proposait…
Elle parcouru alors lentement les derniers centimètres d'elle même et là… Et là ce fut une explosion de bonheur. Ils s'embrassèrent lentement, se délectant l'un de l'autre pour s'imbiber totalement de leur improbable partenaire. Leurs lèvres s'effleurèrent à peine, découvrant le plaisir de goûter l'être aimé, Hermione apparaissait à Drago comme la Manne aux hébreux.
Après ce long chemin de croix, ils estimaient se mériter l'un l'autre. Plus de crainte, plus de soucis, seul comptait l'instant présent. Et ce moment était doux et merveilleux. Drago rompit leur baiser en se reculant, lui lançant un regard si intense, accompagné d'un sourire si sincère que la jeune femme fondit comme neige au soleil. Il était son fruit défendu et elle avait envie d'y croquer à pleine dents.
Elle s'allongea, lui confirmant ainsi son désir et que, pour la deuxième fois en moins de 24 heures, ils allaient refaire l'amour. Chacun savait parfaitement qu'aux yeux du reste du monde, leur union n'était que pêché. Mais la luxure les accueillait avec tant d'impatience qu'ils ne pouvaient plus résister. Tout deux prenaient conscience qu'ils n'allaient pas seulement coucher ensemble, mais qu'ils allaient s'exprimer les émotions et sentiments informulables pour l'instant.
Avant de la rejoindre, Drago se déshabilla totalement…
-J'ai trop besoin de te sentir contre moi. Lui dit-il dans un sourire alors qu'elle le regardait avec envie.
Elle en fit de même et chacun put profiter entièrement et totalement de l'autre. L'époque antédiluvienne où ils se haïssaient leur apparaissait comme un lointain souvenir, balayé par le déluge d'horreurs qu'ils avaient essuyé. Cette fois, les préliminaires seraient torrides, elle le savait et n'en était pas effrayée le moins du monde. Drago s'allongea sur elle et profita une nouvelle fois de la douceur de sa peau, il l'embrassa alors qu'elle déplaçait lentement ses mains dans son dos. Puis il commença à descendre pour goûter à toutes les parcelles de son corps, son cou, ses seins… Il les titilla merveilleusement bien et l'obligea à se cambrer en gémissant. Puis il continua à descendre pour embrasser son ventre, laissant nonchalamment traîner une main sur sa poitrine. Il voulait connaître et profiter du moindre bout de peau de son amazone, la cajolant ainsi un long moment alors que leurs deux corps commençaient à se mouvoir pour augmenter les petites frictions si délectables.
Drago voulut
prolonger ce moment éternellement mais elle en décida
autrement. Elle le stoppa et l'obligea à inverser les rôles.
Jusqu'à présent, elle avait constamment bénéficié
de ses caresses, mais elle aussi désirait cette peau laiteuse
et si ferme du serpentard. Il se laissa docilement faire et se
surpris à penser que sans cette expérience, il n'aurait
jamais pu la connaître, trouvant ainsi une parcelle d'espoir
dans l'horreur. A présent elle parsemait son torse de baiser
et il ferma les yeux pour se concentrer sur ces prodigieuses
caresses. Ses gestes étaient hésitants et
inexpérimentés, mais divin en raison de leur origines
et de leur but.
Il voulut bouger mais elle l'en empêcha
et commença à l'embrasser sur la joue puis dans le
cou… Merlin quelle douce torture.
Elle-même excitée par cette situation, elle commença à serrer son corps contre son amant, voulant enfin profiter pleinement de lui. Sentir sa peau contre la sienne l'imprégnait de volupté et d'allégresse. Une sorte de légèreté et de force communicative.
-Hermione… expira-t-il.
-Chuuuuut…
lui susurra-t-elle, se sentant pleinement en confiance et prête
à s'unire à cet homme devenu si cher à son
cœur.
Drago ferma de nouveau les yeux, mais il ne tenait plus. Il sentait comme des vagues de bonheur l'envahir, l'amour qu'il éprouvait pour elle refluant férocement à chaque battement de cœur dans ses veines. Ce qu'il aurait pris jadis pour un poison produisait un effet addictif sur lui. Son esprit s'imbibait de ces sensations dont il ne pourrait plus se passer désormais, il en était bien conscient. Et puis ces petits baisers tendres qu'elle lui prodiguait c'était…
-Merlin… arriva-t-il à prononcer.
