Je suis confuse de cette erreur ! milles excuses tout le monde… en plus y'a bug, le « delete » ne semble pas vouloir « deleter » donc je rajoute un autre chapitre y'aura un doublon.
Excusez moi… (pour ceux qui veulent, je rappelle mon forum dans mon profile : rencontre organisée les 17 et 18 novembre sur Lyon)
Chapitre
29
Drago lut la petite lettre avec empressement. Les quelques
lignes furent vite parcourues. Il la referma et soupira. Elle avait
confiance en lui. Ses doutes s'envolèrent. Elle avait
parfaitement raison, il suffisait de repenser à ce qu'ils
avaient traversé pour être convaincu des sentiments de
l'autre. Il prit alors la plume et le parchemin que lui amena
l'infirmière.
« Mon amazone,
Je suis
heureux de voir que tu vas bien et que tu restes toi-même
envers et contre tout. Tu as raison de m'accorder ta confiance, je
ne te décevrai pas, ne doute jamais de moi, Hermione.
Nous
devons pouvoir compter l'un sur l'autre, mais je souhaite t'en
parler de vive voix.
Tout ce que l'on a vécu fait partie
de moi à présent, et je dis bien tout.
Te souviens-tu du dernier mot que tu as entendu de moi ? Alors ferme les yeux et entends-le à nouveau. J'ignore quand nous allons nous revoir, mais entends-le comme un échos jusque-là.
Drago »
Il mourrait d'envie de lui dire à demain, de lui dire pour le santos et l'extraordinaire sensation qui l'avait envahi ce matin, mais il savait que rien ne devrait filtrer. Rassurer Hermione apparaissait comme une priorité et il avait dû se montrer plus expressif qu'à son habitude. Et puis, avec un peu de chance, Weasley le lirait. Là, ce serait une grosse griotte sur le gâteau. Il cacheta la petite lettre et attendit le retour de McGonagall qui la lut devant lui à sa plus grande indignation, mais sans qu'il ne puisse rien y changer. Il ne lui restait plus qu'à attendre des nouvelles de sa douce.
Au Square, tout le monde était aux petits soins pour Hermione. Les « elle n'a pas assez mangé », « elle a mangé trop vite », « elle est fatiguée, il faut qu'elle se repose » fusaient dans tous les sens, l'agaçant au plus haut point. Elle n'avait eu qu'un seul moment de faiblesse et rien de plus. Mais tout ceci n'était rien par rapport aux messes basses qu'elle discernait parfaitement à tous les moments. Elle était au milieu d'une ruche en pleine effervescence, sans avoir le droit de prendre part à la vie de la communauté. Une réunion se tenait à la cuisine alors qu'elle avait eu l'ordre de retourner se coucher après s'être évanouie. Mais Hermione bouillonnait, elle se sentait parfaitement bien à présent et cette mise à l'écart commençait à l'agacer par-dessus tout. Elle décida alors de descendre les rejoindre et d'imposer sa présence qu'ils le veuillent ou non.
- Où peut bien être ce dernier Horcrux ? pensa Harry à voix haute alors que chacun des membres de l'Ordre réfléchissait à la question.
Après un petit moment de
silence, Ginny s'inquiéta d'une tout autre affaire.
-
Dites, Neville ne devrait-il pas être ici ? Et, au même
moment, un hurlement accompagné d'un bruit sourd retentit
dans le salon, les obligeant tous à accourir, baguette à
la main.
Hermione se tenait debout, les yeux écarquillés
en murmurant un : « je n'ai rien fait, c'est promis »,
devant Neville qui essayait de se relever en se frottant la tête
après une chute à la renverse.
- Her… Hermione ?
bredouilla-t-il sans grande conviction.
- Neville ! commença
Harry alors qu'Hermione esquissait un tendre sourire, les yeux à
nouveau au bord des larmes. Elle est rentrée…
Puis vint le temps des explications alors que Neville restait assis par terre, les jambes coupées. Hermione s'agenouilla à ses côtés et le prit dans ses bras. Lorsqu'elle s'écarta, il lui murmura une question à l'aide d'un simple mot : « Luna ? » Hermione secoua négativement la tête. Tout était dit.
McGonagall arriva à cet instant et tendit immédiatement la petite lettre à Hermione sans ajouter un mot. La lionne l'ouvrit un peu fébrilement et ferma les yeux de soulagement en lisant ces quelques lignes. Et c'est avec un immense sourire qu'elle put enfin assister à la réunion de l'Ordre. Ron ne la lâchait pas des yeux. Il n'avait pas encore eu l'occasion de lui parler seul à seule depuis son retour et un sentiment de frustration l'envahissait peu à peu. Plus fort que tout, il désirait connaître le contenu de cette petite lettre, mais le début de la réunion l'en empêcha.
