Petit message important avant tout : le lemon du chapitre deux a été plagié. Vous le retrouverez ici sur ce site sous le titre d'un OS "désirs brûlants". L'os est différent en lui meme mais la fille a repris en faisant un copier/coller le lemon de la toute toute fin. alors si elle a emprunté ce passage à moi, pas dit qu'elle ne l'ais pas fait à d'autres. Soyez vigilents ! (elle a écris beaucoup de choses visiblement).
Sans toi.
Vingt-quatre heures plus tard, Hermione sortait d'une sorte de brouillard. Elle était bien, elle avait chaud et tout son corps semblait comme entouré de coton. Impossible de soulever des paupières bien trop lourdes pour le moment, mais une bonne odeur de gâteau lui indiquait qu'il était inutile de s'affoler. Peu à peu des voix lui parvinrent et elle sentit même quelqu'un lui tenir la main.
-« Drago » voulut-elle prononcer, mais aucun son ne sembla s'échapper de sa bouche, trop engluée par un résidu de salive pâteuse.
-Elle reprend conscience, furent les seuls mots qu'elle comprit avant qu'une sorte de remue ménage ne chamboule son environnement.
Quelques minutes plus tard, Hermione ouvrait les yeux péniblement et le flou qui l'entourait se dissipa peu à peu.
-Hermione, ma chérie je suis là, lui attesta avec douceur une voix maternelle.
-Maman… prononça-t-elle du bout des lèvres, alors qu'elle sentait la main de sa mère lui caresser chaleureusement la joue.
-Nous sommes là ma chérie, lui répondit une autre voix familière.
-Papa… ? Elle avait du mal à se situer et se sentait encore dans une sorte de bulle tanguant au gré de sa respiration. Les nombreuses silhouettes qui l'entouraient lui semblaient presque irréelles.
-Oui, ma chérie, je suis là, la rassura Monsieur Granger en venant s'asseoir sur le côté de son lit, à l'opposé de son épouse.
-Venez, nous n'avons plus rien à faire ici, lança Mcgonagall à une Molly Weasley approuvant sa position.
-Mon ange, tu es là… tu es… Mais la mère d'Hermione fondit en larmes avant de pouvoir achever sa phrase, en prenant sa fille dans ses bras, alors que cette dernière cherchait à comprendre ce qui lui arrivait. Très rapidement, des souvenirs déferlaient en elle à la vitesse du Haut débit le plus performant du monde moldu, lui provoquant une migraine sans précédant, mais lui permettant de rapidement savoir ce qui lui arrivait.
Ce fut en suite au tour de sa vision de se stabiliser et elle reconnut immédiatement l'ancienne demeure des black. Elle était dans une des chambres du premier et sans forces, pourquoi ? ah oui, les morgoles, sa fuite, la boule de lumière, le santos que Drago…
-Drago. Où.. où est Drago, s'affola-t-elle alors que sa mère la lâchait enfin pour mieux la regarder.
-Le garçon qui était avec toi ? lui demanda-t-elle.
-Oui. Drago. Où est-il ? Comment va-t-il ?
-Ne t'inquiète pas mon ange. Il s'est réveillé il y a une heure environ. Ta Directrice est venue nous en informer.
-Mais pourquoi je suis là et pourquoi est-il resté la-bas… La voix d'Hermione était emprunte d'une certaine panique que perçurent immédiatement ses parents. Elle tenta de se redresser, mais son mal de tête redoubla et son père lui immobilisa délicatement l'épaule pour l'empêcher de réaliser son projet.
-Doucement mon ange, lui murmura-t-il. Tout va bien. Vous êtes tous les deux en sécurité à présent. Il faut te reposer. L'épreuve que tu as subit t'a considérablement affaibli. Mais nous sommes là à présent. Et ne t'en fais pas. Ce jeune homme va bien. Il est sorti d'affaire et en sécurité lui aussi, même s'il n'est pas avec toi.
A cet instant Hermione, rassurée, commença à réaliser un peu plus la situation. Elle était en sécurité, au chaud, avec ses parents. Dès lors, des larmes jaillirent et elle tendit les bras pour qu'ils la serrent contre eux, ce qu'ils s'empressèrent de faire. Plus aucun mot ne fut prononcé durant de longues minutes où la famille détruite renaissait de ses cendres. Chacun pleurait de joie, de bonheur, de soulagement. Perdre un enfant est certainement la plus dure épreuve que puisse endurer un être humain. Heureusement, les parents d'Hermione était un couple uni et s'ils avaient résisté tant bien que mal au choc, c'était certainement dû à la présence de l'autre. Mais à présent que leur enfant unique était de retour et en relative bonne santé, leur bonheur était à son paroxysme.