Hermione non plus n'arrivait plus à tenir. Brûlante de désire, elle en voulu, beaucoup plus, et passa à califourchon sur lui sans relâcher l'intensité de ses merveilleuses caresses. Drago ouvrit les yeux pour profiter du divin spectacle qui s'offrait à lui et ne put réfréner un gémissement de plaisir lorsqu'elle uni enfin leur deux corps. Les deux amants pouvaient définitivement communier ensemble, partager sans restriction.
Il commença à ne plus pouvoir se retenir et parcouru son corps de ses deux mains à un rythme effréné, ne voulant rien manquer et cru prendre une crise cardiaque lorsqu'elle commença à se mouvoir lentement sur lui, poussant de petits gémissements de plaisir. Ensemble, ils laissèrent s'élever leur passion dévorante, lui vouant une dévotion sans borne.
La tête légèrement penchée en arrière, les yeux à demis clos et la bouche entre-ouverte, Hermione célébrait ce moment d'extase. Elle le sentait en elle avec tellement de plaisir qu'elle sut instinctivement ce qui lui restait à faire. Elle voulait faire durer ce moment de magie pure et commença à répéter inlassablement un petit mouvement vertical, expirant sa ferveur à chaque descente.
Drago se demanda si un jour ces yeux pourraient se remettrent de cette vision. Mais il savait dès à présent que, si ses pupilles pourraient voir d'autres images, celle-là serait gravée à vie dans son coeur. Cet ange providentiel lui apprenait la patience, la douceur et la sensualité. Le serpent accueillait ces nouvelles vertus comme un dons précieux et délectable. Il ne put réfréner un immense sourire qui illumina son visage lorsqu'elle le regarda de nouveau. Devant cet accueil, les yeux de la rouge et or s'illuminèrent de milliers de charbons ardents exprimant la passion qu'elle vouait à son amant.
Alors qu'elle continuait à danser sensuellement sur lui, il détacha les mains de son corps pour saisir les siennes. Leurs doigts s'enlacèrent et leurs regards se loquèrent l'un sur l'autre.
-Hermione… Tu es magnifique… lui murmura-t-il.
C'était tellement bon que l'un et l'autre entrèrent dans une autre dimension. Puis le beau blond sentit l'extase arriver, il dégagea son étreinte pour placer ses mains sur les hanches de sa somptueuse partenaire, la suréleva un peu, puis commença des vas-et viens de plus en plus rapides en elle. Submergée par les sensations, Hermione se laissa tomber en avant, sa poitrine effleura le torse de Drago qui ne tenait plus et elle gémis comme jamais elle n'aurait pensé le faire au creux de son oreille. Il glissait en elle à une cadence soutenue mais parfaitement rythmée, lui procurant une jouissance qui l'obligea à hurler malgré elle. Le corps de la divine amante s'enflammait. Sa vu et son audition se troublèrent alors que le septième ciel s'offrait à elle, parfaitement guidée par son partenaire. Drago ne put retenir plus longtemps le flux de sa passion et cria à son tour son extase avant de ralentir progressivement la cadence. La Gryffondor s'écroula brutalement sur le serpentard en nage et étendit ses jambes dès qu'il se stoppa.
Il la prit alors dans ses bras en la serrant fort, très fort. Jamais il n'avait ressentit un tel plaisir. Il venait de faire l'amour à une fille, c'était sa première fois. La première fois qu'il jouissait si fortement. Elle était à lui, définitivement à lui. Chacun respirait de façon plus que saccadée en cherchant à reprendre ses esprits. Il lui releva alors la tête et l'embrassa avec passion, Hermione le lui rendit au centuple. Elle était heureuse. L'accomplissement de son amour en toute sérénité venait de la combler. Il était parfait. Peu importait la suite qui allaient en découler. Elle l'aimait et savait que ce sentiment était partagé. Il ne pouvait en être autrement.
Tous deux s'endormirent enfin pour une véritable nuit lovés dans les bras l'un de l'autre.