Un état des lieux fut rapidement dressé pour remettre Hermione à niveau. Harry et tous les autres avaient débusqué et détruit tous les Horcruxes, sauf un. Le travail devenait plus facile à plusieurs. L'union fait la force. Les seules informations dont ils disposaient restaient vagues, plus des pistes les menant aux quatre coins du monde et sans véritable preuve de l'existence d'un Horcrux.
Le reste de la réunion fut consacré à Hermione et au retour à Poudlard. Les discussions furent houleuses ; Ron et Harry étaient contre alors que les adultes et Ginny soutenaient qu'une rencontre avec Malefoy était nécessaire au vu de leur lien magique. Hermione dut expliquer en détail le santos et ses implications. Ron n'ouvrit la bouche à aucun moment. Il avait les bras croisés sur le torse et la tête baissée. Il écoutait attentivement le récit de la survivante, tout comme les autres membres de l'ordre.
Hermione mit un certain temps à se remettre et à comprendre ce qui lui était arrivé. A présent, elle attendait avec anxiété de revoir Drago. Des retrouvailles avec les yeux de ses amis braqués sur elle la mettaient mal à l'aise et quoi de plus normal après tout ? D'autres points la surprenaient, comme la volonté de Pansy de rallier le groupe, la lettre de Voldemort… tout s'accélérait et il allait falloir faire vite. Au fil des discussions, l'Ordre prit la décision d'avancer le rendez-vous à cette nuit. Drago et Pansy seraient prévenus au dernier moment. Hermione avait du mal à contenir sa joie. Ils établirent une liste de points à aborder. Il fallait avant tout clarifier la situation et s'assurer de la volonté des Serpentard. Mais, à la suite de l'alliance passée avec eux le reste du mois, Harry, Ron et Ginny n'étaient pas tellement surpris de ce revirement de situation. Il faudrait ensuite en savoir un peu plus sur les liens établis entre Hermione et Drago. Enfin, Neville expliqua avec enthousiasme sa dernière découverte sur l'apnaya. Cette plante développait une sorte de « réaction » allergique à l'iode. Évidemment, il avait fait cette découverte par inadvertance en renversant malencontreusement le pot de sel à côté. Depuis quelques temps, il s'isolait complètement dans ce laboratoire, ses études étaient mises en suspens, il y passait ses jours et ses nuits malgré les recommandations de Madame Weasley. Quoi qu'il en soit, avec seulement quelques grains de sel, la plante avait gagné environ cinquante fois son volume de base, ayant failli provoquer la mort de Neville, pris au piège dans son laboratoire.
Le reste de la journée fut consacré au repos. Hermione évitait Ron du mieux qu'elle pouvait alors que ce dernier redoublait d'efforts pour essayer de lui parler en tête-à-tête. Il fallait avouer que Ginny n'aidait absolument pas son frère. Elle savait pertinemment que rien ne ressortirait de positif d'une telle rencontre. Le soir arriva très rapidement et les préparatifs furent relativement vite mis en place. L'Ordre avait opté pour un Portoloin. Le départ était fixé pour minuit. Les défenses de Poudlard tomberaient l'espace de deux minutes trente précisément pour laisser passer le convoi.
La Directrice, accompagnée de Pansy, vint chercher Drago à 23h30 et ils se dirigèrent tous dans la Salle sur Demande afin d'éviter toute fuite ou oreille fantomatique traînant par hasard. Le Serpentard tournait en rond comme un poisson dans un bocal. Cette venue lui semblait trop subite et trop risquée également. Les moindres faits et gestes de chacun devaient être espionnés par les Mangemorts et il craignait pour la vie d'Hermione. La Directrice le rassura en lui indiquant que toutes les dispositions nécessaires avaient été prises, mais ces paroles n'étaient qu'un bien faible calmant. Pour l'Ordre, peu de membres seraient présents. Il fallait éviter de laisser le Square sans protection et Bill, Fleur et les jumeaux avaient été réquisitionnés pour sa surveillance. Maugrey était en mission, ainsi qu'Hagrid d'ailleurs. Tonks se trouvait déjà dans le château puisque la jeune femme était de garde en tant qu'Auror. Enfin, le trio serait accompagné de Ginny, des parents Weasley et de Patricia qui avait insisté pour venir.
A minuit deux, la porte de la salle où attendaient la Directrice et les deux Serpentard s'ouvrit enfin. Les adultes entrèrent, puis ce fut le tour d'Harry et Ginny. Hermione passa enfin le pas de la porte, immédiatement suivie de Ron, dont le regard se fixa aussitôt sur Drago. Quelques secondes de silence précédèrent un sourire de soulagement et de bonheur de Drago, ses yeux rivés dans ceux de son amazone. Cette dernière lui renvoya son expression, telle un miroir. Elle mourrait d'envie de courir dans ses bras et de s'y blottir à jamais, mais les regards de tous les autres lui plaçaient des barrières insurmontables. Ce fut donc au Serpentard de faire le premier pas. Il se moquait éperdument de l'opinion de tous ces Gryffondors et voulait l'avoir pour lui, rien qu'à lui.