La petite famille profitait de ces instants en tête à tête, marquant à jamais leur mémoire. Un peu plus tard donc, Hermione se recula et s'essuya le nez avant de leur lancer un :
-Si vous saviez… et de se laisser entraîner par un flot de nouveaux sanglots.
Sa mère se mit hâtivement une main devant la bouche. Savoir que son enfant unique avait traversé une épreuve si terrible même si elle ignorait exactement ce qu'elle avait vécu, était une sorte d'échec. Elle n'avait pas su la protéger.
-Tu n'es pas obligé d'en parler tout de suite mon ange, lui murmura tendrement son père en lui tendant un mouchoir. Mais la jeune femme avait été isolée durant tout ce temps et elle avait besoin, dès son réveil, d'exorciser ce souvenir. Elle avait besoin que les deux personnes auxquelles elle tenait par-dessus tout sachent ce qui lui était arrivé. D'autant plus qu'elle se sentait mieux de seconde en seconde. Décidément, la médecin sorcière était très efficace.
-J'en ai besoin. J'ai été si seule.
-Nous savons mon ange. Ta Directrice nous a donné ton journal intime, celui que tu as réussi à leur envoyer. Nous sommes restés à ton chevet toute la nuit et nous avons eu le temps de le lire. J'espère que tu ne nous en veux pas… je veux dire, ce n'était pas tout à fait un journal…
A ces mots, Hermione rougit fortement en baissant les yeux. Elle voulait certes leur dire ce qui lui était arrivé, mais de là à ce qu'ils sachent comment elle avait perdu sa virginité… Elle ne l'avait que suggéré, mais il ne faisait aucun doute qu'ils avaient dû comprendre. Sa mère, voyant immédiatement son trouble, lui releva le menton d'une main en lui souriant.
- Hermione, tu as su survivre là où bien d'autres auraient jeté l'éponge. Tu as été une véritable héroïne ma fille. Je suis fière de toi, lui murmura-t-elle avant que son père ne rajoute un :
-NOUS sommes fière de toi.
Une nouvelle séquence émotion s'imposa à eux. Même s'ils voulaient résister aux larmes, ils leur étaient impossible de refouler tout ce qu'ils ressentaient à l'instant présent. C'est une nouvelle fois Hermione qui mit fin à ces pleurnicheries en relevant la tête le regard déterminé et d'une voix tremblante :
-Jamais, au grand jamais, je ne m'en serais sortie sans Drago. Il m'a sauvée à plusieurs reprises. Lorsque le journal vous est parvenu, en réalité, nous étions à deux doigts de nous évader et j'ai bêtement trébuché. Drago n'avait plus qu'un pas à faire pour sortir et recouvrer sa liberté, mais il a renoncé à cela pour me porter secours. Il est resté volontairement en enfer pour moi. Il a saisi mon journal et l'a envoyé à travers le vortex avant de me reconduire dans les couloirs. C'est un sacrifice énorme, il… Maman, pourquoi n'est-il pas là ?
-Ta Directrice nous a expliqué qu'ici, c'est un peu un « repère » pour lutter contre les mangemorts, c'est bien cela ? Elle attendit que sa fille hoche de la tête en signe d'approbation pour continuer. Et il ne lui semblait pas pertinent de lui faire connaitre cet endroit. Il est donc resté à l'infirmerie de Poudlard où il est bien traité j'en suis certaine.
-Maman il n'est pas… s'insurgea-t-elle en tentant de se relever une nouvelle fois, mais une violente douleur au ventre l'en empêcha.
-Hermione, il faut que tu te reposes maintenant, s'inquiéta Madame Granger.
-Non Maman, c'est important. Drago n'est pas comme son père, il est tout seul à l'infirmerie et il n'y a personne pour veiller sur lui. Je suppose que ses parents ne sont pas permis de séjour à Poudlard… je dois être avec lui c'est… mais une nouvelle brûlure stoppa son récit, lui arrachant une grimace.
-Hermione calme toi à présent ou bien nous demandons a ta Directrice de te lancer un sort pour te faire dormir, lui ordonna son père d'une voix autoritaire typiquement paternelle. Nous savons parfaitement ce que nous devons à ce jeune homme et nous ne sommes pas du même avis que tes amis à son point de vue. Quelqu'un qui a pris autant soin de ma fille mérite toute ma considération et quelque soit son passé. Je pense qu'il a prouvé qu'il était devenu un homme responsable. Cependant nous sommes hébergés ici et tu as tous les soins nécessaires alors plions nous à ces règles pour l'instant. Nous allons attendre que tu ailles mieux et que tu puisses dire au revoir à tes amis qui vont arrivés demain soir avant de rentrer chez nous.