A leur réveil, plus aucune appréhension sur la réaction de leur partenaire, à peine commencèrent-ils à bouger que leurs lèvres se cherchèrent instinctivement et n'eurent aucun mal à se trouver. Ce n'est que quelques minutes plus tard que le silence fut timidement rompu :
-Qu'est-ce
qu'on va faire maintenant ? murmura Hermione, toujours nichée
au creux des bras de son amant.
-Et bien, aller prendre un bain
et chercher à manger comme d'habitude. Lui répondit
ce dernier.
-ça n'était pas ce que je voulais
dire Drago.
-Je sais, mais tu te poses trop de questions.
Drago savait parfaitement qu'Hermione lui demandait ce qu'il allait advenir de leur relation si jamais, par bonheur, ils arrivaient à s'en sortir vivants. Et ça, il préférait ne pas y penser. Il tenait à elle, c'était plus que certain, mais sincèrement, elle restait Hermione Granger et lui Drago Malefoy. Retourner dans sa famille semblait compromis, il n'arriverait probablement plus à regarder son père en face et que faire ? partir ? s'exiler ? c'est-à-dire se retrouver de nouveau seul, comme ici avant l'arrivée d'Hermione. Non, ne pas y penser était la meilleure solution.
Quant à Hermione, elle se sentait différente. De ses deux premiers ébats amoureux, elle n'en retiendrait qu'un intense plaisir, mais du dernier… Son cœur était conquis. Bon sang ! Conquis par Drago Malefoy en environ un mois… C'était à peine croyable. Qu'allaient-ils devenir en rentrant chez eux ? Allait-il la quitter et redevenir le petit con frimeur de Poudlard ?
« Probablement » s'avoua-t-elle à elle même.
Mais elle au moins saurait. Elle saurait qui il était
vraiment. Et cela, ce don précieux qu'il lui avait fait,
elle ne l'oublierait jamais.
Pour la toute première fois
de sa vie, Hermione Granger avait envie d'être insouciante.
Elle aurait souhaité lancer un sort pour que les bras rivés
autour d'elle ne s'ouvrent plus jamais.
-Tient, j'ai quelque chose à te proposer. Lui murmura-t-il sans pour autant lui rendre sa liberté.
Elle le regarda un peu perplexe et attendit la suite.
-Alors avant tout, voici les options
qu'il nous reste : continuer à vivre ici sans rien faire.
Continuer l'exploration des couloirs sans lumière et dérober
encore des objets aux Morgoles ce qui, je pense, ne sera plus
possible vu l'agitation que notre premier larcin a provoqué.
Enfin, nous pouvons attendre notre heure pour sortir d'ici, guetter
l'opportunité… quelque chose. Alors, comment vois-tu la
suite des événements ? Quelle option choisis-tu ?
-Et
bien, je dirais un mélange de tout cela : continuer à
vivre le plus normalement possible, à fouiller les couloirs
éteints histoire de peut-être faire une découverte
importante et tout ceci en guettant la prochaine opportunité
de s'enfuir.
-C'est exactement ce que je pense. Mais
cette stratégie risque de durer. Il ne faut pas se voiler la
face Hermione, ceci risque de prendre beaucoup de temps, des
semaines, voir des mois et peut être même des… il ne
put prononcer ce dernier mot que tous deux comprirent. Alors il nous
faut des forces. Nous devons nous ménager et garder le moral…
-Mais Drago c'est ce que nous faisons. Et après tout ce
que l'on vient de traverser, je pense que nous en avons l'étoffe.
Il lui sourit de confiance, bien entendu qu'elle en avait l'étoffe. Lui n'en était pas très sur, mais elle…
-Alors accordons nous une matinée de repos. Un
break. Imagine-toi à Poudlard ou là où tu
préfères… et ne bougeons pas de ce lit. Nous avons
des fruits pour ce matin encore et…
-Ce n'est pas prudent
Drago, vraiment pas, tu te souviens la dernière fois que nous
avons fait un break ? Un Morgole a débarqué et…
-Et
ça n'arrivera plus. Hermione, j'en ais besoin. Ça
fait trois mois que je suis là et pour la première fois
je me sens bien… Et je suis convaincu que toi aussi. Ajouta-t-il
dans un sourire coquin.