Il marcha alors doucement à
elle, sans aucun regard pour les autres membres de la scène et
s'arrêta à quelques centimètres de son amazone,
stoppé dans sa progression par Ron.
- Ne t'approche pas
plus, ordonna-t-il sans aucune explication.
Drago lui lança
un regard étonné et presque amusé, pour ainsi
dire ravi de cette situation. Il savait parfaitement que rien ne
pourrait lui interdire de prendre Hermione dans ses bras, et
certainement pas Weasley.
- Ron ! s'interposa Patricia à
la surprise générale, prenant de court Hermione qui
s'apprêtait à en dire autant.
Tout le monde se tourna vers elle, sans prononcer un mot de plus. Les parents du jeune homme ne savaient pas très bien comment soutenir leur fils, mais ils décidèrent tous, y compris Harry et Ginny, de ne pas interférer. A l'insu de la jeunesse, les membres les plus anciens de l'Ordre avaient pris une décision importante. Ils sentaient les tensions existantes au sein du petit groupe et savaient à quel point les émotions pouvaient influencer le comportement à cet âge. Leurs enfants étaient impliqués dans une guerre, malgré tous leurs efforts, et il leur fallait maximiser leurs chances de réussite. Cette rencontre avait donc pour objectif de mettre les vieilles rancœurs au placard. Il fallait que tous les protagonistes s'expliquent et aillent au fond des choses. A présent, tout ce petit monde avait pour vocation de s'engager pour défendre la même cause. Ils allaient former une équipe et les dissensions ne pourraient que les affaiblir. Les adultes savaient parfaitement que les problèmes de cœur n'étaient pas à prendre à la légère. La passion pouvait pousser les êtres les meilleurs aux agissements les plus abjects. Alors ils devaient pouvoir savoir sur qui compter et en qui avoir confiance. Pour l'instant, Ron était sous pression et son discernement dans un combat pourrait être altéré, de même que Patricia qu'ils connaissaient peu, finalement. Tout le monde avait ressenti le faible qu'elle avait pour Ron. Une femme trahie était potentiellement dangereuse. Alors les explications et les réactions de chacun allaient êtres passées au peigne fin. Voilà pourquoi ils avaient provoqué une rencontre ce soir. La véritable réunion n'aurait lieu que le lendemain. Ce soir, il fallait jouer carte sur table et se dire ce qu'ils avaient sur le cœur.
- Laisse-les, Ron, reprit Patricia un peu plus
fort et avec une émotion dans la voix non dissimulée.
Tu ne vois pas qu'ils s'aiment et qu'ils ont besoin de se
retrouver ? C'est pour cela que nous sommes là, non ?
-
Absolument pas, cracha-t-il entre ses dents sans même lancer un
regard pour la jeune femme. Et c'est les yeux toujours rivés
dans ceux du Serpentard qu'il ajouta : ce parasite n'est pas
capable d'aimer une autre personne que lui-même. Il s'est
servi d'Hermione pour être libre, c'est chose faite.
Maintenant, nous sommes là pour comprendre le lien qu'il a
avec elle et le rompre. Il n'existe pas de charme qui ne puisse
être rompu.
Drago laissa échapper un petit rire
de mépris, mais n'eut pas le temps de riposter, Hermione
prit les devants. Elle poussa légèrement le bras de Ron
s'interposant entre elle et Drago, et alla le rejoindre sous les
yeux éberlués du jeune homme.
- Tu vas bien ?
murmura-t-elle avec un léger sourire.
- Maintenant, oui. Et il déposa délicatement ses lèvres sur les siennes en entourant son visage de ses mains. La connaissant, il resta très chaste et très doux dans ses gestes pour ne pas l'embarrasser devant ses amis. Elle n'avait pas besoin d'être tiraillée, mais juste soutenue, ce qu'elle apprécia au plus haut point.
Hermione lui rendit alors son baiser et se retourna vers Ron, figé sur place.
- Comment
oses-tu le juger ? demanda-t-elle fermement. Mais alors qu'il
allait riposter, elle ne lui en laissa pas l'occasion. Drago n'est
plus celui que nous connaissions à Poudlard. Il a changé,
et moi aussi d'ailleurs. Ron, nous sommes ensemble et tu devras t'y
faire. Je sais qu'il va te falloir du temps, mais respecte cela, je
ne te laisse pas le choix, tu n'as pas ton mot à dire. Il en
est ainsi. Et je te saurai gré de ne plus le dénigrer.
A présent, Drago et Pansy, ajouta-t-elle en se tournant vers
la jeune femme, surprise d'être incluse à la
conversation, sont de notre côté. Nous devons donc nous
respecter les uns les autres pour aller ensemble à la guerre.