-Quoi ? Comment ça rentrer chez nous ?
-Hermione, mon ange… minauda sa mère.
-Arrête avec les « mon ange » maman. Il est hors de question que je rentre à la maison. Une grande menace plane sur le monde sorcier et…
-Et c'est justement pourquoi nous allons te ramener chez nous Hermione. Depuis que tu es entrée dans cette école de sorcellerie, tu as dû affronter des épreuves bien trop dures pour une jeune fille de ton âge, se défendit-elle.
-Hermione enfin, ta vie a été en danger plus d'une fois et nous avons cru te perdre, s'emporta son père. Nous t'avons enterré ! cria-t-il enfin en se levant de colère. Sais-tu ce que cela représente pour des parents ? hein ?
-Papa…
Monsieur Granger s'était retourné, cherchant à masquer ses émotions alors que sa mère repartait pour une séance des larmes.
-Je suis désolée de vous avoir imposé tout ceci, se défendit-elle, honteuse.
-Mais nous ne te reprochons rien Hermione, se radoucit Monsieur Granger en se retournant. Mais comprend-nous, simplement. Rentre chez nous, nous t'inscrirons dans une des meilleures universités d'Angleterre et tu pourras faire de brillantes études, en sécurité.
-Non ! S'emportant la gryffondor, le regard plus sombre qu'elle ne l'aurait voulu. Vous ne comprenez pas. Je suis une sorcière que vous le vouliez ou non et rien de ce que vous pourrez dire ne changera quoi que ce soit. De plus, qui vous dit que je serais en sécurité dans une université moldue ? Mais alors que ces parents ouvraient la bouche pour répondre, elle poursuivit de plus belle. Mes amis s'apprêtent à se battre, et que vous l'approuviez ou non, je serais à leurs côtés. Qui plus est, le problème des Morgoles n'est pas résolu. Ils me veulent pour reine ! Vous avez lu mon journal ? Alors vous le savez. Et où que je sois, ils reviendront me chercher. C'est une certitude Maman, ajouta-t-elle en voyant le désarrois de la pauvre femme. J'ai été témoin de leurs discussions, de leurs plans, je connais leur manière de penser et d'agir. Rien n'est fini. Je vous l'assure.
-Mais ici tu es en sécurité ! lui affirma sa mère.
-Mais non voyons ! Je ne suis en sécurité nulle part et je ne peux passer ma vie enfermée. Je refuse de vivre ainsi. Je n'ai pas survécu à tout ceci pour baisser les bras maintenant. J'ai vu mes camarades mourir maman. Je ne peux pas cautionner tout ceci et que ça se reproduise de nouveau. Alors nous allons retourner à poud… Aïe…
-Tu es épuisée. Repose-toi et nous en parlerons après.
-Mais non ! S'emporta-t-elle un peu plus ! Non, nous n'en reparlerons pas. Je veux retourner à l'école et revoir Drago. Nous avons devons agir contre Voldemort et ensuite contre les morgoles et…
-Arrête Hermione stop ! Une nouvelle fois, l'autorité paternelle avait imposé le silence. Très bien. Tu es assez grande et nous ne pouvons t'imposer notre volonté. Mais nous sommes jeudi et demain soir, tes camarades auront la permission de rentrer de poudlard pour le week-end, alors repose toi en les attendant. Ensuite si, et j'ai bien dit si, tu es en état, nous verrons si tu peux retourner là-bas avec eux à la fin du week-end. C'est compris ?
-Mais…
-Pas de mais jeune fille. Si ton cher et tendre a enduré tant de choses pour toi il pourra bien t'attendre quatre jours de plus…
-Papa, ce n'est pas pour voir Drago que…
-Ne me mens pas Hermione ! lui dit-il sur un ton plutôt complice. Un plan, tu peux en prévoir un d'ici avec tes camarades. Alors tu veux être avec lui, soit, après tout ce que vous venez de vivre, je peux le concevoir et même l'accepter. Je suis plutôt heureux que ma petite fille ait jeté son dévolu sur un jeune homme comme celui-ci.