D'abord septique, la gryffondor se laissa très vite convaincre lorsqu'il commença à l'embrasser lentement, très lentement sur la joue, la serrant un peu plus contre lui…
La veille, à Poudlard, les anciens clans ennemis jouaient cartes sur table. Les serpentards étaient parvenus à récupérer un certain nombres d'ouvrages sur les morgoles, provoquant d'ailleurs un vent de panique parmi les mangemorts. Loin de soupçonner leurs rejetons une sorte de paranoïa suspicieuse s'instaura entre eux, chacun s'accusant mutuellement du vol.
Pansy, de son côté, surprenait tout le monde. Elle travaillait sans relâche à explorer chaque grimoire en détail. Lorsque Patricia lui avait conseillé de s'arrêter pour se reposer un peu, elle l'avait violemment envoyé balader.
-Pansy, tu as les yeux
injectés de sang à force de lire, tu devrais aller te
coucher. Lui avait-elle conseillé en toute innocence.
-Mêle
toi de tes affaires et va t'occuper de Weasley, il ne demande que
ça. Jappa la serpentard sans même relever les yeux
lorsque Patricia s'enfuiyait de la sale en pleurant.
-C'est
vraiment très intelligent. Prononça Ron avant de partir
consoler son amie.
-Mais quel est ton problème à toi ? on te conseille de te reposer et toi, tu nous envoi promener ? qu'est-ce que tu cherches enfin ?
Neville avait de plus en plus de mal à se contenir face à cette alliance contre nature. Il était certain de trahir ses pauvres parents. Les serpentards ricanaient vaguement sans trop faire de vague alors que Pansy restait imperturbable, le nez dans ses recherches. Elle pris tout de même la peine de lui répondre pour pouvoir se concentrer au plus vite.
-Tu apprendras très cher que
nous, les serpentards, voulons réussir dans ce que nous
entreprenons, et la fin justifie les moyens. En l'occurrence, je
veux tirer Drago d'affaire.
-Et Hermione !
corrigea Ginny.
-Et la
Miss-je-sais-tout… maugréas Pansy dans un murmure inarticulé
et presque inaudible.
Environ deux heures plus tard, Ron revint dans la salle, le regard sombre et n'adressa aucune attention aux serpentards.
-Où est Patricia ?
s'inquiéta Ginny.
-Elle est allée se coucher.
Elle ne se sentait pas bien et avait besoin de se calmer.
-Et
surtout le sport ça fatigue ! pouffa Milicent suivi des deux
autres abrutis, sous le regard désespéré des
gryffondors et de la première année.
-La ferme !
pesta Ron sans pour autant se justifier sur une chose qui n'était
pas arrivé, une seconde fois au moins, et qui ne les regardait
en rien de toute manière.
Ginny regarda son frère prendre un des grimoires et l'ouvrir, mais elle comprit bien vite qu'il n'avait pas l'esprit à la lecture. Ses yeux restaient indéniablement figés sur un point imaginaire. Elle aurait voulu l'aider, lui dire qu'ils allaient retrouver Hermione, lui dire qu'il pourrait bientôt la serrer contre lui et mettre un terme à la souffrance qu'il endurait depuis plus d'un mois. Mais elle ne le pouvait pas. Les espoirs de parvenir à leurs fins restaient minces. Harry le lui avait confié la nuit dernière. Il avait abandonné la recherche des Horcruxes et avait délégué cette tache à l'ordre, bien trop préoccupé par le sort d'Hermione. Mais il s'était fixé une date butoir après laquelle il ne pourrait pas poursuivre sur cette voix. La lutte contre Voldemort restait indéniablement une priorité pour le monde de la sorcellerie et plus encore. Il était investit d'une mission et Hermione comprendrait que sa vie à elle seule ne valait pas celle de milliers de personnes. Il avait confessé ce triste dessein à Ginny insistant pour qu'elle ne le divulgue à personne. D'abord choquée, la gryffondor avait bien compris les enjeux et le dilemme de son amour.
Une heure plus tard, Harry décréta qu'il était temps de mettre en commun toutes les information collectées. Certaines légendes sur les morgoles semblaient complètement grotesques et bizarrement, elle venaient systématiquement de Crabb et Goyle. Mais en croisant leurs sources et en s'y mettant à tous, ils parvirent à éclaircir un certain nombre de zones d'ombres.