Si nous ne parvenons pas à une entente, nous perdrons. Elle
finit sa tirade en prenant la main de Drago, laissant la Salle sur
Demande dans un calme oppressant.
- Mais, Hermione, tu ne vois
pas qu'il se sert de toi ? Tu oublies tout ce qu'il t'a fait
subir ? Comment il t'a traitée tout au long de ces années
?
Hermione ruminait, elle ne voulait pas avoir encore cette conversation, tout était trop tôt, trop vif pour qu'il en ressorte du positif. De plus, l'assistance autour d'elle freinait ses paroles et elle ne pouvait aller au fond des choses. Ses sentiments pour Drago avaient déjà bien trop été exposés et elle en voulait encore bien trop à Ron pour lui parler normalement. Elle sentait en elle l'envie de vengeance qui l'avait animée si fort dans le dortoir des souterrains ; elle avait à présent Patricia en face d'elle, la poussant dans les bras de Drago pour mieux avoir Ron pour elle, et ceci l'énervait au plus haut point. Mais elle devait se contenir, passer outre et ne pas faire de scandale, pas ici.
-
Non, Ron, je n'ai rien oublié, mais j'ai pardonné.
Tout le monde peut changer, Drago l'a fait. Je lui dois bien plus.
Je lui dois la vie. Est-ce que tu l'oublierais, ceci ? Tu ignores
tout ce que nous avons vécu, alors arrête de le juger,
arrête de nous juger.
- Oh bien sûr, c'était
horrible pour vous, je le conçois ! reprit Ron plus durement,
au bord de la crise de nerfs. Mais sais-tu au moins ce que nous avons
vécu ici ? Nous t'avons enterrée ! Nous t'avons
pleurée, Hermione ! J'ai dû tirer un trait sur toi et
accepter ta mort ! Est-ce que tu imagines seulement ce que j'ai pu
ressentir ?
Là, c'en était trop. Drago
bouillonnait à l'intérieur ! Il savait parfaitement
que Weasley venait de dépasser les bornes et il attendait la
riposte avec la plus grande impatience.
- Ce que tu as pu
ressentir ? répéta Hermione haineusement. Ce que tu as
pu ressentir ? Je l'imagine très bien, oui ! D'ailleurs,
tu n'avais pas l'air si malheureux que ça dans le lit de
Patricia ! Non, dans mon lit avec une autre, cracha-t-elle, aveuglée
par la douleur et le mépris qu'elle ressentait pour lui.
Cette phrase tomba de nulle part, instaurant la fin de la réunion, les adultes jusque là concernés par la réconciliation du petit groupes décidèrent de s'éclipser le temps que tout soit mis au point. Il laissèrent les adolescents entre eux et scellèrent la Salle sur Demande. Elle ne pourrait s'ouvrir de l'intérieur qu'à la condition que tous les ressentiments soient révélés. Ils avaient prévu cette option en demandant une salle de réunion confortable et dépourvue de magie (au simple cas où les choses dégénèreraient).
Monsieur Weasley serra son épouse très fort dans ses bras, voyant son inquiétude. Elle savait que son fils allait vivre un des plus durs moments de sa vie, mais il fallait relativiser. Ceci n'était qu'une peine de cœur, après tout, et la réaction de Ron n'était pas à son avantage. Il fallait qu'il apprenne à mieux appréhender les sentiments d'autrui, et à être un peu moins égocentrique. Cependant, elle aurait préféré que la leçon soit moins rude.
Les protagonistes de la scène ne remarquèrent d'ailleurs pas leur absence, bien trop occupés dans leur règlement de comptes.
Ron ne comprenait plus rien, Patricia était aussi rouge qu'un coquelicot et Pansy jubilait ! Elle était persuadée qu'il s'était déjà déroulé quelque chose entre eux, sans en avoir la preuve. Et Drago se délectait de la situation, tout en se souvenant du moment inoubliable qu'ils avaient vécu après avoir vu la scène dans le miroir.
Le regard en feu, la lionne
poursuivit :
- Tu te demandes peut-être comment je peux
être au courant ? Eh bien, je vais t'expliquer une chose.
Sais-tu comment le roi des Morgoles m'a choisie pour devenir reine
?
Elle attendit quelques instants pour que chacune de ses paroles
pénètre bien dans les esprits, puis reprit sur le même
ton de fureur :
- Eh bien, il existe deux miroirs… des miroirs
un peu spéciaux. Le roi des Morgoles s'en servait comme
d'une fenêtre. L'un était dans ses appartements, et
ainsi il pouvait observer quiconque se trouvait devant l'autre
miroir, à Poudlard. Et tu ne devineras jamais où était
placé celui de l'école ! Devant la mine déconfite
de Ron et son désespoir, elle ne laissa pas plus de suspense.