A ces mots, Hermione resta la bouche ouverte. En effet, son père avait déjà rencontré Drago par le passé et on ne peut pas dire que tout s'était merveilleusement bien passé et pour cause. Jamais Hermione n'aurait pensé que son père accepte qu'elle ait ne serait-ce qu'un petit ami alors qu'en plus il complimente Drago Malefoy, s'était totalement inespéré. En voyant sa mine déconfite, son père reprit plus calmement :
-Hermione, tu es devenue une adulte et une adulte responsable. Chaque parent espère éduquer ses enfants de façon à ce qu'ils sachent affronter les difficultés de la vie. Et toi tu nous as prouvé bien plus mon ange. Pour ce qui est de ce Drago, je ne juge pas un homme sur les paroles qu'il a pu proférer alors qu'il n'était qu'un enfant influençable, mais plutôt sur ses actes de personne adulte et responsable. Je lui dois le plus précieux des trésors : la vie de ma fille ! Alors je t'assure Hermione, je suis impatient de pouvoir lui exprimer ma gratitude, mais avant, je veux que tu te reposes et que tu manges. Regarde-toi, tu ressemble à un squelette ambulant et ton visage est creusé. Dors, mange et raconte nous en détail tout ce que tu as vécu durant ce mois et demi et alors nous aviserons.
La gryffondor réfléchit quelques instants. Elle n'aimait pas savoir Drago seul et surtout, elle était particulièrement anxieuse sur leur avenir. Elle se souvenait de tout, de lui avoir avoué son amour mais également des promesses qu'il lui avait faites. Ces promesses de rester avec elle ici aussi et surtout.. Merlin, ils étaient liés par le santos ! qu'est-ce que cela impliquait ? Alors que toutes ces questions déferlaient comme un ouragan dans son esprit, elle sentit une vague de fatigue la submerger.
-D'accord, fut le seul mot qu'elle put prononcer avant de se tapir au fond de son lit et de fermer les yeux, entourée de l'amour de ses deux parents.
-Il va bien ? Arriva-t-elle alors tout juste à articuler, les yeux déjà fermés.
-Oui, mon ange, il va bien, lui répondit sa mère en lui déposant un baiser sur le front.
Il était quatre heure de l'après-midi et Hermione s'endormit pour une longue nuit, jusqu'à plus de dix heures du matin le lendemain.
Un peu plus tôt, à Poudlard.
-Drago… Drago je suis là…
-Herm…
-Drago ! C'est moi, Pansy. Réveille-toi. Rien ne presse, tu es en sécurité.
-Laissez-le respirer mademoiselle Parkinson, lui maugréa l'infirmière. Ses constantes sont normales, mais il va lui falloir du temps. Ne le brusquez pas.
-Madame Pomefresh, l'interrompit la Directrice, comment va-t-il ?
-Eh bien, il est faible, anémié, a de nombreuses carences, il est beaucoup trop maigre, mais je dois dire que dans l'ensemble, il s'en sort plutôt bien.
-Et sa plaie au ventre ?
-Eh bien, elle semble profonde, mais par miracle, elle n'a touché aucun organe, elle est en tout point similaire à celle de Mademoiselle Granger. C'est à se demander comment ils se sont blessé. Jamais je n'ai vu ça. La plaie est au centimètre près la même.
-Bien écoutez, je vais immédiatement au chevet de Mademoiselle Granger. Si le jeune Malefoy s'est réveillé, il est probable que sa compagne d'infortune en soit au même point. Continuez à prendre soin de lui et vous savez où me joindre en cas de besoin n'est-ce pas ?
-Evidemment, lui répondit l'infirmière, le regard vissé sur son patient.
Alors que les deux femmes discutaient, Drago se réveillait doucement, la voix de Pansy lui avait indiqué qu'il était de retour à la maison. Étrangement, tout lui apparaissait si clairement qu'il avait encore l'impression d'être dans le dortoir de l'ancienne citée. Évidemment, la sensation de chaleur et la voix de sa meilleure amie lui indiquait qu'il n'en était rien. Tout semblait irréel. Mais Hermione, comment allait-elle ? A cette pensée, il fit un effort surhumain pour se réveiller correctement et ouvrir les yeux. Dans un premier temps, une lumière trop violente pour ses pupilles le força à grimacer et la douleur lui prenant la tête en étaux n'arrangea rien. Au bout de quelques secondes, il parvint tout de même à ouvrir correctement les yeux et put apercevoir Pansy, égale à elle-même, le visage froid et hautain.
D'instinct, il lui sourit, faisant fondre le cœur de glace de la serpentard.
-Tu me refais ça encore une fois et je t'assure que je t'achève moi-même, lui dit-elle en reprenant aussitôt une expression impassible.
-Hermione ? où est-elle ?