Visiblement, les Morgoles étaient jadis bien connus du monde sorcier. Ils remontaient à la surface bien plus régulièrement et partout sur le globe pour « voler » des filles. Mais à la différence près qu'elles leur étaient offertes en sacrifice. De nombreux récits faisaient donc états de leurs visites régulières et plusieurs savants avaient écrits sur eux. Mais progressivement, les villages se rebellèrent et mettaient leurs vierges à l'abrit ou alors mettaient tout en œuvre pour qu'elles ne les intéressent plus. Ils durent alors kidnapper les jeunes femmes. Mais, déjà affaiblis par l'épidémie, ils eurent de plus en plus de mal à commander régulièrement les astres. Ils furent alors obligés de collecter plus de filles en même temps pour piocher le moins possible dans le collectif, leur magie commune. Ils se concentrèrent également sur les sorcières, plus « réceptive » au traitement qu'ils leur injectait :
« Le Nymphomins » bredouilla Neville en se rappelant des notes d'Hermione.
De ce fait, ils jouèrent sur l'effet de surprise pour ne pas que les peuples se préparent et ne fassent le nécessaire pour leur cacher les vierges. Ils passèrent alors un pacte avec des familles de sorciers leur demandant de masquer leurs venues et d'en faire disparaître toutes les traces, en échange de quoi, ils les préviendraient un peu avant pour ne pas prendre leurs filles à eux. Ces familles de sorciers gardèrent ce secret comme le plus précieux des trésors et le transmirent de générations en générations.
L'existence des Morgoles passa alors dans le domaine des légendes populaires. Certaines familles exigeant de leurs enfants qu'ils mangent de la soupe à la courge sous peine d'appeler les Morgoles pour venir les chercher. Et cela fonctionna de moins en moins bien, jusqu'à ce que même cette menace soit raillée du vocabulaire sorcier ou presque.
Lorsque Voledmort arriva au pouvoir, il exigea d'obtenir tous les livres de magie noire des familles de mangemorts et découvrit l'histoire. Ce que le petit groupe de gryffondors et même de serpentard ignorait par contre, c'est qu'il avait passé un pacte avec les Morgoles. En plus de continuer à dissimuler les preuves de leur existence, il leur fournissait des plantes capables de résister aux conditions souterraines pour diversifier leur nourriture. En échange de quoi, les Morgoles lui permettraient de puiser dans leur collectif lorsqu'il serait suffisamment puissant.
C'est surtout Karina qui leur fourni les détails sur la relation entre Voldemort et les morgoles, mais même elle ignorait le pacte passé pour obtenir plus de pouvoirs. Mais elle n'adhérait pas du tout aux opinions de ses parents. A à peine onze ans, elle vouait un culte sans bornes à Harry Potter et faisait preuve d'une étonnante perspicacité sur le monde qui l'entourait. Elle savait parfaitement que ses parents étaient des mangemorts et jouait le jeu de Voldemort lorsqu'il venait dans la demeure familiale. Le mage noir n'avait jamais ressentit le besoin de « sonder » cette petite fille pour vérifier si elle partageait bien les convictions de ses parents. Lorsqu'il se rendait dans la demeure familiale, Karina se montrait soumise et respectueuse. Pourquoi aurait-il perdu du temps avec une petite fille d'une dizaine d'années ? Il était loin de soupçonner son intelligence exceptionnelle faisant d'elle, malgré son jeune age, une adversaire redoutable.
Elle se prépara durant des semaines pour ne penser qu'à la victoire et à la réussite au détriment des autres, en prévision de la répartition. Atterrir à Gryffondor aurait attiré de terribles soupçons sur elle et elle n'aurait put réaliser ses plans, à savoir tout faire pour aider Harry Potter à vaincre Voldy comme elle l'appelait.
Lorsqu'elle déclara tout cela devant l'assemblée de la salle sur demande, même Pansy en resta la bouche ouverte. Mais peu importait, l'essentiel était de trouver comment sortir Drago de là. Ils convinrent alors ensemble de rechercher dans un premier temps ce qu'était l'apnaya, et d'essayer de s'en procurer si cela était possible. Harry allait les entraîner au combat, même si cette perspective ne l'enchantait pas sur le long terme, il faudrait bien reconnaître qu'avec les connaissances actuelles des serpentards en duels, ils n'iraient pas bien loin face aux Morgoles.