Dans mon dortoir ! Eh oui, Ron… J'ai pu donc voir ce qu'il s'y
passait, dans ce dortoir. En direct, qui plus est !
- Attends, Hermione, une minute, se permit Harry, voyant que la scène dégénérait. J'aimerais comprendre. Tu pouvais nous observer depuis le début ? Tu ne pouvais pas nous contacter, faire un signe, quelque chose ?
La jeune femme allait riposter sur le même ton qu'elle avait utilisé pour parler à Ron, mais Drago resserra sa main et l'attira à lui, la sentant au bord des larmes. Ce qu'ils avaient vécu dans le dortoir en voyant Poudlard, ce jour-là, avait été une des plus terribles épreuves de leur séjour en enfer. Alors il savait qu'elle revivait cette scène en direct. D'ailleurs, la lionne ne pouvait en supporter plus, elle saisit l'occasion pour laisser aller quelques larmes en blottissant son visage contre l'épaule de Drago. Ce dernier l'entoura de tout l'amour dont il disposait. Finalement, ce règlement de compte s'avérait bien moins distrayant qu'il n'aurait pu l'imaginer. Voir Hermione dans cet état ne l'amusait en rien, et il fallait mettre un terme à tout ceci. Il se permit alors de prendre la parole à sa place, la sentant trop fragile pour continuer.
- Nous avons dérobé le miroir aux Morgoles sans savoir ce qu'il valait. Nous savions juste, de par son nom, qu'il permettait un lien avec l'école. Nous avons attendu des heures et des heures devant, mais sa surface restait irrémédiablement noire. Enfin, lorsque le soleil s'est levé sur Poudlard, nous avons compris de quoi il s'agissait : une simple fenêtre. Un regard sur le dortoir Gryffondor. Et c'est ensuite que nous avons vu passer cet énergumène en caleçon… Autant te dire, Weasley, que nous avons tout fait pour attirer ton attention, nous avons hurlé, tambouriné à la surface… mais rien à faire, tu ne nous voyais pas, tu ne nous entendais pas. Alors, toi qui parlais de ce que vous avez ressenti, imagine juste une seconde cette scène. Puis nous avons aperçu la demoiselle ici présente, lança-t-il en direction d'une Patricia déconcertée. Et enfin, ce fabuleux miroir nous a permis d'assister à une scène des plus touchantes… finit-il sur un ton de dérision totale, avant d'ajouter sur un ton narquois à souhait, tout en caressant lentement les cheveux d'Hermione, toujours blottie contre lui. Je ne te remercierai jamais assez pour ça d'ailleurs.
- Tu n'es qu'une ordure, Malefoy, ragea-t-il. Si Hermione n'était pas dans tes bras, je t'en collerais une dont tu te souviendrais. Mais c'est facile de se cacher derrière une fille !
- Tu n'as pas un sort de « crache limace » ? lui demanda-t-il sur le ton de défi, pas impressionné pour une mornille.
Pansy assistait à la scène sans dire un mot, attendant de voir comment allaient évoluer les évènements. Harry et Ginny se lançaient des regards défaits. Ils étaient partagés entre le fait d'en vouloir à Ron pour ce qu'il avait fait, la peine qu'avait dû ressentir Hermione, et surtout le sentiment de rejet que subissait Patricia.
Ron tenta de bredouiller quelque chose, mais le regard rouge de larmes et de douleur d'Hermione lui coupa l'herbe sous le pied. Toujours dans les bras de Drago, elle se reprit et arrêta de se cacher, cela ne lui ressemblait pas le moins du monde.
- Drago ne s'est jamais
servi de moi comme d'un bouclier. Il a su me sacrifier bien plus
que tu ne l'as jamais fait. Imagine une seconde ce que j'ai pu
ressentir là-bas, coincée en enfer, sans aucun espoir.
Je me consolais jusque-là tant bien que mal, en me disant que
mes amis me cherchaient et s'inquiétaient pour moi. Mais
cette image, de toi dans les bras d'une autre, seulement un mois
après ma disparition… Oh, tu devais terriblement tenir à
moi, Ron, pour m'évincer si vite de ta vie.
- C'est
injuste, Hermione ! répondit-il, piqué au vif et décidé
à ne pas se laisser faire ainsi. Nous venions de lire ton
journal et…
- Et quoi, Ron ? lui cria-t-elle en profitant de la
petite hésitation qu'il avait eue. Qu'y as-tu vu qui t'ait
poussé dans les bras d'une autre ? Que j'ai couché
par obligation avec Drago ? Que j'ai tenté de survivre ? Que
nous nous sommes liés d'amitié ? Est-ce que ceci t'as
paru si insensé ? Que tous les deux, coincés là
où nous étions, sans aucun espoir, nous ayons tenté
de nous soutenir l'un l'autre et que nous soyons devenus proches
? Tout ceci était-il condamnable à tes yeux ?