A cette question, Pansy leva un sourcil et scruta l'infirmerie autour d'elle, totalement vexée par ce manque de tact, mais après tout, elle y était habituée. Drago n'avait jamais réellement pris soin des autres et de leurs sentiments, alors pourquoi l'aurait-il ménagé, surtout qu'à son réveil, il ne devait pas totalement savoir ce qu'il s'était encore passé. Oui, se dit-elle, pour demander Granger comme ça…
-Pansy, réponds moi, demanda-t-il plus fermement, une pointe d'inquiétude dans la voix.
-Ho… je ne sais pas, ils l'ont emmené, mais j'ignore où.
-Qui ? Qui l'a emmené et où ? Et comment va-t-elle ? la questionna-t-il, ignorant totalement ce qu'elle venait de lui répondre.
- Drago, repose-toi. Tu auras le temps d'avoir des réponses à tes questions. En attendant, il faut que tu récupères toutes tes capacités et vite.
-Pansy ! S'énerva-t-il un peu plus, la voix enrouée, je ne plaisante pas là. Où est-elle ?
-Je n'en sais rien, sincèrement, lui répondit-elle, un peu surprise par sa question et surtout par le ton d'empressement qu'il avait employé. Ce sont les parents à Wealsey qui sont venus la chercher et ils ont dit qu'ils l'emmenaient voir sa famille. Après je n'en sais rien, mais visiblement elle doit être en train de se réveiller également car j'ai entendu l'infirmière dire que vos deux pathologies étaient en tout point similaires. C'est Pomefresh et Mcgonagall qui vous ont plongé dans un sommeil artificiel pour 24 H et à peu de choses près, vous deviez vous réveiller en même temps.
-Weasley… pesta-t-il en comprenant l'implication d'une telle révélation. A peine étaient-ils rentrés que déjà le nom de weasley les séparait. Il était cloué là dans ce lit, les idées encore vaseuses et en ayant encore occulté toutes les révélations faites par Spanglorn, la menace de Voldemort et des morgoles. Son premier réflexe était de chercher celle qui avait partagé son aventure, celle qui avait été là, à ses côtés jours et nuits durant plus d'un mois environ, celle qui était dans son cœur.
-Drago ! S'impatienta Pansy. Qu'est-ce qu'il te prend enfin ? Tu viens à peine de sortir de l'enfer, tu te réveilles après près de 24 Heures de coma si je puis dire, et tout ce que tu demandes c'est cette sang de… la serpentard s'arrêta d'elle-même en voyant le regard glacial de son ami se braquer sur elle dangereusement. Tout ce qu'elle avait lu dans le fameux journal lui revint d'un seul coup. Aucun mot supplémentaire n'était nécessaire, ils se regardaient mutuellement et tout était dit. Ils se connaissaient si bien.
Drago leva les yeux sur le plafond de l'infirmerie, il se sentait fatigué, ensuqué et savoir son amazone quelque part, sans lui et probablement avec ce Weasley de malheur le mettait hors de lui, mais pour l'instant, il ne pouvait pas bouger. Déjà en parlant, il sentait la plaie à son ventre se déchirer un peu plus, alors à quoi bon tenter quoi que ce soit. Elle était en sécurité au moins. Mais pourvu que personne ne lui monte la tête contre lui. Elle était déboussolée en ce moment et vulnérable. Merlin sait ce qu'ils allaient lui faire croire. Quoi que, c'était miss je sais tout… oui, si quelqu'un n'était pas influençable, c'était bien son amazone.
-Pourquoi tu souris ?
-Parce que je ne pensais sincèrement pas avoir ces inquiétudes là un jour. Je ne pensais plus en avoir du tout d'ailleurs.
Après un petit blanc marquant le soulagement mutuel des deux serpentards, Pansy se permit de rentrer dans le vif du sujet, après tout, voici depuis l'arrivée du fameux journal qu'elle y pensait et qu'elle travaillait pour cela. Le retour de Drago était le seul élément manquant de son équation.
-Drago…
-Oui ?
-J'ai continué tu sais, osa-t-elle prononcer, rassemblant tout son courage.
-Tu as continué quoi ?
-Drago ! s'indigna-t-elle. Ce projet, voila un an qu'ils ne parlaient plus que de cela, qu'ils ne vivaient plus que pour cela. Durant toute l'année où il avait tenté d'accomplir sa mission vis-à-vis de Dumbledore, tout ce temps, elle ne l'avait jamais laissé seul et lui avait redonné du courage, de l'espoir et tout son soutient en se consacrant uniquement au projet, à leur projet.
-Ah ! le projet… expira-t-il bien embarrassé par cette question.