Tous allèrent se coucher une sorte de boule au ventre. Certains étaient tétanisés par ce qui les attendait, d'autres étaient persuadés d'avoir vendu leur âme au diable en formant une telle alliance, comme Neville qui n'osa même pas penser à ses parents, trop honteux. Enfin, Harry était partagé, déjà accablé par sa destinée de combattre Voldemort, on venait de lui donner une nouvelle mission : affronter les pires ennemis des mondes sorciers et moldus de tous les temps. Mais avait-il bien le choix ? Hermione était bien en train de le faire : luter chaque minutes pour sa survie …
-Et
ça ? Demanda Hermione en laissant son doigt sur la cicatrice
de sept bons centimètres sur l'avant bras de Drago.
-Heu…
C'était l'hippogriffe de malheur.
-Non ? Sérieusement
? s'étonna-t-elle.
-Oui ! Sérieusement… et toi,
celle-ci ? Drago montrait la cicatrice d'appendicite d'Hermione,
toujours en tenue d'Êve, dans le lit avec lui.
-C'est
l'appendicite ! Tu ne l'as pas eu ?
-Si, quand j'avais neuf
ans je crois. Mais j'ai pas de cicatrice pour ça, qu'est-ce
qu'il t'es arrivé ?
-J'ai été opérée
simplement.
-noooooooon ! Les moldus opèrent encore pour
l'appendicite ? Quelle bande de primitifs ! s'étonna-t-il
en plaquant une main sur son front devant tant de stupidité.
-Drago ! S'exaspéra-t-elle. Les moldus n'ont pas la
même conception de la médecine, ça ne veut pas
dire qu'ils sont moins bons.
-T'as eu mal ? Changea-t-il
habillement de sujet de conversation.
-Pour l'appendicite ?
S'étonna-t-elle… oui, mais ce n'était pas…
-Alors lorsqu'on a eu mal, un bisou guérit tout, et
il se pencha pour embrasser la cicatrice d'Hermione.
-Drago !
Arrête…
Mais le jeune homme avait décidé
de lécher du bout de la lange la petite marque, provoquant un
fou rire chez la rouge et or.
-Arrête… répéta-t-elle
en riant de bon cœur.
-Alors tu crains les chatouilles ?
remarqua-t-il vicieusement en plissant les yeux… Donc tu es à
ma mercie.
Et s'en suivit une séance peu orthodoxe de chatouilles en tout genre qui dégénéra très très rapidement en caresses, de plus en plus sensuelles et coquines pour le plus grand bonheur des deux protagonistes.
Hermione n'analysait plus rien, elle comprenait bien maintenant la réaction de Drago lorsqu'elle était arrivée ici. Cela faisait la troisième fois en peu de temps qu'ils faisaient l'amour et sincèrement, si ses forces physiques le lui avaient permis, elle en aurait redemandé encore. Et oui ! faire l'amour avec Drago Malefoy était réellement décoiffant et surtout, que faire d'autre ? non mais c'était vrai quoi ! Après tout ce qu'elle venait d'endurer, elle méritait bien ces instants de bonheur et d'insouciance… Et quel meilleur moyen de se décontracter que celui des caresses du serpentard. Elle n'aspirait plus qu'à sa peau, son corps… hum… son corps !
« Hermione Janne Granger ! tu n'es qu'une dévergondée » ! pensa-t-elle… mais très vite, alors que la bouche du serpentard s'occupait d'un ses des seins avec la plus grande dextérité du monde, une autre petite voix s'insurgea en elle : « oui ! Et alors ? » !
oyé oyé ! voila, vu que je publie de moins en moins rapidement par faute de temps pour écrire (il me faut au moins une demie journée pour me pauser et ça c'est rare), j'ai créé récemment un forum principalement autour de cette fic où vous y trouverez des compléments de ce qu'il y a ici, spoilers, fanarts etc... c'est aussi l'occasion de se conseiller mutuellement des fics publiées sur voila. Ce forum est dans mon profile. Aucune obligation, c'est à vous de voir si cela vous intéresse ! en tout cas merci pour tous vos encouragement et à bientot j'espère. bye