-
Mais justement, maintenant vous êtes revenus et il n'a plus
besoin de toi, Hermione. C'est Drago Malefoy, il va te faire
souffrir ; un jour ou l'autre tu souffriras. Il n'a plus besoin
de toi, et toi non plus d'ailleurs, tu n'as plus besoin de lui.
- C'est là que tu te trompes, Ron. J'ai plus que
jamais besoin de Drago, à présent.
- Permettez !
interrompit justement l'intéressé. Je veux bien vous
laisser régler vos comptes en long en large et en travers,
mais je ne supporte pas d'être dénigré, surtout
par toi. Comment oses-tu affirmer que je vais faire souffrir Hermione
? Tu n'étais pas là, tu ne l'as pas vue lorsqu'elle
t'a observé dans les bras d'une autre. De nous deux, je
suis certainement celui qui lui a fait le moins de mal. Et tu te
trompes également. J'ai besoin d'Hermione, j'aurai
toujours besoin d'elle. Mets-toi bien ça dans le crâne,
Weasley.
- Espèce de….
Ron avait effectué un pas en avant d'un air plus que menaçant, mais il fut stoppé immédiatement par Harry qui avait vu le coup venir.
- Arrête, Ron. Et vous, calmez-vous, s'adressa-t-il à Drago et Hermione. Nous avons tous compris la situation, il me semble. Maintenant, comment faire pour aller de l'avant ? Je vous rappelle la guerre, insista-t-il lourdement sur ces quelques mots. Les Morgoles n'ont pas l'intention de lâcher Hermione, et Voldemort va passer à l'attaque. Nous sommes mal, très mal. Alors cessez vos enfantillages, d'accord ? Tout de suite ! Il sentit alors Ron relâcher la pression en avant qu'il exerçait sur lui.
Pendant ce temps,
Ginny avait pris Patricia dans ses bras pour la consoler du mieux
qu'elle pouvait.
- Ron, ça va aller ? insista Harry en
voyant son ami reprendre son calme peu à peu. Ce dernier hocha
de la tête et se tourna, les mains dans les cheveux, en
soupirant d'impuissance.
Il y eut un moment de silence où chacun tenta de reprendre ses esprits et son calme. Puis Pansy reprit les choses en main.
- Bon, ce fut très divertissant
tout ceci, mais il faudrait peut être faire revenir les autres,
histoire d'avancer un peu. J'aimerais bien ne pas passer la nuit
ici.
- Elle a raison ! décréta Ginny en se
dirigeant vers la porte d'entrée. Mais cette dernière
refusa de s'ouvrir. C'est bloqué ! s'étonna-t-elle.
Harry vint l'aider pour débloquer la porte, mais
rien à faire. Il frappa quelques coups en criant modérément
pour que quelqu'un vienne. Il dut s'y reprendre à trois
fois avant d'entendre la voix de Tonks de l'autre côté.
- Hey, mais ne crie pas ainsi ! Tu vas réveiller tout
Poudlard !
- Mais nous sommes coincés à
l'intérieur. La porte refuse de s'ouvrir ! Tu pourrais
aller chercher McGonagall, s'il te plait ?
- Non ! Nous avons
scellé la porte par un sort. Elle ne peut s'ouvrir tant que
vous n'aurez pas mis toutes vos dissensions à plat. On
n'entre pas dans une guerre avec des rangs enflammés,
termina-t-elle.
Harry soupira. Il était plutôt
désespéré. La nuit promettait d'être
très longue.
- Bon, vous avez tous entendu. Alors, nous
n'allons pas y passer des heures, reprit-il. Nous allons faire vite
et mettre tout au point. Procédons par ordre. Hermione, nous
avons tous compris ce que tu avais pu ressentir. Mais sache que
jamais, non jamais, nous n'avons abandonné les recherches.
Surtout après avoir reçu le carnet. Que s'est-il
passé ensuite d'ailleurs ? Pourquoi ne pas avoir traversé
avec lui ?
La Gryffondor respira un bon coup, et se lança
en détail dans les explications. Comment leur plan avait
failli marcher, comment elle avait tout fait capoter et comment Drago
l'avait sauvée. Elle finit d'ailleurs sa tirade à
l'attention de Ron :
- Ce qui prouve, d'ailleurs, que je
n'étais pas un simple moyen de sortir de là-bas pour
Drago. Il aurait pu partir, s'enfuir, mais il a préféré
rester pour moi, pour me mettre en sécurité. Elle
sentit alors les bras de son cher et tendre se resserrer autour
d'elle et il lui murmura à l'oreille pour qu'elle seule
n'entende
- Comment aurais-je pu vivre sans toi ?
A ces quelques mots que les autres n'entendirent pas, Hermione se retourna et l'embrassa tendrement mais assez rapidement tout de même.