-Oui Drago oui ! Le Projet. Tout est prêt, nous pouvons partir dès à présent ou d'ici quelques jours lorsque tu te sentiras mieux… Il faut que je te dise Drago, ta mère a été incarcérée et… et ton père est auprès de Voldemort.
-Laisse mon père où il est, cracha-t-il entre les dents.
Sur cette phrase les yeux de Pansy s'exorbitèrent. Comment Drago Malefoy, l'héritier de l'empire Malefoy, le petit garçon qui vénérait son père, pouvait-il prononcer ces quelques mots si lourds de sens ?
-Et ma mère ? Où est-elle incarcérée ?
-A la nouvelle prison d'Azhakaban, mais maintenant, la prison est devenue plus humaine, les détraqueurs n'y sont pas. Mais elle est seule. J'ai pu aller la voir et l'ai mise au courant de notre projet. J'avais confiance en elle et en elle seul Drago. Je sais qu'elle tient à toi plus que tout. Elle nous approuve Drago. Elle m'a dit de tout tenter pour te convaincre.
Le visage de son interlocuteur avait revêtu un masque impassible comme à son habitude, mais Pansy devinait parfaitement la lutte intérieure qu'il se livrait à lui-même. Elle ne lui laissa alors pas le temps d'analyser plus.
-Mais si nous le faisons, Drago, c'est maintenant. Tu as deux ou trois jours tout au plus pour te remettre, je te l'accorde, mais la guerre est déclarée. Ici beaucoup doutent de toi et surtout, lorsque ton père saura que tu es de retour, et vu ton arrivée, il doit être au courant maintenant, il va vouloir te faire rentrer dans les rangs. Mais j'ai bien peur que Voldemort ne voit pas cela du même œil. Difficile de prévoir exactement sa réaction, mais je ne vois rien de bon dans tout ceci.
-…
-Alors ? Qu'est-ce que tu en dis ? Je lance le projet ?
-…
-Drago, le temps nous est compté. Nous pouvons partir et recommencer une vie loin de tout cela, une vie où nous serrons riches et puissants, une vie sans les mangemorts, sans mariage imposé et sans les morgoles.
Le nom de Morgole suffit à ouvrir les portes à toutes les sensations refoulées par le serpentard, la peur, la faim, le froid, la solitude, le désespoir.
-Nous ne serons jamais à l'abri des morgoles Pansy. Jamais, répéta-t-il, le regard perdu dans le vague.
-Drago…
-D'accord.
Alors que Pansy allait argumenter un peu plus elle se stoppa tout net.
-Tu… tu es certain ?
-Oui, on va le faire, mais attends quelques jours, j'ai une ou deux choses à régler. Et surtout, je veux qu'elle vienne.
-Non Drago, c'est impossible, tu ne peux pas l'emmener. Tu auras d'autres filles là-bas, tu seras un véritable seigneur, tu…
-Pansy, je crois que tu ne m'as pas bien compris. Hermione et moi sommes liés.
-Je sais que ce que vous avez vécu a été une épreuve qui souderait n'importe qui mais…
-Mais tu ne comprends pas. Nous sommes liés comme les morgoles le sont entre eux. Ce serait bien trop long de t'expliquer et je n'en ai pas la force, mais notre magie est liée désormais et… Drago s'arrêta un instant. Il avait besoin d'en parler à quelqu'un et qui d'autre que Pansy. Elle était sa meilleure amie depuis toujours, celle à qui il avait toujours tout confié de ses peurs et de ses envies les plus inavouables, alors quoi de plus naturel que de lui confier ceci. Pansy ?
-Oui ?
-Tu as raison, cette épreuve nous a soudés. Elle nous a changés. Je suis différent et…, et surtout j'ai appris à la connaître. Pansy, je veux partir avec toi, insista-t-il en lisant une inquiétude profonde s'emparer du regard de la serpentarde, mais je veux d'abord tenter de l'emmener avec nous. J'en ai besoin.
-Très bien ! soupira-t-elle, mais sachant que lorsque Drago Malefoy voulait quelque chose, il était inutile de chercher à l'en faire changer d'avis. Lorsqu'il avait un objectif, il mettait tout en œuvre pour l'atteindre. Alors repose toi maintenant. Je reviens demain, il se fait tard.
Elle l'embrassa sur la joue sous l'œil presque attendrit de l'infirmière et quitta son compagnon.
Le lendemain, alors que les gryffondors scrutaient avec ferveur l'horloge ne voulant décidément pas indiquer la fin des cours, Hermione était seule dans sa chambre. Depuis le matin où elle s'était réveillée, Madame Weasley et sa mère cherchaient désespérément à lui faire récupérer les kilos perdus en un repas. Mais elle se souvenait trop bien de l'épisode dans la grotte avec Spanglorn et la prudence était de mise pour son alimentation. A présent, elle attendait avec impatience l'arrivée de ses amis. Toute la maison l'avait laissée seule pour qu'elle puisse se laver correctement, car il fallait se rendre à l'évidence, un mois sans savons n'était pas vraiment très hygiénique. Lorsqu'elle entra dans la salle de bain, elle eut un mouvement de recule en étant confronté à l'image d'elle-même renvoyé par le miroir.
Merlin que lui était-il arrivé ? Elle se rapprocha lentement et leva une main tremblante jusqu'à son visage pour s'assurer qu'aucune supercherie ne venait falsifier son image. Sa peau était translucide et son visage jadis si poupon avait perdu toute son innocence. Elle sentait bien qu'elle avait maigri, mais à ce point ? C'était à peine si elle se reconnaissait. Il était vrai que se nourrir de quelques fruit et crevettes n'était pas particulièrement calorique. Déjà relativement mince, elle était devenue décharnée. Et ses cheveux ! D'accord, elle n'avait jamais put les dompter, mais l'eau argileuse les avait rendu rêches et bourrus à tel point que Madame Trelawnay semblait avoir un brushing comparé à elle.
Hermione resta une bonne demi-heure, livide face à elle-même ou plutôt face au résidu de son être. Elle ne cessait de se tourner devant ce miroir, inspectant ses bras, ses jambes, ses cuisses, passant ses doigts sur ses côtes apparaissant comme des vagues à la surface de la mer. Quelques larmes s'échappèrent sournoisement de ses conduits lacrymaux sans qu'elle ne prenne la peine de les essuyer. Et dire que toute l'école l'avait vu dans cet état ! Dire que Drago l'avait vu ainsi ! A cette pensée, ses pommettes reprirent timidement quelques pigments rosés. Comment pouvait-elle penser à cela. D'autres choses étaient bien pires ! Les conséquences que cela aurait sur sa santé, et… et Drago l'avait vu ainsi !
Quoi qu'elle pense, quoi qu'elle se remémore, ce prénom revenait toujours en elle. Drago. Il lui manquait terriblement et surtout elle avait envie de le revoir pour discuter avec lui sérieusement.
-Hermione ? Ma chérie ? Tout va bien ? l'interrompit sa mère derrière la porte de la salle de bain.
-Oui maman. Oui, ne t'en fait pas.
-Mais cela va faire une heure que tu es rentrée dans cette salle de bain et l'eau ne coule pas encore. J'ai eu peur, tu es encore si faible.
-Non, ne t'inquiète pas, je file sous la douche.
-Tes amis ne vont pas tarder, lui rappela-t-elle avant de la laisser seule à nouveau.
Ses amis ! oui, ses amis. Hermione brûlait d'impatience de revoir la petite bande. Harry, Ginny, Neville, Ron… Elle s'allongea alors dans un bain bien chaud et perdit quelque peu la notion du temps, profitant du confort qui lui avait tant manqué ! Le savon qu'elle passa assura la pérennité de l'entreprise « le petit marseillais » pour au moins un an de plus et c'est la peau toute frippée qu'elle s'extirpa enfin de l'eau. De nouveau devant la glace, elle se sécha les cheveux en les lissant un minimum ce qui eu pour effet de leur redonner la forme qu'ils avaient avant son enlèvement, c'est-à-dire « broussailleux ». Elle examina ensuite les vêtements apportés par sa mère, de vieux habits moldu qu'elle ne mettait plus que pendant les vacances et regarda avec nostalgie sa jupette, encore tâché de la substance de spanglorn et sa brassière que Drago savait si habillement dégrafé. A cette pensée un frisson parcourut son corps tout entier et elle vit son reflet dans le miroir sourire sans qu'elle ne s'en rende compte. Cette image d'une Hermione coiffée, habillée et presque « souriante » lui redonna espoir. Oui, il fallait qu'elle retrouve son serpentard, ou au moins qu'elle lui envoie un message pour lui indiquer que tout allait bien. Non, en réalité elle voulait lui envoyer un message pour qu'il ne l'oublie pas surtout. Elle sortit donc de la salle de bain, prit un morceau de parchemin dans la commode et commença à rédiger un petit mot. Le problème étant de savoir quels mots allaient noircir cette fameuse page blanche.