Ron ne put rien argumenter à ceci. Il rageait de la voir dans les bras d'un autre, et surtout de cet autre. La scène lui semblait irréaliste et hors du soutenable.
Harry regarda la souffrance de son ami, mais se sentit obligé de commenter cette révélation malgré tout.
- Merci, Malefoy ! Et il se leva pour lui
serrer la main. Drago, surpris tout d'abord, dut reconnaître
que l'acte était honorable et lui rendit sa poignée
de main sous le sourire d'Hermione.
- C'est n'importe quoi
! s'emporta Ron en se levant à son tour et tapant du poing
sur la table. Vous avez tous perdu la tête ? C'est Malefoy,
celui qui a tout fait pour tuer Dumbledore, qui nous a livrés
à Ombrage… Celui qui nous a pourri la vie toutes ces années.
Vous êtes tous amnésiques ou quoi ? C'est un…
Paf
!
Il ne l'avait pas vue venir, mais Ginny venait de se lever à
son tour et le gifla de toutes ses forces, excédée par
le comportement de son frère, provoquant un fou rire aux deux
Serpentard, qu'elle s'empressa de faire taire d'un regard
glacial.
- La ferme, Ron ! Ne nous insulte pas, je ne te permets pas ! Et je suis ta sœur, alors je refuse que tu te conduises comme un crétin, même si j'ai pas mal de retard de ce côté-là. Tu vas arrêter tout de suite, c'est moi qui te le dis ! On va procéder dans l'ordre. Nous ne sommes pas amnésiques, mais toi tu sembles occulter pas mal de choses. Malefoy a tout fait pour tuer Dumbledore, sauf passer à l'acte, et qui plus est, nous savons tous qu'il n'avait pas vraiment le choix. Ensuite, tu le juges alors qu'il a sauvé la vie d'Hermione à plusieurs reprises et que, sans lui, tu ne pourrais que pleurer sur sa tombe à l'heure actuelle. Ensuite, tu oublies l'aide que nous a apportée Pansy et le reste de la bande, notamment Karina. Elle aussi nous avait posé pas mal de problèmes, mais nous avons su passer outre, et il semble que nous avons eu raison, alors pourquoi n'en serait-il pas de même pour Malefoy ? Enfin, comment oses-tu te comporter comme un goujat avec Patricia ? Je refuse qu'un membre de ma famille fasse preuve de si peu de cœur à l'égard d'une fille. Je sais que tu as des sentiments pour elle et visiblement, tu les as suffisamment assumés pour coucher avec elle, alors conduis-toi en homme et assume ce que tu as fait ! Je ne te le pardonnerai pas sinon, tu m'entends ? Cesse de te conduire comme un gamin de six ans à qui on aurait volé son jouet et assume ! Les faits sont là, Malefoy et Hermione sont ensemble. Alors soit tu l'acceptes, soit… soit tu l'acceptes ! répéta-t-elle, tu n'as pas le choix. Parce que la seule autre possibilité serait de nous laisser mener cette guerre sans toi, et nous ne pourrons pas. Tu es mon grand frère, j'ai besoin de toi. Alors accepte-le.
Hermione regarda Ginny avec gratitude, alors que Ron s'en remettait difficilement. Personne n'osait plus rien dire. Mais le silence fut rompu par la survivante qui eut le cœur brisé en regardant son ancien amour dans les yeux. Elle lui en voulait et aurait dû savourer sa vengeance, mais ceci ne lui ressemblait pas, et, malgré tous les efforts qu'elle produisait pour effacer ce sentiment de compassion, rien n'y faisait. Elle se dégagea alors doucement de l'étreinte de Drago en le rassurant tout de même du regard, avant de s'avancer vers Ron.
- Ron, écoute-moi, débuta-t-elle péniblement. Je ne voulais pas te faire de mal… Enfin si, je voulais te faire payer la détresse que j'ai ressentie ce jour-là. Mais finalement, cela ne conduirait à rien. Peut-être que si les conditions avaient été différentes, si nos expériences n'avaient pas été celles-ci, peut-être alors que nous aurions pu vivre quelque chose toi et moi. Mais ce n'est pas le cas. Je ne pourrai jamais oublier cette aventure, j'ai été marquée au plus profond de moi. Et maintenant, il faut aller de l'avant. Je ne veux pas te perdre, Ron. Si j'ai été jalouse de te voir dans les bras d'une autre, ce sentiment s'est tu rapidement. Il faut que tu comprennes, qu'aussi étrange que cela te paraisse, mon cœur est pris à présent. Elle se tourna alors vers Drago, qui lui renvoya son sourire. Et, d'après ce que je comprends, le tien aussi, d'ailleurs. Ne restons pas bloqués sur le passé et ce qu'auraient pu être nos vies. J'ai besoin de ton amitié, de ton soutien…
Ron la
regarda, le regard toujours plein de rage, et ses paroles ne
l'adoucirent que très peu.