Au bout d'une heure et d'une corbeille remplie de boule froissées de plus en plus énergiquement, elle entendit des voix au rez de chaussée. Les gryffondors arrivaient, il lui fallait faire vite. Rapidement, elle griffonna donc ces quelques mots :
« Drago,
Je vais bien, et j'espère que toi aussi. Tout est confus et j'ai besoin de te voir. Je rentre lundi à poudlard.
Ton amazone »…
Mais une nouvelle fois ce petit mot parti à la poubelle et fut remplacé par
« Drago,
J'espère que tu vas bien. J'ai besoin de te parler à propos du santos. Je fais mon possible pour rentrer lundi à Poudlard.
Hermione. »
Elle cacheta ce petit mot dans une enveloppe avant de soupirer. Il était temps de descendre et d'affronter les regards. Non seulement elle n'aimait pas être l'attraction, mais en plus, si ses parents avaient eu le fameux journal, il était probable que les autres aussi. Alors tout ce qu'elle espérait, c'est qu'ils ne lui renvoient pas des regards mielleux et compatissant alors qu'ils ne savaient absolument rien de ce qu'elle avait pu vivre avec Drago. A cet instant, elle se rendit compte qu'avant même de les voir, elle avait un a priori sur la réaction de ses propres amis et sur leurs retrouvailles. Elle se sentait à l'écart, comme s'ils ne pourraient jamais comprendre, comme si malgré tous leurs efforts, elle s'était éloignée d'eux.
Elle secoua violemment la tête pour effacer ces mauvaises pensées. Ils étaient ses amis avant tout et elle voulait les revoir, même Ron. L'évocation de ce simple nom lui nouait l'estomac, mais elle voulait par-dessus tout le voir. Il l'avait plus ou moins trompée, mais il en restait pas moins Ron, le mec maladroit qui avait su gagner son cœur. Alors même si aujourd'hui elle ne ressentait plus de désir envers lui, elle l'aimait encore. Une sorte d'amour amitié et elle avait besoin de lui au même titre qu'elle avait besoin d'Harry. Oui, après tout ce qu'elle venait de vivre, les amourettes d'adolescents n'étaient plus au centre de ses préoccupations. Son cœur était apaisé par la présence de Drago encré bien solidement. Alors il lui fallait rester positive et leur faire confiance. Sans plus attendre, elle sortit de la chambre et prit une profonde inspiration en haut des escaliers.
-Comment va-t-elle ? Elle est réveillée ? s'inquiéta immédiatement Ginny.
-Oui, elle est réveillée Ginny chérie. Mais ne la brusquez pas, elle est vraiment faible. Elle sort de la douche et va venir nous rejoindre. Un peu de patience.
-Ne t'inquiète pas maman, nous allons y aller doucement avec elle, reprit Ron.
-Et où est Neville ? Il ne devait pas être avec vous ?
-Je ne sais pas. Je lui ai envoyé un hibou le soir où Hermione est réapparue lui demandant de venir ici au plus vite ce week-end. Il ne devrait pas tarder. A l'instant où il prononçait ces mot, Ron se rendit compte de son impardonnable erreur.
-Ron ! tu ne lui as pas dit pourquoi ? s'indigna sa mère.
-Et bien non. J'étais légèrement perturbé ce soir là.
Tous rirent devant la grimace adorable de Ron et allèrent s'installer à la cuisine pour prendre un apéritif.
-Elle vous a expliqué comment elle a fait pour s'évader ? demanda Harry alors que Molly lui servait une bierraubeurre.
-Oui, enfin dans les grandes lignes, répondit Madame Granger. Elle semble désorientée encore et parle déjà de repartir à Poudlard.
-C'est bien notre Hermione ça ! plaisanta Ron. Je parie qu'elle s'inquiète pour ses aspis.
Hermione, restée derrière la porte et cherchant le courage de les affronter ne put laisser cette remarque. Respirant un bon coup, elle fit les deux pas lui permettant de faire face à la pièce et, les mains sur les hanches et le regard sérieux :
-Ronald Weasley ! J'espère au moins que tu as pensé à prendre mes cours.
A ces mots Ron recracha la gorgée qu'il était en train d'avaler et tous se retournèrent lentement. Harry et Ron bondirent de leur chaise pour aller la prendre dans leurs bras. Le trio était enfin reconstitué. Des larmes et des cris de bonheurs retentirent dans la pièce à en étourdir l'amazone qui avait perdue l'habitude de tant d'agitation. Mais dès l'instant où elle se retrouva avec eux, tout était comme si jamais elle ne les avait laissés. Rassurée, elle profita de cet instant inestimable car elle savait que ce n'était qu'un moment de calme avant la tempête. Elle savait que leurs retrouvailles ne suffiraient pas à tout oublier.