- Tu l'aimes ?
- Oui,
Ron, je l'aime.
- Je ne peux l'accepter.
- Ron, s'il te
plait, écoute moi…
- Je vais mener cette guerre avec
vous pour protéger ma famille, mes amis et toi, Hermione,
parce que contrairement à ce que tu dis, j'ai toujours des
sentiments pour toi. Mais ne me demande pas d'accepter ta relation
avec lui. C'est une aberration, une hérésie. Mais
rassure-toi, je serai là quand il te rejettera comme il l'a
toujours fait. Je serai là, Hermione.
- Weasley, ça
suffit, s'interposa Drago. J'en ai plus qu'assez d'entendre
tes jérémiades. Je n'ai rien à te prouver,
rien à te faire accepter, mais je refuse que tu dénigres
mes intentions aux yeux d'Hermione. Je ne la ferai pas souffrir.
Alors nous allons coopérer, toi et moi, pour les mêmes
raisons, protéger ceux que l'on aime, et faire bonne figure.
Après, je te saurai gré de te mêler de ce qui te
regarde, et de ne plus t'interposer entre Hermione et moi.
Alors
que Ron allait riposter, c'est Harry cette fois qui prit la parole
:
- Très bien, stop ! Nous piétinons, là.
Résumons la situation, Hermione, tu es sûre de toi ?
La
jeune femme répondit d'un hochement de tête.
-
D'accord, alors Hermione et Drago sont ensemble. Ron, est-ce que tu
pourras surmonter ça… pour nous ? ajouta-t-il.
Il
répondit de la même manière.
- Alors, je
crois que les choses sont réglées. Rien ne sera facile,
mais à présent il nous faut nous accepter les uns les
autres. J'ai une proposition à vous faire.
Harry
remit au goût du jour le serment inviolable, le même
qu'ils avaient passé avec les Serpentard pour retrouver
Hermione et Drago. Quelques termes furent modifiés : de se
défendre les uns les autres dans l'adversité, de
lutter côte à côte et de se respecter
mutuellement. Ron fulminait, mais le regard de Ginny ne lui laissa
aucun choix possible. Drago eut également du mal à
accepter ceci, mais les yeux d'Hermione ne lui laissèrent
également aucune chance de se dégager de ses
obligations.
Le serment passé, ils entendirent le verrou
de la porte s'ouvrir. Les autres membres de l'Ordre entrèrent.
La véritable réunion fut alors reportée au
lendemain en raison de l'heure tardive, mais cette première
confrontation sembla bénéfique pour tout le monde. Ron
ferma les yeux et sortit de la Salle sur Demande en premier pour ne
pas voir les au revoir du couple. Ils demandèrent justement
quelques minutes seuls, ce qui fut évidemment accepté.
Une fois la porte fermée, Hermione questionna immédiatement
Drago :
- De quoi voulais-tu me parler dans ta lettre ?
- Ah
ça ! Eh bien je voulais simplement que nous nous fassions une
promesse.
Hermione lui lança un regard étonné,
mais attendit la suite pour se prononcer.
- Les choses vont être
difficiles, Hermione. J'ai l'impression que Weasley ne va pas
laisser tomber si facilement. Il tolère ma présence,
mais n'accepte pas notre couple. Je n'ai pas non plus confiance
en les autres. Ils étaient un peu au pied du mur ce soir, et
n'ont pas voulu rajouter de l'huile sur le feu, mais j'ai peur
qu'ils essayent de tester notre sincérité.
-
Drago ! Je ne pense pas, Harry était sincère et…
-
Et une minute mon amazone, lui demanda-t-il avant de l'embrasser
tendrement. Je voudrais juste que tu me promettes une petite chose.
Promets-moi de ne jamais douter de moi. Si jamais tu entends parler
d'une chose ou d'une autre, que quoi que ce soit te fasse douter
de moi, viens m'en parler. Ceci peut éviter pas mal de
confusions et de quiproquos, je pense. Alors, avant de tirer de
quelconques conclusions, viens m'en parler en toute franchise et je
te promets d'en faire autant. D'accord ?
- …
- Cela ne
t'engage pas à grand-chose, Hermione. Je veux simplement
renforcer la solidité de notre couple. Je sais que la
confiance est la clé de tout. Alors ?
- Alors, j'ai une
confiance totale en toi, Drago. Tu le sais, lui sourit-elle. Je
remettrai ma vie entre tes mains, je l'ai déjà fait
d'ailleurs ! Alors oui, je te le promets.
Ils s'embrassèrent une dernière fois en se disant à demain. La seconde réunion, cette fois, serait plus profitable. Ils avaient justement décidé de tester le lien magique entre Hermione et Drago. Tous voulaient savoir à quoi s'en tenir. Les choses étaient dites.
